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MEMBRE DU CLUB DES TESTEURSle 17 février 2007
Alors voilà : Buddy est vieux. C'est dramatique. C'est ce qui ressort parfaitement du premier titre, accoustique, repris de Junior Kimbrough : "je suis vieux, c'est plus comme avant" (Done Got Old). On a mal pour lui.

Commence le second titre avec ce roulement de batterie aussi lointain que menaçant : Spam officie, le Spam qui accompagne habituellement T-Model Ford (quand il ne se bat pas au couteau avec !) Et déjà on s'inquiète, le roulement se rapproche dangereusement et il n'augure rien de bien sain.

Et puis la basse arrive, tellement épaisse qu'on la croirait un instant échappée de chez Ministry.
Vous avez bien lu.

Et Buddy fait parler la poudre : sa guitare hulule, rue dans les brancards, tonitrue dans un fracas de fin du monde... Et Buddy ne chante même plus tellement il semble vivre chaque mot prononcé. D'après la chanson, elle est partie. Alors Buddy fait tout sauter.

Car tout le reste de l'album est ainsi : sursaturé, orageux, écrasant.
Buddy ne cherche même pas à se vautrer dans une débauche d'effets, ça sort, c'est comme ça. Il paraît que le projet, c'était d'aller voir dans le répertoire Fat Possum s'il y est. Et bien on va voir ce qu'on va voir, bande de mécréants, et l'époque où Charley Patton effrayait son auditoire par la violence déployée sur scène n'est pas révolue.

On l'avait oublié ? Le blues, c'est pas cool. Le blues, c'est un cri, c'est le bruit que produisent les âmes quand la vie les déchire, le blues, c'est violent et il est ici joué sur le ton du drame cosmique.

Alors, on sort de là salement secoué. L'aterrissage est difficile, on est un peu étourdi, on regarde la chose, on essaie de chasser cette impression d'avoir été jeté dans un torrent de lave... et on y replonge bien sûr !
Bien sûr.

J'oubliais : tout ce qui a été dit dans les commentaires précédents est rigoureusement exact.
Voilà : vous tenez là un des rares albums capables de changer votre vie.
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Ouah ! La claque. Ici, Buddy nous surprend tous, bien que la pochette, une vieille baraque poussiéreuse dans le bayou (swap-blues ?) et sa photo noir & blanc du verso genre "j'vais vous en mettre plein la tête avec ma guitare", laissait présager quelque chose de pas catholique. Et là, ouverture avec un morceau interprété seul à la guitare avec une voix mûre et profonde (Delta-blues ?). La Classe. Ensuite... qu'ouîs-je ? Une batterie pesante s'annonce sur un mid-tempo, de suite épaulée par une basse monstrueuse, vrombrissante, écrasante ; Félix Pappalardi serait-il revenu d'outre-tombe ? La voix de Buddy s'annonce menaçante et déclamatoire, sa guitare souffre à travers un vieil ampli aux H.P. fatigués délivrant une fuzz naturelle et une réverb du style "J'ai mis l'ampli au fond du parking souterrain pour l'acoustique". On enchaîne avec un titre presque festif de T-model Ford à la limite bordélique. La reprise de lowell Fulson, Tramp, est par contre gâchée par une guitare solo assourdissante noyée par la réverbe. Les hostilités reprennent sérieusement avec la 6e plage : de nouveau cette basse imposante. Mention spéciale pour I gotta try you girl, heavy blues hypnotique de 12 mn. que n'aurait pas renier Mountain. Et jusqu'au dernier titre, le seul estampillé Buddy Guy, nous sommes saisi par la force des titres et la qualité des interprétations lives - on entend parfois les musiciens communiquer entre eux -. Malgré 2 morceaux quelque peu raté, Sweet Tea est un autre chef-d'oeuvre de Buddy
Respects à Davey Faragher et sa basse menaçante et omniprésente, ainsi qu'à Spam à la batterie.
Un album cru et essentiel
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le 16 octobre 2004
Je ne peux m'empécher à chaque fois que j'écoute cet album de ressentir l'envoûtement du desespoir du bluesman prêt à passer un pacte avec le diable et à déclancher l'apocalypse pour que sa douleur cesse enfin. C'est la première fois qu'un album de blues est aussi physiquement émotionnel
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le 29 mars 2013
Etait-il encore possible en 2001, lorsque sortait Sweet Tea, de révolutionner le blues ? Du moins, pouvait-on proposer quelque chose de nouveau, de novateur, dans un style plus que centenaire ? A l’heure où Joe Bonamassa et Popa Chubby se complaisent dans un blues rock conventionnel et attendu, la « relève » arrive finalement d’un taulier du blues, Buddy Guy et ses quarante-quatre piges au service du diable. En effet, Buddy n’est plus le jeune bleu quelque peu naïf des années 1960 : le natif de Lettsworth, Louisiane, a maintenant la bouteille de Lightnin’ Hopkins et de John Lee Hooker. Il est désormais un monument, un chevalier adoubé par Hendrix et Clapton, cité dans presque tous les classements ayant la prétention de réunir les plus grandes icônes de la guitare. En 2001, Buddy Guy est un vétéran, ayant su se distinguer par le large éventail de son jeu : porteur de l’étendard du Chicago blues à la fin des années 1960, il s’est également imposé comme un maître de l’acoustique, en témoignent sa contribution au Folk Singer de Muddy Waters et sa collaboration avec Junior Wells sur Buddy & The Juniors. La passion qui lie charnellement George Guy au blues l’a donc mené sur tous les fronts, pour finalement le laisser presque pour mort dans son club de Chicago, le Legend, où il se produit à la fin des années 1980 devant un public dépouillé.

C’est cependant par l’intervention aussi inespérée que salutaire d’Eric Clapton que Buddy Guy va se relever et à nouveau occuper la place légitime qu’est la sienne dans le vaste monde de la musique populaire américaine. Ainsi, les années 1990 seront fastes pour l’homme à la Stratocaster et lui permettent de renouer avec un succès à la fois critique et commercial, grâce notamment à Damn Right I’ve Got The Blues en 1991 puis Slippin’ In, couronné en 1994 par le Grammy Award du meilleur album de blues contemporain. S’épanouissant à nouveau dans un Chicago blues tout aussi classieux que confortable, le regard de Buddy ne va cependant pas tarder à se tourner vers le Sud. En effet, le bluesman a sans doute acquis avec l’âge l’amour de la rouille et du bayou. Car c’est ce qu’est Sweet Tea, un album vieilli, rouillé, marécageux. Sweet Tea est électrique au possible, et pourtant il laisse transparaître une âme terriblement nue et fragile. Le blues de Buddy Guy n’est plus tout à fait le même, et l’écoute de Sweet Tea le fait sentir.

L’album tire son nom du légendaire studio où il fut enregistré, à Oxford, au Nord de l’Etat du Mississippi. Le lieu choisi par Buddy Guy n’a rien d’anodin : comme le laisse suggérer la masure de la pochette, celui-ci a décidé de réaliser un album au plus proche des sources mêmes du blues, celui ancestral né dans les champs et les exploitations du Sud des Etats-Unis. Sweet Tea est en grande partie un album de reprises, dont quatre sont tirées du répertoire de Junior Kimbrough (« Done Got Old », « Baby Please Don’t Leave », « Stay All Night » et « I Gotta Try You Girl »), un authentique bluesman du Delta redécouvert dans les années 1990 grâce au label Fat Possum. Kimbrough a la particularité d’avoir développé sur ses productions un son extrêmement lourd et proche de ses racines africaines. Son jeu de guitare lancinant et son chant incantatoire ont contribué à faire de lui une légende vivante du blues jusqu’à sa mort, en 1998. Buddy Guy s’en inspire directement pour élaborer l’univers de son album, accouchant finalement d’une œuvre passionnante, fruit d’une vie rythmée par et pour le blues.

Si Sweet Tea est introduit par un morceau acoustique et intimiste, « Done Got Old », le reste de l’album n’est que tension électrique et fureur saturée. La torturée « Baby Please Don’t Leave », dans laquelle Buddy hurle son désespoir, immerge l’auditeur sous la lourdeur quasi-sabbathienne de la section rythmique et un riff aussi hypnotique que mémorable. Le son de guitare est tranchant et pourtant dosé avec finesse, laissant apparaître toute la subtilité du jeu du guitariste, à la fois technique et imprégné d’un feeling presque animal. L’ensemble du LP repose sur un enchaînement de riffs et de patterns rythmiques envoûtants, voir transcendants, maintenant l’attention de l’auditeur sans jamais lui faire perdre pied. Chacun des morceaux est ainsi étiré sur une longueur parfois surprenante (« I Gotta Try You Girl », douze minutes ponctuées d’un fantastique solo plombé) mais qui ne laisse jamais la lassitude s’installer grâce à une densité stupéfiante et virtuose. L’aspect graisseux est présent à chaque instant, comme si l’écoute se faisait les pieds dans le bayou, et pourtant le tout passe avec facilité, à tel point que la durée de l’album semble trop courte. Chaque titre est habité par quelque esprit des années 1930 sans paraître, et c’est là l’une des prouesses de cet album, hors de son temps. « It’s A Jungle Out There », seul titre composé par Buddy Guy et accompagné d’un piano, est saisissant de justesse et d’émotions, et se pose comme l’épilogue parfait de Sweet Tea.

Œuvre à la fois moderne et ancrée dans un passé lointain mais glorieux, Sweet Tea est la plus grande réussite blues de ce début de millénaire. Si l’album est un condensé d’électricité, celui-ci porte indéniablement le gène du blues rural, sorte d’hommage à une profonde nostalgie. Pétri d’émotions, Buddy Guy nous livre l’un de ses albums les plus illustres et magistraux, un chef-d’œuvre rouillé mais magnifique.

Well, I done got old
Can’t do the things I used to do
‘Cause I’m a old man
And I’m not the same…
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bon alors il faut d'abord se remettre je viens de le réécouter, faite le aussi, et vous comprendrez le mot blues et vous aurez aussi l'odeur du bayou. Qui chante? buddy ou sa guitare, évidement les deux, aprés cet album votre âme ne sera plus la même la strato de buddy sera passé par là, un album vaudou qui fait son boulot, il vous envoute ne résisté pas que du bon. J'aurai aimé voir l'état de la bouteille de biere aprés les slides messieur les musiciens respect un album outre tombe en effet
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le 14 octobre 2008
Amateurs de blues, soyez heureux. Ce vieux jeun homme, qui rêvait tant de jouer qu'il avait construit sa guitare a non seulement la technique mais surtout l'âme du blues !
Le vrai, celui du profond des US, du bayou, comme la pochette le montre si bien. C'est lourd, étouffant, nostalgique, décrépi, mais que c'est bon.
Baby please don't leave me vous accroche avec sa rythmique lente et lourde avant de vous faire décoller avec des solos aériens.

Mais e n'est pas tout et vous écouterez en boucle l'exceptionnel I gotta try you girl. Si ce morceau dure 12 minutes, ce n'est pas suffisant et on adore le relancer encore et encore.

Un vrai monument du blues à ne rater sous aucun prétexte.
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le 11 février 2013
Heureuse accointance,qui me fait "chroniquer" ce C.D.de Buddy Guy,juste à la suite de "Come On In This House" de Junior Wells.Les 2 discs au style et au ton bien différents,méritent chacun 5 griffes et des poussières.Les 2 hommes furent de longs amis.Ils ont d'ailleurs fait plus d'une galette ensemble.
J'ai lu rapidement les autres avis(spécial bravo pour celui avec l'image du "son rampant et lourd tel un serpent fatigué d'muer sur la branche de la basse électrique(!!!)
les avis donc sur "Sweet Tea",et,c'est sûr,inconsciemment ça va m'influencer et va y'avoir des redites...
2001 cet album,Buddy Guy a donc 67 ans-Et ça débute pépère,avec un beau blues dépouillé où le vieux nous dit-en gros-qu'il est vieux,maintenant bien vieux et que sa sénilité ne lui permet plus de faire les mêmes choses qu'avant...ah?!?...ok,ok,on prend note...Plus tout à fait la même chose qu'avant,mais quel hypocrite ce Buddy!Ambiance et sons d'arrière-garage,le vieux Chicagoan et sa clique nous ramène dans la mémoire de son Sud natal:

- tissu moite ,pesant-mais dans quel sens!-technique déglinguée de la rage et d'sa maîtrise,nous revoilà,merci Buddy,dans la mémoire poisseuse,le désespoir,le racisme,l'horreur ordinaire et la rage de survivre-
Et par extension,la rage de trouver une qualité de vie...
Et ben oui,c'est du blues jouissant,jouissif-serres m'en cinq sacré Négro,j'ai vu un peu ton ghetto... ..."She Got The Devil In Her",quand tu seras mort Buddy ,nous essaierons et continuerons aussi de transmettre la révolte que t'avais dans les veines.Par extension.
PS: rassurez-vous vite,y'a moins que 46,75...
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le 10 juillet 2004
La baffe. Des guitares rampantes sorties droit du bayou, un style hendrixien époque voodoo chile, un son énorme digne des 1er Led Zep!
Qui ose encore enregistrer un blues de 12 minutes ? et pourtant "I got to try you girl" avec son intro rugissante rappelle les envolées électriques des 70s. Et on ne s'en remet pas.
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le 3 décembre 2005
Le titre est trompeur, ce n'est pas un sweet tea que Buddy Guy nous fait avaler, mais un bourbon sec. Le premier titre aussi est trompeur, un blues accoustique lent et larmoyant : "je suis devenu vieux, je ne peux plus faire ce que je faisait avant". Pourtant, c'est normal, la suite, il ne l'avait jamais fait avant, et personne ne l'avait jamais fait non plus. C'est du lourd, de l'urbain, du massif, et le bourbon de Buddy, on le sent passer comme si on l'avalait après avoir été privé d'eau pendant trois jours.
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C'est quoi ce déluge de guitares sursaturées ? Cette basse vrombissante qui fait trembler les vitres alentours ? Cette frappe de batterie qui ferait passer celle de John Bonham pour un tambour de majorette ? A-t-on affaire à un quatuor grunge de Seattle, trop pressé de faire du boucan, en oubliant de régler les amplis, ou des prises inédites de Grand Funk ?

Non, c'est un disque de blues, enregistré par Buddy Guy. Après le succès de DAMN RIGHT I'VE GOT THE BLUES, Guy semble libre de produire le disque de ses rêves. Quatre musiciens dans une bicoque aménagée en studio, en juillet 2001 (il a 65 ans) et neuf titres, parfois très longs. Capturer l'essence de ce disque ? Jeter un oeil sur la photo derrière le disque, Buddy Guy, vêtu de noir, sur fond noir, la crinière noire, la peau plus noire que l'ébène. Le blues tient ses racines des transes africaines, au cas où on l'aurait oublié...

Le premier titre pourtant ne sent pas le souffre. Dans « Done got old » interprété avec pour seul accompagnement une guitare sèche, Buddy Guy se plaint d'être trop vieux, trop usé. Les titres qui suivent démentent le bluesman, par leur férocité, leur agressivité. Rarement on aura entendu un album de blues contemporain aussi authentique, aussi brut, bestial. Et aussi libre, avec ses plages de 7 minutes, de 12 minutes même pour l'hypnotique « I gotta try you girl » qui ne semble jamais finir, et des conditions d'enregistrement rêvées, souples, où les interventions des uns et des autres ne sont pas gommées au mixage. « Who's been foolin' you » est une splendeur, sans doute le tempo le plus sautillant du disque. Somptueux aussi ce dernier blues « It's jungle out there », (écrit par B.Guy) lourdingue et profond, avec le piano bastringue de Bobby Whitlock en soutien (ex Derek and Dominoes). La plupart des titres sont des reprises de Junior Kimbrough, bluesman du Mississippi décédé en 1998.

SWEAT TEA n'est certainement pas un disque facile, les premières écoutes peuvent désappointer, racler les tympans. C'est le disque d'un des plus grands représentants de la musique blues encore en activité, qui s'est offert là un retour aux sources profondes du delta, d'une authenticité incroyable. Un joyau.

Durée : 54 minutes
88 commentaires|3 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus

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