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12 internautes sur 12 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Coup de génie !, 9 décembre 2008
Par 
orion (Vinland) - Voir tous mes commentaires
(TOP 100 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Night Of The Blade (CD)
Oyez Oyez braves gens...
Venez écoutez l'histoire du groupe qui aurait pu devenir un géant du Metal, qui avait tout pour réussir et qui pourtant tomba dans l'oubli le plus complet en très peu de temps.

Tokyo Blade, groupe anglais (et non japonais malgré son nom et ses pochettes) est né en 1983. Il sortit un album éponyme bien reçu par la critique et en 1984, après un changement de chanteur bien meilleur vocalement mais qui va lui coûter très cher au final, sortit ce superbe "Night Of The Blade".

Comment résumer ? "Night of the Blade", c'est un peu un condensé de tout ce qui se faisait de mieux dans le Metal au milieu des années 80. Des harmonies Maideniennes, des accélérations dignes du Speed Metal, des solos Priestiens, des mélodies Def Leppardiennes... donc un album très ancré dans la fameuse NWOBHM. Et un jeune chanteur, Vic Wright, avec un sacré coffre. Il faut savoir d'ailleurs que l'album entier fut enregistré une première fois avec Alan Marsh, le premier chanteur du groupe, puis entièrement réenregistré après son départ par Vic. Il faut dire que sa voix est bien plus mélodique et puissante que celle de son prédécesseur. La maison de disque avait bien compris ce qu'il manquait au groupe sur son premier album (c'est d'ailleurs elle qui poussa Alan Marsh dehors).
Les compos, sans être hyper originales, dégagent une énergie énorme.
"Night of the Blade", le morceau, est un peu la vitrine de cet album. Un titre excellent qui commence par une partie bien speed. Vic Wright sort tout ce qu'il a. Les deux guitares brillent de mille feux. La partie centrale, plus calme, peut évidemment faire penser à du Maiden.
Pour la suite, sans faire un track-by-track, on notera un "Someone to Love" et un "Lovestruck", deux morceaux mid-tempo avec un fort potentiel commercial (ils ne sortiront toutefois pas en single).
"Dead of the Night" nous offre une orgie guitaristique au moment des solos. Ca part dans tous les sens, c'est jubilatoire. Les deux gratteux, John Wiggins et Andy Boulton s'en donnent à coeur joie.
"Rock Me to the Limit" est le genre de titre bien fédérateur avec gros refrain. Les refrains sont d'ailleurs tous riches et font l'une des forces de cet album.
"Warrior of the Rising Sun" est à mon avis l'autre morceau fort de l'album. Le premier couplet est tout en douceur sur guitares non saturées. On se rend compte au passage de la sacrée puissance de la voix de Vic (qui, il faut le dire, est mixé bien en avant). Le titre s'énerve alors et monte en puissance. Les guitares sont encore très Maideniennes dans la partie centrale.
"Lightning Strikes" qui conclut l'album est encore un morceau excellent et montre un groupe qui sait composer non seulement des titres mélodiques (sans tomber dans la guimauve) avec refrains qui se retiennent bien facilement mais qui restent bien Heavy pour fédérer un public énorme.

Le CD a été réédité avec une palanquée de bonus dont deux titres issus du maxi "Madame Guillotine" qui suivit la sortie de cet album. Le morceau "Madame Guillotine" vaut son pesant d'or à lui tout seul, titre speed avec encore des guitares qui jouent les premiers rôles (notamment sur les harmonies très Helloweeniennes et ça, avant l'apparition de ce groupe.)

Le groupe se vit alors proposer des premières parties prestigieuses et des festivals en compagnie de Dio, Ozzy, Accept, Metallica ou Scorpions. Scéniquement, même si le groupe adoptait un look très Hard US (bandeaux, foulards, spandex, maquillage), il faisait parler la poudre. Vic Wright était le genre de frontman qui, à l'instar d'un Bruce Dickinson, courait partout et sautait dans tous les coins. Le groupe fut alors approché par de grosses maisons de disques comme Warner Bros qui avaient senti le potentiel du groupe (et les pépètes qu'ils allaient pouvoir se faire avec).

Où est le problème, me demanderez-vous? Comment se fait-il que Tokyo Blade n'ait jamais réédité cet exploit ?
Eh bien, si l'on jette un oeil sur les compositeurs des morceaux de cet album, on constate qu'ils sont tous co-signés par Alan Marsh, le chanteur débarqué juste avant la mise en boîte de l'album. Ce qui fait que l'album suivant, "Blackhearts and Jaded Spades" va énormément décevoir ceux qui attendaient beaucoup de ce groupe. Le style a changé. Ce n'est plus du Heavy/Hard puissant mais un Hard Rock plus commercial, pas mauvais mais bien éloigné des compos rafraîchissantes de "Night of the Blade". L'inspiration n'était plus aussi évidente. D'ailleurs c'est flagrant si vous écoutez les quatre derniers bonus de cet album, composés par Boulton et Wright. Vic Wright était un bon chanteur mais pas un bon compositeur, en tout cas dans le style musical que l'on attendait.
Le groupe va se désagréger à la suite de cet album pas franchement bien reçu, perdant coup sur coup son chanteur parti aux States, le guitariste John Wiggins parti rejoindre Paul Di'Anno pour son groupe Battlezone, puis le batteur Steve Pierce et enfin le bassiste Andy Wrighton.
Le groupe va continuer sous l'appellation Andy Boulton's Tokyo Blade (seul rescapé) mais c'en était fini des espoirs engendrés par Tokyo Blade. Un beau gâchis.
Comme le dit l'un des membres du groupe : Nous étions trop jeunes, tout est arrivé trop rapidement, nous étions trop stupides pour réaliser qu'un succès énorme était à portée de mains... Tout est dit.

Voilà comment un véritable espoir de la scène Metal à qui l'on prédisait un avenir doré n'a jamais confirmé. C'est ce qui s'appelle louper le coche.
En tout cas, cet album, comme pas mal des grands albums de Metal sortis à cette époque, s'écoute avec toujours autant de plaisir aujourd'hui. Et ça, c'est pour moi un signe qui ne trompe pas quant à la qualité de celui-ci.

PS : Le groupe, profitant du revival 80, s'est reformé en 2008 avec le line-up de cet album accompagné d'un nouveau chanteur. L'album n'a pas franchement marqué les esprits mais ça a permis au groupe de repartir sur les routes. Et devinez quels morceaux sont réclamés par les fans lors des concerts ?
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Archétype du hard britannique !, 4 mai 2012
Par 
DUNCANIDAHO "DUNCANIDAHO" (FRANCE) - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Night Of The Blade (CD)
Issus de la deuxième vague du métal anglais (celle qui nous offrit également Stampede, Tank, Mama's Boys, Rock Goddess et Heavy Pettin') Tokyo Blade avait tout pour réussir et devenir un grand groupe de hard rock.
Le groupe était en effet l'archètype du jeune hard rock britannique, petit frère de Judas Priest et d'Iron Maiden mais qui ici sait se démarquer de ses glorieux ainés par une originalité et une jeunesse jamais prise en défaut.
Si leur premier opus était quelques fois un peu "timide", ici le groupe est totalement décomplexé et nous livre ici le plus bel heavy metal qu'il soit : teigneux et fonceur, mélodique et accrocheur, sauvage et aggressif.
Orion nous a expliqué pourquoi avec brio, je me contenterais de dire que cet album est certainement un des plus réussi sorti dans ces années là et que le groupe pouvait sans rougir se mesurer avec les Saxons, Def Leppard et autres Pretty Maids tant son hard rock épique et haut en couleur explose sur ce disque.
Régalez vous donc des superbes "Night of the Blade" ou "Warroir of the Risin' Sun", pour n'en citer que deux mais tout le disque vaut son pesant d'or, et accrochez vous lors des chorus louvoyants des deux furieux guitaristes John Wiggins et Andy Boulton.
A part "Madame Guillotine" les bonus figurant à la fin du disque n'apportent malheureusement pas grand chose, l'album original se suffit à lui même !
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2 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Du bon Hard Rock des années 80, 13 février 2006
Ce commentaire fait référence à cette édition : Night of the Blade (CD)
Super album du groupe Tokyo Blade, à découvrir si vous ne connaissez pas ce groupe. Si vous aimez Iron Maiden, vous craquerez pour cet album.
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Night of the Blade
Night of the Blade de Tokyo Blade (CD - 1997)
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