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La "Huitième symphonie" fut composée en 1943, en réaction aux horreurs de la Deuxième Guerre mondiale.

Alors que la précédente, écrite pendant le siège de la ville de Leningrad, trouvait encore un élan d'optimisme, celle-ci plonge au plus profond du dégout inspiré par les ravages de la guerre, dès les premières mesures vibrantes, tendues par les contrebasses.

Nous ne sommes pas ici dans le feu du combat mais dans la rumination introspective, avec ses débordements et ses hauts-le-coeur.

Les deux scherzos nous ramènent à la satire militaire, avec un ton ironique typiquement chostakovien : les sifflets du fifre et les cadences martiales tournent en dérision les ardeurs belliqueuses.

Le largo, immense passacaille, est un thrène méditatif qui débouche sur un finale harassé et fausement débonnaire, cherchant un chemin vers la consolation. Mais l'apaisement est illusoire, l'enthousiasme est forcé, comme dans un rictus impavide.

A l'opposé de Artur Rodzinski ou Evgeny Mravinski, qui cherchent à coller au plus près des affres, Bernard Haitink prend ses distances par rapport au premier degré de l'oeuvre, qu'il empreint d'une noirceur tragique.

Sans trahir le profond message anti-militariste de Chostakovitch, le somptueux orchestre néerlandais est l'instrument idéal pour cette quintessenciation esthétique.
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Parfois jugés trop peu idiomatiques, trop mahlériens, trop placides, trop classiques..., les enregistrements des symphonies de Chostakovitch par Haitink sont à mon avis dans les étages les plus élevés de la discographie. Il y aurait d'ailleurs beaucoup à dire sur la couleur locale des orchestres : si c'est pour entendre une casserole comme le Philharmonique de Moscou (même avec l'immense chef Kondrachine), incapable de jouer ensemble, et dans une prise de son infecte comme Melodiya savait en faire dans les années 1960, autant écouter le Concertgebouworkest d'Amsterdam, dont les timbres luxueux de cuir et de velours, dans la résonance sombre et boisée de sa salle, particulièrement apte à prendre une couleur désespérée ou maléfique, ne sont pas moins appropriés à cette musique que les stridences des orchestres russes. Haitink sait d'ailleurs mieux que quiconque construire un crescendo comme celui qui couvre presque tout l'immense premier mouvement, jusqu'à une explosion panique où l'effet de masse du Concertgebouw et la noirceur de sa sonorité, qui est presque un souffle palpable, sont inoubliables. Tout au long de l'heure que dure l'oeuvre, le chef crée un climat musical à la fois ample et tendu, d'une intensité émotionnelle d'autant plus étreignante qu'elle se coule dans une facture noble et digne. Cet enregistrement de la 8° symphonie, une des moins référentielles et des moins stéréotypiquement russes de Chostakovitch, a donc tout pour être à la fois un des meilleurs de l'intégrale de Haitink et de la discographie de l'oeuvre.
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