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Je croyais que cet enregistrement de la Neuvième était celui réalisé en la cathédrale de Lubeck en 1988 (en même temps que le sublime enregistrement de la Huitième par Wand et l'orchestre NDR Bruckner:Sym. 8. Il n'en est rien. Ce coffret deux CD comprend un enregistrement de la Cinquième réalisé en 1989 et de la Neuvième en 1993 en la Tonhalle Hamburg. Un peu déçu... pendant quelques petites minutes jusqu'à ce que je me laisse pénétrer par la Musique. J'ai acheté ce disque essentiellement pour la Neuvième et c'est donc celle-ci que j'ai écoutée en premier. Comme en la cathédrale de Lubeck, les tempi de Wand dans ce concert live de 1993 sont très larges. Une foule de détails deviennent lisibles et on réalise toute la finesse de composition de cette oeuvre complexe. Si on recherche une débauche de puissance dans cet enregistrement Wand, on ne la trouvera pas. Wand ne "célèbre" pas Bruckner et sa lecture des oeuvres du maître de Saint-Florient en sortent quelque peu "dégraissées". Bruckner apparaît chez Wand comme le digne "descendant" de Schubert (les redites, les divines longueurs...). Cette Neuvième n'a donc pas la brutalité ou la puissance des versions de chefs qui conçoivent Bruckner comme un "descendant" de Wagner (voir Solti, Karajan , Furtwangler, voire Jochum). L'élément purement humain en ressort davantage et voilà qui fait le prix de cette version Wand. Le premier mouvement revêt une dimension tragique à taille humaine qui est d'autant plus crédible: la musique nous touche et nous émeut plus qu'elle ne nous écrase. Le Troisième mouvement est à l'image du Premier: tempi larges, sans exagération des effets de masse, finesse des détails et grande lisibilité. Le total dissonant qui marque le tournant de l'oeuvre vers l'atteinte de la sérénité est certes moins brutal que dans Solti/Chicago ou Karajan/Berlin, et peut-être ne sommes-nous pas au bord de l'abîme... mais il est plus humain. Au total un très bel enregistrement...

La lecture que Wand nous donne ici dans cet enregistrement 1989 de la monumentale Cinquième m'a apporté quelques surprises... C'est une oeuvre que je ne cesse de découvrir et redécouvrir: Karajan/Berlin (1977), Jochum/Concertgebouw (1964 à OttobeurenBruckner : Symphonie n° 5), Jochum/Concertgebouw (1986), Jochum/ Orchestre National de France (1969) lors de la création parisienne de l'oeuvre, Celibidache/Stuttgart (1981)... Je n'ai pas fini de la fouiller pour en découvrir les splendeurs! Cette version 1989 de Wand m'a donc surpris, notamment dans le Finale. Les tempi de Wand sont ici plus rapides que dans les versions Jochum que j'affectionne tout spécialement, mais c'est toujours très détaillé et lisible et il se dégage de cette lecture une dynamique, une respiration que je ne retrouve pas ailleurs. Encore une fois, Wand ne "célèbre" pas Bruckner et il place le compositeur dans une filiation schubertienne. Ceci explique peut-être cela. Ce n'est certes pas la version de la Cinquième que je préfère, ma référence étant Jochum/ Concertgebouw (1986) chez Tahra (TAH661-662). Mais il est intéressant d'écouter cette version, à mon avis nettement plus réussie que la version Wand/Berlin (1996). Pour les amateurs d'enregistrements historiques, l'enregistrement "live" du concert du 22 octobre 1969 publié chez les Disques Montaigne (Jochum/Orch National de France au Théâtre des Champs Elysés) est intéressant: c'est celui de la première exécution française de l'oeuvre! La Cinquième ne faisait manifestement pas partie du répertoire de l'Orchestre mais celui-ci est dynamisé par Jochum et s'en sort très honorablement. Ce qui est intéressant c'est l'enregistrement de quelques lazzi noyés par les applaudissements enthousiastes marquant la clôture de ce concert. (Pour information, l'enregistrement est préservé à l'INA). A l'époque, quelques 73 ans après la mort du compositeur, la musique de Bruckner était encore perçue comme "heurtant le bon goût des oreilles française". Que de chemin parcouru depuis lors... Pour notre plus grand bonheur!

Au total, ce coffret est tout-à-fait recommandable.
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