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4,6 sur 5 étoiles
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500 PREMIERS RÉVISEURSle 3 octobre 2010
... au fil des années pour ces « quatre saisons » une succession d'interprétations qualifiées les unes après les autres de la « meilleure version ».

Car ceux qui s'extasient aujourd'hui sur cette interprétation sont en général les mêmes qui se pâmaient devant les versions précédentes et qui porteront au pinacle la prochaine à venir.

Je suis toutefois bien d'accord sur le fait que Giuliano Carmignola et le « Venice Baroque Orchestra » nous gratifient d'une nouvelle interprétation d'une grande transparence et d'une grande virtuosité.

Mais ce n'est pas une raison suffisante pour moi pour jeter aux orties les précédentes sublimes versions de Fabio Biondi avec « Europa Galante » ou de Enrico Onofri avec « Il Giardino Armonico ». C'est même une extrême richesse que d'avoir toutes ces versions de grande qualité et je ne vais surtout pas m'en plaindre. Et puis chacune de ces versions est couplée avec des concerti différents tous très intéressants.

Alors « abondance de biens ne nuit pas » et, plutôt que de porter aux nues tel ou tel interprète, je préfère exprimer toute mon admiration pour le génie créatif d'Antonio Vivaldi.
22 commentaires|33 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Pour son enregistrement, le virtuose italien est entouré de l'orchestre Baroque de Venise qui aligne une quinzaine de cordes, un théorbe et enfin un orgue et un clavecin joué par Andréa Marcon qui assure également la direction.

Le début du printemps est primesautier, on ne va pas s'ennuyer. Giuliano Carmignolia fait éclater le printemps, jaillir son archet au même titre que les bourgeons. Le jeu entre l'instrumentiste et l'orchestre est mouvant, chantant. Par contre nous sommes beaucoup plus dans une logique de concerto pour violon ET orchestre. Le largo évoque la douceur d'une clairière où le berger s'est assoupi. Enfin contrairement à toute attente, le jeu extraverti abandonne tout excès dans l'allegro final. Les nymphes et les bergers dansent avec allégresse, là où on entend si souvent une bacchanale frénétique. Le tempo rapide souligne le coté badinerie, miracle de légèreté.

Dans l'été, de nouveau, chaque plan, chaque idée mélodique se déploie sans violence. Soudain, une querelle de pâtres, le violon se déchaine mais avec un staccato d'une précision diabolique, ralentit pour évoquer les interrogations sur l'orage qui pointe. Le discours musical s'envole dans toutes les dimensions du temps et de l'espace. La virtuosité du geste s'allie avec la beauté du son, de l'émotion. Le violon reçoit la sérénade du théorbe, des oiseaux et du zéphyr pour reprendre les mots de Vivaldi.

Carmignolia, comme Janine Jansen dans son enregistrement, se pose la même bonne question. Que permettent les interprétations sur instruments d'époque ? Un nouveau son plus rutilant ? Non pas uniquement. Peut-on imaginer que les centaines de concertos écrits en ces temps de lumières auraient satisfait un public en étant joués de manière métronomique, sans une poésie qui les anime ? Non et la réponse vient ici d'un jeu inventif, syncopé, véloce mais d'une clarté démoniaque. L'orage de l'été s'énonce comme la danse des furies d'un Gluck. Ces artistes redonnent le grain de folie, de jeu et de splendeur si longtemps perdu.

Dans l'interprétation de l'automne, tous les instruments participent, comme le clavecin qui devient soliste dans l'adagio, moment de sommeil après les agapes. Un adagio à couper le souffle de beauté et de sensibilité.

L'hiver, Carmignolia laisse prise à la froidure, à ses tentatives de morsures glaciales. Le blizzard à Venise, c'est un vent vigoureux et cruel voulu par Vivaldi qui nous glace les os, nous fait voltiger.

Petit plus pour ce disque, trois concertos pour violons inédits complètent l'album.
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Après tant de violonistes baroques à la sonorité émaciée, Giuliano Carmignola nous offre une plénitude de son que nous n'osions plus espérer dans une interprétation moderne. Aucune lourdeur, aucune opacité dans cette version, ce qui ne l'empêche pas de ne jamais sombrer dans la fiévreuse course de vitesse qui sert souvent d'unique option interprétative aux ensembles qui tiennent actuellement le haut du pavé. L'Orchestre Baroque de Venise se maintient constamment au niveau de son soliste avec une transparence qui permet en particulier à l'archiluth de nous ravir. Les trois concerti inédits de complément sont de la même veine.
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le 27 septembre 2013
Pour moi, LA version des 4 saisons que je conseille à tous ceux qui découvrent que Vivaldi est un compositeur baroque italien et non un compositeur digne d'un Karajan.
Je ne connais pas les autres versions de Carmignola, je le regrette, mais j'ai aujourd'hui trop de CDs de cette œuvre pour en commencer la collection. Accessoirement et pour le gag, je conseillerai la version toute aussi baroque (1739) de Chédeville pour vielle à roue (si, si : Chedeville: Les Saisons Amusantes).
En revanche je ne supporte pas Biondi dans Vivaldi - Les Quatre Saisons et autres concertos, il est meilleur dans Les Quatre Saisons et encore plus dans Vivaldi Il Cimento dell'armonia e dell'invenzione.
Mais je préfère, et de loin, Carmignola.
Loin de l'esbrouffe de Biondi, Carmignola déploie une technique vertigineuse, toute de tension, de finesse, de ressenti. Et le violon (un Stradivarius si je ne m'abuse) sonne avec une incroyable profondeur, un répondant, une précision extraordinaires. A côté de Biondi, cela peut paraître sage. Pour moi, c'est le contraste entre le maître absolu au sommet de son art et l'élève surdoué surexcité.
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le 11 mars 2009
Je suis époustouflée par la virtuosité du violonniste. La sensibilité du jeu, le côté baroque, tout y est pour que l'imagination s'envole. Ces quatre saisons revisitées valent vraiment la peine. Quelle créativité pour une oeuvre si souvent jouée et entendue. Bravo Guiliano Carmignola, vous avez fait danser mes jeunes enfants!
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Il est des musiques maudites: ainsi le boléro de Ravel, le canon de Pachelbel, la symphonie N°40 de Mozart, l'adagio d'Albinoni... Qui à part André Rieu, le rondo veneziano, et probablement quelques accordéonistes des rues, oserait encore s'y attaquer? C'est un peu la même chose pour les pizzas qu'on trouve, surgelées ou non, dans les supermarchés; on en trouve même "au goût américain" (ce qui est une bien étrange expression sur laquelle on peut s'interroger). A nous qui sommes blasés des sempiternelles quattro formaggi ou quattro stagioni répétitives et sans génie, il reste une planche de salut: aller en Italie! Là-bas, la rughetta et les funghi porcini sont plus savoureux et l'on succombe aussitôt au charme des pizzas toujours délicieuses, légères et renouvelées grâce à l'intuition et à l'invention de cuisiniers artistes passionnés par leur métier. J'arrête là mes divagations; osez les quatre saisons de Vivaldi, osez-donc cette version remarquable. Il fallait bien du courage pour s'y attaquer, et c'est une réussite bien plus que recommandable.
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le 7 juillet 2013
Les "4 saisons" de carmignola est la version que j'ai acheté en premier. Je trouve le son et l'interprétation magnifique et surtout d'une grande profondeur et d'une grande sensibilité. Les "4 saisons" de Vivaldi est l'une des œuvre de classique que je préfère. Il y a quelques mois, je décide donc d'acheter une dizaine de versions des mêmes "4 saisons" et je dois dire que c'est ma seconde version préférée. Ma version préférée étant l'autre version de Carmignola éditée chez "divox antica" ou chez "brilliant".
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le 3 février 2013
Superbe enregistrement baroque, qui change beaucoup de ceux que l'on a l'habitude d'entendre (souvent, on a l'impression que l'interprète et l'orchestre sont lancés dans une course folle à la virtuosité), avec un orchestre mené de main de maître et un soliste qui interprète cette œuvre avec une telle sensibilité !
Un disque à écouter et réécouter sans modération.
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le 7 octobre 2011
L'interprétation et l'enregistrement sont excellents, et même si je préfère des interprétations encore plus modestes de la part du soliste, G. Carmignola n'en fait pas trop et sait rester juste tout en montrant sa virtuosité incontestable.

En fait l'étoile en moins vient de la taille de l'orchestre : je ne connais pas cet ensemble, mais il semble "sous-dimensionné" par rapport a la force de l'œuvre. Résultat même si les musiciens sont parfaits, a mon gout cette version manque de force si on la compare a des enregistrements d'orchestres de plus grande taille. On le ressent tout au long de la symphonie, mais c'est bien évidemment au moment de l'orage que c'est le plus perceptible.
Mais bon, on s'en prend tout de même plein les oreilles ...
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le 2 janvier 2009
Sans doute les plus belles Quatre Saisons jamais enregistrées : le plus beau son de violon baroque, la prise de son Sony qui a peut-être détrôné celle de Decca, un "baroqueux" exceptionnel en la personne de Carmignola, et un Venice Baroque Ensemble qui nous apprend ce que c'est que l'italianità et nous fait (heureusement) oublier les enregistrements glacés des baroqueux du nord. Un regret pour l'enregistrement Divox (réédité par Brilliant, sous forme d'un excellent coffret de trois CD consacré aux concertos de Vivaldi, et disponible pour une bouchée de pain), avec le même Carmignola, plus intense, mais à la sonorité moins "glamour".
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