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6 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 HUMANISTE, 12 septembre 2008
Ce commentaire fait référence à cette édition : Superfly (CD)
Afin de s'acheter une nouvelle vie, s'émanciper de sa condition trafiquant de drogue, Youngblood Priest décide de procéder à un dernier grand coup qui devrait lui permettre de s'extraire du monde dans lequel ses choix l'ont empêtré. Malheureusement, dans le milieu interlope new-yorkais, les dés sont souvent pipés d'avance et notre héros va devoir faire preuve d'imagination, de courage, pour retourner une situation qui lui échappe...

Si, à la seule lecture de son synopsis, rien ne semble distinguer Superfly de toute autre série B, il n'en demeure pas moins que ce film est à la Blaxploitation, ce que le Parrain ou Scarface sont au film de gangster. A savoir, la chronique d'une époque et, plus prosaïquement, le synonyme de jackpot au niveau box-office. Héroïque dans le rôle du dealer sur la route de la rédemption, Ron O'Neal y campe un personnage qui, au-delà de son aventure, nous entraîne sur les trottoirs de la réalité afro-américaine des années 70. Drogue et ghettos pour le fond social, intrigue minimaliste, en fait, ce qui fera que ce film aura retenu l'attention, c'est son incroyable bande son originale. Composé par Curtis Mayfield et considéré comme un pur chef-d'aeuvre, une référence en matière d'illustration musicale, le travail produit ici dépasse tous les attendus.

Pamphlet anti drogue dans lequel Mayfield y apparaît autant comme un compositeur d'excellence, qu'en tant qu'artiste engagé, Superfly dépasse de loin tous les Shaft et autres Car Wash par son implication face à la détérioration de la situation économique et sociale de la population noire. Si le message est fort, son support musical l'est tout autant. Sensuelle, mais également africaine par ses origines, la soul contenue dans ce disque ne ment jamais son authenticité. Percussions afro, wah wah omniprésente, cuivres et saxophone inspiré, dès la première écoute, c'est immédiatement que l'on remarque que chaque composition de Mayfield est atteinte par une sorte de grâce. Ce genre de grâce au groove imparable qui, en se passant de toute explication de texte, réussit l'amalgame aventureux entre prise de position individuelle et performance musicale.

Album soul à tendance funk, cultivant diverses sources de chaleur et commentaires sur le monde qui l'entoure, Superfly est à l'image de la tragédie urbaine qu'il représente : un éloquent témoignage de son temps.
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5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un monument indépassable, 10 août 2010
Par 
zybine, amateur éclairé (Paris) - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Superfly (CD)
1972 : apogée de la musique soul afro-américaine et misère des ghettos (ravages de la drogue, guerre du Vietnam, repli identitaire marqué). Superfly, à l'origine simple bande-annonce d'un surfait film de blaxploitation, est au confluent de ces deux contextes : c'est à la fois la chronique la plus juste et distanciée de la vie des inner cities, de leurs dealers et de leurs victimes, et le chef d'oeuvre, plus encore que le What's Going On de Marvin Gaye sorti l'année précédente, de la soul.
Mayfield avait déjà sorti deux extraordinaires albums studio (Curtis et Roots) et devait avant 1975 en produire encore quatre autres de niveau quasi analogue, mais rien ne peut vraiment se comparer à ce Superfly.
On retrouve ici l'étonnante dignité et grandeur de Mayfield, faite de sensibilité aux injustices et soutien aux victimes de l'exploitation et d'appels à la révolte et la libération de l'homme noir. On retrouve surtout cette maestria innée dans les compositions et les arrangements, ce son unique mêlant la voix plaintive et les guitares wah wha de Curtis avec des lignes de basse inouïes par leur noirceur et leur fulgurance et des cordes & cuivres qui semblent comme tomber du ciel soit pour apaiser soit pour nourrir la fièvre des mélodies. L'album commence par trois monuments : le bouleversant Little child runnin' wild, le percutant Pusherman (quelle ligne de basse ...) et le sublime Freddie's dead ou theme from Superfly, toujours imité, jamais égalé, et ne quitte preque plus les sommets. La chanson "Gimme your love" peut raisonnablement être considérée comme la plus sensuelle de la musique soul (avec peut-être le "Still water, love" des Four tops), elle-même la plus sensuelle des musiques.
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5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Bijou, 29 novembre 2007
Par 
Dale Cooper (The one-eyed Jack) - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Superfly [Soundtrack] (CD)
Cet album indémodable marqua une pierre blanche dans la carrière de Curtis Mayfield. Après des disques déjà merveilleux ( Curtis, Curtis Live ! ou Roots ) le chanteur/auteur/guitariste de génie signait là une véritable révolution en matière de musique de films Blaxploitation, et atteignait au sublime en superposant intelligemment soul tranquille et funk irrésistible.

D' un bout à l' autre, les arrangements sont exceptionnels et chaque morceau révèle une science musicale incroyable. Des cordes enfin employés intelligemment et qui ne sonnent pas comme un paquet de guimauve décoratif, des combinaisons rythmiques impeccables, des instruments à vent utilisés à juste dose, des guitares et claviers aériens... tout cela servant d' écrin grand luxe à la voix de Mayfield, littéralement habité, non pas par le film dont il composait ici la bande originale, mais par une conscience politique et sociale affutée. Ecoutez donc les paroles de ce "Freddie's Dead" aussi superbe que bouleversant, qui aborde de front les problèmes de drogue et la condition afro-américaine de l' époque.

D' un bout à l' autre, Mayfield signe des morceaux tous plus attachants les uns que les autres, souvent trempés dans une sérieuse dose de groove félin : voir le "Little child runnin wild" d' ouverture, "Pusherman", ou "Superfly", mélodies irréprochables et invitations à la danse. Il n' hésite pas non plus à faire des expériences purement instrumentales sur le très tonique "Junkie Chase" ou le mélancolique "Think". Quant à la ballade "No thing on me (cocaine song)", il faudrait avoir un coeur de pierre pour y résister...

Bref, un disque absolument indispensable si l' on s' intéresse à la "great black music" des années 70. Et une introduction idéale au travail merveilleux de Curtis Mayfield, si on a le malheur de ne pas encore le connaître !
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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 parfait, 15 octobre 2005
Par 
fred2808 (Marseille) - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Soundtrack (Cassette)
En effet que reprocher a ce disque qui est sans auncun doute la meilleure B.O Blaxploitation existente. Le disque n'est que succession de tubes "Superfly", "Freddy's dead", "Pusherman". La BO de "Shaft" d'Isaac Hayes est bien pâle a côté malgres le trés bon générique. Musicalement Curtis Mayfield était trés doué, c'est manifeste et quelle voix. Achetez ce disque, vous ne serez pas déçu. A noter des morceaux instrumentaux particulièrement réussi!
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Un film comme clip ?, 22 septembre 2013
Par 
Lester Gangbangs - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Superfly (CD)
« Superfly », c’est un film de l’âge d’or du cinéma dit de blaxploitation, mis en scène par un certain Gordon Parks Jr. avec comme acteur principal le dénommé Ron O’Neal. Artistiquement, entre série B et nanar.
« Superfly », c’est la bande-son dudit film, écrite et produite par Curtis Mayfield. Et là, on n’est pas dans la série B, c’est peut-être bien la meilleure B.O. originale (avant que les B.O. deviennent des compilations de hits) jamais publiée.
Et pourtant, un bon paquet de stars de la black music s’y sont collées, à la B.O. des films de blaxploitation. Une façon pour eux de valider cette négritude artistique revendiquée par des cinéastes au tournant des années 70. Précurseur, Melvin Van Peebles, acteur, réalisateur et responsable de la bande-son de « Sweet Sweetback’s Baadasssss Song ». Dans la foulée, Marvin Gaye, James Brown (pas leurs disques les plus marquants), et deux sérieux clients pour qui l’exercice de la B.O. va constituer le tremplin majeur de leur carrière : Isaac Hayes pour « Shaft » et donc Curtis Mayfield pour « Superfly ».
Curtis Mayfield n’est pas vraiment un débutant en 1972. Une carrière à succès avec le trio vocal The Impressions, des débuts en solo remarqués (notamment « Curtis »), et surtout la co-fondation du label Curtom qui lui donnera une liberté artistique quasi totale. Il faut bien ça pour que paraisse un disque comme « Superfly », qui est un constat sans langue de bois de la situation des Afro-américains, écartelés entre racisme au quotidien et ghettoïsation (avec toute la spirale qui peut aller avec, la délinquance, la dope, …). Et sur le disque « Superfly », Curtis Mayfield va beaucoup plus loin que le film « Superfly », qui se contente à peu près d’avoir un héros Noir.
Bon, le discours politique et social au sens noble du terme (et encore faut-il être bilingue pour l’apprécier) n’aurait pas suffi pour que le disque traverse les décennies en restant une référence. C’est aussi du strict point de vue musical que ça se passe. Et là, il a fait très fort le Mayfield. Tout écrit, tout arrangé, tout produit. « Superfly » est une prouesse assez unique. L’ADN du Curtis Mayfield sound, c’est la voix de fausset et la guitare wah-wah. Et puis, viennent s’ajouter aux instruments basiques du rock (ou de la soul, ou du funk, …) des cordes, des cuivres, un grand orchestre, et d’une façon générale tout ce qui peut produire de la musique. N’importe qui empilant tout ça produit un loukoum insupportable. Isaac Hayes arrive à faire sonner « minimaliste » une multitude d’instruments, alors que selon le modèle déposé par Spector (le Wall of sound), plus il y a d’instruments, plus le son doit être énorme. Généralement Mayfield joue sur le mixage, mettant en avant tantôt une ligne de basse, tantôt sa voix, tantôt la guitare, ou les claviers, ou un petit gimmick aguicheur, et reléguant quasiment en sourdine tout le reste.
Et puis, nerf de la guerre, y’a les titres. Les trois premiers sont fabuleux. « Little child runnin’ wild », avec tous les ingrédients sonores qui s’ajoutent les uns aux autres (les percus, la wah-wah, les riffs de cuivres, la voix de fausset de Mayfield, les phrases de sax, …) montrent où Prince est allé piocher (le nain par la taille de Minneapolis a toujours revendiqué cette influence), « Pusherman » est menée par une énorme ligne de basse magique, « Freddie’s dead » et son minimalisme exubérant (si, si, c’est possible), permet de voir dans une scène du film Curtis Mayfield jouer le titre live dans une boîte. Trois titres qui avec le court instrumental jazz-funk « Junkie’s chase » faisaient de la première face vinyle de « Superfly » une des plus cruciales de la black music.
Côté verso, c’était pas mal aussi. « Gimme your love » servait (what else ?) de bande-son à des ébats dans une baignoire entre Ron O’Neal et une beauté black, « No think on me (Cocaine song) » est une ballade soul belle à en faire une overdose, « Think » est un instrumental introduit par une guitare acoustique et une ligne de synthé, avant de partir dans un crescendo ébouriffé, quant au funk-rock de « Superfly » le morceau, c’est le titre qui était sorti le premier en single, c’est dire qu’il a quand même un certain potentiel.
« Superfly » dépasse bien évidemment par l’influence qu’il aura sur la musique noire des 70’s (sans même parler de tous ceux du rap qui le sampleront par la suite) le strict cadre de la simple B.O. Il est curieux de voir qu’après sa mort (en 1999, après une dizaine d’années d’hémiplégie suite à la chute d’une rampe d’éclairage sur scène qui lui a brisé les reins), si tout ce que me music-business compte de grands noms centristes (Franklin, Springsteen, Stewart, Clapton, Marsalis, …), s’est réuni autour de ses chansons pour un album tribute, personne dans la liste n’a osé s’attaquer à un titre de « Superfly » …
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Aucun internaute (sur 1) n'a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 la bombe soul du siecle, 18 février 2003
Par 
Ce commentaire fait référence à cette édition : Superfly (CD)
un monument batti par Curtis Mayfield samplé des millions de fois dans tout les sens des textes engagéavec un message positif malgré le desespoir latent dans la musique ce qui lui donne une forçe rarement égalé dans le domaine de la BLAXPLOITATION// un ulbum inévitable et absolument nécessaire quelque soit vos goûts
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Superfly de Curtis Mayfield (CD - 2011)
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