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27 internautes sur 30 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Le meilleur John Ford !
Ce film est, à mes yeux, le meilleur du grand John, avec "She wore a yellow ribbon" et "Autum of the Cheyennes". La photo noir et blanc ajoute une note tragique et poétique à la fois au drame qui se déroule sous nos yeux : l'affrontement du Bien servi à la fois par la Loi (J. Stewart) et le colt (J. Wayne) et du Mal, incarné de...
Publié le 5 février 2006 par Motard

versus
3 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 probablement une version originale de mauvaise qualité.
Le film est excellent sans détour,mais ce DVD en noir et blanc est moche,en plus la bande son passe du français en anglais à plusieurs endroits et malgré le sous titrage,il déçoit.
Publié le 3 janvier 2006 par Goberville


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27 internautes sur 30 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Le meilleur John Ford !, 5 février 2006
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Homme qui tua Liberty Valance (En noir et blanc) (DVD)
Ce film est, à mes yeux, le meilleur du grand John, avec "She wore a yellow ribbon" et "Autum of the Cheyennes". La photo noir et blanc ajoute une note tragique et poétique à la fois au drame qui se déroule sous nos yeux : l'affrontement du Bien servi à la fois par la Loi (J. Stewart) et le colt (J. Wayne) et du Mal, incarné de façon magistrale par Lee Marvin. De plus, on y voit la construction des Etats-Unis, le premier vote des nouveaux Américains issus de l'immigration... Bref, que du bonheur !
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4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Je ne suis pas un héros !, 16 juillet 2010
Par 
Veilleur - Voir tous mes commentaires
(TOP 50 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Homme qui tua Liberty Valance (En noir et blanc) (DVD)
Ce film est un des grands classiques du western, c'est à dire qui ne vieillit pas, et qui aurait même tendance à se bonifier avec le temps. Il possède la marque de l'intemporalité, souligné en particulier par l'usage du N&B qui accentue les caractères et met l'accent sur les relations entre les personnages. Classique car John Ford, dans le final magistral de ce film, va faucher les certitudes. D'abord vu comme un film où la loi doit prend le pas sur la force brutale, on s'aperçoit que c'est la loi du revolver qui aidera à l'instauration de la société moderne. Comment d'un désordre peut naître un ordre ? voilà qui troublera ce jeune avocat installé avec ses idéaux dans cette ville de l'Ouest. John Ford ne donne pas de leçon de morale directe mais fait quand même la leçon lorsque la conclusion suppose qu'on ne peut mettre en cause une légende. L'histoire des États-Unis doit rester à la légende, quelles que soient les tâches d'ombre qui l'entachent. Ainsi naissent les héros et les nations.

La composition de John Ford est exemplaire, que ce soit dans le choix des décors, dans le mouvement sobre des caméras, dans le choix des plans. Et que dire des acteurs : John Wayne, impérial ; James Stewart, assoiffé de justice dans sa gaucherie très calculée ; Lee Marvin, fantastique Liberty Valance plein de malice ; le "jeune" Lee Van Cleef qui promène son ½il de vautour ; et la belle Vera Miles qu'Alfred Hitchcok avait fait froidement assassiner l'année précédente dans Psychose. Dans ce film qui offre beaucoup se scènes tournées en intérieur, John Ford présente au spectateur l'image d'une société qui ne connaît que la violence et qui n'a pas franchement besoin de grands héros, juste des bons tireurs.

C'est noir et splendide.
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12 internautes sur 14 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 La plume et l'épée, 18 mars 2006
Par 
Ouhman (Paris 18) - Voir tous mes commentaires
(TOP 1000 COMMENTATEURS)    (COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Homme qui tua Liberty Valance (En noir et blanc) (DVD)
Ransom Stoddart (James Steward), un jeune homme de loi se rend à Shinbone, petite ville du Far West pas encore desservie par le chemin de fer. A peine arrivé, il est violemment agressé par la terreur locale, un bandit nommé Liberty Valance (Lee Marvin). Rance est recueilli par des restaurateurs de Shinbone et à peine remis sur pied, il envisage de faire traduire Liberty Valance en justice, une idée qui provoque la consternation voire l'hilarité dans cette contrée jusqu'alors régie par la force. Sa vision moderne va l'opposer immédiatement à l'autre homme fort du pays, le cow-boy Tom Doniphan (John Wayne), qui lui n'a foi qu'en les armes.

L'Homme qui tua Liberty Valance fait partie de ces westerns qui vous instruisent sur la construction de l'Amérique. Tout d'abord les décors intérieurs sont riches de détails, mais surtout on y trouve des préoccupations toujours d'actualité sur la démocratie, le journalisme, l'égalité, l'instruction et le pouvoir du peuple. Enfin et ce n'est pas le moindre, il y a ce sujet inépuisable : faut-il traiter la violence par la violence ou faire primer le droit ? La force du film est qu'il ne répond pas de manière tranchée à cette question puisque personne ne sort vraiment vainqueur de la querelle d'idées qui oppose Rance et Tom.

Techniquement, l'image en noir et blanc est irréprochable et le DVD propose 5 langues (anglais, français, allemand, italien, espagnol) et 24 sous-titrages différents. Pas de bonus à part cela. Une remarque sur la jaquette de cette édition : le résumé y est faux ; on aura tout vu.
Concernant le film lui-même, le jeu des acteurs est irréprochable et l'équilibre est habile entre les scènes d'action, d'émotion et de réflexion. Une mention spéciale au personnage du shérif que l'on croirait sorti des Simpsons.

On peut trouver des défauts à ce film pourtant prenant et intelligent : tout d'abord comme c'est le cas dans quasiment tous les westerns, on ne sait pas en quelle année se déroule l'action ; on ne sait pas où exactement non plus. Il m'a semblé que la contrée en question était en passe d'être un Etat, mais je n'ai pas trouvé cela très clair. Sinon certaines scènes (en particulier celle du cours d'alphabétisation) sont un peu naïves à mon goût.

Malgré cela on ne peut que recommander ce DVD qui devrait plaire à tous les publics, pour des raisons différentes. Au bout du compte, les films d'action intelligents ne sont pas si fréquents pour que l'on se permette de passer à côté !
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un très grand western de John Ford, 5 septembre 2010
Par 
Jean LE GOFF (Paris, France) - Voir tous mes commentaires
(COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR)    (TESTEURS)    (TOP 50 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Homme qui tua Liberty Valance (En noir et blanc) (DVD)
L'Homme qui tua Liberty Valence est le western d'un réalisateur à l'automne de sa vie, qui a perdu l'enthousiasme de sa jeunesse (qui transparaît dans le Cheval de Fer ou dans la Chevauchée Fantastique), croit toujours fermement aux valeurs américaines et pense qu'il peut et doit nous faire profiter de son regard sur son pays et les hommes. C'est un peu son testament.

Le film commence par un flash-back. Un sénateur américain, Ransom Stoddard (James Stewart) et sa femme, Hallie (Vera Miles) arrivent en train dans une petite ville pour assister à l'enterrement d'un vieil homme, pauvre et désormais oublié de tous, Tom Doniphon (John Wayne), excepté de son vieil employé noir, Pompey (Woody Strode) et de quelques vieilles personnes. Le rédacteur en chef du journal local, The Shinbone Star, s'étonne que le sénateur qui a exercé cinq mandats après celui de gouverneur de l'Etat en passant par celui d'ambassadeur, ait fait tout ce chemin pour honorer la mémoire d'un inconnu. Le sénateur se confie et se confesse en même temps car toute sa vie a été bâtie sur un malentendu.
Et très vite, nous sommes ramenés en arrière dans le temps. Le jeune avocat Ransom Stoddard chemine en diligence vers Shinbone, juste après avoir terminé des études de droit. En cours de route, la diligence est attaquée par Liberty Valence et sa bande. Stoddard prend la défense d'une femme et se fait battre cruellement à coup de fouet par Liberty Valence.
Recueilli par Tom Doniphon (John Wayne) et Pompey, il est emmené en ville, dans un restaurant où il est sauvé par un couple de suédois et leur fille (semble-t-il car le scenario n'est pas totalement clair sur leurs liens), Miss Hallie. Hallie est courtisée par Tom Doniphon, qui n'a pas froid aux yeux et semble être le seul à pouvoir tenir tête à Liberty Valence. Elle se sent cependant de plus en plus attirée par Stroddard, que Liberty Valence provoque en duel. Le jeu de la vie, de l'amour et de la mort peut commencer.

L'Homme qui tua Liberty Valence est très grand western. C'est une réflexion sur le destin et sur les Etats-Unis.
Sur la vie et le destin, bien sûr d'abord. Un homme et une femme étaient destinés à s'aimer. Surgit un autre homme venu de nulle part et tout devient différent, même si la jeune femme ne peut s'empêcher d'avoir des sentiments pour les deux même des années après.
Sur les Etats-Unis, dont chaque époque est symbolisée par un personnage, celui du conquérant, très viril qui ne jure que par les armes, Tom Doniphon, et celui de la de la fin de la frontière et de la ville, Stoddard, qui ne jure que par le droit.

Ford décrit la fin d'un monde ancien, qui paraît plus beau, mais qui est inéluctable. Le retrait de Tom Doniphon par rapport à son rival qu'il aide finalement à lui ravir la femme qu'il désire en témoigne.

Même s'il est emprunt de mélancolie, le film de Ford est animé parun scenario plein d'action, avec des personnages hauts en couleur : le marshal peureux, Link Appleyard (Andy Devine), père de famille nombreuse, qui fait ce qu'il peut pour éviter Liberty Valence, même s'il a parfois quelques moments de courage, le rédacteur en chef Dutton Peabody, ardent défenseur de la liberté de la presse et amateur de la dive bouteille, le couple de suédois, l'équipe de tueurs sadiques de Liberty Valence, Floyd ( Strother Martin) et Reese (Lee Van Cleef). La scène des élections est également savoureuse.
Le grand biographe de John Ford, Joseph Mc Bride (A la recherche de John Ford) considère que ce film traduit le pessimisme du réalisateur. Plutôt que de pessimisme, il s'agit plus de nostalgie et de mélancolie, car Ford demeure profondément fier des réussites de son pays et attaché à la démocratie américaine, à l'éducation, à l'égalité et aux droits constitutionnels qui sont glorifiés dans le film.

A noter que le réalisateur n'avait peur de rien et a fait jouer des rôles d'hommes jeunes, un jeune avocat frais émoulu de l'université de l'université, par un James Stewart de 53 ans, tandis que Wayne en avait 54.

Ford a également délibérément choisi de tourner en noir et blanc, alors qu'il avait largement de quoi tourner en couleur, car il y a des choses qui s'expriment mieux en noir et blanc qu'en couleur, et notamment le jeu d'ombres et de lumières du duel historique de la dernière partie du film.

Le film est très célèbre par la réplique « Quand la légende dépasse la réalité, imprimez la légende », du rédacteur en chef du journal qui préfère la légende de l'Homme qui tua Liberty Valence alors que son auteur aurait aimé se débarrasser de cette réputation usurpée.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 western où le héro ne sait pas se servir d'un colt, 27 avril 2009
Par 
marialicia "améthyste" (Paris) - Voir tous mes commentaires
(TOP 100 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Homme qui tua Liberty Valance (En noir et blanc) (DVD)
Je n'ai pu m'empêcher de rapprocher ce film du "grand bill", là encore le champion n'est pas celui qu'on croit ! et la poudre n'a pas force de loi !
Des acteurs mythiques donne à cette histoire bien simple (un homme de loi ou de bien résiste aux truands au nom de principes, il est secondé tout de même) une dimension de chef d'oeuvre.
Ce qui est extraordinaire dans ce film est aussi le dévouement ou l'honnêteté de celui qui sera l'amoureux malchanceux.
Film superbe du niveau et de la profondeur du "train sifflera trois fois" (high noon).
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4 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 La plume et l'épée, 13 janvier 2007
Par 
Ouhman (Paris 18) - Voir tous mes commentaires
(TOP 1000 COMMENTATEURS)    (COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'homme qui tua Liberty Valance (DVD)
Ransom Stoddart (James Steward), un jeune homme de loi se rend à Shinbone, petite ville du Far West pas encore desservie par le chemin de fer. Violemment agressé par la terreur locale, un bandit nommé Liberty Valance (Lee Marvin), Rance est recueilli par des restaurateurs de Shinbone et à peine remis sur pied, envisage de faire traduire Liberty Valance en justice, une idée qui provoque la consternation voire l'hilarité dans cette contrée jusqu'alors régie par la force. Sa vision moderne va l'opposer immédiatement à l'autre homme fort du pays, le cow-boy Tom Doniphan (John Wayne), qui lui n'a foi qu'en les armes.

L'Homme qui tua Liberty Valance fait partie de ces westerns qui instruisent sur la construction de l'Amérique. Tout d'abord les décors intérieurs sont riches de détails, mais surtout on y trouve des préoccupations toujours d'actualité sur la démocratie, le journalisme, l'égalité, l'instruction et le pouvoir du peuple. Enfin, il y a ce sujet inépuisable : faut-il traiter la violence par la violence ou faire primer le droit ? La force du film est de pas répondre de manière tranchée à cette question, puisque personne ne sort vraiment vainqueur de la querelle d'idées opposant Rance et Tom.

Techniquement, l'image en noir et blanc est superbe et le DVD propose 5 langues (anglais, français, allemand, italien, espagnol) ainsi que 24 sous-titrages différents. Pas de bonus à part cela. Concernant le film lui-même, le jeu des acteurs est irréprochable et l'équilibre est habile entre les scènes d'action, d'émotion et de réflexion. Une mention spéciale au personnage du shérif que l'on croirait tout droit sorti des Simpsons.

Comme c'est le cas dans quasiment tous les westerns, on ne sait pas trop en quelle année se déroule l'action ni où exactement non plus. Il m'a semblé que la contrée concernée était en passe de devenir un État, mais je n'ai pas trouvé cela très clair. De plus, certaines scènes, comme le cours d'alphabétisation, sont un peu naïves à mon goût. Malgré ces quelques réserves, on ne peut que recommander ce DVD, qui devrait plaire à tous les publics. Au bout du compte, les films d'action intelligents ne sont pas si fréquents pour que l'on se permette de passer à côté...
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4.0 étoiles sur 5 Un des plus beaux westerns, même pour ceux qui n'aiment pas le genre, 14 avril 2011
Par 
David W.J. (Paris) - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Homme qui tua Liberty Valance (En noir et blanc) (DVD)
Le film mérite incontestablement 5 étoiles. La marque de John Ford dans sa façon de mettre en scène des personnages est là, brillante. Les thèmes traités sont riches. Un beau noir et blanc. Une construction parfaite. A voir en V.O. même si la V.F. est de très bonne qualité.
Quatre étoiles car le DVD n'est pas de grande qualité : accès au menu, son mono.
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5.0 étoiles sur 5 Attention : chef d'oeuvre !, 26 août 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Homme qui tua Liberty Valance (En noir et blanc) (DVD)
Ce film compte certainement parmi les 100 plus beaux films de toute l'histoire du cinéma.
Des acteurs de légende (John Wayne et James Stewart pour les deux rôles principaux), un réalisateur de légende (John Ford) et un scénario... quel scénario.
John Ford est ici au sommet de son art, il manipule le symbolisme avec une maestria aboutie (on se situe au niveau de "La Chevauchée fantastique" ou de "La Prisonnière du désert"). Ici, nous sommes loin de la seule et stricte opposition du bien et du mal, celle-ci vient en effet interagir avec l'opposition entre le droit et la loi du plus fort, entre celui qui est dans la lumière et celui qui est dans l'ombre. Ce film est aussi un passage, pratiquement un passage de relai, entre le passé, le présent et le futur, une réflexion sur le pouvoir de la presse, une réflexion sur la justice. Enfin, derrière les deux personnages principaux, ce film est aussi une remarquable galerie de portraits, le bandit, le commerçant, le shérif, le journaliste, le garçon de ferme, la future épouse du Sénateur, etc. autant de facettes de cette humanité dont John Ford nous a si souvent montrer la complexité.
En résumé, dire que ce film est un chef d'oeuvre est une évidence. Ne passez surtout pas à côté, vous en ressortirez grandis.
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13 internautes sur 18 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Quand le Western devient un Art Majeur, 1 mars 2002
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Homme qui tua Liberty Valance (En noir et blanc) (DVD)
L'homme qui tua Liberty Valence est l'un des chefs d'oeuvre de John Wayne. Une histoire, une intrigue imprévisible et cette épaisse volonté de tirer un trait sur la sauvagerie d'un monde en devenir. James Stewart veut faire imposer la règle du respect de l'autre. Il y parvient en se faisant violence, démontrant cette extraordinaire capacité de dire "non" à l'injustice ; pour donner l'espoir d'une société meilleure. Des plans extraordinaires (surtout près des cactus en fleur). DVD a regarder sans attendre en v.o. ou aussi en Espagnol, ce qui vous permet de faire un autre voyage. Parfait
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2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un chef d'oeuvre immortel, 15 juillet 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Homme qui tua Liberty Valance (En noir et blanc) (DVD)
Au-delà de l'opposition, triviale, entre le droit et la force, John Ford nous amène à réfléchir sur deux questions majeures : la vérité en histoire, d'une part ; l'amour et la beauté véritables chez la personne humaine, d'autre part.

La vérité en histoire : le film illustre avec clarté l'idée en vertu de laquelle le mythe, en histoire, devient un fait historique de même valeur que les faits eux-mêmes. D'où l'antagonisme constant, intrinsèque à toute réalité historique, entre les faits et les mythes qui en découlent.

La beauté et l'amour véritables, ensuite, car le film est aussi, au niveau individuel, l'histoire d'un homme qui sacrifie son bonheur personnel pour deux causes : sauver un innocent d'une mort certaine ; le sauver pour complaire à la femme qu'il aime, même au prix de son bonheur personnel.

Un grand conte moral et politique, qui dépasse les contingences historiques et personnelles de chacun d'entre nous pour mieux s'inscrire dans la tradition philosophique occidentale issue de la réflexion platonicienne sur le vrai, le beau, le juste.

Le discours et la démonstration de John Ford sur la vérité et le sacrifice est servie par une lumière d'une qualité exceptionnelle. A cet égard, le coup de génie de Ford est d'avoir choisi le noir et blanc à une époque où la couleur s'était largement imposée dans le cinéma hollywoodien (heureusement que le film n'est pas en technicolor !)

La construction du récit est d'une pureté toute classique. Ainsi, la dernière scène du film reprend-elle, mot pour mot, la première (« Il n'y rien de trop beau pour l'homme qui a tué Liberty Valence »), par un artifice de style qui n'est pas sans rappeler la technique de nos grands poètes nationaux (Aragon, Charles d'Orléans, Du Bellay, par exemple). Elle met ainsi admirablement en valeur le propos philosophique du film sur les rapports entre la vérité et le mythe en histoire : lorsque les deux entrent en conflit, c'est toujours le mythe qui l'emporte, même lorsque l'on cherche à rétablir la vérité des faits. Car l'humanité se construit autant sur des mythes que sur des connaissances scientifiques, dûment prouvées. C'est notre nature humaine qui nous y conduit, que nous le voulions ou pas.

Profondément émouvant, empreint d'une grande nostalgie (« Mon c½ur est ici », dit dans le train du retour Alice à son mari sénateur, « son c½ur », c'est-à-dire non seulement l'attachement juvénile à la région qui l'a vue grandir, mais aussi et surtout, de manière magnifiquement symbolique, le défunt, Tom, son premier amour, qui a sacrifié son bonheur personnel par amour véritable pour elle), ce grand poème romantique de l'ouest américain bénéficie par ailleurs d'une très fine analyse psychologique des nombreux personnages qu'il contient pour l'une des plus belles réussites cinématographiques de John Ford.
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