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9 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Une version mythique devenue historique, 20 mai 2006
Par 
Werlings (France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Fidelio-Comp Opera (CD)
Publiée dans la prestigieuse collection des "Great Recordings of the Century", l'interprétation officielle d'Otto Klemperer bénéficie d'une remastérisation numérique de qualité qui place cette version parmi les plus intéressantes, très loin des massacres récents opérés par Simon Rattle...

Certes, cette vision hautaine, monumentale, granitique, est imposante, parfois gênante comme dans l'ouverture, trop lente et statique. Mais quelle force ne se dégage-t-il pas des choeurs, en particulier dans le dernier acte ? Quelle grandeur, aussi, dans les moments les plus poignants de l'opéra !

Cette version est soignée, elle bénéficie des avantages de la stéréo, alors que la version "live" publiée par Testament est hélas en monophonie. Moins vive que cette dernière, la version officielle EMI est remarquable par son affiche, très belle, dominée par la Léonore poignante de Christa Ludwig, admirable en épouse désespérée, et par le Rocco de Gottlob Frick, qui répète là un rôle qu'il connaît bien. Vickers est un peu acide, mais Walter Berry est effrayant en Pizarro (écoutez la scène de la lettre, dans l'acte 1). Le Philarmonia est superbe de nuances.

La conception du chef culmine dans quelques scènes magiques, qu'on ne retrouve dans aucune autre version : le quattuor vocal du premier acte, Mir ist so wunderbar, est un des grands moments du disque. L'entrée du choeur des prisonniers, découvrant la lumière après des mois de cachot, est d'une douceur infinie, les nuances sont remarquables. L'ouverture du deuxième acte est tout aussi expressive, tendue, froide. Le dialogue entre Léonore et Rocco alors qu'ils creusent la tombe de Florestan, évanoui, est funèbre à souhait.

Grandiose, l'unique opéra de Beethoven se transforme en oratorio quand Léonore et Rocco donnent à Florestan son dernier repas, du pain et du vin : cette extrème onction semble guider le chef dans sa direction retenue mais toujours dynamique et animée de l'intérieure (la marche d'entrée de Pizarro en est un bon exemple). Loin de venir de l'extérieur et de l'agitation du tempo, la force vient des notes, des mots, de l'intérieur même de l'oeuvre, et on retrouve ici le caractère "rouleau compresseur" remarquable dans les symphonies du même Beethoven dirigées par le même Klemperer.

Témoignage du dialogue d'un demi-siècle entre un chef et une oeuvre unique en son genre (Klemperer dirigea Fidélio dès 1912), cette interprétation mérite toujours le détour malgré son grand âge, car son optique originale reste insurpassée.
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4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 incontournable, 27 juillet 2005
Par 
earthlingonfire - Voir tous mes commentaires
(TESTEURS)    (TOP 500 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Fidelio-Comp Opera (CD)
40 ans plus tard, ce Fidelio londonien placé sous la direction musicale d'Otto Klemperer est encore controversé, en raison surtout de l'esthétique du chef. Klemperer est un architecte, son Fidelio est monumental, donc statique. Ne fige-t-il pas l'opéra en oratorio ? On répondra en premier lieu que cette ambiguïté est d'abord interne à l'ouvrage, et qu'en ce sens Klemperer ne la trahit pas. Ensuite, sa conception, si elle exclut le mouvement, n'est pas exempte de tension, loin de là : comme toujours, le chef organise la musique autour de puissantes lignes de force. Enfin, à l'intérieur de ce cadre impressionnant, les chanteurs injectent une théâtralité vibrante. Ils sont tous excellents, de Christa Ludwig, mezzo certes, mais à l'extension apparemment infinie dans l'aigu comme dans le grave, au timbre velouté et brillant, au chant impeccable, à la sensibilité frémissante et héroïque, à son époux Walter Berry, un peu fruste mais qui trouve ici un de ses meilleurs emplois, en passant par le Florestan tétanisant de Jon Vickers, la Marzelline à la voix magnifique de lumière et de pureté d'Ingeborg Hallstein. Gerhard Unger (Jaquino) et Gottlob Frick (Rocco) répètent des rôles qu'ils connaissent mieux que quiconque. La prise de son met particulièrement en valeur les voix de ce plateau d'exception qui nous vaut un Fidelio incontournable.
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Fidelio-Comp Opera
Fidelio-Comp Opera de L.V. Beethoven (CD - 2000)
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