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L'interprétation de la Missa Solemnis de Beethoven, confiée par Otto Klemperer au disque à l'automne 1965, est de ces disques qui ne peuvent laisser indifférent. Enregistré sans doute un peu tard dans la carrière du chef, qui a alors plus de 80 ans, cette version dispose d'atouts solides. Mais elle est aussi concurrencée par d'autres versions qui font autorité.

L'orchestre est parfaitement habitué à la direction lente et fouillée du chef, ce qui ressort en particulier dans les rares moments où les masses chorales se taisent. En effet, les choeurs, dirigés par Wilhelm Pitz (responsable du Philarmonia Chorus depuis sa création en 1957, et chefs des choeurs de Bayreuth), sont grandioses, en particulier dans les fugues monumentales du Gloria et du Credo. En revanche, on pourra être surpris par le manque d'ampleur dynamique : alors que Klemperer exacerbe les fortissimo et les piano d'habitude, les nuances pourraient être plus expressives dans le Kyrie et dans le Benedictus.

Très belle, l'affiche du quatuor vocal est dominée par Marga Höffgen. Waldemar Kmentt est plus en retrait, mais il est vrai que le rôle du ténor est particulièrement ingrat dans cette messe. Martti Talvela ne parvient véritablement à se faire entendre que dans l'Agnus Dei final. La prise de son place suffisamment les solistes en valeur par rapport aux choeurs.

Dans l'ensemble de l'oeuvre, on pourra être frappé par la cohérence de la construction du Gloria et du Credo, et par la puissance des fugues. Mais certains points sont plus décevants : le Kyrie manque de grandeur. S'il est acceptable dans l'ensemble de cette version, le solo de violon du Benedictus manque de douceur, alors qu'il s'agit de l'une des plus belles mélodies de Beethoven : c'est le plus grave des points faibles de cet enregistrement.

Certes, on pourra comparer ce disque à la version dirigée par Karajan en 1975. On pourra alors regretter l'absence de sensibilité du Benedictus de Klemperer par exemple. Mais on pourra aussi remarquer que Karajan est pénalisé par une prise de son beaucoup trop réverbérée qui noie les détails dans une pâte orchestrale trop épaisse ; que le quatuor vocal est déséquilibré par Gundula Janowitz, à peu près absente vocalement. Refusant le beau son, donnant la priorité aux choeurs c'est-à-dire au texte liturgique, la version de Klemperer n'en paraît que plus homogène, plus expressive, et surtout plus puissante.
11 commentaire|32 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Combien de fois, dans les interprétations traditionnelles de la Missa solemnis, n'avons-nous pas été découragés par des choeurs saturés de criailleries, par un orchestre compact, aux basses ronflantes ?
On incriminait l'écriture paroxystique de Beethoven, abusant volontiers des tessitures extrêmes.
Sobre et probe, la direction de Klemperer fait justice de ces mauvaises explications. Grâce à l'agilité de ses chanteurs, comme à la légèreté de touche de ses instrumentalistes, le chef Otto substitue à un pathos épaissi et fumeux une transparence radieuse, une lisibilité calligraphique.
Le " Benedictus ", en particulier, s'enveloppe, comme le voyait Romain Rolland, d'une douce pénombre à la Rembrandt, d'un clair-obscur mystique. En écoutant ce disque, nous sommes pris d'une délicieuse ivresse spirituelle.
Inutile de vous inviter à l'acquérir au plus vite pour ne pas manquer des moments puissants, essentiels de cette oeuvre magistrale de Beethoven.
Un retour en nous-mêmes....
Bruno LEROY.
Éducateur social.
44 commentaires|14 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 23 février 2016
Autant prendre cette version, colossale à tous points de vue (tempos, puissance du chœur, voix des solistes…). Pour ma part, ce n’est pas l’œuvre de Beethoven que je préfère, ne trouvant pas dans ces dimensions ce que j’attends d’une œuvre religieuse, mais je dois reconnaître que Beethoven semble ici se faire le porte-parole de toute l’humanité, pour s’élever à la hauteur du Créateur et lui dire « vois ce que tu as fait, vois ce dont ta créature est à présent capable, de beauté et de force, quand il s’agit de te louer (et quand il s’agit aussi de se détruire : on était en pleines canonnades napoléoniennes).
Le quatuor vocal convoqué par le vieil Otto Klemperer est de premier plan, évidemment, mais cette œuvre est assez ingrate pour les solistes (comme la IXème symphonie), coincés qu’ils sont entre des masses chorales et orchestrales immenses.
Cette « messe » est complétée d’une très belle version de la Fantaisie pour piano, orchestre et chœur (par ordre d’entrée), avec le jeune Barenboim. La qualité technique du son était déjà bonne sur le vinyl, elle est parfaitement conservée. J’en profite pour recommander aussi les 5 concertos pour piano avec les mêmes artistes, ainsi que le « 6ème » (la version pour piano du concerto pour violon), également par Barenboim.
Commentaire et livret en anglais, allemand, français (+ latin pour la messe). Enregistrement studio (Abbey road !) de 1967.
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le 26 mars 2014
Cette version est surnotée. Elle ne mérite pas les éloges dont elle a fait l'objet depuis longtemps. La prise de son est froide et confuse.
Les versions Karajan 58, 66 et surtout 75 lui sont bien supérieures ; et que dire des versions Böhm 55 (ma préférée) et 75, elles aussi bien meilleures. Et pourquoi pas la version Gardiner de 89.
Il y a trop de très belles versions pour que l'on s'intéresse à celle-ci.

Après réécoute je tempère mon propos...

J'ai été un peu sévère, je l'avoue. Le son n'est si mauvais que ça, mais je pense que la lourdeur de Klemperer nuit à la ferveur. Ici je m'ennuie. Est-ce la direction trop analytique je ne sais pas. En tout cas les versions que je site plus haut sont meilleures je le maintient.
Il faut qu'il y ait un discours qui nous emmène quelque part, vers le ciel sans doute.
Cette version est froide, appliquée et ne nous dit rien.
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