undrgrnd Cliquez ici RLit nav-sa-clothing-shoes Cloud Drive Photos FIFA16 cliquez_ici Rentrée scolaire Shop Fire HD 6 Shop Kindle Paperwhite cliquez_ici Jeux Vidéo Bijoux Montres Montres

Commentaires client

1
5,0 sur 5 étoiles
5 étoiles
1
4 étoiles
0
3 étoiles
0
2 étoiles
0
1 étoile
0

Votre évaluation :(Effacer)Evaluez cet article
Partagez votre opinion avec les autres clients

Un problème s'est produit lors du filtrage des commentaires. Veuillez réessayer ultérieurement.

50 PREMIERS REVISEURSle 27 avril 2015
Un peu plus de 15 ans après la version de référence de Gustav Leonhardt, dont le sens du détail, de l'accentuation et de l'architecture polyphonique éclaire, encore aujourd'hui, la discographie de l'art de la Fugue, Davitt Moroney enregistra en 1985 pour Harmonia Mundi une autre version de référence (elle même de 15 ans antérieure à une autre version de référence de Robert Hill), á la fois différente mais aussi dans la filiation du maitre néérlandais.

Ce que cette version partage avec celle de Leonhardt, c'est une certaine approche respectueuse du texte, une volonté de respecter l'équilibre de l'architecture de cet entremêlement de voix entre verticalité et horizontalité et une certaine volonté de restituer un message d'universalité, traits généraux que ces deux clavecinistes partagent aussi avec un organiste comme Helmut Walcha et qui les séparent de clavecinistes comme Robert Hill et Ton Koopman ou d'organistes comme André Isoir qui adoptent des approches (tout aussi défendables) plus basées sur le mouvement vers l'avant et la jubilation plutôt qu'une vision spéculative, organique et architecturale.

Là où les versions de Moroney et Leonhardt diffèrent, c'est sur la facon d'appliquer ces principes dans leur jeu. Là ou Leonhardt tend à ciseler chaque note et mettre les détails en relief les uns par rapport aux autres et les voix en perspective (très proche de Walcha de ce point de vue), Davitt Moroney est moins clair dans le détail, mais préfère attacher plus d'importance à la fluidité voire à la fusion des lignes de chant dans un enchainement horizontal plus lié et plus proche d'un certain cantabile.

Cette horizontalité est très bien contrebalancée par de grands accords verticaux qui injectent de l'énergie et donne du relief à ce mouvement horizontal qui serait, sans eux, un peu trop lié et régulier pour complétement maintenir l'attention de l'auditeur.

En ce sens, cette facon d'interpréter rappelle la manière qu'on beaucoup de clavecinistes de jouer les pièces pour clavier de la renaissance avec cette coexistence et ce jeu permanent d'interactions rythmiques et harmoniques entre le chant à la main droite et de grands accords à la main gauche, ce qui est loin d'être incongru tant cet art de la fugue est une oeuvre, à de nombreux points de vue, archaique, en plus d'être visionnaire.

La prise de son de Jean-Francois Pontefract, très proche, donne beaucoup de présence et permet de maintenir suffisamment de précision, même si les registrations riches et ostensiblement constantes tout comme le style de jeu lié de Moroney ne fait pas de cette version la plus lisible du point de vue strictement polyphonique.

C'est peut-être la seule limite (avec ce phrasé lié qui peut manquer de dynamisme et d'accents pour certains) de cette version qui figure indéniablement parmi les versions de référence (au clavecin, l'instrument roi de cette oeuvre) de la discographie avec les versions de Leonhardt (1969) et Hill (2000), d'autant que la notice de Davitt Moroney (j'espère qu'elle est dans cette édition, que je ne possède pas) est remarquable (nombreux sont les musiciens, dont Marie-Claire Alain, qui s'y sont référés par la suite) et que la derniére fugue inachevée, absente de l'enregistrement de 1969 par Leonhardt, est présente, à la fois sous sa forme inachevée mais aussi sous une forme complétée.
0CommentaireCe commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonEnvoi de commentaires en cours...
Merci de votre commentaire.
Malheureusement, nous n'avons pas réussi à enregistrer votre vote. Veuillez réessayer
Signaler un abus
     
 
Les clients ayant consulté cet article ont également regardé

L'Art De La Fugue
L'Art De La Fugue de Jean-Sébastien Bach (CD - 2000)
 
     

Liens Sponsorisés

  (De quoi s'agit-il?)
  -  
Bill Nye DVDs For Your Classroom Way Cool Science! Low Price Buy Now