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4,3 sur 5 étoiles
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Voici une intégrale de La Flûte enchantée qui cinquante ans après son enregistrement (1954), contemporain de celui de L'Enlèvement au sérail avec la même équipe, tient toujours le haut du pavé (comme L'Enlèvement au sérail, d'ailleurs). Grâce tout d'abord à la modernité de la direction de Fricsay, acérée, mais aussi émue jusqu'à l'élégie quand il le faut, tendue toujours. Le dégraissage de la masse orchestrale est radical, au moins pour l'époque. Le revers de la médaille, c'est le peu de plaisir sonore pur procuré par l'orchestre de la RIAS, formation incolore mais que Fricsay a dressé à répondre au quart de tour.
Dans la forêt discographique de la Flûte, on ne trouvera pratiquement aucune distribution parfaite, même en se limitant aux premiers rôles. Cette version est (avec Böhm DG, Marriner, Levine et surtout Solti 1969) une des rares à s'en approcher. Il y a d'abord Ernst Haefliger en Tamino, qui ne le cède en beauté, en lyrisme et en héroïsme qu'à Fritz Wunderlich. Il y a Dietrich Fischer-Dieskau, un peu grand monde pour Papageno, mais au-dessus de tout reproche (encore que son premier air ne soit qu'un brouillon de sa deuxième version, avec Böhm), et sa Papagena, une Lisa Otto savoureuse. Si un rôle de cet opéra a souffert au vingtième siècle, c'est celui de la Reine de la Nuit. Le style mozartien dans ce qu'il a de plus belcantiste n'est rené que tard et progressivement. Après Wilma Lipp, Rita Streich n'en est que plus miraculeuse, reine du rôle qui ne sera égalée que par Popp, Gruberova et Dessay. Kim Borg, immense basse dont le décès n'a été annoncé par aucun magazine musical français, règne aussi suprêmement sur le rôle du Sprecher. L'autre basse, Josef Greindl, est moins bon en Sarastro qu'en Osmin. Sa noirceur serait propre à faire ressortir l'ambivalence de Sarastro, mais comme il veut y remédier en jouant les grands-pères hugoliens, il perd tout intérêt. Martin Vantin n'est pas non plus le plus marquant des Monostatos. Reste Maria Stader, fidèle de Fricsay. Si sa voix saine et sans histoire pouvait affadir Constance, à qui elle donnait un côté brave fille de la campagne, Pamina lui va rudement bien. Son chant est irréprochable et sa voix a de quoi s'élargir assez pour rendre l'héroïsme de Ach ich fühl's, mais, avec un discernement remarquable, elle ne fait jamais que le strict nécessaire : parfait. Au total, une magnifique version.
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le 25 mai 2015
J'ai eu cet enregistrement au début des années 1960,c'était merveilleux de son et d'équilibre (je ne parle même pas de l'interprétation, qui,elle, est parfaite).Il a dû se passer quelque chose lors du report sur C.D. car je ne retrouve plus ma Zauberflöte :les voix sont toujours là,mais l'orchestre a perdu sa présence et sa vigueur;on l'entend loin derrière les voix,ce qui est inacceptable quand on sait le soin et l'importance que Mozart donnait à son instrumentation (notamment dans l'utilisation des instruments à vent),et quand on sait aussi que la prise de son originale était excellente.Les techniciens d'aujourd'hui semblent moins compétents (ou moins musiciens ?) que ceux des années 1950-1970...
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Il faut se replacer dans le contexte de ce Berlin encore en ruines des années 50, des cicatrices toujours béantes du chaos provoqué par la folie nazie, et des tensions majeures liées à cette guerre froide juste naissante.
De cette atmosphère pesante, peut être l'a t-elle permis, sont nés des chefs d'oeuvres absolus, sortes d'échappatoires à la dureté des temps. Ferenc Fricsay à la tête du RIAS orchester donne avec cette flûte ce qu'on dit être le premier enregistrement de cet opéra sur disque microsillon.
Pour cette grande affaire, on imagine l'excitation qui devait régner chez Deutsch Grammophon.... Fricsay réunit autour de lui ses chanteuses et chanteurs "maison". Ainsi c'est presque naturellement que Rita Streich est la reine de la nuit, Maria Stader une Pamina éblouissante, Joseph Greindl un Sarastro très convainquant. Seul Dietrich Fisher Dieskau fait une irruption tonitruante dans le rôle de Papageno. On dit que Fricsay lui réserva un accueil froid, et qu'il se ravisa bien vite en entendant ce "ténor italien".
Cet enregistrement est d'abord un monument historique, un monument musical, et bien sûr un monument de plaisirs pour l'auditeur. La remastérisation une fois encore fait des merveilles et les voix sont splendides. D'aucuns trouveront Maria Stader un peu "sèche" pour une Pamina, d'autres Rita Streich trop académique. Pour moi cela n'a que peu de sens. Cette version est moderne au sens où Fricsay emporte orchestre et chanteurs dans une lecture fragile, humaine, emportée, émouvante et généreuse de cet opéra si souvent abîmé par des interprétations fantasques. Ici la rigueur hongroise de Fricsay, la parfaite métrique des chanteurs et leur investissement émotionnel que l'on imagine être une aventure très novatrice pour eux, amène ce petit miracle de la musicographie.
C'est simple, cet enregistrement entre pour moi tout droit dans la discothèque idéale.
33 commentaires|13 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 19 septembre 2015
Pourquoi, malgré des dizaines de versions ultérieures dont certaines fort remarquables, y a-t-il un certain consensus chez les critiques professionnels pour revenir in fine à cette version ancienne (1954), avec une distribution moins glorieuse que celles très récentes de Karajan et de Fürtwangler, qui bénéficiaient de chateurs qui jouaient ensemble cet opéra sur scène, dans ce Vienne d’après-guerre aux riches distributions ? La réponse est forcément dans le choix des tempi du chef, à sa capacité à animer ces chanteurs réunis en studio. C’est une vision « théâtre léger des faubourgs » (comme celle d’origine), plutôt que « cinémascope avec pyramides égyptiennes et grands défilés de prêtres ».
Greindl avec une voix moins rocailleuse que parfois, ressemble davantage à un bon grand père plein de sagesse qu’à un grand gourou.
Streich est une Reine de la nuit assez humaine finalement, avec toutefois de sacrés aigus !
Stader à une voix de cristal, comme Janowitz ensuite, mais avec moins d’expression, car, contrairement à Janowitz, elle ne s’aventurait pas sur scène, sans doute de par sa très petite taille. Du coup, cela ressemble un peu à un oratorio (ce dans quoi elle excellait).
Haefliger est un bon Tamino, jeune homme vaillant et aristocratique ; ce n’est ni un ténorino ni Siegfried.
Fischer-Dieskau « en fait moins » que dans la version Bohm ultérieure (1964), mais il a déjà cette voix unique et si agréable à entendre.
Tous les autres rôles sont également bien distribués, mention spéciale pour Kim Borg dans la très courte - mais à la mélodie si belle - intervention du Sprecher (de fait, il aurait pu être Sarastro).
Ce disque n’a pas le livret intégral mais une présentation et un bon résumé (en anglais, allemand, français).
Bizarrerie : les chanteurs (tous germanophones de naissance) cèdent la parole à des doublures pour les parties parlées. Eternel débat sur ces parties : faut-il les laisser au disque ? Elles paraissent longuettes et pénibles pour les non germanophones, mais elles permettent une respiration à l’écoute, comme le font les récitatifs, les quelques versions qui les ont supprimées (comme Karajan 1950) apparaissent comme une enfilade d’airs, comme un disque de récital ou de « best of ».
Au total, oui, une version attachante et, à présent à petit prix, tout à ait recommandable.
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En 2010, René JACOBS s'attaquait à Die Zauberflöte... Harmonia Mundi oblige, l'intégrale est coûteuse et l'on ne saurait sortir de l'expérience JACOBS sans s'interroger sur la relation que l'on entretient avec les chefs-d'œuvre. L'éditeur a eu la belle idée de proposer un CD d'extraits avec son catalogue 2015. Un CD de soixante-quinze minutes comportant quelques "famous scènes" (sic) assorti d'un synopsis trilingue permettant de situer chaque extrait dans un résumé de l'action. Le tout à prix discount. Les dialogues ayant été coupés, cela fait pas mal de musique. Suffisamment pour s'interroger sur les options du chef et, aussi, pour prendre beaucoup de plaisir car l'équipe de chanteurs est très convaincante. Au surplus, c'est un bon investissement pour initier les plus jeunes à moindre frais. La mise en place sonore est bourrée d'effets ludiques : l'entrée de la Reine de la nuit est tonitruante à faire peur, Papageno est accompagné par de mécaniques chants d'oiseaux... Tout ce qu'il faut pour retenir l'attention d'un enfant. L'on peut même chanter de conserve puisque la gratifiante petite chanson de Monostatos et des esclaves a été retenue. Ce passage, 'Das klinget so herrlich', est donné dans un tempo totalement inédit et l'on se complaît à le chanter ad libitum.
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le 13 août 2014
Les interprétations des opéras de Mozart par Fricsay valent d'abord par la direction de ce très grand chef, aujourd'hui un peu méconnu mais qui fut l'égal de ses contemporains comme Giulini ou Karajan. La distribution ne déméritait pas non plus même si Stader était un cran en dessous des merveilleuses Pamina de l'époque, Elisabeth Grümmer et Irmgard Seefried. Mais le reste atteint l'excellence avec le Tamino d'Häffliger qui fut également un sublime évagéliste des Passions de Bach, avec le Papageno du jeune Fischer Dieskau qui chantait déjà divinement bien, n'en déplaise à ses détracteurs qui se plaignent toujours de ce que la mariée soit trop belle, les pôvres chous ! Et il y a la Reine de Rita Streich, sans doute un peu légère, surement pas assez méchante dans le rôle, mais c'est tellement bien chanté ! J e garde une tendresse pour le Sarastro de Greindl qui a sans doute une voix moins belle que d'autres grands titulaire du rôle. Mais je lui trouve une certaine bonhommie qui le rend bien sympathique, lui qui sera un magnifique salaud dans plusieurs rôles chez Wagner, en particulier dans Hagen qu'il habita pendant plusieurs décennies; Et puis, il y a encore le merveilleux Sprecher de Kim Borg qui n'a que quelques phrases, mais quelle phrases !
Et puis surtout, c'est le 1er opéra que j'ai acheté au début des années 60, je devais avoir 13, 14 ans. Je ne m'en suis jamais séparé depuis et je l'écoute toujours avec le même émerveillement !
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le 3 février 2015
en réponse à LE PAYSAN. il est bien indiqué qu'il s'agit d'un cd. Avez-vous déjâ vu tenir 02h30 de musique sur un seul CD.
Pour votre information,cette rubrique concerne la qualité de l'interprétation, et non une enquête de satisfaction du service clientèle.
votre commentaire est un peu à côté de la plaque....
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le 22 avril 2012
Alors là, c'est du tout bon. Quel enchantement cet enregistrement. Les voix sont haut perchées, la musique est splendide. Le rendu est excellent. Même quand on connait l'oeuvre par coeur, on ne peut qu'être subjugué par cet album.
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le 26 janvier 2013
malgré le titre de l'album, il n'est pas complet: dure 1 heure alors que l'opéra dure 2h30. Ce n'est pas directement visible.
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le 27 février 2013
Je n'ai jamais trouvé une seule interprétation de la "reine de la nuit" où cette dernière soit vraiment en colère...
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