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5.0 étoiles sur 5 « Au grand soleil chargé d'amour » de Luigi Nono, 2 mars 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Al gran sole carico d' amore (CD)
Luigi Nono (1924-1990) est né à Venise (Italie). Il rencontra Gian Francesco Malipiero (1882-1973) en 1941, et commenca à suivre ses cours de composition au Conservatoire de Venise. En 1946, Nono fit la connaissance de Luigi Dallapiccola (1904-1975) et de Bruno Maderna (1920-1973). De 1950 à 1960, Nono participa à « l'Université d'été internationale pour la nouvelle musique » à Darmstadt, mais rejeta progressivement l'approche analytique du sérialisme pour préserver l'intégrité du phénomène musical. En 1952, Nono rejoignit le Parti Communiste Italien ; il eut alors fréquemment recours à des textes politiques dans ses oeuvres, et mit notamment en musique des textes ou de la poésie de Cesare Pavese, de Federico García Lorca, de Pablo Neruda ou bien encore de Paul Éluard. Dès 1954, Nono s'intéressa à la musique électronique, mais ses premières compositions incluant un travail sur bande magnétique ne datent que du début des années 1960. Après 1980, Nono travailla à « l'Experimentalstudio der Heinrich Strobel-Stiftung des Südwestfunks » à Fribourg-en-Brisgau, où il se tourna alors résolument vers la musique électronique en direct.

« Al gran sole carico d'amore » (Au grand soleil chargé d'amour) a été composé en 1974, et révisé en 1977. Il est dédicacé au chef d'orchestre Claudio Abbado et au pianiste Maurizio Pollini. La pièce est sous-titrée « Azione scenica in due tempi » (Action scénique en deux temps) ; elle est cependant entrée au répertoire comme un Opéra, et elle est écrite pour neuf voix solistes, deux choeurs mixtes, neuf instruments solistes, grand orchestre et bande magnétique. Écrite sur une commande du Teatro alla Scala, elle a cependant été créée au Teatro Lirico de Milan le 4 avril 1975, avant d'être reprise à la Scala. Bâtie sur le thème de la répression de la commune en 1871 (temps I) et de l'insurrection russe de 1905 (temps II), la pièce est dramatique sans comporter aucune action narrative. Le livret consiste en un collage de textes choisis et ordonnés par Nono : Bertolt Brecht, Tania Bunke, Fidel Castro, Che Guevarra, Georgi Dimitrov, Maxime Gorki, Antonio Gramsci, Lénine, Karl Marx, Louise Michel, Cesare Pavese, Arthur Rimbaud, Celia Sánchez et Haydée Santamaria. Les allers-retours entre l'orchestre, les voix et la bande magnétique conduisent à une dramatisation presque expressionniste d'un discours musical à la fois tendu, dissonant et lyrique, mettant en valeur la tragédie des victimes.
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1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 un chant à la gloire des femmes de la Commune, 6 mai 2012
Par 
R. Gouyet "lugdunum" (lyon france) - Voir tous mes commentaires
(VRAI NOM)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Al gran sole carico d' amore (CD)
Bâtie sur le thème de la répression de la commune en 1871 (« temps I ») et de l'insurrection russe de 1905 (« temps II »), la pièce est dramatique sans comporter aucune action narrative : au sens strict, il ne s'y passe rien. Le livret consiste en un collage de textes choisis et ordonnés par Nono et Lioubimov : Brecht (Les Jours de la Commune), Tania Bunke (compagne de Che Guevarra), Fidel Castro, Che Guevarra, Dimitrov, Gorki, Gramsci, Lénine, Karl Marx, Louise Michel, Cesare Pavese, Arthur Rimbaud, Celia Sánchez et Haydée Santamaria. Les aller-retour entre l'orchestre, les voix et la bande magnétique conduisent à une dramatisation presque expressionniste d'un discours musical tendu, dissonant et lyrique mettant en valeur la tragédie des victimes, notamment féminines, de la répression bourgeoise.
L'œuvre s'ouvre sur un prélude que Nono refuse de nommer exactement comme tel : il est intitulé « Come preludio »3 et sous-titré en espagnol « La belleza no está reñida con la revolutión »4, phrase attribuée à Che Guevara. Utilisant la soprano solo, le grand chœur, les percussions et la bande magnétique, ce « Come preludio » débute de manière presque inaudible dans un froissement de papiers, avant de monter progressivement en puissance avec le chœur chantant-parlant une phrase se référant au Che Guevara et à Louise Michel : « Pour ce cœur vaste et secourable - ivre de solidarité - le seul air qui soit respirable - c'est l'amour de l'humanité ».
Le premier « temps » (« tempo I »)5, intitulé « Nous reviendrons foule sans nombre »6, compte neuf scènes. Le « tempo II », sous-titré « La notte e lunga ma gia spunta l'alba »7, compte sept scènes, outre un finale.
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