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4.0 étoiles sur 5 Métamorphose définitive ?, 9 août 2001
Par 
Bruno Deluce (Marseille, France) - Voir tous mes commentaires
(VRAI NOM)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Perdition city (CD)
Christopher Rygg alias Trickster G, Garm ou encore G-Wolf, frontman d'Ulver et d'Arcturus, ne cessera donc jamais de nous étonner ! Aprés une trilogie ("Bergtatt-et eeventyr i 5 capitler", "kveldssanger" et "Nattens Madrigal") basée sur les mythes et légendes nordiques, uniquement chantée en ancien norvégien et musicalement marquée par le plus féroce des black-metal et le folk acoustique le plus doux, Ulver est entré dans une ère électronique/industrielle avec "Themes from William Blake's...", double CD dévoilant l'intérêt du groupe pour la poésie anglo-saxonne et les expérimentations. C'est aussi la première réalisation du label Jester Records, contrôlé par Rygg lui-même et dont le catalogue révèle déjà la nouvelle (avant-) garde scandinave en matière de musiques hors normes. L'aventure se poursuit avec "Metamorphosis EP" au titre explicite, et aujourd'hui "Perdition City", qui devrait s'avèrer totallement déroutant aux yeux et oreilles des fans de la première heure. L'album ne fait apparaître aucune guitare saturée, contient peu de chant et fait la part belle aux atmosphères tantôt oppressantes, tantôt apaisantes d'une symphonie mécanisée et pourtant si romantique. Des touches Jazzy amenées par un saxophone glamour ("Lost in moments") aux cordes hitchcockiennes inquiétantes aposées à un beat bancal ("catalept"), Perdition City est un voyage sombre et beau au coeur de la nuit urbaine.
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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 musique et transcendenca, 12 octobre 2001
Par 
Lefevre "XXuK" (Troyes) - Voir tous mes commentaires
(VRAI NOM)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Perdition City (CD)
Le dernier album d'Ulver sort des sentiers visités habituellement par un groupe aux origines metal. Cet album est bien loin de ses racines mais n'en est pas moins fabuleux. L'album demarre sur des notes de saxophones puis vous entrainent dans une ultime transcendence teintée de notes atmosphériques, de rythmes Trip-Hop, le tout baigné par un fond électronique... Pourtant, et pour rester fidèle à ses premiers amours, Perdition City reste triste et beau, amer mais magnifique et, comme il est inscrit sur la jaquette, ce nouvel opus norvégien est parfait pour suivre le rythme de votre sommeil (ou de votre réveil).
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2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Musique pour un film intérieur, 6 août 2010
Par 
L. Aymeric (Lyon) - Voir tous mes commentaires
(VRAI NOM)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Perdition city (CD)
Premier album du nouveau millénaire, ce Perdition City est le deuxième album electro d'Ulver. Après les Themes From William Blake, album très (et trop) riche témoignant d'une envie incroyable, les norvégiens nous reviennent un poil plus sage.

Le format est en effet plus abordable : un disque de 50 minutes, s'étalant sur 9 titres allant entre 3 et 7 minutes. On trouve aussi plus d'homogénéité dans ce disque :le même piano est plus ou moins présent tout du long, poussé par des batteries électro très sèches.

L'album commence très fort sur un Lost In Moments mythique, avec son saxophone de folie. La phrase "Music to an Interior Film" prend déjà tout son sens et l'on voit des narrations se mettre en place à mesure que l'ambiance monte et descend. Ce premier morceau a une ambiance très film noir ou polar, et l'on retrouve un peu ça dans le dernier morceau, Nowhere/Catastrophe et son thème jazz assez malsain, ainsi que sur Dead City Centres.

On a ensuite des morceaux misant énormément sur leur montée en puissance (Hallways of Always, terrible en concert, Tomorrow Never Knows et The Future Sound of Music, hommage au groupe The Future Sound of London dont le groupe s'est largement inspiré sur ce disque). Efficaces mais redondant du fait qu'ils se suivent.

Arrivé à la moitié du disque on passe dans une phase plus sombre, vraiment plus intérieure : on n'est plus dans les clichés cinématographiques connus de tous, mais bien en train de voyager au cœur de soi, dans ses troubles et ses contradictions. En témoignent We Are The Dead, misant sur une ambiance glauque, ou encore Catalept et ses violons angoissants.

Porn Piece or the Scars of Cold Kisses est symptomatique de cette coupure, le morceau étant lui-même séparé en deux parties avec une entrée très rythmée, un break pop inattendu et très bien pensé, puis finissant tel qu'il a commencé. Ce morceau, le deuxième de l'album, est mon préféré avec Lost In Moments.

J'aurai à faire comme reproches à ce disque qu'il n'est pas bien pensé. En effet, l'enchaînement des trois titres très rythmiques les uns à la suite des autres, fonctionnant sur le même mode, puis la rupture obligatoire mais un peu hasardeuse rendent difficile l'appréciation de la deuxième partie du disque. Néanmoins, il s'agit d'un disque très personnel et chacun aura un ressentit profondément différent, et ce côté imparfait participe à la beauté du disque.
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