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Voir un film de Jacques Tati donne un sentiment jubilatoire. D'abord, ses films ne ressemblent à aucun autre. Le cadrage est très soigneusement choisi, les couleurs détonantes et la bande son infiniment travaillée. Ensuite parce que Tati porte un regard décalé sur le monde, un regard d'enfance délicieux qui fait que l'on se sent tout de suite à l'aise à regarder avec les yeux du cinéaste.

Plus de 50 ans après sa sortie, le spectateur peut constater que ce film n'a pas vieilli. Les comportements humains sont les mêmes. Nous avons ceux qui sont débonnaires et essayent de s'en sortir malgré leurs faiblesses et ceux qui cachent leurs failles derrière des artifices technologiques. Ah ! Si le cinéaste était encore de ce monde aujourd'hui, que n'aurait-il fait comme gag visuels avec les I-Pod, I-Pad, mulots de tout poils, écrans tactiles et compagnie ? Nous aurions eu un joli feu d'artifice moqueur et tendre. Il est clair que dans nos sociétés, ce sont plus les genres "Arpel" qui se sont multipliés, au détriment des joyeux dingues de type "Hulot".

Jacques Tati est de l'école, la grande école de la pantomine. Il est de la famille de Chaplin et Keaton. D'ailleurs, coupez le son sur le film et vous comprendrez pratiquement tout. Tati a rajouté du son comme élément participant à la pantomine. Rappelez vous le traitement sonore infligé par Chaplin à ses personnages dans "Les Temps modernes" ou dans "Les Lumières de la ville ". Nous sommes dans le même registre.

On a le bonheur de revoir ce film avec toujours la même joie, même si la musique est un peu lassante (mais très mémorisable). Les trouvailles visuelles me font à chaque fois rire : les yeux de la maison, Hulot marchant sur les dalles et le nénuphar, le poisson glougloutant, la voisine sur sa tondeuse. Phénoménal Hulot ! Dire que des pisse-froids ont voulu lui retirer sa pipe ! Le monde est trop plein de "Arpel", décidément !
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Que tati fasse du cinéma comique personne ne pourra le nier : mais son comique est fin, esthétique (très), nostalgique, un rien mélancolique : pas de tarte à la crème, mais les mimes des difficultés de vivre, difficulté pour communiquer en général ("tout communique") et en particulier entre père et fils, difficulté de vivre les règles sociales (suivez les flèches, chacun sa file, respecter les signaux, suivre le rythme du travail...), difficulté pour trouver sa place dans le monde en mutation de l'après guerre.

Mon oncle c'est, au delà du thème de la communication père / fils, celui de l'opposition des deux mondes de l'après guerre, un monde populaire qui se laisse vivre dans sa flemme un peu insalubre, et un monde bourgeois, qu'on appellait "nouveau riche", monde moderniste, laborieux, ostentatoire. Hulot passe de l'un à l'autre en traversant un petit mur frontière à haute valeur symbolique : Hulot habite du côté du peuple dans sa célèbre maison biscornue et anti fonctionnel, mais il est certain que Tati est fasciné par le côté que l'on n'appellait pas encore design : il mettra toute son énergie et son argent pour y envoyer Hulot dans Playtime : Hulot s'y perdra dans la "Confusion" des reflets, Tati s'y ruinera.
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le 31 mai 2005
Une surprise néanmoins: le film est édité ... en espagnol! La jaquette est en espagnol et le film a priori est en castillan, sous-titré en français! On peut heureusement revenir au français. ceci, les dialogues sont si rares...
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1000 PREMIERS RÉVISEURSle 13 juillet 2011
Troisième long métrage de Jacques Tati, "Mon oncle" peut être considéré comme un mélange de "Jour de fête" et de "Playtime" (il se situe d'ailleurs chronologiquement entre les deux) : d'un côté la vie d'un quartier ancien, avec la convivialité, l'authenticité, et un certain désordre, monde que l'on voit d'ailleurs en train d'être détruit au profit de l'autre sphère urbaine, déshumanisée, dans laquelle règne la machine (dont l'automobile), l'ostentation et la communication normée. La maison dans laquelle se situe l'appartement de monsieur Hulot, sinueuse, est ainsi à l'opposé de celle de son beau-frère, aux lignes géométriques. L'opposition s'étend au-delà : à nouveau, du côté de monsieur Hulot, la vie non-ordonnancée et basée sur une communication authentique ; de l'autre, dans l'usine dans laquelle son beau-frère est cadre dirigeant, la linéarité des tuyaux produits en continu. Et lorsque par malheur ceux-ci perdent de leur régularité (du fait de... monsieur Hulot !), c'est la catastrophe ! Et tant monsieur Hulot que son beau-frère se trouvent inadaptés dans le monde de l'autre.
Ce film est donc éminemment politique.
Au-delà de ces considérations, "Mon oncle" est inventif et hilarant de bout en bout, avec la touche inimitable de Jacques Tati, tant comme cinéaste que comme acteur.

(Krik, amazon.fr, 13/07/11)
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le 28 mai 2015
Hulot tente en vain d’allumer sa pipe avec une allumette. Ce sont les derniers spasmes d’un lunaire, essayant désespérément de résister à l’attrait du briquet.
Vestimentairement déphasé, il montre sa différence par le port d’une gabardine et d’un parapluie par temps clair. Son immeuble est l’image architecturale d’un esprit parvenant au but par l’incohérence d’un parcours toujours incertain.
On grimpe quelques marches, pour aussitôt redescendre de quelques mètres, un léger parcours plat précède une dernière remontée, l’homme est enfin chez lui, après de nombreuses remises en questions.
A l’extérieur, les terrasses de cafés sont animées, les scènes de marchés sont pittoresques, c’est un véritable catalogue de transactions entre vendeurs et clients. L'approche est simple, chacun respecte sa procédure de contact en relation, avec le règlement relationnel qu’impose les besoins de chaque participant, c'est le royaume de la cause et de l'effet.
Non loin de là, c’est un autre monde, le modernisme a envahi les lieux de cette maison complètement fermée sur elle-même. On déclenche le jet d’eau extérieur en fonction de la position sociale du visiteur, les pièces sont d’un blanc peu engageant, les gestes des occupants maniérés, l’électroménager imprévisible.
L’imposante voiture sortant du garage est un signe des temps, la naissance d’un nouveau personnage en costume cravate imbu de sa personne, fier de la conception de son logis, recevant ses clients dans des bureaux gris et froids où les dossiers à traiter sont pratiquement inexistants sur les tables de travail.
C’est la parade de l’inutile que Hulot essaie de contrer par un vieux vélomoteur imposé dans un espace vert où chaque pas est réglementé.
Gérard l’enfant de la maison, s’ennuie et se ressource par des blagues ancestrales dans des terrains vagues, seuls endroits naturels encore préservés.
Hulot montre ses limites d’intégration par ses difficultés à gérer des tuyaux, prenant subitement l’image de saucisses.
Par un geste naturel un chien referme la porte électrique du garage sur la maîtresse de maison et son mari, le symbole est fort, un modernisme anarchique tétanise des disciples décontenancés, qui ne savent plus comment s’en sortir.
Les grosses voitures américaines prennent possession des routes, c’est la monstrueuse parade de l’arrivisme par l’adoration de la tôle.
"Playtime" s’élabore lentement dans ce premier jet prophétique.
Les seuls éléments non touchés sont les enfants et les chiens, qui par leurs ébats respectifs naturels, servent de prologue et de conclusion en freinant au maximum ce basculement inévitable de nos sociétés vers le presse-bouton.
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le 19 janvier 2014
Hilarious, heart-warming intelligent comedy. Recommended for all viewers, all ages, and all nationalities, needs no sub-titles. A universal experience. A wonderful gift as well as a permanent addition to one's library.
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le 23 février 2014
Que d'humour tendrement féroce. A voir et à revoir pour trouver les perles disséminées au fil du récit.
Un vent de fraîcheur bienvenu à l'ère de la domotique et du smartphone envahissant.
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le 17 septembre 2015
etat parfait, timing delivraison parfait, bref tout était parfait!!!
etat parfait, timing delivraison parfait, bref tout était parfait!!!
etat parfait, timing delivraison parfait, bref tout était parfait!!!
etat parfait, timing delivraison parfait, bref tout était parfait!!!
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le 9 novembre 2015
J'ai vu ce filme à sa sortie , il y a longtemps . On peut dire qu'il n'a pas vieilli . Toujours aussi " féroce " pour les " nouveaux riches " , les parvenus .
Des scènes qui font sourire , voir rire . Mais ce n'est pas un film gai , loin de là . Breyer
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le 26 février 2016
Je ne vais pas commenter l'oeuvre de Tati mais juste le produit acheté : tout serait parfait sans les sous-titres en néerlandais qu'on n'arrive pas à supprimer. Pour les français, c'est juste dérangeant et il faut s'orienter vers une autre édition.
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