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Avec Fidelio (ASIN : B000024ZB2) et la 9° symphonie (couplée à l'ouverture Egmont, ASIN : B000056TKC), voici l'essentiel du legs beethovénien de Fricsay Ferenc, qu'une mort prématurée a, tout comme dix ans plus tard son aussi génial compatriote Kertész István, empêché de rivaliser dans la durée avec un Karajan. On a souvent dit que Fricsay renouait avec un esprit classique ou pré-romantique, mais il ne faudrait pas imaginer que cela implique ici des tempi élevés. Ils le sont bien moins que chez Toscanini (ou même parfois Karajan !), mais ce qui rend ces interprétations inoubliables malgré le caractère rebattu du répertoire, c'est la clarté de la polyphonie, la franchise des accents, la vigueur de la motricité. Si ce n'était pas un tel lieu commun, il faudrait bien dire que c'est Beethoven comme joué et entendu pour la première fois, tant l'impression de fraîcheur éclate, sans l'extrêmisme qu'y mettront certaines tentatives d'obédience philologique. Le Beethoven du juste milieu, en quelque sorte, mais sans tiédeur.
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le 2 juillet 2006
Ferenc Fricsay (1914-1963) était un chef d'orchestre de génie ; sa carrière fut aussi brève que réussie et ses enregistrements sont d'autant plus précieux qu'ils sont rares. Grand amateur du répertoire classique et romantique, Fricsay signa notamment des interprétations des symphonies de Beethoven, qui sont proposées ici par la Deutsche Grammophon. Ce chef avait un sens inné de l'équilibre orchestral et ses interprétations sont caractérisées par une recherche constante de la perfection, autant dans les sonorités, dans le tempo que dans l'équilibre. Dans un répertoire souvent sujet à des manifestations sentimentales réprouvables (notamment la Septième et la Cinquième), Fricsay refuse ici de céder aux épanchements romantiques inutiles et offre des versions austères et classiques, mais sans être froid et impersonnel.

Symphonie n°3 op.55 en mi bémol majeur « Eroica » : *****

L'interprétation de l' « Héroïque » présentée ici, qui date de 1958, est caractérisée par un certain perfectionnisme inhérent au chef. On ne s'en plaindra pas : il réussit parfaitement ce qu'il recherche. L'orchestre est extrêmement pur, les sonorités excellentes, bref, la musique en elle-même est de grande qualité. En ce qui concerne le jeu de Fricsay, on ne tarira pas d'éloges sur le premier mouvement, admirable de finesse et d'équilibre ; cependant quelques très légères critiques sont à formuler sur les mouvements centraux : la Marche Funèbre, qui recherche le « tempo idéal », manque peut-être un peu d'ampleur et le Scherzo est un brin trop lent. Cependant, il ne s'agit là que de points de détail totalement subjectifs qui n'altèrent en rien l'excellence de cette « Eroica ». Le finale est d'ailleurs l'un des meilleurs que je n'ai jamais entendus.

A noter que Fricsay, qui devait mourir à 49 ans d'un cancer généralisé dont il commença à souffrir dès 1960, réalisa en 1961 une deuxième « Eroica », nettement plus lente et plus pathétique que celle-ci, mais aussi plus rare dans le commerce.

Symphonie n°5 op.67 en ut mineur : *****

La Cinquième est certainement la version la plus subjective du coffret, la plus remarquable aussi. Fricsay y développe un jeu lent, majestueux, prothéméen. L'orchestre est exceptionnel. Le tempo, extrêmement modéré, avec notamment un premier mouvement de plus de 9 minutes et un second de 13, permet d'apprécier à sa juste valeur toute la quintessence de ces notes de génie. C'est proprement admirable de la part d'un chef à une époque où le jeu romantique domine. A écouter absolument pour tout beethovénien qui se respecte. On notera d'ailleurs le scherzo du troisième mouvement, assez remarquable pour être signalé, avec un roulement de tambour évolutif dans sa coda qui annonce avec splendeur l'arrivée du finale. Fricsay m'a fait aimer cette symphonie.

Symphonie n°7 op.92 en la majeur : ****

L'approche de la Septième par Fricsay n'est sûrement pas celle qu'a éprouvée Beethoven quand il a rédigé la partition. Loin d'être « l'apothéose de la danse » traditionnelle, cette interprétation-là est pathétique, grandiose, ample et majestueuse. Fricsay, déjà malade en 1961, la joue dans la veine des Troisième et Cinquièmes, symphonies épiques et quelque peu militaires ; la dimension dansante et gaie de la Septième en est effacée. Cette approche est sujette à controverse ; cependant, Fricsay a pour lui un orchestre toujours magique et un talent peu égalé. Le tempo est ici franchement lent, comme dans la Cinquième, avec un premier mouvement de 14 minutes sans reprise ; mais on n'en apprécie que mieux les multiples facettes de cette oeuvre géniale. L'Allegretto, lent et tragique comme aurait dû l'être la Marche Funèbre de l' « Eroica » (d'ailleurs, celle de 1961 est dans le même esprit), est une franche réussite. Les mouvements extrêmes sont agréables, le finale joyeux, mais le Scherzo est critiquable : trop lent, traînant, il est éloquent mais bien mélancolique et pas du tout dansant. Approche originale mais qui me plaît bien. Pour la suite, à vous de voir.

Symphonie n°8 op.93 en fa majeur ! *****

Le perfectionnisme de Fricsay fait merveille dans cette oeuvre heureuse et légère, mais bien plus subtile qu'il n'y paraît. Le ton y est plaisant, le son magnifique, le tout est une franche réussite. Les mouvements extrêmes sont interprétés avec la grandeur que l'on connaît à Fricsay dans ce coffret, mais sans pathétisme : il faut dire que l'enregistrement est bien antérieur, datant de 1953, ce qui convient à cette symphonie foncièrement optimiste. La fraîcheur et la rapidité des mouvements centraux est parfaitement adaptée au rythme taquin de cet hommage volontairement suranné à un autre siècle. On se laisse entraîner et on aime Fricsay.
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TEMPLE DE LA RENOMMEEle 7 janvier 2013
Les 3ème, 7ème et 8ème déploient couleur, articulation et précision rarement entendues. Beethoven vous saute à la figure. La 5ème est, à monsens, dirigée trop lentement, trop majestueusement. Bon, toutes choses égales par ailleurs, cela a peu d'importance (même si la version de Carlos Kleiber reste LA version)car cette 5ème résonne splendidement. Un double CD des plus formidables.
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Je précise que, pour moi, c'est la 7e qui fait le plus grand intérêt de ce double CD, ce qui ne semble pas l'opinion générale. La 5e est tout de même bien lente à mon goût, l'Héroïque est plus "normale" et probablement plus passionnante, quoique assez lente aussi, la 8e souffre relativement aux autres d'un enregistrement un peu ancien, mais sa date d'enregistrement (on n'a que celle de la publication, 1953) permet d'entendre le chef à l'époque d'avant la maladie, celle où il était rapide. Je donnerai quelques détails supplémentaires ensuite.

Pour la 7e, je l'ai écoutée paradoxalement après celle de Carlos Kleiber, de quinze ans plus récente; elle a été pour moi une révélation et reste la 7e que j'écoute le plus souvent. Evidemment, l'aspect dansant est atténué par le tempo, mais qu'il est complété par d'autres. Il y a une architecture très pensée, une grande profondeur, une certaine introversion dans cette interprétation, qui culmine dans le scherzo, qui certes n'est pas ici un Presto ( mais ça fonctionne ! ), aux phrasés vraiment originaux, qu'il faut avoir entendu. Il me semble qu'on peut faire un parallèle avec le chef tchèque Zdenek Chalabala, qui répugnait à exprimer l'atmosphère joyeuse de la fête et de la danse populaire, mais teintait ces moments de poésie et d'une nostalgie presque douloureuse. C'était merveilleux, mais à la limite du hors sujet; eh bien, je ressens moins l'impression de hors sujet pour la 7e de Fricsay. La lenteur pour cette symphonie n'est d'ailleurs pas tellement plus grande que dans beaucoup de versions des années 50 ou 60. Cette conception, pour laquelle l'orchestre de Berlin est un partenaire très adapté (une certaine massivité), est complémentaire de celle d'esprit plus moderne, si l'on veut, de Carlos Kleiber, elle est assez typique d'une certaine tendance du classicisme mitteleuropéen, dont un représentant assez typique était à l'époque Franz Konwitschny, et qui a quasiment disparu depuis; ceci dit, j'ai eu la chance d'écouter, en 2008, le chef polonais Michal Klauza dans la 7e, dont le style me semble témoigner encore de cette tradition.

Fricsay est donc puissamment original dans la 7e. Dans les autres, toute question de tempo mise à part, il est au contraire d'un équilibre entre toutes les tendances possibles qui fait qu'on peine à dire quels sont les caractères saillants de son interprétation, ce sera une excuse pour mon imprécision. Je remarque tout de même une parfaite articulation, une science des gradations, mais cette perfection formelle est plus engagée que celle de Karajan, plus chaleureuse que celle de Szell et n'est pas sous-tendue par la violence instinctive et fulgurante de Reiner.

La vigoureuse 8e est particulièrement rapide dans le Menuet, mais ça fonctionne. Dans l'Allegro vivace e con brio, Fricsay fait preuve d'un allant, voire parfois d'un emballement contrôlé qui rend bien le caractère obstiné de ce mouvement. Le Finale dégage de magnifiques contrastes.

L'Héroïque est admirable par sa construction, par la perfection des détails, et garde des tempi assez normaux, sauf à la rigueur pour les deux derniers mouvements, un peu plus lents. En l'écoutant, on se dit que Fricsay permet davantage à l'orchestre de Berlin de faire écouter son luxueux et "confortable" caractère que Karajan. Et le son Deutsche Grammophon de l'époque y contribue aussi. C'est le naturel même, pas défiguré par les excès du mixage ni la réverbération, mais sans excès de sécheresse non plus.

La 5e, publiée en 1962, est sans doute la dernière enregistrée. Pour moi sa lenteur pose problème, en particulier dans le premier mouvement, dont le caractère propre tend à se décomposer. Les deux suivants sont très lents aussi (l'Andante dépasse les 13 mn), mais la poésie de quelques passages compense l'inadaptation du tempo.
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le 31 août 2007
Nous n'aurons jamais le cycle complet de Beethoven par Fricsay. Cet album rend le regret plus amer. Ce Beethoven est un compagnon, un frère. L'approche est profondément classique en ce sens qu'elle rejoint Haydn et Mozart. Les brumes du romantisme y sont encore claires. La 7ème n'est pas, dans l'absolu, ma préférée, mais les 3 autres sont au sommet. Un must.
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F. Fricsay impulse une vitalité, une chatoyance et une expressivité à des partitions formidablement servies par des musiciens au talent éprouvé. La 5ème me semble un peu lente...Mais c'est vraiment annexe...En plus le prix est doux !

Donc
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