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50 internautes sur 50 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Klemperer étonnant et léger, 11 juillet 2005
Par Un client
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mendelssohn : Le Songe d'une nuit d'été (CD)
Otto Klemperer est habituellement considéré comme un chef lent, pesant, spécialisé dans le monde symphonique germanique. Et c'est vrai que ses interprétations de Mahler (dont il fut proche), de Brahms sont fameuses. Diriger une oeuvre légère, spirituelle pouvait donc aboutir à une déception. Au contraire, c'est une grande réussite.
La direction est vive, sensible aux détails orchestraux, aux nuances, au rythme. Comme souvent chez ce chef, certains instruments, habituellement noyés dans une pâte sonore épaisse, ressortent avec vigueur. L'ouverture se développe longuement. Mais la célèbre "marche nuptiale" est d'une vigueur inattendue, d'une vivacité jubilatoire. Le nocturne pour cor est magistralement interprété par le célèbre corniste Alan Civil. Le Philarmonia Chorus travaille à merveille. Et les deux solistes sont des collaboratrices régulières du chef : Heather Harper, au timbre lumineux, et Dame Janet Baker, à la voix si puissante, donnent leur charme aux passages chantés.
Quoiqu'ancien, cet enregistrement, proposé de plus à un prix fort intéressant, est d'une qualité technique remarquable. Cette version s'impose donc à plus d'un titre !
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18 internautes sur 18 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un « Songe » qui impose une singulière éloquence dramatique, 20 mai 2007
Par 
Mélomaniac (France) - Voir tous mes commentaires
(#1 CRITIQUE au Tableau d'HONNEUR)    (TOP 10 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mendelssohn : Le Songe d'une nuit d'été (CD)
Achevée par Mendelssohn à l'intention d'une représentation pour le Roi de Prusse en 1843, la partition du "Songe d'une Nuit d'été" retrouve l'étrangeté et la verve de la pièce de Shakespeare, tout autant qu'elle représente une oeuvre phare du romantisme par son lyrisme et son ambiance fantastique.

La musique de scène intégrale, écrite pour soprano, contralto, choeur de femmes et orchestre, se déroule en 13 numéros, quoique les mélodrames intermédiaires soient souvent escamotés au concert, comme c'est le cas ici.

La présente version, gravée en 1960 par le Philharmonia sous la baguette de Otto Klemperer, constitue toujours la grande référence classique, auxquels sont depuis venus se mesurer Rafaël Kubelik (dans un style plus léger), Eugene Ormandy (intensément féerique), Neville Marriner (plus théâtral) ou Kurt Masur, pour ne citer que les réalisations les plus marquantes.

Le somptueux orchestre anglais surprend par sa densité sonore et son aplomb, qui empèsent quelque peu le discours mendelssohnien. Heureusement, la direction alentie et extraordinairement lisible du chef allemand aère les textures et clarifie la structure de chaque pièce, qui parait comme illuminée de l'intérieur.

On aura rarement entendu un dessin si nettement tracé dans les redoutables guirlandes de cordes de l'Ouverture, ou dans les contours anguleux du Scherzo, superbement orné par les souffleurs londoniens.

Cette lecture très architecturée plaira avant tout aux mélomanes qui privilégient la clarté textuelle à l'émotion sensible, qu'ils pourront aller recueillir dans le témoignage étreignant que Ferenc Fricsay avait déjà enregistré en 1950 avec la Philharmonie de Berlin.

Un regret : il est dommage que l'éditeur n'ait pas pensé à compléter ce programme par l'Ouverture des « Hébrides » que Klemperer avait aussi confiée aux micros d'EMI, et qui constitue une des plus ferventes interprétations qui en fût jamais gravée.
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5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 50 ans et plus de féérie..., 18 février 2013
Par 
claude toon "Juge ou avocat ??" (paris) - Voir tous mes commentaires
(TESTEURS)    (TOP 500 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mendelssohn : Le Songe d'une nuit d'été (CD)
On n'attendait pas Klemperer, le sévère commandeur, dans cette œuvre pleine de fantaisie et d'humour, c'était bien mal le connaître…

1 – Ouverture : Ah ! Quelle féérie, fantaisie et magie du son. Certes d'un jeune romantique de 17 ans qui nous avait déjà enchantés avec la verve et l'allégresse de son octuor, on pouvait espérer de la légèreté et du charme mystérieux. L'auditeur est comblé. Comme nombre des pièces de Shakespeare, l'histoire est alambiquée et met en scène un grand nombre de personnages dans une intrigue qui se déroule dans une Grèce mythologique. Deux couples de jeunes amants connaissent des aventures rocambolesques et rencontrent dans une forêt des personnages fantastiques, des fées et autres esprits… Il y a un petit air d'Alice au Pays des merveilles dans le climat de cette comédie même si le sujet est totalement différent…

Quatre premières mesures de quatre temps, quatre accords aux bois donnent le ton du mystère. C'est d'une simplicité fantastique : des tonalités nocturnes, la lumière diffuse d'une nuit étoilée. [21"] Mesure 5, les cordes aigües se lancent dans une danse folle et aérienne. Mendelssohn nous plonge dans un conte. Les elfes sautillent, les fées voltigent dans les ramures à la pâleur d'un clair de lune. Il y a une réjouissance générale dans ce passage. La structure du morceau est en quatre parties dans lesquelles les accords initiaux et le tourbillon des cordes sont repris comme leitmotive. Klemperer manipule comme autant de marionnettes tous ces éléments-personnages. [1'12] On dort peu dans cette forêt à en croire la vigoureuse et cuivrée procession qui surgit des futaies. Le motif de marche que l'on retrouvera souvent s'ajoute et débouche sur une mélodie ludique et concertante. Le vieux maestro avec un tempo rigoureux et un staccato d'une précision d'horloge détaille une à une toutes les trouvailles de poésie et d'orchestration, mettant en avant l'espièglerie du propos [5'38]. [6'48] Mendelssohn reprend l'introduction en faisant intervenir la voix grave du tuba. La musique traverse à l'infinie des variations sombres ou gaies pour bien montrer que la pièce de théâtre chevauchera entre des émotions et situations aussi variées que cocasses. Si cette version de 50 ans garde son rang, c'est incontestablement grâce à la délicate parure instrumentale offerte par le vieux maître qui a su garder son âme d'enfant et son sens de l'humour décalé. (D'origine juive, Klemperer avait la réputation d'un humour facétieux…)

2 – Scherzo : Il conclut la fin du premier acte. Bien qu'écrit 17 ans plus tard, la transition est parfaite. C'est une danse vertigineuse de drôlerie qui se termine par un humoristique solo de flûte d'une virtuosité exceptionnelle pour un musicien du rang à cette époque. Mais je vous ai dit que Mendelssohn était un novateur ! La courte marche des fées (3) qui suit le Scherzo est de la même verve, là encore Klemperer fait preuve d'une alacrité inouïe dans ce passage.

4 – Air "You spotted snakes…" : Mendelssohn fait dialoguer malicieusement deux elfes, rôles tenus dans l'enregistrement par deux divas souvent complices de Klemperer : Heather Harper, soprano, et Janet Baker, alto. Introduit par un thème drolatique de la clarinette, ce magnifique duo se veut une berceuse, avec un écrin orchestral que Klemperer distille comme une badinerie sans jamais masquer le moindre détail, mais également sans couvrir les voix des solistes et du chœur qui reste à sa place. La clarinette intervient de nouveau pour clore cette chanson. La clarinette est la vedette orchestrale de cette partie.

5-6 – Intermezzo et Nocturne : L'image d'un Mendelssohn puritain a encore la peau dure. On peut douter de l'esprit rigoriste du compositeur en écoutant le réjouissant intermezzo. Quant au puritanisme, le nocturne qui suit, le contredit totalement. Cette "musique de nuit" est une page magnifique et sensuelle. Dominé par une mélopée des cors, l'orchestre enlace nos amants dans de longues phrases langoureuses aux cordes. L'orchestration est chatoyante. Chaque instrument aura son petit rôle dans ce chant à la fois hypnotique et érotisant. Klemperer nous entraîne dans cette scène intimiste avec une clarté et une précision gourmande et secrète.

7-8 - Marches nuptiale et funèbre : La marche nuptiale est le chausse-trappe idéal des chefs hédonistes. Cette marche ne doit en aucun cas se montrer royale et pompeuse, c'est une noce, que diable ! Usé jusqu'à la corde auprès des oreilles du répertoire grand public, ce passage trouve en Klemperer une rythmique et un staccato sans mauvais goût. Car il faut bien le dire, cette marche intervenant directement après le sublime nocturne n'est pas de la meilleure veine. Mais bon c'est tellement connu que ça passe joyeusement.

9-10 - Danse et Final : Klemperer dirige une danse des clowns (bergamasque) virile et echevelée. Dans le Final, on retrouve nos solistes et notre chœur malicieux. Tous les motifs musicaux précédents sont repris pour assurer une cohérence totale à la partition lorsqu'elle est jouée en concert. La musique de scène se termine par d'élégantes et longues phrases aux cordes et enfin, logiquement et da capo, par les quatre accords initiaux aux bois… Personnages et créatures de la forêt s'évadent vers d'autres songes.

Nota : EMI a partitionné en 10 plages cette œuvre qui comporte 11 morceaux. Il existe un prologue de quelques mesures entre les deux marches notées 7-8.

Extrait d'une article publié dans le Deblocnot (voir profil
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23 internautes sur 26 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 La version de référence, 9 juin 2005
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mendelssohn : Le Songe d'une nuit d'été (CD)
D'une légèreté et d'une poésie étonnante, surtout sous la baguette de Klemperer, c'est la meilleure version que j'ai jamais entendue de cette oeuvre.

Malgré son age, la qualité sonore de l'enregistrement est excellente.
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9 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Une version inspirée !, 27 juillet 2007
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mendelssohn : Le Songe d'une nuit d'été (CD)
Ce soir là, pour l'enregistrement, Otto Klemperer est-il venu avec les lutins et les elfes ?
Car franchement, on sent leur présence dans cet enregistrement de 1960.
La direction est légère, on retrouve toute la féerie du monde de Shakespeare.

Une version inspirée !

A posséder absolument.
Patrick
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 songe d'une nuit d'été de Mendelssohn, 17 novembre 2013
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Mendelssohn : Le Songe d'une nuit d'été (CD)
Quelle belle oeuvre et abordable rapidement pour des oreilles de néophites. Rêvons en écoutant ces merveilleuses mélodies et ressourçons nous!!!
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Shakespeare by Mendelssohn, 7 juin 2015
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Mendelssohn : Le Songe d'une nuit d'été (CD)
Remake d'un beau enregistrement analogue; très belle interprétation de Janet Baker; belle musque de rêve sur une super belle histoire.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Un songe . . . ., 4 novembre 2013
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Mendelssohn : Le Songe d'une nuit d'été (CD)
un rêve qui dure depuis des lustres et qui ne décroche-pas . le Klemperer était là et bien là et il ne s'est-pas endormi .
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Aucun internaute (sur 11) n'a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 songe d'une nuit d'été, 25 septembre 2009
Par 
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mendelssohn : Le Songe d'une nuit d'été (CD)
satisfaite de l'envoi ( produit et délais de livraison ) malgré un démarrage un peu complexe
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