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Après nous avoir proposé plusieurs splendides témoignages dans des pages à cordes d'un Beethoven peu fréquenté (Trios op. 9 en 1991, "Quintette en la majeur" en 1992), Vera Beths et Anner Bylsma se sont joints à Jos van Immersel pour s'illustrer dans les deux plus célèbres Trios avec piano.

Le sous-titre « Les esprits » du "Geistertrio" op. 70 provient de l'atmosphère fantomatique de son largo assai, dérivée de la scène des sorcières du "Macbeth" de Shakespeare dont Beethoven avait un temps entrepris de tirer un opéra.
On peut aussi considérer que la hargne vindicative du Vivace con brio et du Presto qui encadrent ce mouvement central évoque quelque esprit frappeur...

L'opus 97, intitulé "Archiduc", fut dédié au frère de l'Empereur Franz, qui fut un des principaux supports de Beethoven.
Ses vastes proportions et son ton aristocratique marquent l'apogée du genre.
Ce fut également la dernière partition que le compositeur joua devant le public viennois en 1814.

Je dois avouer que la présente interprétation, captée à Haarlem en décembre 1999, m'a légèrement déçue.
Les trois artistes néerlandais nous ont tant de fois offert le paradis que l'on s'attend chaque fois à un nouveau miracle.

La sonorité mate du fortepiano brouille les repères d'écoute pour les mélomanes habitués à un piano moderne, quoique l'on s'y accommode vite.
Certes, les instruments d'époque gratifient l'oreille d'harmonies délectables, mais je trouve que l'osmose poétique entre les trois musiciens ne se manifeste pas sous son jour le plus radieux, contrairement à l'interprétation revigorante des derniers Trios de Haydn où Robert Levin tirait de son clavier une énergie qui galvanisait les archets de Beths et Bylsma, en n'oubliant pas de sourire ni d'éblouir.

L'ambiance de ce récital reste un brin sévère, comme privée de ce plaisir communicatif qui élève certains moments historiques de concertation chambriste au véritable état de grâce (on pense à Schneider/Casals/Istomin ou Heifetz/Feuermann/Rubinstein).

Il nous reste alors à entendre une leçon d'authenticité stylistique, assurance d'un bon goût à toute épreuve qui honore ces deux chefs d'oeuvre du répertoire.
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