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C'est Bruno Walter qui avait assuré la création du "Chant de la Terre" en 1911 à Munich, et qui en réalisa le tout premier enregistrement le 24 mai 1936 à Vienne lors d'un concert commémorant le vingt-cinquième anniversaire de la disparition du compositeur.
Les 15 et 16 mai 1952, il grava au Musikverein cette version qui demeure une légende la discographie mahlérienne, accompagné par deux autres artistes de génie.

Kathleen Ferrier l'avait déjà chanté sous sa direction au Festival d'Edimbourg en 1947, et elle livrait ici une illustre performance vocale avant de s'éteindre prématurément le 8 octobre 1953.
On ne peut qu'être bouleversé si l'on pense que l'étreignant « Abschied » résonnait comme son propre chant du cygne.
Amenuisant les contrastes pour mieux tamiser une lumière crépusculaire, Walter baigne cet « Adieu » par des larmes d'orchestre dont la ferveur est inoubliable.

Pouvait-on souhaiter meilleur appariement qu'avec Julius Patzak pour affirmer l'unité stylistique de cette interprétation ? L'expression sobre et le souffle court de sa voix traduisent un « Von der Jugend » attendri, et sa déclamation dépassionnée du « Trinklied » culmine en un « Duft des Lebens » soudain arraché au néant, à donner le frisson !

Quatre jours plus tard, la contralto anglaise enregistrait trois des Rückert-Lieder dans les mêmes circonstances.
La baguette du chef allemand raffine des trésors d'émotion poétique que les Wiener Philharmoniker enchâssent dans l'écrin de leur somptueuse sonorité.

Inutile de préciser que ces témoignages dominent la discographie mahlérienne : tous répertoires confondus, ces moments lyriques figurent parmi les plus émouvants jamais captés par des micros.
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39 sur 42 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 23 septembre 2001
Voici enfin édité en collection économique un des plus célebres disques de l'histoire de l'enregistrement. Bruno Walter, créateur de l'oeuvre après la mort tragique du compositeur, donne une interprétation d'une ferveur poétique et dramatique inaltérable. Ferrier, peu de temps avant sa mort prématurée, chante avec un pathétisme insoutenable, mais dans le meilleur sens du terme. Sa voix unique se confond avec les couleurs désespérées du Philarmonique de Vienne. Patzak réalise des prouesse dans un premier mouvement pourtant ô combien difficile! Pleine de précipices obscurs et de lumière, cette interprétation bouleverse à chaque écoute, et la force émotionnelle qui s'en dégage est telle qu'elle surpasse toutes les versions concurrentes.
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24 sur 26 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
TEMPLE DE LA RENOMMEEle 21 janvier 2004
A la mort de son ami Gustav Mahler (en 1911), c'est Bruno Walter qui s'est chargé de créer ces deux oeuvres posthumes : "Le chant de la terre" (1911) et la "Symphonie N°9" (1912). Ces deux testaments vont ensemble, puisque le "Chant de la terre" s'apparente dans sa forme à une symphonie, en dépit de ses parties vocales (construites entre autres, autour de poèmes de Li Po). La vision, tragique, d'un esthétisme exacerbé empruntant autant à la philosophie nietzchéenne qu'aux derniers feux d'un romantisme chromatique bientôt révolu (Schoenberg est déjà là), de Mahler est toute entière dans ce chef d'oeuvre définitif.
Cette version, enregistrée par son élève le plus fidèle, Walter, en compagnie d'un orchestre impeccable (l'orchestre philharmonique de Vienne)et surtout de la contralto Kathleen Ferrier, est une oeuvre de référence. Ferrier impressionne surtout par son timbre unique, d'une émotion fragile et puissante à la fois. Certes, l'enregistrement date un peu (1952) et le son n'en est pas parfait. Mais ces imperfections techniques sont très largement compensées par la qualité irréprochable de l'interprétation. Kathleen Ferrier devait mourir un an après cet ultime récital.
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3 sur 3 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
Ce disque célèbre, vieux de 60 ans maintenant, domine toujours la discographie à égalité avec celui de Klemperer. Il n'a donc pas besoin d'être défendu. Pour aller un peu au-delà de la constatation d'un miracle interprétatif, né de la rencontre de Bruno Walter, de Kathleen Ferrier (qui avaient déjà travaillé ensemble) et de Julius Patzak, j'ai comparé chaque mouvement avec celui correspondant de Klemperer, de Fritz Reiner et d'une autre version de Bruno Walter, celle réalisée en studio en 1960 pour CBS, la dernière.

On connaît 8 ou 9 versions de Bruno Walter, la première du 24 mai 1936 avec Kerstin Thorborg et Charles Kullmann , en concert, déjà avec les Wiener Philharmoniker, puis Kathleen Ferrier et Peter Pears en 1947 (peu connue), Kathleen Ferrier et Set Svanholm avec le New York Philharmonic en 1948, puis celle-ci en studio entre le 15 et le 20 mai 1952, contemporaine d'une autre en concert avec les mêmes interprètes le 17 ou 18 du même mois, publiée par Tahra (une autre pourrait se confondre avec la version en studio), ensuite à New York et en 1953 avec Elena Nikolaidi et Set Svanholm puis l'avant-dernière en avril 1960 avec Maureen Forrester et Richard Lewis (mêmes solistes que pour le disque de Reiner de novembre 1959), deux jours avant l'interprétation en studio déjà citée. Deux versions seulement sont en studio. Cette liste permettra à l'internaute de ne pas s'égarer dans les versions proposées dans le magasin (elles y sont toutes ou presque).

Cet enregistrement est donc assez ancien, en mono naturellement, mais il a quelque chose d'homogène et d'équilibré qui manque par moments à la version CBS (aujourd'hui Sony). Bruno Walter ne met pas spécialement en valeur la crudité et la modernité de la partition; sa magnifique souplesse, qui n'est pas le plus souvent usage rhétorique du rubato, mais qui contribue à rendre en permanence vivant le discours de l'orchestre, enchante plus par la douceur et le charme que par une constante véhémence; le tragique intervient directement par moments, et il s'approfondit de l'évocation nostalgique du bonheur de vivre, il est présent ailleurs dans la discrétion. Les solistes, Patzak en particulier, sont chargés des aspects les plus grinçants, "modernes", de l'œuvre, car bien davantage que d'autres interprètes, Reiner notamment, Walter fait de la musique avec des partenaires, au lieu de les diriger. Le caractère sonore, fluide, prenant mais modéré, de cette version est néanmoins le résultats de ses choix, que l'aspect civilisé et traditionnel des Wiener Philharmoniker, l'amortissement des stridences par l'âge de l'enregistrement ne peuvent que confirmer. A l'époque, les tempi de Bruno Walter étaient encore rapides, mais sa tendance au legato fait qu'ils n'ont rien d'excessif et ils donnent même une prestesse gracieuse, tout à fait bienvenue, à certains passages comme Von der Jugend (ce charme manque ici à la version Klemperer, trop lente et métronomique). La fluidité contribue à donner son exact caractère à Von der Schönheit : l'évocation de la beauté, le désir inassouvi, le sentiment de l'instant périssable, la Sehnsucht; elle donne à Das Trinklied vom Jammer der Erde l'impression physique de la vie qui fuit.

Patzak n'a évidemment pas les moyens vocaux de Wunderlich, surtout en 1952 (il était né en 1898), on peut s'imaginer qu'il ne peut pas le faire, mais il le fait, et de façon encore plus personnelle et inoubliable que Wunderlich. Son timbre si particulier, son intelligence évidente, audible, apportent à Das Trinklied toute la douleur, l'amertume et la corruption de la vie terrestre, personne n'est peut-être allé aussi loin dans l'expression, toujours contrôlée et qui ne donne jamais l'impression d'effort, de difficultés vocales (Haefliger en 1960, l'Evangéliste à la voix empreinte de rigueur morale, avait beau nuancer son chant, il manquait quelque peu l'aspect amoralement rageur, le cynisme désespéré qui sont à l'arrière-plan). Patzak, dont un des autres caractères dominants est le charme, donne toute l'élégance possible à Von der Jugend, mais il peut aussi incarner l'ivrogne du 5e mouvement mieux que n'importe qui.

Quand la voix de Kathleen Ferrier arrive, elle saisit, elle emporte. Cette voix est éloquence et expression en elle-même, si bien qu'on a beaucoup de peine à distinguer ce qui provient de la beauté, de la chaleur purement vocales, et ce qui est dû à l'interprétation consciente et volontaire : une attention soutenue permet de comprendre ses choix expressifs, ses nuances, ses inflexions et aussi cet art de ne jamais traiter la phrase comme une unité fermée, mais de l'ouvrir vers ce qui suit, même si elle se tait pour laisser place à l'orchestre seul; pour le dernier point, la fluidité de la direction de Walter a pu l'y aider (comparer avec Christa Ludwig et Klemperer). Le chef et la cantatrice, attentifs l'un à l'autre, respirant pour ainsi dire ensemble, contribuent à nous donner le sentiment d'une rencontre unique dans la discographie du Chant de la Terre (mais je ne connais pas l'enregistrement en public édité par Tahra que j'ai cité plus haut). L'art de Kathleen Ferrier a, au moins en apparence, le caractère de la spontanéité, du naturel, de l'accord avec une respiration jamais forcée. Le vibrato aide évidemment à l'ampleur de la voix, mais il n'explique pas son caractère propre. Plus encore qu'ailleurs, l'aspect endeuillé de l'Abschied la rend unique. Cette voix chaleureuse et comme maternelle exhale sa douleur et berce la nôtre.

Dans la foulée de ce Chant de la Terre, le 20 mai 1952, Kathleen Ferrier, Bruno Walter et les Wiener Philharmoniker ont aussi enregistré trois des cinq Rückert-Lieder. Le couplage est évident, mais bien sûr on trouve des CD qui ne contiennent que le Chant de la Terre, les Rückert-Lieder pouvant être édités sur d'autres disques. La réussite est au même niveau. Le lyrisme profond de la contralto s'oppose par exemple à l'extrême sobriété de Janet Baker (la tessiture n'est évidemment pas la même) davantage qu'à ce que fait Christa Ludwig avec Klemperer; Bruno Walter ménage des moments suspendus de vrai mystère.
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le 29 janvier 2013
Outre ici la couleur musicale, l'intensité et la richesse des textes, l'émotion qui se dégage de cette interprétation reste inégalée. Sans doute la voix de Katleen Ferrier et son timbre si particulier y sont pour beaucoup, mais il s'agit d'un de ses derniers enregistrements se sachant condamnée par la maladie. Bruno Walter et le Philarmonique de Vienne ne rajoutent aucune pesanteur aucune empathie, mais soutiennent et la voix et le support sonore dans une palette claire obscure aux contours éternels. Une association de légende.
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le 3 avril 2015
Pour tous ceux qui s'intéressent à la musique de Mahler, ce CD est un "must have" incontournable; juste deux arguments: vous avez réunis dans cette interprétation la plus belle voix d'alto du 20ème siècle, peut-être le plus profond chef d'orchestre ayant travaillé avec le compositeur (à égalité avec Klemperrer) et un orchestre parfait, dans un son très, très bien restauré par les ingénieurs de Decca. La beauté de la musique atteint des sommets ahurissants. Même si on peut penser que le sentiment qui se dégage est plutôt la nostalgie et pas l'angoisse devant la mort comme avec Ludwig et Klemperrer et même si on pense que c'est plutôt le grand Otto qui a raison (c'est mon cas), on ne peut pas résister à la beauté absolue de l'interprétation, notamment du "Abschied", l'émotion qui se dégage de la voix de Ferrier (malade ne phase terminale à l'époque) me donnant à chaque fois des sueurs et des larmes. A écouter et à réécouter "ewig, ewig..."
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je ne peux que joindre ma voix au concert de louanges concernant cet enregistrement mythique.
Devant tant de beauté, les mots semblent derisoires pour exprimer ce que l'ont ressent, on ne peut que se sentir humble et reconnaissant.
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le 27 janvier 2008
Le son est daté, les vents dépassés et raides... il est difficile de tout entendre (même avec la partition sous les yeux), les pupitres de l'orchestre sont rarement parfaitement ensembles...
Et pourtant ce disque est magifique ! Tout est là, c'est un hymne sublime à la musique :
Cantique, chanson à boire, chant antique, louange de la nature, comptine, etc !
Bruno Walter nous prend par la main, nous entraine dans un univers poétique et mystérieux, infiniment nostalgique et exubérant...
Ferrier n'est déjà plus au sommet de ses capacités vocales, mais son expressivité est inouïe !
Un détail : écoutez la manière dont l'orchestre ou les chanteurs réalisent les glissendi demandés par Mahler... élégance et évidence, alors que ces ornements sont généralement des sommets de vulgrité !
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