undrgrnd Cliquez ici Toys Livres Cahier de vacances nav-sa-clothing-shoes Cloud Drive Photos cliquez_ici Cliquez ici Acheter Fire Achetez Kindle Paperwhite cliquez_ici Jeux Vidéo

Commentaires client

4,3 sur 5 étoiles6
4,3 sur 5 étoiles
5 étoiles
4
4 étoiles
0
3 étoiles
2
2 étoiles
0
1 étoile
0
Format: CD|Modifier
Prix:6,99 €+ Livraison gratuite avec Amazon Premium
Votre évaluation :(Effacer)Evaluez cet article


Un problème s'est produit lors du filtrage des commentaires. Veuillez réessayer ultérieurement.

500 PREMIERS RÉVISEURSle 29 avril 2011
En plein cœur de sa période électrique, après les déjà révolutionnaires In a silent way et Bitches brew, Miles Davis trouve le moyen de surprendre une fois de plus avec cet album inclassable, sorti en 1972, qui n'est pas du jazz classique, ni du jazz-rock comme l'était Bitches brew ou plus encore A tribute to Jack Johnson. On cite toujours à son propos les influences de Sly Stone, le roi de la soul et du funk à cette époque, et Stockhausen, compositeur expérimental défrichant les terres encore largement incultes de la musique électronique.
Bien que la pochette originale ne contienne volontairement aucune indication sur le personnel (lacune comblée sur la réédition en CD), comme sur les albums précédents, on entend qu'il y a ici pléthore de musiciens : trois batteurs, deux guitaristes, trois claviers, deux bassistes, qui jouent ensemble, auquel on ajoute quelques instruments orientaux : sitar, tabla - ensemble qui donne bien sûr à la structure sonore une épaisseur qui ne laisse guère la place au vide. De fidèles compagnons de route : John Mac Laughlin, Chick Corea, Herbie Hancock surtout, membre du second quintet dans les années 60. La rythmique évolue lentement, paraît même répétitive, au point qu'on pourrait croire entendre des boucles lancinantes et hypnotiques. On assiste aux premières apparitions de la pédale wah-wah branchée sur la trompette qui peut ainsi rivaliser de stridences avec les guitares électriques.
Jamais on n'a sans doute pu se rendre compte avec autant d'évidence à quel point la musique de Miles Davis était tournée, non pas tant vers la recherche de mélodies originales, que vers la construction d'un espace sonore, habité de manière prépondérante par les percussions et les basses, et lieu d'expérimentations en tout genre. Près de quarante ans après, on n'en revient toujours pas...
0Commentaire|10 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 28 décembre 2010
en 1972, On The Corner est un des sommets de Miles Davis, alors dans sa période jazz-fusion (jazz-rock). Enregistré avec la crème des musiciens jazz/fusion de l'époque (Bernie Maupin, Chick Corea, Herbie Hancock, John McLaughlin, Jack DeJohnette, Al Foster, Michael Henderson...), l'album offre 54 minutes de pur bonheur, une sorte de prolongement de Bitches Brew. Sous une pochette colorée. Et, bien entendu, le fidèle Teo Macero à la production. C'est clair, ce disque, s'il n'est pas aussi quintessentiel que Bitches Brew (le sommet absolu de Miles de cette période, et même de Miles en général pour moi), n'en demeure pas moins un de ses trois ou quatre essentiels de cette période (avec aussi In A Silent Way et Live-Evil). Allez, et je rajoute A Tribute To Jack Johnson pour faire un Top 5 !

Faut être honnête, Miles nous régale avec ce On The Corner mythique (dont une édition collector 5 ou 6 CD est sortie il y à quelques années, objet collector de malade). Deux très longs morceaux (le premier, qui dure quasiment 20 minutes, et le dernier, qui, lui, dépasse les 23 minutes - à eux deux, ils auraient suffi à faire un disque de durée traditionnelle), deux autres de durée plus banale (moins de 8 minutes), pour, au final, 54 minutes, chose alors assez rare en vinyle (en moyenne, 40 minutes). Autant être franc, aucun rejet à faire, les musiciens assurent, l'ambiance est chaloupée, jazzy, vaudoue par moments, totalement tribale et trippante. Aucun ennui, à moins d'être totalement hermétique au jazz (les pauvres) !

Bref, On The Corner n'est pas un disque à mettre au coin, sauf peut-être en ce qui concerne sa pochette, bien dans la norme de son époque, mais quand même moins belle que les pochettes que Mati Klarwein avait faites pour Bitches Brew et Live-Evil. Mais elle reste assez fendarde, cette pochette, à l'image de l'album : débridé, déchaîné, libre. Grand disque de jazz ! Mention spéciale au court et fantastique Black Satin.
0Commentaire|5 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 15 décembre 2013
Miles a écouté Sly Stone et Jaaaaammmeeesss Brooowwwnn! Miles se cache dans les salles de concert de George "Funkadelic" Clinton?

Miles veut du groove, du funk, du sexe. Miles veut toucher les kids des bas quartiers. Miles veut sa bande-son Blaxploitation pour frimer en bagnole. Miles veut des pattes d'éph, des semelles compensées, des moumoutes afro, des rouflaquettes, des lunettes énormes autant qu'inutiles. Miles veut des jeunes dans son groupe. Miles rôde la nuit (On the corner), Miles veut attirer les jeunes filles (New York Girl), Miles pense à une chose et en fait une autre. Miles appelle au vote, Miles en vieux vicelard (Black satin). Un et un, Helen Butte et Mr Freedom(Malcom) X hantent sa nuit noire.

Alors, il malaxe le son pour en faire une fête des rythmes, au groove imparable. Un truc sale et hypnotique. Ou la mélodie devient accessoire, prétexte à l'orgie collective. Il faut tendre l'oreille pour entendre les subtils changements qui s'opèrent subrepticement.

Là des percussions de malade ; là un tabla et un sitar obsédants ; là des claquements de mains.

Fais tourner...

Le coffret "Complete On the Corner Sessions" en 6 cd est une tuerie. LE coffret de Miles. A l'écoute, on se demande pourquoi il n'a pas sorti au moins une bonne moitié en disque(s) officiel(s) à l'époque. Certains titres sont même meilleurs que bien des titres officiels (sur On the Corner, Get up with it aussi).

Et puis Miles veut aussi appliquer les théories de Stockhausen. Allez comprendre!

Bref: ça sent la sueur, la coke. Tout à fait dans l'esprit "There's a riot goin'on" de Sly. On passe au tout électrique, les doigts dans la prise. La batterie est partagée par Al Foster (débuts prometteurs), Billy Hart et Don Alias.

Disque totalement à part dans la discographie de Miles "Mephisto" Davis.

Implacable Miles.

Jouissif. Définitif.
0Commentaire|5 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 26 février 2010
Cet album - comme son nom l'indique - se savoure et s'apprécie aussi instantanément qu'une bouteille qu'on ouvrirait pour une bonne occasion. 'Pop' tel le bouchon de champagne, 'Pop' comme les bulles de gaité qui remontent à la surface et nous inondent de plaisir et de légèreté. Ce n'est certes pas l'un des plus grands albums que Miles aie produit, mais il est intéressant tant par sa variété que par sa spontanéité et le peps qu'il dégage.
En résumé: un album varié et énergique à avoir dans sa discographie.
0Commentaire|3 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Les vacances. Vous avez posé les bagages, rempli le frigo, organisé les chambres, préparé la bouffe, c''est l'heure de l''apéro près de la piscine. Pour pouvoir tranquillement discourir et raconter des conneries, On the Corner s''installe en bande-son festive. Lorsque soudainement, les percussions métalliques et la guitare funky de John McLaughlin donnent envie de se trémousser, entre verres et éclats de rire. Quelqu''un dit GPS. C'est quoi déjà ? La nuit tombe, personne ne s''en aperçoit, une énergie inconnue s''empare de toute la bande, à la fois moite et précise, tranchante et pourtant humide, chaude, moelleuse.

Une pause clope s'impose. Ca tombe bien, ces tablas qui déboulent en introduction de Black Satin. Mais bon, l''heure est à la fête, c''est reparti pour une mélopée endiablée, sortie d''un rite vaudou, la magie empeste, en moins de temps que l''idée ait germée, vous vous retrouvez à patauger en slip. Aucune importance, tout le monde en est là.

D''où provient cette insouciance terrible, qu''arrive-t-il à mes muscles ? Comment James Brown a-t-il perdu la voix, transformée en plainte cuivrée, étendue à l''infini, rebondissant sur un rythme faussement régulier ?

Le disque est fini depuis longtemps. Pourtant il résonne encore. Il encercle la table, il tape au creux du ventre, il a pris le pouvoir, il fait copuler le blanc, l''indien, l''africain, la rue, le club, la fumée, la viande, le cri, le métal. Sans aucun heurt.

Au retour, On the Corner re-tourne sur une platine quelconque. Révélation : Miles fait revenir l''été. Il l''a capturé.
22 commentaires|3 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 6 décembre 2009
Difficile de se replacer dans le contexte trip funk psychédélique free jazz du moment. Lassant.
0Commentaire|Une personne a trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus

Les client ont également visualisé ces articles

6,99 €
12,00 €
12,00 €

Liens Sponsorisés

  (De quoi s'agit-il?)