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17 internautes sur 17 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un havre de plaisir, 3 septembre 2001
Par 
Bontron David "tryphon31" (Paris, France) - Voir tous mes commentaires
(VRAI NOM)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Pleasures of the Harbor (CD)
Pour toute personne connaissant (uniquement) ce que Phil Ochs, songwriter folk et protest-singer, avait fait avant cet album, il sonnera comme un coup de tonnerre (et même comme l'Apocalypse, s'il commence l'écoute par le dernier morceau ...)
On est en 1967, le folk et le folk-rock ont connus leur heure de gloire aux Etats-Unis, et commencent à céder la place au psychédélisme. Phil Ochs, un peu lassé par son statut de "protest-singer" est décidé à expérimenter de nouvelles choses.
Sans se départir de son écriture textuelle engagée, il va faire envelopper celle-ci dans un écrin orchestral, oscillant entre la pop baroque ("Cross my Heart") le néoclassicisme (le tout orchestral : "I've had Her" ou le morceau-titre), le jazz dixieland ou lounge ("Miranda", "The Party") ou encore la musique contemporaine ("The Crucifixion").
Même au niveau des textes, on peut repérer une plus grande distanciation ainsi qu'une plus grande poésie comparé à ses enregistrements antérieurs, l'engagement y étant vu avec plus d'ironie et d'autocritique ("The Party", "Outside a Small Circle of Friends"-son plus gros succès en single) et n'en prenant alors que plus de valeur.
Pour résumer, si Phil Ochs en aura étonné plus d'un (et bouleversé, comme Bob Kennedy avec le surprenant "The Crucifixion", écrit en partie à la mémoire de J.F.K.) avec cet album, il en ressort qu'il a réalisé là l'un des chefs d'oeuvres d'une musique POPulaire dans ce qu'elle a de meilleur et de plus exigeant. Cet album tiend le choc du passage du temps comme n'importe quelle grande oeuvre "classique".
Un MUST de Songwriting et d'arrangements, pour ceux qui n'ont pas peur de s'éloigner des sentiers (re)battus de la pop et du rock.
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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Le militant rentre dans le rang., 30 avril 2012
Par 
Amazon clientèle "les années rock 60/70" (france) - Voir tous mes commentaires
(TESTEURS)    (TOP 500 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Pleasures of the Harbor (CD)
Après s'être fait les crocs sur la scène folk de Greenwich Village en compagnie de celui qui l'a mis à la guitare, Jim Glover, chanteur folk et militant socialiste, le texan Phil Ochs entame une carrière en solo caractérisée par trois premiers LP engagés et à l'écriture contestataire. Il compte alors parmi les très bons élèves de cette scène folk, sans toutefois que ces disques, de véritables brûlots qui prennent position dans des faits politiques ou sociaux quotidiens, ne trouvent vraiment preneurs tandis que les radios se détournent de lui. N'est pas Dylan qui veut. Malgré cela, il a la reconnaissance de la profession qui lui ouvre les portes du festival de Newport, la référence en la matière. En passant chez A&M, pour son quatrième album, Pleasures Of The Harbor (1967), ce songwriter majeur des années 60, lassé de jouer les chanteurs rebelles, prend le risque de sombrer définitivement dans l'oubli en amorçant un virage à 180°. Il délaisse son folk traditionnel pour s'orienter vers une musique folk-pop-rock plus ambitieuse, plus audacieuse, plus originale, parfois baroque, parfois jazzy ou expérimentale et qui en surprend plus d'un. En pleine année psychédélique, alors que les folkeux ont depuis un moment viré au folkrock (qui est arrivé à son apogée), Phil Ochs tente de nouvelles choses, influencé qu'il est par le jazz, le rock, le classique et l'électronique. Cette audace est payante, car on retrouve sur cet album atypique quelques pièces importantes de sa discographie et différentes les unes des autres : le controversé The Crucifixion en 10 versets, chanson qui fait le parallèle entre J.F.K et le Christ, The Party, le baroque Cross My Heart, Miranda, le dixieland très connu Outside A Small Circle Of Friends, Pleasures Of The Harbor (avec Warren Zevon à la guitare), le magnifique Lady Flower de 8 minutes. Ce passage à l'électrique et cette musique aux arrangements élaborés, accompagnée d'une belle voix à vibrato profond, est vraiment brillant. En l'abordant, sachez que vous en prenez pour une cinquantaine de minutes, durée exceptionnelle pour la période. Qu'à cela ne tienne, les bonnes chansons restent intemporelles. J'ai aimé et je tenais à vous faire passer le message (PLO54).
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Pleasures of the Harbor
Pleasures of the Harbor de Phil Ochs (CD - 2000)
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