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1000 PREMIERS RÉVISEURSle 17 décembre 2009
Pour une fois, ne parlons pas de guitariste, mais de bassiste. Willie Kent (1936-2006) est né dans le Mississippi, de parents fermiers, fervents croyants. Le fiston les accompagne à l'église, chante le gospel, et la vocation lui tombe dessus. D'autant qu'à la radio, il entend des Elmore James, Sonny Boy Williamson, Big Bill Broonzy, des Louis Jordan. A l'adolescence il part pour Chicago, travaille le jour, et traine dans les clubs de blues la nuit, où il apprend la guitare auprès de Muddy Waters, Jimmy Rodgers, Little Walter. Un soir, le bassiste de son groupe, trop ivre pour assurer un set, se fait porter pâle, et Willie le remplace au pied levé. Il abandonne la guitare au profit de la basse, et bien lui en a pris, car il joue pour les plus grands, et reçoit quasiment dix ans de suite le prix WC Handy (immortel créateur de « Saint Louis Blues ») du meilleur instrumentiste. Willie Kent chante aussi, compose tous ses titres, et ne sort qu'en 1987 son premier album solo.

COMIN' ALIVE n'est pas un disque en public, mais un enregistrement studio, datant de 2002, et considéré comme un de ses meilleurs. On est dans la pure tradition du Chicago blues, dont Willie Kent dit d'ailleurs que c'est la même musique que le blues du Delta, sauf que l'une est plus au sud que l'autre ! Ce n'est pas la première fois que des artistes blues expliquent qu'ils font tous la même musique, à quelques nuances près, que les termes associés aux styles ne veulent pas dire grand-chose, et passionnent certainement plus les petits français (avec leurs fiches encyclopédiques numérotées et bien rangées dans leurs cases) que les vieux américains du cru. Blues des villes et blues des champs... l'esprit qui les anime est le même.

Sur cet album, Willie Kent est secondé par Haguy F. King à la guitare, dont les chorus tranchants se rapprochent parfois de ceux d'un Albert Collins, (l'intro du premier titre frise le plagiat) en moins furieux et funky, il y a aussi du Albert King dans l'air (« Bad Luck »), et du BB parfois, bref, que de bonnes références. Allen Batts tient le piano, dans la tradition des Otis Spann, il y a un organiste (discret, mais il cumule les fonctions de producteur, ingénieur, et propriétaire du studio !) une guitare rythmique, et une section de cuivre. Et bien sûr Kent à la basse, impérial, une basse ronflante, du walking comme on aime, une superbe ligne sur « Someone like you » qui semble faire la course en tête, entrainant tout le groupe à sa suite. L'ambiance du disque est plutôt mid-tempo, avec quelques bons boogie (« Something new ») et on notera la reprise de « I can't stop loving you » de Don Gibson, chantée entre autre par Elvis Presley, et interprétée ici en complainte soul du meilleur effet.

Rien de révolutionnaire, mais encore une fois, c'est du tout bon, ça roule, ça ronronne, ça chauffe, ça réchauffe, ça fait du bien par où ça passe, et ça porte un nom : de la bonne musique.
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