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14 internautes sur 16 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 chronique d'une folie annoncée
"The Shining", à sa sortie, fut plutôt mal accueilli et trente ans plus tard il se trouve encore des gens pour penser que c'est l'un des grands ratages de Kubrick. Personnellement, je pense que c'est au contraire une de ses grandes réussites. A première vue, c'est un simple film d'horreur qui n'hésite pas à nous resservir un thème...
Publié le 6 août 2010 par Gwen

versus
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2.0 étoiles sur 5 Eh bien moi... je n'ai pas aimé.
Je sais, je vais surement me faire jeter des pierres et menacer de m'estourbir à coups de maillet de roque (et pas à coups de hache, non non) mais non, je n'ai pas aimé the Shining.

Enfin si, pardon , j'ai adoré le roman. Et j'ai regardé le film juste après, histoire de comparer.

Alors déjà, je...
Publié il y a 1 mois par Audrey B


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14 internautes sur 16 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 chronique d'une folie annoncée, 6 août 2010
Par 
Gwen - Voir tous mes commentaires
(#1 CRITIQUE au Tableau d'HONNEUR)    (COMMENTATEUR N° 1)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Stanley Kubrick Collection : Shining (DVD)
"The Shining", à sa sortie, fut plutôt mal accueilli et trente ans plus tard il se trouve encore des gens pour penser que c'est l'un des grands ratages de Kubrick. Personnellement, je pense que c'est au contraire une de ses grandes réussites. A première vue, c'est un simple film d'horreur qui n'hésite pas à nous resservir un thème éculé du genre, celui de la maison hantée, laquelle devient ici un vaste hôtel perché on ne sait trop où. Mais Kubrick n'était pas homme à faire du réchauffé. Quand il s'attaquait à un genre cinématographique, c'était pour y apposer sa griffe unique, pour le marquer d'une empreinte indélébile. Cette histoire d'hôtel mystérieux où semblent errer d'étranges fantômes est en réalité une toile de fond sur laquelle se joue le véritable enjeu du film: la lente et inexorable descente d'un homme dans le cauchemar de sa propre folie.

Tout en gardant les personnages et les grandes lignes narratives du roman de Stephen King, Kubrick les subordonne ici à son propre univers, à son esthétique, à son projet. 2001 était une odyssée spatiale et philosophique, Barry Lyndon une odyssée historique. "The Shining", lui, est une odyssée mentale. C'est un voyage dans le labyrinthe du cerveau humain. Un labyrinthe dont l'hôtel Overlook, avec ses couloirs interminables, sa constante symétrie, ses moquettes aux motifs géométriques, offre une métaphore évidente, métaphore que file le labyrinthe de verdure attenant à l'hôtel lui-même.

Ce film n'assène pas des effets-choc. Il suggère. Distille. Déstabilise. Il crée le malaise par son décor, son atmosphère, sa musique. Bien sûr, il y a des scènes spectaculaires, comme celle des flots de sang qui jaillissent des ascenseurs, mais c'est malgré tout l'ambiguité qui domine, une ambiguité qui croît peu à peu, scène après scène, qui envahit le spectateur à mesure que la folie envahit Jack Nicholson. Le rythme du film est lent, mais c'est une lenteur lourde de menace, car très vite on sent que s'opère en Nicholson une évolution, une métamorphose. Coupé du monde, coupé de son inspiration de romancier, il se coupe progressivement de sa famille, se déconnecte de la réalité pour sombrer dans un univers de visions, de fantasmes et de voix intérieures.

Le tournage de ce chef-d'oeuvre de l'horreur fut, paraît-il, épique, Kubrick réclamant de ses acteurs ce qu'il réclamait de lui-même, à savoir la perfection, mais quand le résultat final est aussi majestueux, tous les efforts se trouvent justifiés. Du plan d'ouverture rythmé par la Symphonie Fantastique de Berlioz au mystérieux plan final que chacun peut interpréter à sa guise, ce film porte tout bonnement la marque du génie. A la vingtième, à la trentième vision, on continue de lui découvrir des subtilités, des interprétations nouvelles. C'est un film qu'on n'a jamais fini de voir, qui vous interpelle, qui vous interroge, qui vous ramène à lui. C'est un film universel et intemporel, car il parle de la folie qui sommeille en tout être humain. Et qu'un rien, hélas, peut réveiller.
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5.0 étoiles sur 5 ET LA LUMIERE FUT..., 23 septembre 2006
Par 
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Shining [Import anglais] (DVD)
Le maître KUBRICK a encore une fois sidéré le monde cinématographique en 1980 lors de la sortie de "THE SHINING" en réinventant le film dit "d'horreur". Pas, ou peu, d'hémoglobine ; pas, ou peu, d'armes trachantes, aucune scène gore, et pourtant cette oeuvre est horrifique du début à la fin. La "faute" aux acteurs, tous plus remarquables les uns que les autres, à commencer par NICHOLSON, et ses célèbres sourcils diaboliques, la fragile Shelley DUVALL, elle-même diminuée pendant le tournage du film, ce qui contribua à "l'efficacité" de ses larmes, et le jeune Dany LLOYD (dont ce sera l'unique film) et son petit copain "tony". Sans oublier l'un des "personnages" centraux : ce fameux hôtel délicieusement rétro mais terriblement inquiétant, dont les longs couloirs et les immenses salles de réunions, nous font frémir. KUBRICK avec l'emploi de la steadycam (une première pour l'époque) nous fait suivre pas à pas (au sens propre) les errements des parents et du fiston, dans cette immensité désertique. 36 ans plus tard, l'oeuvre n'a pas pris un ride et nous laisse toujours autant pantois lors de la dernière prise de vue. De plus, cet édition nous offre un petit making of, particulièrement rare, quand on connaît le culte de secret dont aimait s'entourer KUBRIK. Il fallait que cela soit sa fille pour qu'il accepte ainsi de se laisser filmer. Un DVD a posséder impérativement dans sa cinémathèque.
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10 internautes sur 12 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 5 étoiles pour l'image HD, 23 juillet 2011
Par 
Ditchovitch "Ditchovitch" (Belgique) - Voir tous mes commentaires
(TOP 100 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Shining [Blu-ray] (Blu-ray)
Cette édition blu ray de Shining est sortie depuis pas mal de temps maintenant mais j'ajoute tout de même que la section image de ce transfert HD reste une des toutes meilleures pour un film ancien depuis l'avènement du support. Dès les premières séquences, quelle claque ! Master nettoyé, colorimétrie et contrastes claquants, piqué de haut vol et effet 3D palpable à plusieurs reprises sur les gros plans, on croirait presque le film tourné hier tant l'image est impressionnante. Le grain est très limité et les défauts de compression rares. On peut vraiment parler de renaissance pour ce monument de Kubrick.
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21 internautes sur 26 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 LUDIQUE ET DIABOLIQUE... KUBRICK NOUS EMMENE SUR LES RIVES DE LA FOLIE, 3 mars 2009
Par 
Luc B. - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Shining [Blu-ray] (Blu-ray)
SHINING (1980) est le plus grand succès public de Stanley Kubrick, qui a d'ailleurs participé à renflouer les caisses de la WarnerBros. Tiré d'un roman de Stephen King, c'est un film de genre, très abordable, populaire, et voulu comme tel par le réalisateur, qui souhaitait tout simplement réaliser un film qui fasse peur. Mais peur en plein jour, en pleine lumière, à l'opposé de ce qui se faisait dans ce genre, jusqu'à présent.

SHINING s'appuie sur une trame dramatique très simple : Jake, un écrivain, accepte un poste de gardien dans un hôtel fermé au public pendant l'hiver, pour y travailler sereinement à son prochain livre. Il y emmène femme et enfant. Le temps passe, et chacun se retrouve face à sa solitude, ses angoisses, ses fantasmes... Kubrick y traite ses thèmes de prédilection, la perte de contrôle, la folie, l'opposition raison/émotion, et la famille (à partir de LOLITA, et à l'exception de FOLAMOUR, tous les films de Kubrick mettent en scène un couple et un enfant).

Le générique nous montre très astucieusement, vu d'hélicoptère, la voiture de la famille serpenter dans la montagne jusqu'à l'hôtel Overlook. En découvrant ce paysage, le spectateur comprend de suite la difficulté qu'il y aura à en repartir, en cas de tempête de neige... Le générique défile à l'écran mais... à l'envers ! Sensation d'étrangeté, dès le début, accentuée par la partition contemporaine de Wendy Carlos, d'après Berlioz. SHINING est un long compte à rebours. Des intertitres décomptent les mois, puis les jours, puis les heures qui nous séparent du dénouement. L'étau se resserre. Une fois les premières scènes d'exposition passées, mais loin d'être anodines, Kubrick va nous distiller sa science de la mise en scène, et amener le spectateur vers l'horreur.

L'utilisation du décor est primordiale. Kubrick y promène sa caméra de manière rectiligne, il affectionne la symétrie des éléments, pour mieux faire ressortir les dérèglements psychiques. Ces longs couloirs vides et silencieux parcourus en travelling par la caméra, sont comme le réseau de neurones de notre cerveau. Pour cela Kubrick avait commandé une caméra spéciale, que l'opérateur tenait grâce à un harnais. Elle permettait de réaliser des travellings sans rails, très fluides. On la connaît maintenant sous le nom de SteadyCam. Cette caméra s'immisce partout, comme un serpent venimeux dans tous les recoins de l'hôtel. Que se cache-t-il derrière ces portes de chambre ? L'hôtel est-il vraiment vide ?

Le film bascule dans le fantasmatique, l'irréel, et le génie de Kubrick est de parvenir à nous faire douter de tout. Jake est-il paranoïaque, schizo, le fils Danny est-il perturbé, affabulateur ? Qu'est ce qui est vrai, qu'est ce qui est faux, qu'est ce qui est inventé ? La force de Kubrick est de filmer le fantasme et le réel sans distinction. La scène où Jake commande à boire, au bar, est l'exemple type. Ou la discussion dans les toilettes. Kubrick parvient à nous faire adhérer à un point de vue, que l'on sait ne pas pouvoir être réel. Il nous amène à un tel état d'esprit que nous acceptons, à la fin, que Jake soit libéré de la chambre froide, alors nous avons vu Wendy en verrouiller la porte.

Une fois le spectateur définitivement perturbé, Kubrick passe la vitesse supérieure, et nous assène des morceaux de bravoure à couper le souffle. Jake menaçant Wendy d'une batte de base-ball, Jake défonçant la porte de salle de bain à la hache en chantant "little pigs, let me go in !" (décomposer cette scène, plan par plan, c'est diabolique !), ou encore les portes des ascenseurs s'ouvrant sur les hectolitres de sang, l'apparition des jumelles (absentes du roman), la chambre 237... autant d'images terrifiantes, traumatisantes, conçues pour nous hanter, davantage que les situations en elles-mêmes. Kubrick veut nous emmener sur les rives de la folie, dans un crescendo d'épouvante. Le point culminant étant la scène du labyrinthe végétal (absent dans le roman de King) avec ce travelling descendant incroyable, et encore une fois, l'utilisation judicieuse de la SteadyCam. Quant à ce qui se passe dans ce labyrinthe, je ne vous en dirai rien...

SHINING est un film ludique, qui joue avec nos nerfs, servi par un duo d'acteurs formidables : Jake Nicholson est au sommet de son art. Il singera le personnage de Jake dans de nombreux films ensuite. Shelley Duval (vue chez Altman) est bouleversante, malmenée par Kubrick qui la poussait à bout de nerf pour obtenir le résultat souhaité à l'écran. Le nombre de prises exigé par Kubrick dans SHINING dépasse l'entendement. Le dénouement énigmatique soulèvera beaucoup de questions, presque autant que 2OO1 et nous force à revoir le film sous un autre angle. Comme MULHOLLAND DRIVE (D.Lynch) autre labyrinthe cérébral, dont on ne peut pas nier la filiation.

Pour finir, quelques infos en vrac : si une version de SHINING de 145 minutes est disponible en DVD, le montage définitif souhaité par l'auteur est de 120 minutes. Fidèle à sa technique, Kubrick avait finalement coupé les scènes "explicatives". Le seul making-off disponible sur Kubrick a été réalisé par sa fille, sur le tournage de SHINING. Ne le rater pas. Ces images sont rares. Stephen King s'estimant trahi par Kubrick, supervisa un remake pour la télé en 1997 (no comment !).
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2.0 étoiles sur 5 Eh bien moi... je n'ai pas aimé., 25 février 2014
Par 
Audrey B - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Stanley Kubrick Collection : Shining (DVD)
Je sais, je vais surement me faire jeter des pierres et menacer de m'estourbir à coups de maillet de roque (et pas à coups de hache, non non) mais non, je n'ai pas aimé the Shining.

Enfin si, pardon , j'ai adoré le roman. Et j'ai regardé le film juste après, histoire de comparer.

Alors déjà, je vais commencer par une petite clarification. Oui je suis fan de Stephen King mais non, je ne suis pas du genre à hurler dès qu'on change un mot du roman. Et non je n'avais aucun à priori sur Kubrick, ni bon ni mauvais, je n'avais vu aucun de ses films avant.
J'ai donc abordé The Shining avec l'esprit ouvert et prête à me régaler.

Et bien non, je ne me suis pas régalée. Et ne m'en voulez pas, ce n'est que ma pauvre opinion. Allez, je lance la spoiler alert, car ce qui va suivre dévoile des éléments de l'intrigue:
Bon alors encore une fois ça ne me dérange pas trop qu'on ne suive pas un roman à la lettre mais là trop c'est trop:

- La force du roman de Stephen King c'est que Torrance c'est un gars normal, avec des problèmes classiques, qui sombre doucement dans la folie sous l'influence de l'hôtel. Ici, même si la progression dans le temps est graduée, on n'y peut rien, on a un film de 2h contre au moins 10h de lecture (quand on savoure). L'effet claustrophobique et étouffant du livre est totalement perdu à mon sens et on a l'impression que Nicholson fond son fusible dès le départ. A part l'enchainement des titres de "chapitre" je n'ai pas du tout eu cette impression de temps qui se traine avant d'accélérer brusquement.

- Danny qui parle à son doigt en faisant une voix bizarre? Pardon mais j'ai trouvé ça ridicule. Ok on n'avait pas les moyens de l'époque de se payer des effets spéciaux spectaculaires mais faire une pseudo scène de "vision" avec une silhouette sombre symbolisant Tony ne me paraissait pas impossible à réaliser...

- D'ailleurs si on n'a pas lu le livre, je me demande comment on peut comprendre quoi que ce soit à l'intrigue. Aucun vrai indice pour nous montrer que c'est l'hôtel qui empoisonne Jack, le pouvoir de Danny est complètement déconnecté de ce qui se passe. Heureusement qu'il y a la conversation avec Halloran, sinon on pourrait penser que Danny est un petit garçon totalement normal. D'ailleurs, avoir le "shining" ne semble lui servir à rien dans le film. Il n'aurait pas le pouvoir que ce serait quasiment la même chose. Les manifestations surnaturelles ressemblent juste à une histoire de fantôme classique, sans aucune explication aux apparitions.
Idem pour la toute fin, quand on voit Jack sur la photo d'époque... C'est à n'y rien comprendre si on a pas lu le livre et appris tous les éléments sur l'histoire de l'hôtel, le pourquoi du comment du bal costumé...

- REDRUM arrive comme un cheveu sur la soupe, ça c'est vraiment la meilleure des meilleurs, c'est pas comme si c'était THE fil conducteur de l'intrigue tout de même...

- Mais le pire pour moi c'est le rôle de Wendy Torrance. Femme forte, indépendante et fière dans le livre, elle n'est que l'ombre de Jack et pleurniche en permanence dans le film. Même l'actrice avouera par la suite qu'elle n'aimait pas la façon dont Kubrick envisageait ce rôle. Sérieusement, Wendy est juste insupportable dans le film et complètement cruche, du moins jusqu'au final. La scène dans l'escalier est RI-DI-CULE alors qu'elle doit être un summum d'angoisse! Avec un autre point de vue sur Wendy j'aurais surement mis trois étoiles mais là c'est rédhibitoire! Le pire c'est qu'à côté de cette personnalité totalement effacée, celle de Nicholson ressort trop! Particulièrement au début où les Torrance sont sensés être une famille banal et où Nicholson bouffe carrément l'écran (sans le vouloir!)

Très honnêtement il y a aussi du très bon dans ce film et ne vous méprenez pas, je suis loin de dire que c'est une grosse bouse. Le final d'ailleurs, dès que Jack perd les pédales est excellent et angoissant à souhait et j'ai bien aimé l'idée et la réalisation de la scène du labyrinthe (qui permet d'utiliser l'angoisse de l'élément végétal sans avoir la difficulté d'animer des haies en forme d'animaux comme dans le livre). Il y a d'autres très bonnes scènes et une réalisation intéressante mais pour moi c'est très loin d'être une bonne adaptation comme j'ai pu le lire (d'ailleurs King lui même n'était pas satisfait et se sentait trahi) ET un chef d’œuvre.
Quand on connait la force du roman on ne peut pas se satisfaire de ce film.
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5.0 étoiles sur 5 La mort aux frousses, 5 décembre 2013
Par 
Durand Sébastien (France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)    (VRAI NOM)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Shining [Blu-ray] (Blu-ray)
Écrivaillon en mal d'inspiration, Jack Torrence accepte de garder un grand hôtel vide et au milieu des montagnes pendant toute la saison d'hiver. Pendant que lui essaie d'écrire son roman, sa femme et son fils (ce dernier ayant le "shilling", sorte de don médiumnique) ont du mal à s'habituer à cette solitude forcée et au mystère qui entoure la chambre 237 où se déroulèrent jadis de bien sinistres évènements.

Adapté librement du roman de Stephen King (qui se décrira à la fois satisfait comme spectateur et mécontent comme auteur de l'oeuvre originale), "Shining" est un des plus justement célèbres films d'horreur. Quand il est sorti, j'avais l'âge du garçonnet justement et il n'était pas question que mes parents m'emmènent le voir mais je me souviens distinctement des reportages à la télé et des extraits, centrés sur la fameuse séquence où Jack détruit à coup de hache la porte de la salle de bains où s'est réfugiée sa femme et quand il passe sa tête de fou dans l'embrasure en murmurant "C'est moi". Ces images me faisaient hurler de peur, forçant ma famille à éteindre le poste. Puissance de l'imaginaire, cela m'a tellement marqué que j'ai mis des années avant d'envisager de voir le film en entier et j'ai même assisté à tous les autres Kubrick dans des rétrospectives de cinéma d'art et d'essai en évitant consciencieusement celui-ci. Puis, je l'ai vu, et plusieurs fois depuis lors, et cela ne m'effraie plus tout à fait autant. Néanmoins, quelle expérience forte encore aujourd'hui !

Bien sûr, "Shining" est porté par la performance hallucinée de Jack Nicholson et, dans une moindre mesure, par Shelley Duvall au physique si "particulier" (pardon !) mais si approprié ici. Mais c'est avant tout un film-monde où l'on a l'impression de circuler dans les volutes de la pensée de Kubrick, dans son cerveau torturé. Car la folie du réalisateur ne fait guère de doute, même si on le considère par ailleurs comme génial. Mais ses obsessions, ses comédiens qu'ils torturait psychologiquement, son goût maniaque, ses tournages interminables, tout cela apparaît à peine transfiguré dans ce film (jusqu'au labyrinthe de buis évidemment). C'est pourquoi on ne s'étonnera pas qu'il ait tant modifié le roman de King (et que ce dernier se soit senti "trahi"), Kubrick avait besoin de cette "réappropriation", avait besoin de faire ce film sien.

La reconstitution de l'hôtel Overlook est fabuleuse (car presque tout a été tourné en studio), chaque image est signifiante (amenant les exégètes à sur-interpréter les détails) et la mise en scène d'une élégance et d'une efficacité à couper le souffle. Rien ne l'illustre mieux que l'utilisation de la steadycam. Bien connu aujourd'hui mais encore révolutionnaire en 1980, ce procédé permet au caméraman de "coller" à l'action et aux héros sans heurts, avec une fluidité à couper le souffle. Et le souffle coupé est bien le sentiment qu'on éprouve pendant ce film qui reste l'un des plus terrifiants jamais tournés.
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5.0 étoiles sur 5 Une grande adaptation avec un Jack Nicholson incroyable !, 4 novembre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Shining [Blu-ray] (Blu-ray)
Voilà une adaptation d'un roman en film qui vaut le détour. C'est rare mais il fait parti de la liste. L'interprétation de Jack Nicholson est bluffante. Son personnage qui sombre dans la violence et dans le délire total à cause de la solitude est maîtrisé de bout en bout. Plus le film avance, plus on voit sa métamorphose. Pourquoi la solitude le rend comme ça ? Jack Torrance est un écrivant et un ancien alcoolique qui pouvait être violent avec ses proches. Il décide de partir avec sa femme et son petit fils qui est différent des autres avec un don dans un hôtel fermé à cette période de l'année en montagne pour avoir de l'inspiration pour écrire son prochain roman, dans le calme. Alors ils emménagent dans ce coin perdu perché en altitude. Mais le comportement du père change très vite et la tension monte d'un cran. Et pour compliquer les choses, une tempête de neige s'abat sur eux, ce qui les bloquent dans l'hôtel. Il faut savoir que le film est plutôt lent. Les scènes sont longues et c'est surtout sur le fait que l'histoire nous montre la folie du personnage, à quel point un humain peut devenir complètement fou à cause de la solitude. La bande sonore est démente. Il faut écouter The Shining avec le volume bien monté. C'est un des points forts du film. La façon de filmé aussi est très réussi avec de larges plans avec la caméra qui avance sur de longs couloir sans interruptions. Si vous voulez vous lancer dans Shining, je vous le conseil fortement. Si vous avez déjà lu l'œuvre littéraire avant, il y à pas mal de différences mais ce sont de grandes différences. Le film est un bon complément, sans gâcher le roman. Et cette version Blu-Ray rend l'image plus belle, moins vieillotte. Objectif réussi pour cette version "HD".  

Les détails du Blu-Ray de la version américaine : nous avons du côté français les doublages et les sous-titres. Pour les bonus, nous les avons qu'en anglais. Le film dure 144 minutes contre 119 minutes pour la version française. Pour les bonus : les commentaires audio, le making-of d'une durée de 34 minutes qui date de 1980, les coulisses du film de 30 minutes, les visions de Kubrick de 17 minutes, un petit reportage de 7 minutes sur le compositeur "Wendy Carlos" et la bande-annonce du film. C'est raisonnable on va dire. Le tournage du film intrigue lorsqu'on le regarde. Et avec ces bonus, on apprends bien. Si vous n'êtes pas au courant et vous voulez en savoir encore plus sur Shining car après l'avoir vu, vous en voulez encore , un long reportage de 100 minutes sort en DVD le 27 novembre sous le nom de "Room 237". 
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Un film à posséder, 7 septembre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Shining [Import anglais] (DVD)
Shining fait partie de ces films qui se doivent de figurer dans votre dvdthèque ou qui se doivent au moins d'être vus.
Excellent dans sa manière de flouer le spectateur qui se retrouve à déméler le vrai du faux. Il faut aussi laisser libre cours à son imagination.
Pour dire comme tout le monde, film culte.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 cultissime!!!!!, 8 mai 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Shining [Blu-ray] (Blu-ray)
c'est une tres bonne idée de passer shining en BR!!! image remasterisée à la perfection bravo à consommer sans modération...
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8 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un scénario solide dirigé de main de maitre par Kubrick, 4 juillet 2006
Par 
lco - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Shining (DVD)
Shining posséde toutes les qualités des autres chefs d'oeuvre de Kubrick: la mise en scéne rigoureuse, la photographie exceptionnelle, le jeu impeccable des acteurs et un scénario solide comme un roc. Adapté du livre éponyme de Stephen King, Shining reprend les thémes chers au célébre romancier: l'écrivain psychotique, la vie de couple, et le surnaturel en toile de fond, cela va de soi. Je ne peux pas dire si le film est fidéle au livre que je n'ai pas lu. Je pense que c'est sans importance compte tenu du résultat excellent. Ce qui m'a le plus marqué dans ce film culte est incontestablement la prestation de Jack Nicholson: son visage est d'une expressivité que je n'ai jamais rencontré ailleurs. On y lit l'intensité du drame qui se noue. Ce film fait définitivement partie des grands classiques.
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Stanley Kubrick Collection : Shining de Stanley Kubrick (DVD - 2001)
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