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15 internautes sur 15 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 La dignité du désespoir, 9 novembre 2008
Ce commentaire fait référence à cette édition : Tchaikovsky : Symphonie n° 6 en si mineur "Pathétique", op 74 (CD)
Nul doute que la 6ème et dernière symphonie de Tchaïkovsky constitue l'une des oeuvres les plus enregistrées de toute la musique classique. Partir avec le grand hongrois Ferenc Fricsay à la rencontre de ce chef d'oeuvre de la musique c'est pénétrer un monde marqué par le sceau du destin : Tchaïkovsky acheva de composer cette oeuvre à peine quelques jours avant sa mort, Fricsay l'enregistra alors qu'il souffrait déjà de la maladie qui devait l'emporter, trop tôt, en 1963.
La "Pathétique" oscille perpétuellement entre deux vies, entre deux mondes. Face aux injonctions du destin et de la nécessité, représenté dans l'orchestre par les cuivres, Fricsay fait chanter à l'âme humaine sa toute dernière plainte dans le premier mouvement, entre désespoir et résignation. Le chef hongrois porte toute son attention à la pureté des phrasés, aux nuances, aux silences lourds de signification avec une retenue remarquable ( et l'on sait combien Tchaïkovsky invite parfois ses interprètes à un jeu trop marqué, trop clinquant ), réussissant à maintenir une tension saisissante pendant les vingt minutes que dure le premier mouvement : on oscille entre le déchirement, la sérénité, la panique...
Le deuxième mouvement s'ouvre sur une valse qui semble presque venir d'un autre temps, comme un souvenir lu dans tout ce qu'il a de plus tragique : le drame se cache derrière chaque accord, et Fricsay, très à l'aise avec les valses ( comme le montre celle d'"Eugène Onéguine", enregistrée avec la symphonie, mais aussi son merveilleux enregistrement de valses viennoises ), fait sonner ce deuxième mouvement avec une sonorité des plus justes. Le troisième mouvement, la marche, la révolte de l'âme humaine est des plus toniques, mais n'oublie pas les nuances, bien au contraire : c'est une explosion de vitalité qui tranche avec le dernier mouvement, dont le final se perd au plus profond du néant.
L'auditeur ne peut qu'être saisi par l'oeuvre elle-même, fascinante de bout en bout, mais aussi par l'interprétation proprement humaine de Ferenc Fricsay et de son Orchestre de la Radio Berlinoise qui font de ce disque l'un des jalons de la discographie des symphonies du compositeur russe, composant un équilibre impressionnant entre le souffle du tragique et la légèreté de l'élégance...
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13 internautes sur 13 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 seule la mort vaincra, 23 février 2008
Par 
Nicolas Mesnier-Nature "NMN" "LE DISC... (Besançon, France) - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Tchaikovsky : Symphonie n° 6 en si mineur "Pathétique", op 74 (CD)
Dorati fait briller son orchestre, Reiner le fait chanter, Fricsay lui fait vivre un drame permanent, pas même ou si peu allégé par les deux mouvements centraux, valse à 5 temps angoissante et marche scherzo tragique par son entrain trop volontairement forcé. Le finale sombre dans une désespérance absolue, jusqu'au long decrescendo où les cordes agonisent littéralement sous nos oreilles en un poignant râle ponctué par des timbales-battements de coeur mourantes. Le grand Fricsay sait unir plus que jamais les différentes parties de cette symphonie-testament autobiographique trop souvent galvaudée. Aucune faute de goût, tout est dit avec pudeur, le style de direction mettant l'accent sur une vigueur rythmique au phrasé angulaire. Les deux morceaux de complément eux aussi très connus, nous rappellent que Fricsay fut aussi excellent dans les danses, ici valse et polonaise (voir son enregistrement des Strauss). Il a tout compris, pour notre plus grand bonheur.
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17 internautes sur 18 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Souffrance et pudeur, 11 septembre 2005
Ce commentaire fait référence à cette édition : Tchaikovsky : Symphonie n° 6 en si mineur "Pathétique", op 74 (CD)
On a déjà dit beaucoup sur la direction de Fricsay, sa vigueur alliée à une rythmique hallucinante, sa transparence et sa lisibilité qui donnent une intelligence immédiate de l'oeuvre. Toutes ces qualités éclatent dans cet enregistrement de la 6ème symphonie de Tchaïkovski (on sait que le chef hongrois était très exigeant sur ses versions studio, recherchant la perfection). Paradoxalement, malgré la pudeur infinie, l'émotion est à son comble : l'adagio liminaire est dominé par le sentiment de l'urgence, l'Allegro molto vivace résonne comme une valse mélancolique, emplie de la nostalgie d'un passé heureux, et le finale laisse percer une souffrance aiguë, à peine supportable, qui s'oblitère dans une résignation douloureuse. Du grand art...
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6 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Attention : référence !, 30 janvier 2011
Par 
méditos (Toulouse) - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Tchaikovsky : Symphonie n° 6 en si mineur "Pathétique", op 74 (CD)
Cette version est tout simplement "ma" référence absolue pour la 6ème, peut-être à égalité avec Mravinsky ? Au-dessus sans doute, car là où Mravinsky glace d'effroi, Fricsay nous étreint d'une émotion vivrante qui parle plus directement à notre coeur. C'est donc bien vers lui que l'on reviendra toujours, un peu comme l'on revient chez soi... Complément de très grande classe. A thésauriser les yeux fermés, surtout au prix de cette collection, mais les oreilles grandes ouvertes, comme presque tout ce que très très grand chef nous a légué au disque.
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Monument., 30 décembre 2013
Par 
Carmen (Paris, France) - Voir tous mes commentaires
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Achat authentifié par Amazon(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Tchaikovsky : Symphonie n° 6 en si mineur "Pathétique", op 74 (CD)
Avant de découvrir cette version de la symphonie n° 6 dite "Pathétique" de Piotr Ilich Tchaïkovski dirigée par Ferenc Fricsay, je me demandais si celle gravée par Evgeny Mravinsky à la tête de Leningrad était égalable sinon surpassable.
Il est difficile de répondre objectivement à cette question et, au reste, il n'est peut-être pas souhaitable de pouvoir le faire, d'abord parce qu'il y a là une affaire de sensibilité et de ressenti individuel face une telle œuvre, d'une telle beauté puissante et déchirée, ensuite parce que la hiérarchisation a ses limites : pour une telle œuvre, deux immenses versions peuvent camper ex-aequo au sommet de la discographie.
Ayant lu les remarquables commentaires publiés sur cette version donnée par Ferenc Fricsay à la tête du RSO de Berlin, je les salue chaleureusement et m'y associe pleinement, ils disent tous l'essentiel, et cela non sans quelques bonheurs de plume bien agréables à lire.
Mon seul ajout, relevant précisément de la sensibilité et du ressenti individuel, c'est que je la préfère à celle de Evgeny Mravinsky, qui pourtant m'accompagne depuis bien longtemps.
Il m'aura fallu plusieurs écoutes enchaînées pour comprendre ce qui me la rend plus désirable, plus proche, plus bouleversante.
Le prodige que réalise Ferenc Fricsay selon moi, c'est que la rigueur et la précision d'orfèvre de sa construction inspirée ne corsètent ni ne brident les sentiments et les émotions qui y trouvent toute leur place, ce qui n'est pas seulement la marque d'un très grand art mais aussi celle d'un instinct musical hors du commun.
Ferenc Fricsay me rend perceptibles chez Evgeny Mravinsky une once de brutalité et un rien de sécheresse qui certes n'altèrent pas la grandeur globale de sa lecture mais dont Ferenc Fricsay n'a pas besoin pour parvenir au même but : donner de cette œuvre sublime mais périlleuse un récit authentique, entier, embrasé et crépusculaire, mais aussi dépouillé de toute scorie, exempt du moindre relâchement.
Quant au dernier mouvement, il rend muet.
Si elle n'est pas la seule, il reste que cette version de la symphonie "Pathétique" est un monument qui rend gloire à Tchaïkovski et fait honte à ses détracteurs.
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