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18 internautes sur 19 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 référence, 16 novembre 2005
Par 
earthlingonfire - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Mozart : Die Zauberflöte (La flûte enchantée) (CD)
Voici une intégrale de La Flûte enchantée qui cinquante ans après son enregistrement (1954), contemporain de celui de L'Enlèvement au sérail avec la même équipe, tient toujours le haut du pavé (comme L'Enlèvement au sérail, d'ailleurs). Grâce tout d'abord à la modernité de la direction de Fricsay, acérée, mais aussi émue jusqu'à l'élégie quand il le faut, tendue toujours. Le dégraissage de la masse orchestrale est radical, au moins pour l'époque. Le revers de la médaille, c'est le peu de plaisir sonore pur procuré par l'orchestre de la RIAS, formation incolore mais que Fricsay a dressé à répondre au quart de tour.
Dans la forêt discographique de la Flûte, on ne trouvera pratiquement aucune distribution parfaite, même en se limitant aux premiers rôles. Cette version est (avec Böhm DG, Marriner, Levine et surtout Solti 1969) une des rares à s'en approcher. Il y a d'abord Ernst Haefliger en Tamino, qui ne le cède en beauté, en lyrisme et en héroïsme qu'à Fritz Wunderlich. Il y a Dietrich Fischer-Dieskau, un peu grand monde pour Papageno, mais au-dessus de tout reproche (encore que son premier air ne soit qu'un brouillon de sa deuxième version, avec Böhm), et sa Papagena, une Lisa Otto savoureuse. Si un rôle de cet opéra a souffert au vingtième siècle, c'est celui de la Reine de la Nuit. Le style mozartien dans ce qu'il a de plus belcantiste n'est rené que tard et progressivement. Après Wilma Lipp, Rita Streich n'en est que plus miraculeuse, reine du rôle qui ne sera égalée que par Popp, Gruberova et Dessay. Kim Borg, immense basse dont le décès n'a été annoncé par aucun magazine musical français, règne aussi suprêmement sur le rôle du Sprecher. L'autre basse, Josef Greindl, est moins bon en Sarastro qu'en Osmin. Sa noirceur serait propre à faire ressortir l'ambivalence de Sarastro, mais comme il veut y remédier en jouant les grands-pères hugoliens, il perd tout intérêt. Martin Vantin n'est pas non plus le plus marquant des Monostatos. Reste Maria Stader, fidèle de Fricsay. Si sa voix saine et sans histoire pouvait affadir Constance, à qui elle donnait un côté brave fille de la campagne, Pamina lui va rudement bien. Son chant est irréprochable et sa voix a de quoi s'élargir assez pour rendre l'héroïsme de Ach ich fühl's, mais, avec un discernement remarquable, elle ne fait jamais que le strict nécessaire : parfait. Au total, une magnifique version.
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15 internautes sur 17 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Une Flûte réellement enchantée, 19 juin 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mozart : Die Zauberflöte (La flûte enchantée) (CD)
Cette version de la Flûte enchantée est vraiment très belle. L'orchestration d'une rare finesse, un peu en retrait laisse la part belle aux chanteurs. La direction vif argent de Ferenc Fricsay se situe plutôt du côté du théâtre populaire (Neville Marriner) que de la célébration maçonnique (Otto Klemperer). Les voix sont exceptionnelles, notamment le Tamino de Haefliger, la Pamina de Stader ou encore la reine de la nuit de Streich, même si cette dernière n'a pas la perfidie de Popp ou Gruberova. Malgré son âge, cette interprétation n'a pas pris une ride.
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10 internautes sur 12 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 La flûte de la renaissance musicale de Berlin, 17 septembre 2012
Par 
Patrick Gdt "Patrick Gdt." (Paris France) - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Mozart : Die Zauberflöte (La flûte enchantée) (CD)
Il faut se replacer dans le contexte de ce Berlin encore en ruines des années 50, des cicatrices toujours béantes du chaos provoqué par la folie nazie, et des tensions majeures liées à cette guerre froide juste naissante.
De cette atmosphère pesante, peut être l'a t-elle permis, sont nés des chefs d'oeuvres absolus, sortes d'échappatoires à la dureté des temps. Ferenc Fricsay à la tête du RIAS orchester donne avec cette flûte ce qu'on dit être le premier enregistrement de cet opéra sur disque microsillon.
Pour cette grande affaire, on imagine l'excitation qui devait régner chez Deutsch Grammophon.... Fricsay réunit autour de lui ses chanteuses et chanteurs "maison". Ainsi c'est presque naturellement que Rita Streich est la reine de la nuit, Maria Stader une Pamina éblouissante, Joseph Greindl un Sarastro très convainquant. Seul Dietrich Fisher Dieskau fait une irruption tonitruante dans le rôle de Papageno. On dit que Fricsay lui réserva un accueil froid, et qu'il se ravisa bien vite en entendant ce "ténor italien".
Cet enregistrement est d'abord un monument historique, un monument musical, et bien sûr un monument de plaisirs pour l'auditeur. La remastérisation une fois encore fait des merveilles et les voix sont splendides. D'aucuns trouveront Maria Stader un peu "sèche" pour une Pamina, d'autres Rita Streich trop académique. Pour moi cela n'a que peu de sens. Cette version est moderne au sens où Fricsay emporte orchestre et chanteurs dans une lecture fragile, humaine, emportée, émouvante et généreuse de cet opéra si souvent abîmé par des interprétations fantasques. Ici la rigueur hongroise de Fricsay, la parfaite métrique des chanteurs et leur investissement émotionnel que l'on imagine être une aventure très novatrice pour eux, amène ce petit miracle de la musicographie.
C'est simple, cet enregistrement entre pour moi tout droit dans la discothèque idéale.
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5.0 étoiles sur 5 Madeleine de Proust !, 13 août 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mozart : Die Zauberflöte (La flûte enchantée) (CD)
Les interprétations des opéras de Mozart par Fricsay valent d'abord par la direction de ce très grand chef, aujourd'hui un peu méconnu mais qui fut l'égal de ses contemporains comme Giulini ou Karajan. La distribution ne déméritait pas non plus même si Stader était un cran en dessous des merveilleuses Pamina de l'époque, Elisabeth Grümmer et Irmgard Seefried. Mais le reste atteint l'excellence avec le Tamino d'Häffliger qui fut également un sublime évagéliste des Passions de Bach, avec le Papageno du jeune Fischer Dieskau qui chantait déjà divinement bien, n'en déplaise à ses détracteurs qui se plaignent toujours de ce que la mariée soit trop belle, les pôvres chous ! Et il y a la Reine de Rita Streich, sans doute un peu légère, surement pas assez méchante dans le rôle, mais c'est tellement bien chanté ! J e garde une tendresse pour le Sarastro de Greindl qui a sans doute une voix moins belle que d'autres grands titulaire du rôle. Mais je lui trouve une certaine bonhommie qui le rend bien sympathique, lui qui sera un magnifique salaud dans plusieurs rôles chez Wagner, en particulier dans Hagen qu'il habita pendant plusieurs décennies; Et puis, il y a encore le merveilleux Sprecher de Kim Borg qui n'a que quelques phrases, mais quelle phrases !
Et puis surtout, c'est le 1er opéra que j'ai acheté au début des années 60, je devais avoir 13, 14 ans. Je ne m'en suis jamais séparé depuis et je l'écoute toujours avec le même émerveillement !
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5 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Quel bonheur!, 22 avril 2012
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Mozart : Die Zauberflöte (La flûte enchantée) (CD)
Alors là, c'est du tout bon. Quel enchantement cet enregistrement. Les voix sont haut perchées, la musique est splendide. Le rendu est excellent. Même quand on connait l'oeuvre par coeur, on ne peut qu'être subjugué par cet album.
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2 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Je ne suis pas capable de juger cette oeuvre., 27 février 2013
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Mozart : Die Zauberflöte (La flûte enchantée) (CD)
Je n'ai jamais trouvé une seule interprétation de la "reine de la nuit" où cette dernière soit vraiment en colère...
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