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14 internautes sur 16 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un pur moment de rock'n'roll
En 1973, Lou Reed vient d'enregistrer son chef-d'oeuvre « Berlin » avec Ezrin. Grâce à ce dernier, Dick Wagner et Steve Hunter participent aux sessions de « Berlin ». Les deux guitaristes enregistrent régulièrement avec Alice Cooper dont Ezrin est le producteur attitré. Et fort logiquement, accompagnent Lou Reed dans la tournée qui suit...
Publié le 24 décembre 2008 par Lester Gangbangs

versus
2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 A l'ombre de Wagner...
Quand on connait la subtilité des albums "Transformer" et "Berlin", force est de constater la lourdeur écrasante que les guitaristes trés métallos, Dick Wagner et Steve Hunter infligent ici au répertoire de notre poète new yorkais. On peut apprécier leur dextérité, mais celle-ci, trop...
Publié il y a 6 mois par Cémonavis


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14 internautes sur 16 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un pur moment de rock'n'roll, 24 décembre 2008
Par 
Lester Gangbangs - Voir tous mes commentaires
(TESTEURS)    (TOP 500 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Rock & Roll Animal (CD)
En 1973, Lou Reed vient d'enregistrer son chef-d'oeuvre « Berlin » avec Ezrin. Grâce à ce dernier, Dick Wagner et Steve Hunter participent aux sessions de « Berlin ». Les deux guitaristes enregistrent régulièrement avec Alice Cooper dont Ezrin est le producteur attitré. Et fort logiquement, accompagnent Lou Reed dans la tournée qui suit « Berlin ».
Tournée apocalyptique avec un Lou Reed aux cheveux ras décolorés, perpétuellement défoncé, à tel point que de nombreux observateurs pronostiquent sa mort prochaine.
« Rock'n'roll animal » sorti en 1974 est la moitié d'un concert de cette tournée, l'autre moitié figurant sur « Lou Reed live » paru l'année suivante.
Et avec l'apport essentiel de ses deux sauvages guitaristes siamois, Lou Reed pulvérise son répertoire. Provenant de ses albums solo ou de ceux du Velvet Underground. Et au sujet du Velvet, il est utile de rappeler que les morceaux présents ici (« Heroin », « Rock'n'roll », « Sweet Jane », « White light / White heat ») sont (paroles et musique) du seul Lou Reed. Et il peut en faire ce qu'il en veut en concert, et ne s'en prive pas, apparemment au désespoir ( ? ) de pseudo-puristes.
Le résultat n'est certainement un disque de hard-rock comme certains essaient de vous le vendre, mais c'est écrit dans le titre du Cd, un disque de rock'n'roll.
Et accessoirement un des meilleurs jamais enregistrés en public.
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7 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un des plus grands disque live - mais pas un live de Lou Reed !, 24 avril 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Rock & Roll Animal [+2 Bonus] (CD)
Le contraste entre les nombreux commentaires qui précèdent le mien illustre le débat qui dure depuis 1974, date de sortie de l'album que j'ai acheté alors en vinyle.

C'est un très grand enregistrement de concert, mais c'est un disque de Hard Rock dans la lignée d'Alice Cooper que certains des musiciens présents ont accompagné, type de musique qu'on appelait pas encore le métal. Et ce groupe a adapté des chansons de Lou Reed, avec un gros travail de recomposition des accompagnements. Et, surprise, c'est même Lou Reed lui-même qui chante...

C'est ainsi qu'il faut percevoir ce disque pour l'aimer. Et on ne s'en lasse pas.

La musique est extrêmement maitrisée, assez glaciale car vraisemblablement composée jusque dans les solos par des musiciens qui sont avant tout des musiciens de studio. C'est de la que résulte la qualité du disque, qui se distingue des nombreux concerts aux errances et longueurs qui ennuient vite quand on est pas dans l'ambiance de la salle. Ici tout est en place, les chansons de base sont géniales, les arrangements excellents et tout est parfaitement interprété.

Lou Reed lui même chante avec un aplomb comme on ne l'entend pas sur ses autres disques et démontre qu'il est un grand chanteur. Même s'il n'a pas des moyens vocaux exceptionnels, sa voix s'impose. Il est le seul élément humain qui se détache d'une masse de son de métalleux aussi parfaite que froide. Mais il ne perd jamais le contrôle, alors que peu après avoir enregistré ce disque, il oubliait les paroles de certaines chansons lors de son passage à l'Olympia.

Mais ce n'est pas le Lou Reed intimiste et subtil qui est devenu légendaire avec le Velvet Underground. C'est une autre facette, plus primaire, de son immense talent. Peut-on lui reprocher d'avoir plusieurs cordes à son arc ? Certainement pas.

Et s'il y avait une facette du talent de Lou Reed a rejeter, ce serait Metal Machine machin truc bidule...

Rappelons que le disque Lou Reed "Live" propose d'autres extraits du même concert.
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3.0 étoiles sur 5 A l'ombre de Wagner..., 6 novembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Rock & Roll Animal (CD)
Quand on connait la subtilité des albums "Transformer" et "Berlin", force est de constater la lourdeur écrasante que les guitaristes trés métallos, Dick Wagner et Steve Hunter infligent ici au répertoire de notre poète new yorkais. On peut apprécier leur dextérité, mais celle-ci, trop omniprésente, met en retrait La voix de Lou Reed qui ne connait aucune de ses modulations habituelles qui ont fait son irrésistible charme. Désolé, mais la vedette ici est bien Dick Wagner avec dans une moindre mesure son alter égo Steve Hunter. Bravo les gars pour ce hold up musical !
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7 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 live mythique, 8 octobre 2007
Par 
prince saphir - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Rock & Roll Animal (CD)
Un album légendaire dans lequel le "poète du New York de la perversion" (selon Frank Zappa, que Lou Reed n'aimait pas...) réinterprète ses chansons avec un orchestre plus rock que d'habitude; où l'on voit que ces somptueux morceaux peuvent être joués de différentes manières tout en restant aussi envoûtants, sombres, poisseux, et "habités"... Rien que l'intro instrumentale et ses entrelacs de guitares électriques, enchaînée avec "Sweet Jane"... Irrésistible (et le reste du disque aussi d'ailleurs) !
Un live mythique. Cinq étoiles (noires)...
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5.0 étoiles sur 5 CHRONIQUE DE FRANCOIS DUCRAY MAGAZINE ROCK&FOLK, 5 novembre 2014
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CHRONIQUE DE FRANCOIS DUCRAY MAGAZINE ROCK&FOLK AVRIL 1974 N°87 Page 89/90
5° Album 1974 33T Réf : RCA APL 104 72
Il arrive que New York fasse rêver. Qu'on se rappelle la pochette du premier album de Lou Reed, où l'océan était venu laver la ville de toute sa pourriture et déposer un riche écrin d'ou s'échappait un bébé oiseau....
Le Bowery est ce quartier de N.Y.C. où s'agglutinent les pires des miséreux. Là où traînent les vieux couples homos avec leurs airs de chien battus, les petites frappes en manque de tout, les revendeurs m****** que l'hiver décime dans des immeubles pourris, comme autrefois le neige et le froid nettoyaient les taudis des lépreux. Mais Bowery c'est surtout les trottoirs ou croupissent des milliers d'ivrognes, comme une rue de Calcutta encombrée par une foule de presque-morts.
Des vieux clodos puant l'urine, des femmes sans âge, les fesses baignant dans le vomi des caniveaux, des types en costume souillé, la peau boursoufflée par les ersatz de vitriol, hier encore citoyens respectés qui viennent aujourd'hui se répandre par tous les orifices sur le ciment immonde du Bowery. Et des vétérans du Vietnam à jambes de bois, l’œil encore loin dans les rizières boueuses, fixés à mort, et les éternels déchets de l'Amérike, Porto-Ricains les poches truffées de rasoirs pour survivre, nègres écrasés par la défonce, déserteurs armés, petits loulous aux braguettes déchirées, et des filles aux cheveux raidis par la crasse qu'on découvre au matin couvertes de crachats et d'urine, un bâton planté dans le sexe, crevées ou même pas ; les flics s'arrêtent aux limites du ghetto des paumés. Bowery, la poubelle de Mégapolis.
Les coulisses et les travées de l'Howard Stein's Academy of Music, N.Y.C.... ce onze janvier, offraient un cocktail fort de Bowery et des cinémas non-stop de Times Square, où les fauteuils tout couverts de tâches amidonnées craquent encore sous les gestes précis de jeunes prostituées impassibles. Lou Reed est le seul nom qui puisse rassembler, pour, un malheureux soir, de vrais ivrognes, des vieux drogués, des rockers et des travelos, et ces pucelles toutes folles de "Hey sugar, tttake a walk on the wild side...." Et le Phantom Of Rock les a tous tués, eux qui venaient pour l'immoler à sa légende.
"Rock'n'Roll Animal" trahit largement l'atmosphère du concert, mais tous les disques live sont des mystifications. Il suffit de savoir ce que l'on veut produire ; ou bien un témoignage, une bande en direct toute brute, mais qui perd au moins une des deux dimensions d'un concert, forcément approximative, comme un pirate ou chaque note évoque un geste qu'on a vu ou reçu dans la salle ; ou bien un autre disque, un produit soigneusement fignolé pour offrir encore une face non exploitée de la vedette.
R.C.A. a compris quel parti on peut tirer maintenant de Lou Reed. La confrontation de son mythe et de son attitude en scène promet une grosse affaire : "L'âme" du Velvet a composé les très subtiles histoires de "Berlin", dans la veine du troisième V.U. ("Candy Says") avec les musiciens les plus côtés et les plus gros moyens. "Berlin" est une merveille qui n'a guère plu aux States. Alors les gros bonnets ont décidé de sortir très vite un disque live, pour graver sur la cire l'ambiance des concerts, cette violence en déroute qui a tellement déconcerté le public français.
On dirait bien que Lou reste étranger à toute cette galaxie du calcul. Mais il suffit de se remémorer ce fameux concert de l'Olypia, quand il titubait sans grâce devant nous qui le rêvions prince, un peu hagard et tout à fait indifférent.
Mais Lou n'a pas changé depuis le "Live At Max's Kansas City". Il épelait ses textes tout neufs avec déjà une incroyable distance, apparemment monocorde et froide, au milieu d'un groupe qui lui ressemblait. Maintenant, des producteurs fameux s'occupent de sa "nouvelle image". Ici, Steve Katz, musicien-technicien-businessman, ancien Blues Project, ancien Blood Sweat and Tears. Ce type a réalisé le curieux mélange de Lou Reed, prétexte consentant et physiquement adapté, et de cinq magnifiques musiciens, tous endurcis par des années de rock étincelant (Penti Glann était batteur de Steppenwolf et du John Kay Band, Steve Hunter soliste chez Frost, autre machine enfantée et désintégrée à Motor City). Un cheval sauvage avec sur son échine un gamin qui s'agrippe et qui crie. "Rock'n'Roll Animal" est un immense moment de rock'n'roll, à la manière de "Fun House" ou du premier Blue Oyster Cult, un disque éclatant.
Et c'est aussi un disque de Lou Reed. Lui qui se moque méchamment de ceux qui font l'amour par procuration, il est là comme par hasard.
Mais il est sacrément là.
L'intro. Les deux guitaristes fabriquent un son à la manière des frères Asheton, le batteur écrase toutes ses baguettes, les solis s'enchaînent pour aboutir à un riff bien costaud, bien lourd, "Sweet Jane", et les hurlements jaillissent, Lou titube vers le micro, « …and you can hear Jack say - SWEET JANE SWEET JANE AAAHHH….. » BAMM. Ce qu’ils font de tous les titres, c’est une incroyable débauche organisée de fulgurances métalliques, souverainement efficaces autour de cette élocution complètement bâclée, hachée, qui se veut sans émotion aucune, tout sentiment chassé au loin, mais justement voilà que s’insinue en nous la sinistre poésie du regard glacé … « Sweet Jane », la c…e, il s’en fout, c’est-ce qu’il crache à la fin du morceau, et les autres en rajoutent par la terreur des sons.
Mais nous, ce qu’on reçoit, c’est la tristesse de cette chanson, même habillée de cuir ; le cuir du pantalon de Lou pendouille, et il peut bien bluffer, Sweet Jane et lui… « Heroin », la profanation du fixe, avec ces wagnériens flamboiements de guitare chaque fois qu’il ose prétendre :
« ….and I guess I just don’t know …. »
L’ombre devant la scène tempête et chavire, et on aime tant ses embardées …et l’orchestre continue, augmente inexorablement sa puissance, comme le prix des sachets. « White Light, White Heat », le vieux titre tueur et moqueur, quand John Cale torturait son violon, déjà un rock bizarre, ici un killer tune définitif.
Puis « Lady Day », la seule chanson de la période Lou Reed, sans doute parce que malgré tout, hormis « Berlin » précisément, celle du Velvet l’emmenait bien plus loin. Mais « Lady Day » résume parfaitement l’atmosphère de « Berlin » : elle rentre à cet hôtel qu‘elle appelle sa maison, «  …with the bathroom in the hall … » et il éructe ça comme si nous étions tous complices de la s…..Un type dans la salle réclame « Rock And Roll », et l’animal (5 + 1) va le lui offrir ; pas l’ironique version de « Loaded », mais dix minutes comme un alliage d’or et d’acier en pleine fusion, où même Lou s’arrache à la fin « ALL RIGHT .. ALL RIGHT … ALL YEAHHH…. » BAMM.
Oh cruel, je ne sais pas si cet album inespéré incitera ceux qui vont l’adorer à rechercher les vieux Velvet U. ou même « Berlin ». Quelle importance, au fond, pour quelques-uns ce disque prendra un air tragique d’épilogue, mais je crois bien que beaucoup, « Rock’n’Roll Animal » sera comme un éclair très violent sur leurs propres images. A eux d’y découvrir ce qu’ils peuvent en tirer…
C’est vrai, qu’ importe à la fin si Lou Reed transforme son aspect autant de fois qu’il veut bien jouer. Qu’importe s’il se noie ; un jour, quelque Emmanuelle (ou Caroline, ou Jean) traversera le Bowery dans un hors-bord, sous les décombres trempés, sereine et souriante. Lou Says.
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5.0 étoiles sur 5 Concession au hard rock ambiant, 22 février 2014
Par 
Dr. Rock (Switzerland) - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Rock & Roll Animal (CD)
Détesté ou adulé, ROCK’N’ROLL ANIMAL n’a jamais laissé indifférent. Eté 1973, suite à l’incompréhensible échec de BERLIN, Lou Reed n’ose plus monter l’ambitieuse tournée de promotion qu’il avait prévue avec Ezrin et lance sur les routes un substitut échafaudé dans le seul but de récupérer ce public qui a boudé son disque. Enregistré à Londres le 21 décembre 1973, cet album est le résumé de cette opération de séduction.
Appliquant la formule de TRANSFORMER aux chansons du Velvet et de BERLIN, Lou Reed (crâne rasé et maquillé genre créature de Frankenstein) promène à gros traits son théâtre décadent dans la fournaise glam d’un groupe maousse (mais parfait de concision), duquel émergent deux as de la gâchette (Steve Hunter et Dick Wagner), qui ne tarderont pas à être réquisitionnés par un Alice Cooper ébloui par leurs duels entrelacés restés légendaires (l’intro de SWEET JANE, ROCK & ROLL) ! L’album donne ainsi l’occasion d’entendre les morceaux de Lou Reed comme gonflés à l’hélium (si une version de HEROIN par Queen vous titille, c’est ici !), certes plus hard rock 70’s que garage-punk, mais gagnant une énergie et une intensité inédites et offrant un support des plus électriques à l’interprétation impeccable - il faut le dire aussi - du Lou en chef. Enorme.
Tops : SWEET JANE, CAROLINE SAYS I, WHITE LIGHT/WHITE HEAT, LADY DAY, ROCK & ROLL
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4 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Show bestial, 7 septembre 2009
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Certains fans du Velvet ne pardonneront jamais à Lou Reed d'avoir pu commettre ce crime de transformer ces chansons sobres et directes en stadium-rock grandiloquent. Pourtant cet album est un véritable concept. Peu importe que Lou Reed en ait été conscient ou que ce cirque ait été conçu par quelques têtes pensantes de RCA, mais tout est millimétré : du titre aux interprétations, en passant par les superbes photos quasi monochromes de LR crane rasé, tout est fait pour évoquer la monstrueuse performance bestiale d'un humanoïde presque décérébré, qui ne dirige rien, ne pense plus, qu'on va chercher dans sa chambre d'hôtel, camé à mort, et qu'on jette sur la scène comme un taureau dans l'arène. Voilà ce que veut dire le Rock'nRoll Animal. Et cette force brute d'un homme dépassé par les événements, mais qu'on sait trop cynique pour ne pas sourire dans un coin, électrise et séduit l'auditeur qui se prend au jeu.
C'est vrai que ce n'est pas un album de Lou Reed , mais plutôt un album sur ou autour de Lou Reed, où il est uniquement là en tant que performer (le mot "bête de scène prend ici tout son sens). Les arrangements traitres et l'ambiance sonore du duo de guitaristes Hunter-Wagner collent parfaitement à ce concept. On crée un mur du son pour une corrida. Ils génèrent une véritable métamorphose de ces morceaux, créant une ambiance presque jazz-rock/fusion par moments (incroyable pour un amateur du Velvet). L'intro de Sweet Jane est un moment d'anthologie, un tour de chauffe grandiose en attendant l'arrivée de la bête, arrivée saluée par par les cris des voyeurs en furie pendant que l'intro se fond parfaitement dans le riff de ce morceau qui, de ballade laid-back, devient un hymne hard-rock. Quant à Heroin, le traitement est encore plus spectculaire : le crescendo sec et nerveux de l'original est amplifié démesurément, partant de moments calmes et planants et finissant en explosion de véritables murs quasi-Wagneriens (d'ailleurs l'homonymie entre le compositeur et le guitariste est curieuse).
Tout cela ne peut me laisser indifférent : je suis fan de Lou Reed et surtout du Velvet, et pourtant j'adore RNR Animal, un des seuls albums-concept live de l'histoire du Rock.
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5 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Complet mais dans le désordre, 1 février 2009
Par 
jepiro "jepiro" (France) - Voir tous mes commentaires
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Les morceaux de Rock'n'roll Animal et Lou Reed live sont extraits du concert qui fit Lou Reed à New York le 21-12-1973
3 étoiles car ce concert ne reflète pas du tout l'ambiance des concerts de Lou Reed (voir le live "Take No Prisoner") LR est plus un chanteur fait pour l'ambiance des clubs (plus intimiste où LR parle au public entre les morceaux) que des grandes salles
Lors de cette réédition en CD (2000)pourquoi ne pas avoir mis les morceaux dans le bon ordre du show avec un double CD, comme le live "At Budokan" des Cheap Trick, les voici tels que joués ce soir là :
Intro - Sweet Jane - How Do You Think It Feels - Caroline Says I - I'm Waiting For The Man - Lady Day - Heroin - Vicious - Satellite Of Love - Walk On The Wild Side - Oh Jim - Sad Song - White Light/White Heat - Rock And Roll (encore)
Sinon le concert est fantastique mais ce n'est pas du LR, les 2 fous furieux aux grattes en sont grandement responsables (c'est pour cela qu' AC les a pris pour sa tournée Welcome To My Nightmare)
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21 internautes sur 29 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un monument, 13 septembre 2000
Par Un client
Ce commentaire fait référence à cette édition : Rock'n Roll Animal (CD)
Lou reed au sommet de son art. Voici un disque qui est resté a proximité de ma platine depuis que le l'ai découvert, il y a dix ans. Toute la puissance desepérée des textes de Lou Reed est servie par des guitares ensorcellantes. Une source d'énergie et de bonheur noir inépuisable pour abreuver votre "dark side".
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4.0 étoiles sur 5 Comme le dit le nom de l'album, c'est rock made in Lou Reed, 14 janvier 2015
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Cet album est, avec Berlin, un des meilleurs de Lou Reed. Album live extraordinaire avec une ambiance bien underground à souhait.
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Rock & Roll Animal
Rock & Roll Animal de Lou Reed (CD - 2000)
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