Commentaires en ligne


10 évaluations
5 étoiles:
 (9)
4 étoiles:
 (1)
3 étoiles:    (0)
2 étoiles:    (0)
1 étoiles:    (0)
 
 
 
 
 
Moyenne des commentaires client
Partagez votre opinion avec les autres clients
Créer votre propre commentaire
 
 
Du plus utile au moins utile | Du plus récent au plus ancien

26 internautes sur 29 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Blue Oyster Cult, un groupe historique à redecouvrir, 27 avril 2004
Par Un client
Ce commentaire fait référence à cette édition : Tyranny And Mutation (CD)
Tyranny and Mutation etait le second album du Blue Oyster Cult, et probablement le meilleur disque du groupe qui inventa le heavy metal. Il était organisé autour de deux faces, une noire, qui contenait les titres les plus célèbres et les plus rock du groupe (The Red and the Black, Hotrails to Hell et 7 screaming diz-busters), et une rouge, qui elle portait des titres sans doute moins évidents mais qui demeurent pour moi, encore aujourd'hui, les plus puissants jamais écrits par le groupe (Baby Ice Dog était en fait écrit par Patti Smith, alors la compagne d'Allen Lanier, guitariste et pianiste du groupe). L'ambiance sombre et la musique extremement puissante et construite de l'album dégagent un sentiment d'énergie et de force qui n'a jamais été dépassé. Les deux derniers titres, enchaines sans transition (Teen Archer et Quicklime Girl), propulsés par la cohésion surhumaine des guitares et de la section rythmique, sont a cet egard memorables. La version livree ici contient 4 bonus, parmi lesquels une extraordinaire version de Buck's Boogie enregistree live en 72 a New York.
Creatif, intelligent, poetique et rigoureux, "Tyranny & Mutation" est avec "Sticky Fingers" des Stones, le Led Zeppelin 3, "Berlin" de Lou Reed et "Trans Europe Express" de Kraftwerk un des rares disques que j'écoute encore régulièrement, 30 ans après les avoir achetés.
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles 
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non


3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Le plus sombre du Blue Oyster Cult, 22 mars 2011
Par 
Lespape "Mornes Bulles" (Habite gîte infâme quai Branly) - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)   
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Tyranny And Mutation (CD)
Plus sombre qu'à Bouzigues ! La couv' déjà : du noir et du rouge, c'est tout. Ici, c'est le deuxième album de Blue Oyster Cult, et le moins qu'on puisse dire, c'est que c'est sombre à souhait.

"Tyranny and Mutation" est éclipsé honteusement par "Sabbath Bloody Sabbath" (bon d'accord, il est sublime et à vrai dire incontournable), pourtant complémentaire et sans doute précurseur du heavy moderne : puissant et burné, lourd (forcément) et complexe, super bien produit.

A ce titre, "The Red and the Black" et "Hot Rails To Hell" (on s'y croirait d'ailleurs) sont des perles incontournables pour tout amateur de heavy metal. La puissance atteint son paroxysme sur "Teen Archeer" et "Quicklime Girl".

Darker certes, stronger sans nul doute, but non forcément better... Excellent mais assez irrégulier tout de même, et pour le moins brumeux et sombre, et moins prog que le premier. Pour les amateurs de son burné uniquement, dont je suis.
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles 
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non


2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 CHRONIQUE DE HERVE PICART MAGAZINE BEST + CHRONIQUE DE CHRISTIAN LEBRUN MAGAZINE BEST, 3 novembre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Tyranny And Mutation (CD)
CHRONIQUE DE HERVE PICART MAGAZINE BEST MAI 1978 N°118 Page 45
2° Album 1973 33T Réf : CBS S 65331
Avec "Tyranny and Mutation", toutes les qualités que l'on sentait en oeuvre dans le sous-sol germinatif de "Blue Oyster Cult" crèvent brutalement la surface, dans une série d'explosions en hard rock majeur. BOC, depuis le premier album, a considérablement électrifié sa musique, accentué les ruptures internes et les contrastes, il a aussi donné une dimension électronique, voire technologique, à sa musique. Et l'on découvre alors quel fabuleux guitariste est Donald Roeser, vif, nerveux, fébrile comme un Cipollina sans joie de vivre. Et l'on ressent l'originalité de la rythmique des Bouchard qui est une des plus raffinées et des plus sinueuses parmi les grandes mécaniques du heavy métal. Et l'on s'intéresse enfin à cet Allen Lanier dont les claviers fournissent un climat d'oppression cosmique à un disque qui ne manque pourtant pas de pouvoir de suffocation.
Ce hard surpuissant (mais guère fondé sur des riffs, on le remarque) donne toute la puissance nécessaire aux fresques science-fictionnesques du Cult, une science fiction froidement spéculative qui enfle démesurément les séquelles de notre temps pour en faire des cauchemars de demain. Dans son concept, cet album va d'ailleurs plus loin que le premier qui se contentait d'être la cruelle mise en images d'un moment particulièrement désespérant de l'humanité. "Tyranny and Mutation" propose déjà une issue idéologique au cauchemar en action, propose un changement de culture et de politique. Le Cult, avec la même froideur-grandeur de ton, se fait le prophète de l'arrivée d'une ère nouvelle, ère des tyrans et des mutants, ère baignée d'une implacable lumière artificielle, ère de métal, vaguement teintée de satanisme, Nietzche, Spinrad animent cette pensé à la fois bougrement effrayante et dangereusement fascinante. Le heavy metal rock du Cult trouve ici sa pleine expression car il est la correspondance exacte des riffs de métal et de rêve de fer. Noir et imposant comme l'Ile des morts" de Druillet, cet album est sans doute le monument du Cult.

CHRONIQUE DE CHRISTIAN LEBRUN MAGAZINE BEST AOUT 1973 N°61 Page 88
C'est un déclic, un détail. Difficilement définissable. C'est un signe, un esprit, qui caractérise instantanément le groupe authentique dans le domaine de la haute tension électrique. On l'a ou on l'a pas. C'est ce qui distingue, par exemple, Flamin' Groovies de Slade, ou l'Alice Cooper de "Be My Lover" de celui de "Elected".
Cette capacité ou incapacité à donner "le" choc pleinement ressenti que l'on attend du rock est peut être à rechercher dans l'utilisation de la défonce électrique comme moyen ou comme fin, dans l'habileté d'un groupe à dominer le fracas qu'il fait naître ou à se rendre esclave d'une recette. Et puis, il y a aussi le feeling, souvent provocant, qui doit se retrouver dans le chant, et dont la sincérité ou l'absence de sincérité ne trompe pas.
Ce déclic joue à plein lorsqu'on écoute ce second album de Blue Oyster Cult. C'est un groupe new yorkais qui émerge actuellement de l'anonymat le plus complet, mais qui semble promis au meilleur avenir. Que joue Blue Oyster Cult ? Du hard-rock, puisqu'il faut définir. Mais on serait plus précis en disant ; du rock en pleine force. Nulle trace de facilité, nulle impression de rabâchage, mais huit titres qui fusent, se développent, s'enchainent en une maestria impériale. Trois gros atouts pour Blue Oyster Cult : tout d'abord un tandem de guitare Roeser/Lanier impressionnant par son efficacité et sa précision toujours inspirée ; ensuite, une étonnante capacité de recherche mélodique, même dans le plus gros des remues-ménage, souci du "chant" (parfois très"anglais") qui a fait les grands noms du rock ; ensuite une volonté, souple et discrète, mais bien marquée, d'innover, par l'emploi su synthétiseur ou d'effets répétitifs qui alliés à des textes explosifs et (dans un sens) réalistes, témoigne d'actualité totale et d'aucune nostalgie.
Bref, Blue Oyster Cult offre, avec "Tyranny And Mutation" une grande démonstration, à juste titre ambitieuse. Reste à souhaiter que toutes ces qualités se maintiendront intactes au travers d'un éventuel succès massif, au travers d'une panification commerciale de l'industrie du disque. Play it very loud.
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles 
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non


1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 "Tyranny And Mutation" : The Red & The Black., 5 novembre 2013
Par 
Voodoo. (in the south of witches valley.) - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Tyranny And Mutation (CD)
"Tyranny And Mutation" est le second album du groupe de Long Island, publié en '73 par The Blue Öyster Cult. Il est le prolongement de leur premier album éponyme, avec cette imagerie astrale intrigante et ce heavy metal à l'atmosphère glaciale.
On retrouve autour du line up du B.Ö.C. (la Secte de l'Huître Bleue), la même équipe de producteurs mentors ou paroliers Murray Krugman, Sandy Pearlman et Richard Meltzer, auxquels s'ajoute désormais Patti Smith. La pochette énigmatique avec cette croix renversée symbole du chaos, est encore dessinée par Gawlik. Sa production s'est cependant métallisée, le côté psychédélique des premiers jours s'estompant. Il est présenté comme un album à deux faces distinctes. La première baptisée "The Black" est faite de quatre titres radicaux très hard, avec le rapide "The Red & The Black" le heavy "O.D.'D On Life Itself" ou le démoniaque "7 Screaming Diz-Busters" interprétés par l'excellent chanteur Eric Bloom qui incarne le côté le plus agressif du groupe, et ce nerveux "Hot Rails To Hell" écrit et chanté par le bassiste Joe Bouchard (qui sera sa plus célèbre contribution au groupe). La seconde face plus mélodieuse, baptisée "The Red" (derrière une imagerie énigmatique, la musique des B.Ö.C. a finalement toujours été hard mais mélodique) contient, le rocker "Baby Ice Dog" la ballade "Wings Wetted Down" des frères Bouchard, un "Teen Archer" interprété par le virtuose Donald "Buck Dharma" Roeser (où les keyboards d'Allen Lanier évoquent le son des Doors, dont ils reprendront d'ailleurs le "Roadhouse Blues" sur scène). L'intrigant "Mistress Of The Salmon Salt (Quicklime Girl)" entérinant l'album sur un ton mystérieux, mais captivant et toujours mélodique.
Ce terrible "Tyranny And Mutation" confirme que Blue Öyster Cult sans véritable leader apparent est constitué d'excellents musiciens. Les cinq membres du B.Ö.C. passant aisément de la composition à l'interprétation. Opérant ainsi, une mutation plus saine que tyrannique.
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles 
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non


3 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Feux dévorants et calcinations noires, 26 juillet 2008
Par 
Klag Heun-Fourte "Klag" (Annoeullin, 59112, à mou m'n'home-là !) - Voir tous mes commentaires
(TESTEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Tyranny And Mutation (CD)
Les amplis Marshall balisèrent la piste que contrôlaient les Fender. La surhumaine barbarie s'abattit (devrais-je écrire «sabbathit»?) sur la planète à la fin Mai avec la déferlante des 3000 guitares qui détruisirent le Monde. Bloom, Dharma et leur indéfectible armada s'en étaient venus semer le chaos en une subsonique attaque dont nous n'allions pas nous relever indemnes. L'Architecture Froide engagea de force une main d'aeuvre servile et les rails en fusion sortis droits des Forges de l'Enfer dictèrent les nouvelles perspectives que chacun allait adorer dans les nouveaux temples bâtis pour une liturgie baptisée «Lucifer, The Light». La fille du Diable elle-même rock'n'rollait comme prévu dans «Cities on flame». Elle était aussi selon certains l'incarnation de la Maîtresse du Saumon Salé, l'alliance nouvelle de l'Huître Bleue, mais cette thèse était controversée.
«Do not panic» avait beau me trotter dans la tête comme une ritournelle sur laquelle dansait nue la Stacia d'Hawkwind, je savais bien que personne ne sortirait d'ici vivant. «Le futur est incertain et la fin, toujours proche», me répondaient en écho les mots de Morrison dans un «Roadhouse Blues» qui figurerait plus tard au répertoire du Blue Öyster Cult, à l'instar du «Born to be wild» de Steppenwolf, la philosophie ayant eu droit de cité (en flammes) au caeur de la sauvagerie qui laisserait l'humanité sur les genoux. La guerre psychologique du Culte ravageait nos cerveaux atrophiés pour laisser place à l'achèvement de la mission qu'allait illustrer de manière définitive le dernier album «Black & White» du groupe américain le plus persuasif qu'il me fût jamais donné d'entendre. Des arrangements secrets se négociaient déjà dans l'ombre, tandis que le sang dégoulinait des nouvelles cathédrales du Rock. Les pions étaient disposés sur un grand échiquier qui ne serait jamais télévisé que par Freddy Hauser au beau milieu des Seventies, peu d'entre nous s'en souviennent. La soumission qui nous attendait encore serait... astronomique ! Nous n'allions pas tarder à le savoir...
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles 
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non


5.0 étoiles sur 5 un must, 2 décembre 2013
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Tyranny And Mutation (CD)
un des albums cultes du BOC, j'avais déjà le 33 tours alors là pour mon auto-radio c'est vraiment top top top !
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles 
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non


5.0 étoiles sur 5 du hard et rien que du hard!, 30 septembre 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Tyranny And Mutation (CD)
vous voulez du hard: achetez tyranny and mutation!
ce disque sortit en 1973 révolutionna la rock musique!
un copain l'avait acheté à l'époque et nous étions une bande de jeunes mecs jouant de l'air guitare avant l'heure en mimant ces morceaux pendant des heures...
nous ne comprenions rien au paroles,mais l'énergie diffusé par les baffles de la petite chaine stéréo que nous avions, nous insufflait une "pêche" que rien avant nous avait apporté!
encore aujourd'hui,(54 ans)lorsque j'écoute ce disque, je ne peux m’empêcher de refaire de la guitare imaginaire des l'intro de "the red & the black" et ce jusqu'au dernier morceaux!
les disques sortis après ne furent pas du même style et devinrent plus fm que rock!
chaque groupe à "fait" un chef d’œuvre. pour BOC ce fut "tiranny & mutation"!
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles 
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non


13 internautes sur 18 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 chef-d'oeuvre, 26 janvier 2002
Par Un client
Ce commentaire fait référence à cette édition : Tyranny And Mutation (CD)
ce troisieme album du cult de l'huitre bleu est peut-etre leur meilleur,le plus metal,le plus derangeant,le plus inspiré.un des 20 meilleurs disques de heavy metal de tous les temps.
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles 
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non


4 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Le summum du BÖC, 15 janvier 2010
Par 
Barthel Damien "Rock Fanatic" (Menucourt, Fr) - Voir tous mes commentaires
(TOP 1000 COMMENTATEURS)    (VRAI NOM)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Tyranny And Mutation (CD)
Sorti en 1973, ce disque court (37 minutes) et puissant est le second du groupe Blue Öyster Cult, et incontestablement un des plus emblématiques albums de heavy metal de l'histoire. Car oui, si ce disque ne date que de 1973 (la Préhistoire pour les metalleux de maintenant, qui risqueraient fort de ne pas écouter ce disque à cause de son ancienneté - ils savent pas ce qu'ils ratent), c'est bel et bien du heavy metal qu'il contient.
Tyranny And Mutation, avec sa pochette my(s)thique peinte par Gawlik (comme celle du premier album, déjà abordé ici), contient 8 titres, et est, dans sa structure, assez particulier : les deux faces portent chacune un nom, 'The Black' (pour la première) ou 'The Red' (l'autre, forcément). Si la première face est irrémédiablement lourde, heavy par excellence, la seconde est nettement plus apaisée, et même quasiment folk (ça reste électrique, bien entendu). La seconde face, plus courte que la première (17 minutes environ comparé aux 21/22 minutes de la première), n'en est pas moins tout aussi belle, même si le titre le moins accrocheur du disque s'y trouve (Mistress Of The Salmon Salt (Quicklime Girl) est pas mal, mais sans doute trop long, 5 minutes poutant).

L'album aligne, surtout sur la face 'noire', une succession de classiques absolus : The Red & The Black (ni plus ni moins qu'une reprise heavy du I'm On The Lamb But I Ain't No Sheep de l'album précédent, en fait), O.D.'d On Life Itself, Hot Rails To Hell (un des deux titres de l'album à être chantés par le bassiste Joe Bouchard), et les démoniaques sept minutes de 7 Screaming Diz-Busters (la coda imparable Lucifer the light...Lucifer the light...).
La seconde face, la 'rouge', est donc radicalement opposée. Elle démarre par le premier titre du groupe à avoir été composé par Patti Smith (alors rock-critic et poétesse rock, pas encore lancée dans sa carrière solo - son premier disque, Horses, date de 1975 - , Patti a toujours été une amie du groupe, et a même flirté un temps avec le claviériste/guitariste rythmique Allen Lanier), Baby Ice Dog, titre court (à peine 3 minutes, le plus court du disque) et extrèmement plaisant, à propos d'une jeune femme intenable, vraie chienne incontrôlable qu'il faudrait presque tenir en laisse...Le titre suivant est le second à être chanté par Joe Bouchard (au fait, tous les autres sont chantés par le Claviériste/guitariste rythmique et chanteur principal Eric Bloom), Wings Wetted Down, sans doute mon petit chouchou du skeud, un morceau imparable, rythmique lente et lourde, mais totalement opposée au style heavy. On jurerait entendre du Copperhead (voir le premier article de mon blog), en tout cas, pas du hard rock. Probablement le titre sur lequel Joe Bouchard chante le mieux (avec Morning Final de l'album Agents Of Fortune de 1976). Le titre qui suit (Teen Archer) peut sembler assez décevant, car très simple et répétitif, par il n'en est pas moins assez réussi dans son ensemble, et enjoué. Puis viennent les 5 minutes de Mistress Of The Salmon Salt (Quicklime Girl), morceau assez plombant malgré une intro et une conclusion ma foi très réussies. Mais c'est en son milieu (et dans les refrains, irritants) que ça pêche pas mal. Le tout donne un titre qui ressemble, dans son ambiance, aux deux derniers titres de l'album précédent, orientés SF/Fantasy à la Michael Moorcock (Workshop Of The Telescopes, Redeemed) sans atteindre leur degré d'excellence. Le titre, comme je l'ai dit plus haut, le moins bon de l'album. Il n'en est pas moins intéressant, mais à coté de 7 Screaming Diz-Busters ou de Wings Wetted Down, ça coince.

Le disque n'est pas facile d'accès, comme l'est le précédent. Il est même plus difficile d'accès que le précédent. Assez sombre, virulent, apocalyptique, technocratique, angoissant (sa pochette, culte et mystique, ne le rend pas plus accessible, bien entendu), Tyranny And Mutation est le sommet de Blue Öyster Cult, c'est indéniable. Dès les premières secondes du premier titre, on est plongé dans un magma sonique violent et brutal, totalement heavy, une fulgurance ininterrompue (du moins pour la première face - ce coté 'deux faces/deux couleurs/deux visions' rend le disque encore plus mythique et intéressant) qui vous laisse sur le cul, littéralement. It's alright, it's alright, it's alright, chantent les BÖC dans le refrain de The Red & The Black, et bon Dieu, oui, c'est vraiment alright !!
A noter le petit texte présent sur l'insert de l'album (et dans le livret de la réédition CD qui propose des bonus tracks intéressants et live - notamment une version live de 14 minutes de 7 Screaming Diz-Busters !) :

"Seepage from deep, black, brittle experiments which failed and transformations too hard to find. "I was overcome and turned to red". Duster's dust became the sale. Lucifer the Light. A restless motion came to move and then subside. In endless knocking at the door - it's time. Tyranny & Mutation. Tyranny & Mutation."

Entre autres, ça parle de 'poudre de poussière en vente libre', et de 'Lucifer est la Lumière'. On peut considérer ça comme totalement idiot, mais en tout cas, on ne peut pas dire qu'avec cet album, Blue Öyster Cult ne nous a pas prévenus : le hard rock n'est pas une affaire divine. Tyranny And Mutation est incontestablement un album démoniaque, dans le sens le plus propre du terme ! Pas un disque dangereux, bien sûr, mais un disque sombre et torturé. En tout cas, un disque à posséder !
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles 
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non


Aucun internaute (sur 1) n'a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 pour les inconditionnels, 4 janvier 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Tyranny And Mutation (CD)
Si j'ai apprécié ce disque (les années 70 sont les + prolifiques), le rock et le hard américain n'atteint pas la qualité des groupes britanniques du même style, selon moi
Il n'en reste pas moins un très bon disque mais il ne me donne pas envie d'écouter le reste de la discographie du Cult
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles 
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non


Du plus utile au moins utile | Du plus récent au plus ancien

Ce produit

Tyranny And Mutation
Tyranny And Mutation de Blue Öyster Cult (CD - 2001)
Ajouter au panier Ajouter à votre liste d'envies
Rechercher uniquement parmi les commentaires portant sur ce produit