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18 internautes sur 19 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Etat de grâce, 12 janvier 2004
Par 
Charnay "ferenc-fricsay" (Lyon, France) - Voir tous mes commentaires
(VRAI NOM)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Bruckner : Symphonie n°8 en ut mineur (version 1890, édition Haas) (CD)
Cette Huitième symphonie est le dernier enregistrement de Bruckner réalisé en concert par le regretté Günter Wand avec le Philharmonique de Berlin, sa mort interrompant le nouveau cycle Bruckner qu'il souhaitait entreprendre avec cet orchestre. Avec le concours d'un orchestre d'une beauté à couper le souffle, Günter Wand nous livre une lecture d'une éblouissante clarté, permettant à l'auditeur d'apprécier cette musique à la verticalité écrasante. Les tempi adoptés par Wand, plutôt larges, mais jamais allanguis, sont tout simplement justes, et l'émotion naît ici davantage du travail accompli sur la texture orchestrale, la pâte sonore, que de la conduite d'un discours dramatique. En effet, l'humilité du vieux chef devant cette musique qu'il connaît par coeur et qu'il sait rendre de bout en bout passionnante, est bouleversant.
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12 internautes sur 13 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 mérite 6 étoiles, 30 septembre 2005
Par 
earthlingonfire - Voir tous mes commentaires
(TESTEURS)    (TOP 500 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Bruckner : Symphonie n°8 en ut mineur (version 1890, édition Haas) (CD)
Au crépuscule, et au sommet, de la longue carrière du chef d'orchestre Günter Wand, RCA profite de ses invitations à la tête de l'Orchestre philharmonique de Berlin pour publier quelques enregistrements dont l'importance n'est peut-être pas encore perçue à sa juste hauteur. Après les Inachevée et Grande de Schubert, paraissent de Bruckner les symphonies n° 5, 4, 9, 7 et 8, cette dernière juste avant le décès du chef. Chacun de ces disques renouvelle la discographie, pourtant pléthorique, de l'oeuvre, et j'ai envie d'ajouter que le différentiel, l'apport de Wand est à chaque fois plus grand. Certains de ces disques relativisent en grande partie les qualités brucknériennes d'Eugen Jochum, c'est dire. La 8°, plus grand chef-d'oeuvre achevé de Bruckner, apogée du genre symphonique et une des plus grandes oeuvres d'art du patrimoine universel, toutes catégories confondues, est aussi sur ce CD, où elle trouve sa plus parfaite expression, l'aboutissement suprême de l'art de Wand. Et pourtant, son accueil par la presse française a été tiède, en tout cas au regard de sa qualité exceptionnelle (8 de Répertoire, 4 Diapason).
Quelques toux (trop rares pour être retenues contre ce disque) viennent rappeler que l'on est en concert, ce qu'on oublierait facilement tant le fini instrumental est impressionnant. Le Philharmonique de Berlin, confié à un chef de haut vol, peut donc retrouver son niveau de l'époque Karajan... Dès le début, on ne peut qu'être frappé par la compréhension intime que Wand manifeste de l'oeuvre, qui sous sa baguette se développe d'elle-même, avec une parfaite logique. La tension entre action et contemplation, entre tragique et extase, qui problématise la discographie de cette symphonie, est ici résolue. Non pas qu'on soit sur une sorte de voie médiane-médiocre, mais dans un en-deçà de la biffurcation, où l'auditeur vit le récit psychologique tout en ressentant l'appel de l'infini. Pas de conflit non plus entre expressivité et beauté musicale : les phrases se déroulent dans une plastique irréprochable, tout en étant gorgées de sens : résultat, un impact maximal. A ce niveau, Wand réussit tout, absolument tout. Depuis l'allegro moderato, les colorations des cordes comme des cuivres subjuguent. Le scherzo est un modèle sans doute insurpassable. Contrairement à tant d'autres chefs, Wand comprend que ce n'est pas un moment d'agression (différence fondamentale avec la 7°) mais une sorte de chevauchée fantastique. Les attaques subtilement décalées des cuivres (quelle mise en place !) sont encore plus réussies que chez Haitink à Vienne, et les coups de timbale révèlent un pouvoir d'émotion inconnu jusque-là. Ce n'est certainement pas Jochum qui nous aura serré le coeur avec ce mouvement. Les vagues et les ressacs de l'adagio ne sont pas moins anthologiques, avec ces arêtes vives dans le mouvement si magnifiquement rendues. Le finale est nécessaire, inéluctable, jusqu'à cette prodigieuse coda. Guidé par les phrases ascendantes de violons, d'abord maladroites, incomplètes (3-3-2, comme l'a trop grossièrement souligné Celibidache), qui souffrent, qui travaillent, pour finalement s'extirper de l'imperfection, anéanti par les cors et les trombones, l'auditeur est porté par les timbales jusqu'à la contemplation de l'absolu où, arraché à son enveloppe charnelle, il est accueilli par les sonneries des trompettes. Véritablement apocalyptique, selon son surnom apocryphe, à la fois ex-termination et révélation, cette 8° est sans concurrence, hormis peut-être Böhm avec le Philharmonique de Vienne.
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7 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 version d'anthologie, 13 octobre 2007
Par 
Alexandre Fontaines "rimsky" (Paris, France) - Voir tous mes commentaires
(VRAI NOM)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Bruckner : Symphonie n°8 en ut mineur (version 1890, édition Haas) (CD)
Dans cette version, l'Orchestre philharmonique de Berlin se dépasse et atteint des cimes extraordinaires.
Le chef y livre une compréhension parfaite des tenants et aboutissants de l'oeuvre, tant au niveau formel que dans la mise en relief des motifs unificateurs de toute la symphonie !
Un grand coup de chapeau !
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15 internautes sur 18 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Une très grande version - qui peut ne pas enthousiasmer, 4 septembre 2006
Ce commentaire fait référence à cette édition : Bruckner : Symphonie n°8 en ut mineur (version 1890, édition Haas) (CD)
La 8ème symphonie de Bruckner est une oeuvre d'une telle envergure et d'une telle richesse qu'elle peut recevoir des interprétations très diverses et qu'on ne peut se satisfaire d'un seul enregistrement.

Cet enregistrement par Günter Wand, à la tête d'un Philarmonique de Berlin à son meilleur niveau, est certainement la plus grande réussite parmi les enregistrement récents de l'oeuvre. La mise en place est parfaite; les transitions, si difficiles à réussir chez Bruckner, le sont également. Malgré cela, la sobriété et même la gravité de l'interprétation et le ton très sombre, sans doute dû à l'équilibre sonore propre à l'ochestre, font qu'il est difficile de se laisser captiver par cette interprétation, moins séduisante que d'autres. C'est une des difficultés dans Bruckner que de maintenir l'attention de l'auditeur, et ce qui est facile dans une salle de concert l'est moins au disque.

C'est un choix personnel, mais je préfère la version enregistrée live par Günter Wand à Lübeck, avec son orchestre de la radio d'allemagne du nord (RCA également), ou l'enregistrement d'Eugen Jochum avec le Philarmonique de Berlin dans les années 60 (DG), moins parfait, mais plus contrasté.

En conclusion, quand on aime Bruckner, un seul enregistrement peut-il suffire ?
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4 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un miracle!!!, 28 février 2013
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Bruckner : Symphonie n°8 en ut mineur (version 1890, édition Haas) (CD)
Günter Wand, très grand interprète des symphonies de Bruckner, nous avait déjà donné de fabuleuses versions des 4ème, 5ème, 7ème et 9ème avec les Berliner Philharmoniker, mais ici il se surpasse encore et nous donne peut-être ce qu'on pourrait appeler "la 8ème de toutes les huitièmes!"
Tous les brucknériens chevronnés savent pertinemment que seuls les très grands chefs peuvent se confronter à cette musique d'une résonnance cosmique, et la concurrence ne manque pas: Jochum/Hambourg, Furtwängler/Berlin, Karajan/Vienne, Böhm/Vienne, Giulini/Vienne, Klemperer/Philharmonia (SACD import Japon magnifique), Barenboim/Chicago de préférence à Berlin, Sinopoli/Dresde; mais ce que réussit ici Günter Wand pour son dernier concert avec les Berlinois avant qu'il nous quitte est proprement stupéfiant!...
Quelle beauté, quelle spiritualité profonde se dégagent de cette interprétation sublime, les mots me manquent...
A noter qu'à l'instar de la plupart des grands chefs brucknériens, hormis Jochum, c'est la version Haas qui est jouée ici et non la calamiteuse version Novak.
Voilà! rien à ajouter, le reste ne serait qu'inutile bavardage..., 5 étoiles c'est bien peu, chaudement recommandé, et à ce prix là c'est bradé...
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2 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 La 1ère version à connaître ?, 30 janvier 2011
Par 
méditos (Toulouse) - Voir tous mes commentaires
(TOP 1000 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Bruckner : Symphonie n°8 en ut mineur (version 1890, édition Haas) (CD)
J'avoue ne pas connaître les autres versions de Gunter Wand, et donc celles que l'on préfère parfois à cet ultime témoignage, hommage de Berlin à un kapellmeister nonagénaire. J'y ai trouvé une vision d'une très grande humilité, lumineuse et presqu'apaisée, sans effet tapageur mais sans beaucoup d'abimes, non plus. Le son généreux et les cordes légendaires berlinoises dessent un tapis sonore peut-être trop luxueux où les cuivres restent relativement discrets. Une vision humaniste où Dieu semble tendre la main plutôt qu'une réelle élévation spirituelle ? Une version d'une probité exemplaire cependant, qui tourne le dos tant au narcissime qu'aux grands coups d'esbrouffe. C'est donc une première version idéale pour l'écoute, surtout au prix où l'on peut aisément la trouver, mais j'avoue que la dernière version de Haitink à Dresde me touche bien davantage, à m'en tirer les larmes, et que d'autres, Jochum, Furtwangler et Karajan, voire même Harnoncourt, chacun à leur manière, me font découvrir des chemins bien plus complexes que cette version, tant dans l'expressivité spirituelle que dans l'écriture musicale polyphonique. Très recommandable, cependant.
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