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34 internautes sur 36 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Précision et équilibre, 11 octobre 2003
Ce commentaire fait référence à cette édition : Bach - Suites pour violoncelle seul (CD)
La version des suites pour violoncelle seul de Bach par Paul Tortelier, moins connue et louée que celle de Pierre Fournier, mérite une écoute particulière. Moins enflammée que Casals, plus homogène et moins romantique que Maisky, la vision du violoncelliste français est "classique" dans sa plus pure acception. Il sait conserver les proportions de pièces à l'expression sous-jacente mélancolique sans déborder sur la corde romantique pour autant (suite en ré mineur), ce qui est rare. Le contenu est le même, mais le moule utilisé pour le faire transparaître est d'une clarté que j'ai rarement entendue dans les enregistrements de ces oeuvres qui sont pour moi les premières que j'emporterais sur une île déserte. Son attaque est précise et sa sonorité de violoncelle moins rugueuse et presque plus neutre, moins délibérement virile, que celle de la version de Fournier. Il en résulte des versions des première et troisième sonate qui sont des miracles d'équilibre et de douceur, entre apaisement, sourire, joie, doute, il rend une palette de sentiments fabuleusement large avec une grande économie de moyens. Son interprétation fait la part belle à "l'oreille intérieure" que ces pièces, par essence, doivent stimuler, comme un choix mesuré de montrer des photographies plutôt qu'un film ... Remarquable.
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21 internautes sur 25 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Tortelier ou Tortelier ?, 18 août 2005
Ce commentaire fait référence à cette édition : Bach - Suites pour violoncelle seul (CD)
Que rajouter de plus à tout ce qui s'est dit sur ces merveilleuses suites de Bach par Tortelier ? Que rajouter... si ce n'est qu'il les a enregistrées deux fois chez EMI, la première en 1960, la seconde en 1983. Les deux versions sont différentes, l'avantage revenant très nettement, à mon avis, à la première ; surtout pour des raisons de... prise de son ! Ce n'est pas tant que l'enregistrement de 1960 soit exceptionnel (bien qu'il soit très correct), mais plutôt que celui de 1983 est lui, par contre, exécrable : son caverneux et timbre ingrat... L'ennui est que ces deux enregistrements sont très difficilement discernables (photo de Paul Tortelier datant des années 80 dans les deux cas), sans compter qu'ils ont été présentés l'un et l'autre dans diverses éditions EMI et sous des références différentes depuis 20 ans... Une seule solution : les dates d'enregistrement figurant au dos des (de certains ? )boîtiers. Puis-je rajouter qu'à mon sens, jamais personne n'a à la fois fait chanter et danser ces suites de Bach comme Tortelier en 1960 ? Jugez vous-mêmes, mais vérifiez ce que vous choisissez.
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4 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 une version austère mais majeure, 24 avril 2012
Par 
Nicolas - Voir tous mes commentaires
(TOP 50 COMMENTATEURS)   
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Bach - Suites pour violoncelle seul (CD)
La photo de l'album est bien choisie et annonce toute de suite la couleur: ici tortelier n'est pas venu ici pour rigoler mais pour faire une profession de foi honnête et sérieuse de cette oeuvre de référence...et on est pas décu.

Du début à la fin, on est ébloui par le romantisme refoulé de l'interprète qui rend à cette musique un caractère sévère mais aussi apaisant, équilibré, incandescent, lumineux et spirituel. Cette volonté de resserrer les lignes, de ne pas s'abandonner aux facilités "sonores" faites pour le violoncelle de legatos et vibratos systématiques rend cette oeuvre tout à fait compatible aux oreilles "baroques" et me fait penser à la facon faussement sèche et intériorisée qu'avait feu Gustav Leonhardt de jouer Bach au clavecin.

Particulièrement singulière est la facon que Tortelier à de gèrer les passages "joyeux" où il sort des sonorités rauques improbables de son violoncelle pour apparaitre parfois un rien colérique. La gigue de la première suite est en un bon example et ce n'est pas sans rappeler certains mouvements d'humeur de Bylsma dans ces mêmes passages.

Cette version est également fascinante au niveau purement sonore: les voix graves relativement rauques et les mediums assez nasaux renforcent la richesse et la variété des timbres et permettent une clarté des voix qui rend l'ensemble lumineux.

Enfin, la facon qu'à tortelier de marquer les arrêts entre séquences des notes (systématiquement repecté par Janos Starker) tout en maintenant une continuité de son et un legato apparent (ce qui n'est pas le cas de Starker) est simplement unique et magique.

Le seul petit bémol reste pour moi la 6eme suite, la plus expressive et festive de toute et qui s'accommode un peu moins bien que les autres des intransigeances du maître.

En tout cas, cette version indispensable dépasse les querelles d'interprétations (baroques contre classiques) et restera indémodable. Seule la volonté de Tortelier de ré-enregistrer ses suites en affichant un quasi-mépris pour cet enregistrement l'aura un peu affaibli.
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7 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Une des plus belles interprétations des suites..., 16 octobre 2011
Par 
EB (Bretagne) - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Bach - Suites pour violoncelle seul (CD)
En décembre 1960, deux violoncellistes enregistrent leur vision des suites de Bach, Pierre Fournier à Hanovre, pour Archiv (publiée en 61), et Paul Tortelier à Paris, pour EMI (publiée en 63), donnant, chacun dans son style propre, deux des plus belles interprétations de ces œuvres, encore aujourd'hui... Je ne vais pas les mettre en concurrence, adorant les deux, car les deux sont à mon sens au même niveau de qualité exceptionnelle. Sachez cependant que l'enregistrement EMI est meilleur que celui d'Archiv : en effet, là où la captation du violoncelle de Fournier est un peu trop sèche et déséquilibrée vers le medium, les ingénieurs du son d'EMI ont su entourer celui de Tortelier d'une réverbération bien dosée, et permettant une plus grande homogénéité sonore, du grave à l'aigu. Sans être excellente, cette prise de son est donc meilleure et rend mieux justice à l'instrument.
Quant au jeu de Tortelier, il est sobre, épuré, souverainement élégant, mais aussi intense, fiévreux, d'une tension constante, et tout simplement magnifique de ferveur et de force intérieure, animé par une vision habitée qui regarde loin et haut, avec l'intransigeance et le sérieux qu'on lui connaît. Une référence majeure...
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5.0 étoiles sur 5 EN SON TEMPS, 1 novembre 2013
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Je vous ai fait parvenir un commentaire TRES POETIQUE à propos de BACH.
Je ne saurais ajouter quoi que ce soit à mes louanges!
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2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Bach le patron, 19 mars 2013
Par 
Gilles-daniel Percet (F) - Voir tous mes commentaires
(TESTEURS)    (VRAI NOM)   
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Bach - Suites pour violoncelle seul (CD)
Braque le patron, écrivait Francis Ponge. Le patron dans ce formidable opus de Bach, ce sera toujours d'abord papa Casals, qui me l'avait fait découvrir en son temps. Ici, on a affaire à la première version de Tortelier. Les critiques la mettent souvent un peu en deçà des autres, mais je ne suis pas d'accord. Elle est confondante de naturel. Une autre version, d'ailleurs, est trop méconnue parmi les Fournier, Starker ou autre Bylsma 2, voire plus près de nous Turovsky ou Erling Blöndal Bengtsson (ne pas oublier toute cette école de violoncelle d'Europe du nord) : Gendron.

(P.S. Au fait, signalons que l'incontournable boîte à trésors qu'est Forgotten Records vient de nous rééditer deux très belles anciennes versions du tout début des années soixante : August Wenzinger et André Lévy - incroyablement naturel ce dernier au-delà de la tendance conservatoire Picard Surgelés, dans un chant qui n'est pas sans rappeler celui pionnier de Pablo Casals...)

(Re P.S. Découvert depuis lors la superbe réédition par Doremi de la version 1954 de Janigro, qui est sans doute celui qui "chante" le plus tout ça... Ne pas rater non plus le légendaire Shafran réédité enfin par Doremi.)
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11 internautes sur 19 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Le violoncelle nous hante l'âme nocturne, 28 novembre 2005
Ce commentaire fait référence à cette édition : Bach - Suites pour violoncelle seul (CD)
Le violoncelle est un instrument mystérieux car nous ne sommes pas habitués à l’entendre seul. Il est typiquement un instrument d’accompagnement ou d’arrière-plan, même quand il est étoffé. Seul il surprend et nous découvrons sa riche palette flexible, profonde de réverbération et variable de tonalités et de colorations. On passe facilement de morceaux très sombres et inquiétants à des pièces lumineuses et dansantes. Ces suites sont standardisées et se composent de six pièces toutes les mêmes sauf la cinquième qui dans les quatrième, cinquième et sixième suites est respectivement une bourrée et deux gavottes. Il est amusant de voir cette bourrée introduire un rythme ternaire dans cette musique profondément binaire, une bourrée qui vient du village où les paysans dansaient farandoles et rondeaux sous les chênes de la place ou autour de quelque mât de cocagne. Elle est rustique cette bourrée ici, et il faudra que Mozart s’en saisisse pour en faire l’ancêtre de la valse. Une musique chaude et envoûtante que l’on ne peut pas manquer.
Dr Jacques COULARDEAU, Université Paris Dauphine, Université Paris I Panthéon Sorbonne
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