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Elève d'Alfred Cortot, Yvonne Lefébure, Nadia Boulanger et Marguerite Long, Samson François (1924-1970) s'illustra dans un répertoire essentiellement nourri par Ravel, Debussy et... Chopin dans lequel il demeure inégalé par sa fantaisie débridée, son imagination sans borne, et son agilité aussi effrénée qu'inspirée où « chaque doigt doit être une voix qui chante » comme il se plaisait à dire.
Sa carrière de virtuose le mena aux Etats-Unis (où il créa le 5° Concerto de Prokofiev avec Leonard Bernstein), en URSS, au Japon... cela lui forgeant une ouverture d'esprit, une curiosité et une autonomie revigorantes qui transparaissent dans une esthétique sans dogme, bien que l'on voulût souvent en faire l'héritier de la grande tradition française de piano.

Ce sont sans doute les quatre "Scherzos" qui permettent le mieux de synthétiser ses qualités d'interprète : un jeu quasi improvisé (lui qui disait que l'on ne doit jamais avoir l'impression d'être obligé de jouer la note qui suit) auquel ses détracteurs reprochèrent parfois d'être un peu brouillon.
C'est le prix nécessaire pour entendre aussi des "Ballades" qui fendent l'armure et retrouvent le caractère rhapsodique qui leur sied si bien.

Certains pianistes semblent aborder Chopin comme on entre en religion ; d'autres y pénètrent plutôt par effraction : violence salutaire qui rend les phrasés si impulsifs, libérés de l'entrave.
Ecoutez par exemple ici la totale spontanéité de l'opus 23, avec ses échappées fulgurantes qui sont de véritables fuites éperdues et non pas seulement des mains qui courent sur un clavier.
Et la hargne du volet central de l'opus 38 : quelle rage intimidante !

Cette technique volontiers lisztienne trouve un terrain moins propice dans les 14 Valses qui brident quelque peu l'imagination créatrice. Comme l'oiseau dans la cage, les mains trépignent et volètent en se heurtant aux barreaux de leur grâce corsetée.
Ce qui nous fait regretter un opus 64 n° 1 qui cède parfois au bricolage, et des valses en mineur qui regardent leur montre ; l'impatience ou l'acrimonie s'y révèlent davantage que la nostalgie.
Mais les opus "brillants" se parent ici du vrai sens de leur patronyme, notamment la Grande opus 18 qui émoustille par le trépignement de son staccato sans résister à une certaine brutalité.

Les trois premiers "Impromptus" folâtrent et se consument ardemment, même dans le très schumanien opus 51. Tandis que le célèbre "Fantaisie-impromptu" retrouve enfin l'esprit aventurier des "Ballades".

On doit avouer que Samson François reste irremplaçable par son audace et son génie fantasque qui défient l'analyse réductrice, meme si nous devons accepter ces témoignages avec leurs vertus et leurs imperfections.
Tel un cheval sauvage, essayez d'enclore ce style et il en périrait.
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le 18 avril 2012
Fabuleux SAMSON FRANÇOIS....Une seule chose me gêne et m'empêche d'attribuer les 5 étoiles à ce disque:l'enregistrement ne
semble pas être à la hauteur de l'interprète.
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