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21 internautes sur 21 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 et c'est ainsi que bach est grand!!, 16 septembre 2002
Ce commentaire fait référence à cette édition : Bach: "Actus Tragicus" - Cantates BWV 4, 12, 106 & 196 (CD)
Bach à un chanteur par partie, voila une nouvelle mode appliquée aux grandes oeuvres du cantor (messe en si, passions)le résultat a souvent été navrant manque d'ampleur de souffle ,interprétations bonsai en somme. Ici le cantus colln applique cette règle somme toute discutable à des cantates de jeunesse de Bach, et surprise...le résultat est tout simplement fabuleux,aucune grande voix ici, aucune emphase dans ces cantates essentiellement funèbres qui à bien des égards évoquent buxtehude ou tellemann. L'ensemble restitue avec une grande économie de moyens et un engagement certain le pouvoir de fascination unique de ces oeuvres au dépouillement tout protestant. Un disque splendide a tous égards servi par une prise de son excellente
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5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un diapason d'or plus que mérité, 22 décembre 2010
Par 
Patrick Gdt "Patrick Gdt." (Paris France) - Voir tous mes commentaires
(TESTEURS)    (TOP 500 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Bach: "Actus Tragicus" - Cantates BWV 4, 12, 106 & 196 (CD)
Les cantates de Bach sont une forme de religion, et la découverte de cet album très particulier offre une lecture novatrice et salutaire d'une oeuvre très connue.
Le choix de Konrad Junghänel est celui d'une voix par registre ce qui ferait craindre un rétrécissement de la partie chorale. Bien au contraire, le résultat est stupéfiant de lucidité. Les voix se fertilisent mutuellement sans s'anihiler, et leur mise en perspective réciproque engendre un équilibre et une harmonie empreinte de vertu. La partie orchestrale est très soignée et équilibrée.
Un seul regret, les tempos parfois déroutants car peut être un peu trop rapides pour établir le traditionnel recueillement associé à ces oeuvres. On en prendra pour exemple le choeur, 2ème pièce de la BWV 106, trop proche d'une forme d'allégresse mal venue dans une cantate funèbre, ou la BWV 196 pris dans une sorte d'urgence sans rapport avec le mystère de la réssurection célébré à Pâques. De ce point de vue la comparaison avec Koopman ou Harnoncourt objective l'écart trop important causé par cet étrange choix de tempos rapides chez Junghänel.
Au delà de cette petite remarque négatives, une prise de son fabuleuse, avec le juste assez de réverbération lié à l'enregistrement en une église.
Au final, une très bonne surprise, et une nouvelle lecture très dynamisante (et dynamique). Un CD à ranger en bonne place dans son étagère Bach.
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5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un brio épatant, 9 août 2010
Par 
Pèire Cotó (Occitània) - Voir tous mes commentaires
(TOP 50 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Bach: "Actus Tragicus" - Cantates BWV 4, 12, 106 & 196 (CD)
Quand ce disque a paru, il a fait une forte impression. Les théories de Rifkin (un chanteur pour chaque type de voix dans le choeur, soit au total un choeur de 4 personnes), expérimentées avec peu de compétence par leur auteur, ont trouvé avec le Cantus Cölln et Conrad Junghänel une illustration autrement convaincante. Plus encore que les voix, la partie orchestrale est passionnante, particulièrement vive, gracieuse et éclatante, comme en témoignent entre autres les flûtes en folie de l'Actus Tragicus.

Le point commun des cantates présentées ici est d'avoir été composées pendant la jeunesse de Jean-Sébastien Bach, entre 1707 et 1714, avant les évolutions de style qu'on trouve dans ses oeuvres de maturité, BWV 12 faisant néanmoins transition. Mais changement de la mode ne signifie pas forcément progrès musical et ces oeuvres archaïsantes sont de grandes réussites. Le titre général "Actus Tragicus" est emprunté au surnom de la cantate BWV 106, parmi les plus grandes. De fait, seule la BWV 196, cantate de mariage, n'a pas de tonalité funèbre, les autres sont liées à l'évocation du Christ mort (BWV 4), à une sépulture (106), à une atmosphère triste et angoissée (12, peut-être la plus dépressive de toutes les cantates, même si l'espérance l'illumine comme il convient, mais sans rompre tout à fait l'austérité du discours).

Quatre cantates en 70 minutes : cela témoigne de la générosité de l'éditeur, mais aussi de la rapidité de l'interprétation. Cette rapidité est maximale dans BWV 196, dont l'interprétation est vraiment époustouflante. Pour les autres, on peut se demander si de tels tempi ne contrarient pas le texte explicite.

On peut en effet être épaté par le brio, admirer la perfection instrumentale, mais ne pas ressentir assez l'expression de la douleur, que Richter, non-baroqueux, Leonhardt et Harnoncourt, et même Suzuki, à l'expression beaucoup plus discrète, savaient maintenir. La réponse est nuancée : certains mouvements de cantates paraissent trop rapides et trop gais pour le texte et pour nos habitudes d'écoute, mais pas tous; d'autre part, si BWV 196, la cantate globalement joyeuse, est beaucoup plus rapide que de coutume, les trois autres, sérieuses, ne subissent qu'une accélération modérée par rapport aux autres interprétations connues; enfin, l'expression, celle des chanteurs comme celle des instrumentistes, est toujours engagée et ne patit pas de l'aérienne neutralité qu'on peut regretter chez certains concurrents.

La personnalité des chanteurs ne laissera pas de souvenirs très forts. Il s'agit de voix plutôt légères dont certaines, qui ont ici l'avantage d'être seules de leur tessiture dans le choeur, n'en seraient jamais sorties il y a quarante ans... Il est juste de dire, d'une part, que les femmes tirent mieux leur épingle du jeu que les hommes et, d'autre part, que l'expression n'en souffre pas. Il n'y a donc aucun successeur de Haefliger ou Fischer-Dieskau, ni de Van Egmond ou Equiluz. Les solistes en deviennent un peu comme les correspondants vocaux des instruments de l'orchestre, mais on ne saurait leur reprocher quoi que ce soit dans le rôle qui leur est assigné, qui n'est pas celui de vedettes exprimant une performance vocale grandiose en même temps qu'une individualité marquée et reconnaissable.
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Pour les deux superbes cantates funèbres, 19 juillet 2012
Par 
Philomèle (France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 50 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Bach: "Actus Tragicus" - Cantates BWV 4, 12, 106 & 196 (CD)
Les cantates BWV 4 et 106 sont souvent enregistrées ensemble, à cause de trois points communs : leur sujet funèbre, leur date de composition précoce, et leur style ancien. Le jeune Bach de 22 ans a signé là deux chefs d'oeuvre, dont l'option d'un seul chanteur par pupitre du choeur permet de restituer la savante richesse dans une clarté parfaite et un bon équilibre avec les instruments. Dans les deux cantates, le tempo choisi est optimal, c'est-à-dire pas trop lent. La BWV 4 était destinée à montrer toutes les ressources du compositeur en vue d'obtenir le poste de cantor de Mühlhausen : elle déploie à cet effet une diversité étonnante de moyens dans ses sept variations sur le choral. Le duo soprano-alto du deuxième verset est particulièrement suave. Dans la BWV 106, on regrettera seulement que soit un peu escamotée la brève dissonance entre les deux flûtes à bec au début de la sonatina introductive (contrairement à un Richter, qui y insiste à bon escient), et la voix un peu trop droite de la soprano.

La cantate BWV 196 est une cantate de la même époque, mais beaucoup plus « facile » et moins archaïque. Sa destination festive (matrimoniale) justifie les tempi rapides adoptés. La cantate BWV 12, un peu postérieure, est une des plus belles, mais ici on déplorera le tempo trop vif qui est choisi, s’agissant d’un lamento. Préférable est la magnifique version de Sigiswald Kuijken, elle aussi pour un seul chanteur par pupitre du choeur, dans le volume 11 de son cycle enregistré pour Accent, surtout que ses chanteurs sont nettement supérieurs.
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5.0 étoiles sur 5 Ce disque est dangereux, 21 février 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Bach: "Actus Tragicus" - Cantates BWV 4, 12, 106 & 196 (CD)
Dangereux pour le compte en banque de son acheteur, s'entend. Il est tellement stupéfiant de beauté qu'on se retrouve quelques mois après avec une pile d'un mètre de haut de cantates de Bach chez soi. Mais on s'approche rarement du niveau de pureté atteints ici, dans l'écriture (prodigieuse compte tenu de l'âge de Bach et de la quantité industrielle de cantates écrites tout au long de son existence) comme dans l'interprétation du Cantus Cölln, ici à son sommet (rechercher également chez Harmonia Mundi leurs cantates de Buxtehude, tout aussi hallucinantes). Côté technique, le CD passe facilement pour un SACD de bonne facture - richesse de timbres, scène sonore et finesse harmonique au rendez-vous. Une merveille, une claque, un indispensable, quel que soit le niveau de maîtrise de ce genre de musique qu'on pense posséder.
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2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 L'ECLAT NOIR DU DEUIL, 31 décembre 2010
Par 
XENOPHON - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Bach: "Actus Tragicus" - Cantates BWV 4, 12, 106 & 196 (CD)
Une voix par partie, des cantates funèbres (notamment le "Christ gisait dans les liens de la mort"), une interpétation tendue comme un trait noir sur une page blanche, la rigueur formelle associée à la profondeur du sentiment tragique du croyant en ces temps de mort et d'abandon. Cette interprétation des cantates 4 et 106 ("Gottes zeilt ist alles beste zeit"-"Le temps de Dieu est le meilleur de tous les temps") réalisée par C. Junghânel et le Cantus Cöln est une des plus belles réalisations dédiées à quelques unes des pièces maîtresses du Cantor.
Bach a ce génie du travail architectural que l'expression en soit dépouillée (comme dans ces oeuvres funèbres), luxuriante (comme dans le Magnificat, la Messe en Si, des cantates telles que les BWV 78 et 80) ou simplement posée comme ça " à plat" ("Les variations Goldberg", "Le clavecin bien tempéré").
C. Junghangël en saisit l'essence et la combine simplement, en toute économie, avec un endeuillement qui voile de noir les chants adressés au Créateur omnipotent.
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