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14 internautes sur 14 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 A découvrir et à savourer, 22 octobre 2010
Par 
Savinien (Liège, Belgique) - Voir tous mes commentaires
(COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR)    (TOP 10 COMMENTATEURS)   
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Grieg : Sonate pour violoncelle - Quatuor (CD)
En 1993 Truls Mork enregistrait déjà la sonate de Grieg avec Jean-Yves Thibaudet (toujours disponible Brahms.Grieg.Sibelius : Works For Cello And Piano). Il réitère en 2000 avec le pianiste norvégien Havard Gimse, qui joue sur le propre piano de Grieg, l'enregistrement étant réalisé dans la maison même du compositeur à Troldhaugen.

La Sonate pour piano et violoncelle est une des plus belles compositions de chambre scandinave, une oeuvre de tout premier plan, inventive et raffinée, aux mélodies riches et puissantes; un univers fascinant, dont l'inspiration musicale plonge dans le patrimoine folklorique, dans la pure lignée de Grieg. La sonorité du piano du compositeur, plus étriquée que sur un piano de concert moderne, pouvait faire craindre quelques réserves, mais ces couleurs plus mates semble finalement revêtir le chef d'oeuvre nordique d'une atmosphère chaleureusement glacée plus authentique encore (on se souviendra d'ailleurs du magnifique album des pièces lyriques gravé par Leif Ove Andsnes sur ce même piano il a quelques années; voir Grieg : Pièces lyriques ).

Le Quatuor à cordes, seule incursion de Grieg dans ce domaine (hormis un premier quatuor en ré mineur qui fut perdu), est une pièce d'envergure tout aussi notable, déployant à nouveau des lignes mélodiques intenses, avec un Intermezzo et un Finale particulièrement remarquables. Pour l'occasion, Truls Mork s'associe avec bonheur à de jeunes musiciens norvégiens, l'ensemble apportant au texte une large richesse de couleurs et de textures. L'interprétation est fiévreuse et intense, soigneusement cérébrale, nous conduisant sans aucune vulgarité de la dimension dramatique du mouvement initial à la jubilescence gnomique du finale, en passant par l'introspection maîtrisée du splendide mouvement lent.

Un disque séduisant, 100% norvégien, à découvrir et à savourer.
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29 internautes sur 32 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 La "chaleur" nordique, 1 mai 2007
Par 
Julien Mosa "MosaJulien" (Saint-Jean Pied de Port, 64.) - Voir tous mes commentaires
(VRAI NOM)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Grieg : Sonate pour violoncelle - Quatuor (CD)
Le compositeur norvégien Edvard Grieg est surout connu, encore aujourd'hui, pour deux de ses oeuvres : son concerto pour piano et orchestre en la mineur op.16 et les "suites" pour orchestre tirées de sa "musique de scène" "Peer Gynt" op.23. Les "a priori négatifs" fourmillent à son encontre et freinent souvent la découverte approfondie d'un compositeur qui fut désigné comme "le" grand poète musical de la Norvège par un des illustres compatriotes, le dramaturge Bjornstjerne Bjornson. Comme le souligne à juste titre Alain Cochard dans le texte de présentation du présent compact-disc, en reprenant une phrase du critique français du siècle dernier Camille Bellaigue, Edvard Grieg se "singularise toujours par la qualité de l'idée musicale, tout autant que par le naturel et la sincérité d'un tempérament que les ouvrages de musique de chambre aident à mieux appréhender".

Les deux oeuvres gravées ici font partie d'une période très riche dans la carrière de leur créateur qui, durant les années 1870, s'imposa manifestement comme la "figure dominante" de la vie musicale de son pays. Edvard Grieg touchait alors avec une immense réussite aux domaines les plus divers. Après avoir achevé en 1870 dans la capitale italienne son fameux concerto pour piano et orchestre en la mineur op.16, il persévéra dans le domaine symphonique avec les "musiques de scène" pour "Sigurd Jorsalfar" du dramaturge Bjornstjerne Bjornson (en 1872) et pour "Peer Gynt" du dramaturge Henrik Ibsen (en 1874-1875). A ces notoires expressions du nationalisme musical norvégien, il est bon d'ajouter les considérables "Scènes de la vie populaire" pour piano op.19 (en 1871), la "Ballade" pour piano en sol mineur op.24 (en 1876), et plusieurs cycles de mélodies sur des poèmes d'auteurs divers, notamment (ce n'est pas une surprise !) Bjonstjerne Bjornson et Henrik Ibsen. Des vers d'Henrik Ibsen inspirèrent à Edvard Grieg en 1876 ses six mélodies opp.25, qui entretiennent un raport direct avec son premier quatuor à cordes en sol mineur op.27, enregistré sur ce compact-disc.

Le quatuor à cordes avait déjà tenté Edvard Grieg en 1861 (ou, selon d'autres sources, bien plus tard, en 1891) ; aujourd'hui, cette oeuvre a complètement disparu. Lorsqu'en 1877 Edvard Grieg entama la composition de son quatuor à cordes en sol mineur op.27, ses incursions dans la domaine de la musique de chambre étaient bien indigentes : seulement deux sonates pour violon et piano (datées respectivement de 1865 et 1867). Edvard Grieg avait trente-quatre ans lorsqu'il entreprit son quatuor à cordes en sol mineur op.27 ; il affirmait par le biais de ce quatuor à cordes se lancer dans une "oeuvre amibitieuse" qu'il entendait mener à son terme "quelque peine que cela dût lui coûter". Edvard Grieg éprouvait un grand besoin de se plonger dans la composition d'un ouvrage d'un genre différent de certaines de ses partitions antérieures ; en effet, il considérait avoir pêché par "excès de folklorisme" dans celles-ci. Edvard confia à un des amis, en pleine composition de son quatuor à cordes en sol mineur op.27, que ce dernier visait "l'ampleur, le mouvement, et par-dessus tout à faire vibrer les instruments pour lesquels il est composé". Edvard Grieg récolta nombres de conseils "compositionnels" auprès de Robert Heckmann, le premier violon du quatuor éponyme qui créa l'oeuvre le 29 octobre 1878 à Cologne, un peu plus d'un mois seulement après son achèvement. Le quatuor à cordes en sol mineur op.27 d'Edvard Grieg est en quatre mouvements. Il puise l'essentiel de sa substance thématique dans la première des six mélodies opp.25, "Spiellemaend". Cette mélodie accorde son unité à une composition de caractère cyclique ouverte par un mouvement nommé "Un poco andante". L'indication ne concerne en réalité que la courte introduction (réservée à l'exposition du thème) d'un épisode fort développé qui s'élance dans un "Allegro molto ed agitato" nerveux et bondissant. Suit un second mouvement, une "Romanze : Andantino" d'une atmosphère poétique et rêveuse engendrée par d'amples mélodies et d'amples harmonies, cependant, quelques sections "agitato" assombrissent cette atmosphère onirique. Le troisième mouvement, noté " Intermezzo : Allegro molto marcato" fait la part belle au premier violon ; il est possible qu'Edvard Grieg rende par ce biais-là un hommage à Robert Heckmann, en remerciement de ses précieux conseils. Le dernier mouvement "Presto al Saltarello" est tout de dynamisme et d'éclat pourvu.

En 1878, Edvard Grieg amorça la composition d'un trio pour piano et cordes, mais il abandonna assez vite cette tentative (un seul mouvement subsiste aujourd'hui). Ce n'est qu'au début de l'année 1883 que le compositeur norvégien renoua avec la musique de chambre en se lançant dans l'écriture de sa sonate pour violoncelle et piano en la mineur op.36. Terminée au mois d'avril de la même année, elle fut élaborée à l'intention de son frère, John Grieg, un bon violoncelliste amateur. Bien qu'il fut le dédicataire de cette sonate, ce n'est pas lui qui créa l'oeuvre, mais Friedrich Grützmacher (en compagnie d'Edvard Grieg au piano), le 22 octobre 1883 à Dresde. Sans conteste, la sonate pour violoncelle et piano en la mineur op.36 s'inscrit comme une des plus admirables compositions de musique de chambre de son auteur. L'"Allegro agitato" qui ouvre l'oeuvre est ardent, "fauve", d'une ampleur quasi "symphonique". Le second mouvement, un "Andante molto tranquillo", se souvient de la "marche" composée en 1872 pour la "musique de scène" "Sigurd Jorsalfar" op.22, qui génère un mouvement aussi noble dans le lyrisme que subtil et raffiné dans la couleur instrumentale. Le violoncelle seul attaque littéralement le fantasque final "Allegro - Allegro molto e marcato" de vastes proportions. Certains éléments thématiques prennent tout le long du mouvement une dimension quasi-obsédante.

L'interpétation est due à des instrumentistes "locaux" ; uniquement des musiciens norvégiens, et quels musiciens ! Le quatuor à cordes en sol mineur op.27 n'est pas joué par un quatuor "constitué", mais par quatre instrumentistes réunis pour l'occasion. Quelle osmose, quelle entente formidable ! L'auditeur aura l'impression que les quatres musiciens jouent ensemble depuis des décennies entières ! Analysés individuellement, les quatres musiciens sont aussi sensationnels l'un que l'autre ; mais c'est certainement le violoncelliste Truls Mork qui remporte la palme, grâce à ses interventions solistes d'une justesse irréprochable et grâce à la beauté intrinsèque de son instrument. L'altiste Lars Anders Tomter se détache souvent aussi du lot avec brio, et les deux violonistes sont eux également sublimes ; le premier violon Solve Sigerland possède une technique "de fer". Les quatre amis offrent une version toute en puissance et en robustesse ; ils se plongent corps et âme dans cette oeuvre qui trouve grâce à eux une couleur très "locale", très "ad hoc", mais paradoxalement universelle et très accessible. Les nuances sont très bien respectées et très bien mises en valeur. La "Romanze : Andantino" est onirique à souhait et baigne l'auditeur dans une douce chaleur au milieu des fjords nordiques ! De plus, la prise de son restitue avec une parfaite clarté la magnifique sonorité des quatre instrumentistes (qui ont été enregistrés en l'église Sofienberg d'Oslo). Le violoncelliste Truls Mork et le pianiste Havard Gimse sont eux aussi très en phase. La puissance qui émane du violoncelle de Truls Mork est vraiment impressionnante ; sa totale maîtrise de son instrument est époustouflante : nuances, harmonies, accords, tout est respecté à la lettre, avec cette "liberté supplémentaire de l'interprète" qui apporte l'émotion nécéssaire à l'oeuvre. Le piano d'Havard Gimse est lui aussi très bien maîtrisé, et sonne très "symphonique". Il est fort dommage pour l'enregistrement de cette sonate que la prise de son desserve le piano, qui est légèrement nimbé d'un voile sonore. La prise de son est encore décevante : elle n'est pas assez réverbérée, ce qui enlève un peu d'"énergie sonore" aux instruments. C'est fort dommage, car l'enregistrement de cette oeuvre à eu lieu dans la propriété qu'occupait Edvard Grieg à Bergen, "Troldhaugen". Mais l'auditeur passera outre pour apprécier à sa juste valeur l'interprétation qui fait office de référence, et ce je suis persuadé pour un bon bout de temps.

A signaler pour conclure les très belles plaquettes-photos contenues dans le livret (certaines en noir et blanc, et d'autres en couleur qui réservent des surprises) ; toutes les conditions sont donc réunies pour passer une heure de rêve nordique, à s'imaginer des paysages lacustres et montagnards.
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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Sans hésiter, 8 avril 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Grieg : Sonate pour violoncelle - Quatuor (CD)
Grieg,vous connaissez? Oui Peer Gynt, au moins de nom. Vous êtes inquiet parce que le nord de l'Europe on connais pas trop, pareil pour la musique.
La pas de soucis, laissez vous embarquer dans cet entrelacement d'instruments. Dans la sonate, le violoncelle échange avec le piano qui lui répond. Les mélodies vous emportent vers le grand nord. Le violoncelle cajole , puis il s'emporte, enrage parfois. On ne s'ennuie pas et on va jusqu'au bout de l'histoire, qui repart...
Génial quoi ! et quelle interprétation !
Laissez vous emporter ... sans hésiter, il serait dommage de passer à côté.
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5 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 HEUREUSE DECOUVERTE, 2 février 2012
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Grieg : Sonate pour violoncelle - Quatuor (CD)
Voici une musique de ce compositeur que nous n'avons pas forcément l'habitude d'écouter ,en effet GRIEG ce compositeur du nord est surtout connu pour d'autres créations, cette sonate et ce quatuor sont de toute beauté et si particuliers que l'on ne peut guère les comparer à d'autres oeuvres musicales de cette époque .On remarquera surtout l'allégro du quatuor d'une grande modernité qu'on ne se lasse pas de réécouter après l'avoir découvert.
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1 internaute sur 3 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Un roc !!, 18 avril 2012
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Grieg : Sonate pour violoncelle - Quatuor (CD)
comme sur la pochette c'est un roc c'est un cap c'est une péninsule !!! géant un monument !! s'il ne fallait en avoir qu'un...
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