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9 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Classicisme hautement maîtrisé, 23 mai 2011
Par 
Pèire Cotó (Occitània) - Voir tous mes commentaires
(TOP 50 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mozart : Les concertos pour violon - Sonates pour violon K 454 & 526 (CD)
Ce double disque Grumiaux-Davis associe aux cinq concertos pour violon les Sonates pour piano et violon K.454 "Strinasacchi" et K.526. On apprécie de trouver ces sonates interprétées de façon unique mais on regrette la magnifique Symphonie concertante pour violon et alto K.364 avec Arrigo Pelliccia à l'alto, complément beaucoup plus logique qu'on trouvait dans une autre présentation, apparemment plus ancienne Mozart : Intégrale des Concertos pour violon. A l'exception des sonates, qui datent des années 50, la qualité du son est splendide; or il s'agit d'enregistrements du début des années 60. Et puis on se souvient que c'est du Philips, une marque qui a mérité la reconnaissance du public par la transparence et la pureté de ses prises de son.

Parlons d'abord des concertos. A chaque introduction orchestrale, on admire l'élégance et la précision, la netteté, la finesse des traits, la sobriété, le vif-argent, mais aussi l'impétuosité quand il le faut, dans des tempi plus rapides que chez les concurrents de la même époque. Le mot de classicisme (ou de néo-classicisme) vient à l'esprit et on pense aux choix picturaux d'Ingres (violoniste comme on le sait !) qui privilégiait le dessin par rapport à la couleur. Ce type d'interprétation, au début des années 60, semble réagir au style romantique pratiqué dans les décennies précédentes; Marriner, autre Anglais, fera des choix assez semblables. A notre époque, les interprètes ne sont pas retournés vers le romantisme quand ils jouent Mozart, mais leur appréhension du style classique est bien entendu différente.

Ce choix interprétatif, dans lequel les qualités du Symphonique de Londres permettent au chef de réussir sans défaillances, a quelques conséquences. Colin Davis, en allant tout droit, atténue les nuances, gomme les contrastes et défavorise les vents, dont les timbres sont moins facilement perçus que dans les versions concurrentes, au profit des cordes. Dans ce genre, c'est la perfection, mais on s'approche de la froideur, de la simplification du discours et du paysage sonore. Tout y est, bien sûr, mais seule l'écoute d'autres versions permet de s'apercevoir que ça y était, parce qu'on avait eu un peu de peine à entendre certains détails.

Une telle direction convient tout à fait à Arthur Grumiaux, dont l'élégante sobriété est bien connue. Son entente avec le chef est totale. Une comparaison avec sa version mono accompagnée par Moralt montre que le violoniste belge a accentué son goût pour la pureté et la rectitude, aux dépens de nuances expressives qu'on perçoit dans l'enregistrement précédent. Mais quelle légèreté, quelle finesse aérienne, quelle spiritualisation du jeu instrumental ! Il est bien entendu impossible de savoir la part du violoniste et celle du chef dans les choix interprétatifs qui leur sont communs.

Les deux sonates sont d'une rare profondeur, particulièrement la K.454, dont le premier mouvement Largo - Allegro, moins radieux qu'avec d'autres, devient plus intérieur, jusqu'à se rapprocher parfois de la nostalgie et peut-être de l'amertume. Le troisième semble dissiper la mélancolie des deux précédents par sa rapidité, mais en laissant une trace de la fragilité de l'être. Le premier mouvement de K.526 est évident. Comme dans la sonate précédente les tempi sont contrastés, avec un Andante un peu lent, ce qui en accentue la gravité, mais la rigueur de Clara Haskil empêche tout débordement affectif. Le lyrisme de Grumiaux s'appuie sur une maîtrise technique aussi remarquable que son goût et sa dignité.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 La classe absolue, 16 janvier 2014
Par 
Paluel Marmont (France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)    (VRAI NOM)   
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mozart : Les concertos pour violon - Sonates pour violon K 454 & 526 (CD)
Moins "grand public" que ses concertos et ses opéras, les sonates violon-piano de Mozart méritent cependant le détour, et réservent à l'amateur d'heureuses surprises. Notamment les sonates K 454 et 526, enregistrées en 1956 par Arthur Grumiaux et Clara Haskil, modèles indémodables d'intelligence et de sensibilité mozartiennes. Les deux interprètes s'accordent idéalement, alliant évidence et autorité dans leur interprétation. Un enregistrement qui traverse les décennies en surplombant les évolutions du goût. En complément de programme, les cinq concertos de Mozart pour violon: jeu élégant d'A. Grumiaux, direction classique de Colin Davis, sonorité un peu compacte.
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5.0 étoiles sur 5 A. GRUMIAUX : un violoniste hors concours, 6 octobre 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mozart : Les concertos pour violon - Sonates pour violon K 454 & 526 (CD)
Cette réédition est un miracle et facilite l'abord des concertos violon.Malgré quelques années d'âge cet enregistrement est très bon et parfois plus naturel que certains plus récents.
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