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Les White Stripes, eux c’est sûr, ils viennent de Detroit. Ville au passé lourdement chargé rayon rock violent (Nugent, Stooges, MC5, …). Les White Stripes sont une aberration. Alors que le meilleur groupe du monde de l’époque, Radiohead (on ne rit pas, de toute façon ils ont jamais fait rire personne, ces névrosés), balance les guitares au vide-ordures, dévalise tous les magasins de synthés et autres funestes joujoux bruyants, avec l’ambition de produire un bousin cataleptique que seuls quelques sourds trouveront prodigieux, les White Stripes font le contraire. Retour à l’essence de la musique, juste de la percussion et du rythme.
C’est tout simple, tout con, on a juste besoin de quatre boîtes en carton sur lesquelles cogner, et d’une vieille gratte à trois dollars. Et le temps que le Greenwood de Radiomachin trouve la notice de la machine à fabriquer les ondes Martenot, les Stripes avaient sorti deux disques. Que personne a écouté ou acheté, mais qui constituaient un sacré pied de nez aux mathématiciens et à leur musique assistée par les portables à Steve Jobs… Les White Stripes, c’était le retour à toute allure vers l’éthique « do it yourself ».
Pour les Stripes, tout va changer avec « White blood cells ». Ou du moins commencer à changer. Jack White va s’offrir un plongeon dans le passé. Et ne pas s’arrêter au garage sixties des Sonics, Seeds, Remains, et toute la clique des compiles Nuggets. Il va remonter aux sources du rock, aux blues secs et austères, au folk des hobos, à la country et au hillbilly des campagnes blanches. Digérer tout çà. Et le recracher à travers un filtre punk. Ce son craspec, cette électricité bourdonnante et bouillonnante, il va en tartiner ses disques. Avec un truc en plus. Il va donner à son groupe une image, un son, trouver un concept.
D’abord ils ne seront que deux, lui et Meg (à l’époque présentée comme sa sœur, en fait son ancienne femme). Et ils feront tout sans l’aide de zicos additionnels en studio. Ils ne se vont s’habiller qu’en blanc et rouge. Et jouer le plus sale et le plus saturé possible. Et rester maîtres de leurs productions (pas de majors du disque derrière eux). En fait, Jack White réunit tous les ingrédients pour faire un bide colossal… sauf qu’il sait écrire des chansons. A l’inverse des productions de la plupart des revivalistes, on trouve sur « White blood cells » seize compos originales, zéro reprise.
Le ton est donné d’entrée sur « Dead leaves … » : de la guitare saturée, de la batterie simple (iste ? ette ?), un rock brutal à la mélodie accrocheuse, et hop, envoyez, c’est imparable. Et c’est parti pour la machine à remonter les good times qui rollent. Ou pas. Parce que les White balancent des stricts blues (« I’m finding … »), du hillbilly (« Hotel Yorba »), des bombes soniques lourdes dignes des dinosaures heavy des temps anciens (« Expecting » cogne aussi fort que le « White room » de Cream , « Offend in every way » ou « I think I smell a rat » contiennent des riffs que n’aurait pas renié Jimmy Page, « The Union forever » démarré cool s’offre une accélération de dragster, « Fell in love … » prouve que le grunge et le punk ont été assimilés, …). Le tout dans la concision, 40 minutes pile pour 16 titres, deux couplets, deux refrains, et alors que « White blood cells » est un disque de guitare et rien que de guitare, c’est aussi un gigantesque pied de nez à tous les guitaristes qui sont malheureux s’ils ne casent pas douze millions de notes sur un solo dans chaque titre. La guitare utilisée façon Keith Richards et pas façon John McLaughlin.
Jack White démontre que c’est un grand compositeur. Et quand il faut calmer le jeu, ralentir le tempo, il est là aussi, et pas qu’un peu, le folk acoustique « We’re going to be friends » deviendra un des titres emblématiques du disque et du groupe. Jack White (désolé de ne citer que lui, mais la brave Meg, on peut pas dire qu’elle soit impressionnante sur cette rondelle, ni d’ailleurs sur les suivantes) montre que déjà, il aperçoit les limites de sa formule (les Black Keys mettront dix ans à comprendre) : on tourne vite en rond avec juste une batterie et une guitare. Et une fois qu’on a fait un titre sans guitare (« Little room »), un sans batterie (« We’re going … »), le risque de rabâchage arrive. Les White Stripes sauront contourner en studio ce qui aurait pu être un écueil. Un piano se pointe sur le dernier titre (« The protecter »). Les Stripes par la suite ne s’enfermeront pas dans une sorte de dogme musical, et adjoindront à la guitare et à la batterie cordes, cuivres, claviers divers pour un résultat moins basique, moins brut, mais plus successfull.
A noter que ce disque, pour moi leur meilleur, est dédié à Loretta Lynn, vieille gloire de la country. Peu de monde l’avait remarqué, mais ça annonçait déjà un Jack White, qui les premiers succès venus, n’allait pas se contenter de compter ses dollars, et allait devenir le Monsieur Loyal de tous ses anciens potes de Detroit, ne perdant pas une occasion de les citer (Greenhornes, Von Bondies, …), avant de se lancer dans la création d’un label publiant des disques inespérés de Wanda Jackson ou … Loretta Lynn. Définitivement un type qui a la classe, qui sait d’où il vient, et n’oublie pas de payer ses dettes …
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le 31 janvier 2002
Un album très hétérogène passant d'un rock explosif à du folk doux et dylanien. Mais c'est l'atmosphère de ce groupe composé d'un frère, avec une voix géniale, et d'une soeur, à la batterie ,qui nous fait voyager au delà du temps. Minimaliste mais néanmoins parfaitement abouti, cette album est parfait pour les nostalgiques et les réveurs.
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le 17 février 2006
Après 2 premiers albums satisfaisants les Lignes Blanches nous donnent ici un fascinant 3eme opus qui fleure bon le gros rock comme on l'aime ! Des mélodies accrocheuses (dead lives and the dirty ground), parfois punk (fell in love with a girl),des bons trip (I think I smell a rat) le tout portée par une voix originale associée à des sonorités angoissantes nous mettant par moment mal à l'aise (the union forever). Bref une galette trés bonne car non dénuée d'âme.
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le 21 mars 2010
Pour moi le premier album significatif des white stripes. Découvert après le succès de Elephant, un déjà très bon opus, moins abouti que Elephant, mais terriblement efficace et puissant, du rock à l'état pure.
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le 16 mai 2013
Très bon album peut-être même meilleur que "Elephant" (que j'ai découvert avant "White blood cells") !! Il a beau être plutôt court on ne s'en lasse pas !
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le 2 février 2002
Un très bon album à acheter d'urgence si vous êtes déja fan des Strokes.
Rectificatif : dans le commentaire ci-dessus, il est écrit que Meg et Jack ont été mariés puis ont divorcé, c'est faux, ils sont frere et soeur.
Ils ont déclarés avoir été mariés à un journaliste de Times qui les emmerdaient, et le mec y a cru, résultat, il a fait la une avec cette fausse info.
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Si on devait comparer à l'excellent Groupe et premier album de THE STROKES, on pourrait dire que c'est un son plus brouillon et des mélodies sous l'emprise d'alcool ou autres (car elle sont simples, bonnes et courtes) qui permet de donner un effet désabusés ou chaotiques.C'est The vines avant l'heure et un peu lynyrd Skynyrd.
C'est le juste millieu entre le premier album au son garage et le second au son rock propre et simple, c'est le fruit d'un mélange.
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le 29 septembre 2004
Techniquement, Jack et Meg (frère et soeur si on les croit et anciens amants et couple si on en croit une certaine presse musicale de Detroit) ne font rien qui n'aient jamais été fait auparavant. Leur garage-rock teinté de touches bluesy rock "crasseux" doit avoir 30 ans d'existence déjà mais bizarrement ils parviennent à concevoir un album grouillant de vitalité. Sans doute pas leur meilleure réalisation à ce jour, le titre le plus attrayant à mes yeux reste "Hotel Yorba" où guitare acoustique et Jack White qui semble prêt à se casser une corde vocale à tout instant font bon mélange. Le reste de l'album est du même ton et on peut reprocher la présence de quelques titres qui peuvent paraître "hors-sujet".
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le 17 août 2013
Je pense que cet album est peut être excellent ,mais je pense qu'il n'est pas rangé dans la bonne catégorie,
nous sommes a des années lumières du blues
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le 22 février 2002
Curieux ça, des gens n'ayant jamais entendu oui dire des Barbarians, We the People, Small Faces, Kinks, Primitives, Sorrows, Pretties (et caetera et vince victus) se ruent comme des dératés qu'ils sont sur ce qu'ils jugent être bon; or, ça ne l'est pas.
Saisir la négritude et la primitivité, la rebellion, la haine du rythm'n blues n'est guère donné à tout le monde.
Vous me le concéderez bien.
Un produit mal foi bien tourné, préférez lui les précédents 33...Seeya.
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