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L'Ultime Razzia
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THE KILLING (titre original) est le troisième film réalisé par Stanley Kubrick, alors âgé de 28 ans. C'est le film qui le fera connaître du grand public, et surtout, avec lequel il se fera un nom à Hollywood. Encore associé à James B Harris à la production, Kubrick jette son dévolu sur une adaptation de polar ultra classique : le dernier casse qui tourne mal.

On sent d'emblée que ce qui intéresse le metteur en scène est moins l'histoire elle même que la manière de la raconter. Le thème est récurrent dans le Film Noir, et John Huston en a sans doute donné la version définitive dans QUAND LA VILLE DORT, en 1950. D'ailleurs, la présence de Sterling Hayden dans les deux films n'est sans doute pas un hasard. Huston en avait fait une tragédie, Kubrick lui, s'intéresse à la mécanique du casse, à décripter le montage du coup, et son échec. Il donne à son film un aspect presque documentaire, avec les nombreuses images du champ de course, les explications très techniques en voix off, précises à la minutes près. Et puis le clou du film, ce qui l'a rendu célèbre, pour nous faire vivre ce casse vraiment de l'intérieur, nous en expliquer les rouages, Kubrick va multiplier les points de vue. La même séquence sera donc montée plusieurs fois, selon le protagoniste en action. Kubrick suit chaque personnage, n'hésitant pas à remonter le temps, bousculer la chronologie des faits, pour mieux appréhender l'ensemble.

Sa mise en scène reprend les figures de style classiques du Film Noir : un noir et blanc contrasté (bien qu'un chef op' soit crédité au générique, on sait que Kubrick réglait lui-même ses lumières et ses cadres), plan séquences et travelling ingénieux. Kubrick est assez bluffant, avec ses travellings latéraux en appartement, dont la caméra glisse "derrière" les meubles. Son travail semble limpide et spontanée, mais on se rend compte, déjà, de la méticulosité de Kubrick, et la précision de sa caméra sera encore plus évidente dans son film suivant LES SENTIERS DE LA GLOIRE.

Coté comédiens, on retiendra la composition monolythique de Sterling Hayden (que Kubrick reprendra dans FOLAMOUR), Tim Caray en tireur d'élite poisseux et raciste (qu'on reverra dans LES SENTIERS DE LA GLOIRE), ma préférence allant au couple Elisha Cook (merveilleux de lacheté, de bassesse et d'humanité aussi) et Coleen Gray (garçe de première à l'humour ravageur). Les scènes entre ces deux là font parties des plus réussies, des plus drôles, avec cette fameuse réplique :
- alors, y'a rien à manger ?
- si, des steaks, des patates, des asperges
- mais je ne sens rien
- parce que tu es trop loin
- trop loin de quoi ?
- du supermarché, andouille, tu croyais p'être que j't'avais tout préparé ici !".

THE KILLING est désormais un classique, un modèle du genre, que Tarantino a certainement visionné avant de faire RESERVOIR DOGS ou JACKY BROWN. On ne dira rien de la fin, mais elle justifie pleinement le titre original ("la tuerie"), ainsi que l'épilogue tragi-comique qui n'est pas sans rappeler MELODIE EN SOUS-SOL de Verneuil. THE KILLING, ou l'autopsie d'un échec !
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6 sur 6 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
Une première vision de ce film n'est pas toujours convaincante... On peut être déconcerté par son aspect faussement documentaire (le film fut réalisé en 1956), son côté faussement classique aussi. Simple expérience personnelle : la première fois que j'ai vu L'Ultime Razzia, j'étais encore adolescent, et ne connaissais pas grand chose au cinéma. Quant à son réalisateur (Stanley Kubrick), je n'avais vu que 2001 : L'Odyssée de l'Espace. Bref, après cette première vision, je ne savais pas trop quoi penser de ce film noir... Quelques années plus tard, m'intéressant de plus près à ce genre, je fus amené à revoir The Killing mais cette fois-ci dans une grande salle de cinéma... Et là, miracle ! Ce fut le choc, comme si je le voyais pour la première fois ! On ne le dira jamais assez, mais bien souvent, une oeuvre s'apprécie d'abord en salles et non pas sur son petit écran. Et puis, une deuxième vision vient souvent confirmer ou infirmer les premières impressions. Passage obligé. Enfin, une autre remarque. On a souvent dit que Kubrick avait plagié l'oeuvre de John Huston (Asphalt Jungle fut tourné six ans plus tôt...). Il n'en est rien, même si les deux films possèdent le même canevas narratif.

The Killing ("La Tuerie" plutôt que "l'Ultime Razzia", ça aurait été mieux sans doute) repose sur un scénario de Jim Thompson, célèbre auteur de romans policiers avec ses personnages loufoques, des mecs paumés et un peu salauds sur les bords, déglingués la plupart du temps. Scénario de Jim Thompson donc, mais la trame, elle est tirée d'un roman de Lionel White (En mangeant de l'herbe, dans la collection série noire chez Gallimard). Ce film à petit budget englobe donc tous les éléments glauques propres au film noir, avec ses détraqués, ses malades psychiques et ses ambiances m****ques! Dans ce film, la cruauté est portée à son paroxysme. Il suffit de se souvenir (ou de revoir) l'une des dernières scènes, l'une des plus magistrales, avec Elisha Cook Jr., le crétin qui porte sur lui toute la poisse du monde, et Marie Windsor, l'une des plus belles salopes du cinéma (1), pour comprendre que l'on tient là un film d'anthologie!

En gros, c'est l'histoire d'un truand, Johnny Clay (campé par l'admirable Sterling Hayden), qui à peine sorti de taule, élabore un plan sensationnel pour un casse dans un hippodrome, lors d'une course hippique. Tout doit être minuté, rien ne doit être laissé au hasard. Il emploie des types qui ont une "gueule" mais ces gars-là sont pas nets pour un sou, ce sont des pantins, des ratés, des filous (on se souviendra de la brillante performance de Timothy Carey qui tient le rôle du sniper raciste qui va flinguer le cheval de tête pour faire diversion. On se souviendra longtemps aussi d'Elisha Cook Jr., le pauvre type qui se fout dans un m***ier pas possible et qui porte sur sa gueule toute la misère du monde, sans oublier Marie Windsor, sa femme, la blonde aux seins superbes, d'une beauté diabolique et qui va vendre la mêche...). Stanley Kubrick utilise les flashback avec une maîtrise incroyable. C'est de la chirurgie de très haut niveau. Le récit va ainsi crescendo, dans un paroxysme presque insupportable, laissant aux spectateurs un sentiment jubilatoire ! Plusieurs visions de ce film finiront par confirmer que l'on tient là une merveille du septième art. A voir et à revoir donc, pour toujours plus de plaisir !!!
______________________________________________________________________________

(1) On pourra toujours retrouver les talents de cette actrice dans l’un de ses plus beaux rôles : « The Narrow Margin » de Richard Fleischer (L'Enigme du Chicago Express) sorti en salles quatre ans plus tôt...
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4 sur 4 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
Comme trait d'union entre Asphalt Jungle et The Killing...Un film tourné au scalpel de chirurgien dont le Noir et Blanc magnifie les images de course, la violence de l'action et la dureté des personnages...Cela dépasse le caractère noir dont le fil conducteur se file sur une trame d'échec d'emblée annoncé...On dirait de l'Eschyle au pays du Dollar...Splendide...pas d'autre mot...splendide
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7 sur 8 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 28 août 2009
THE KILLING, à ne pas confondre avec THE KILLER de John Woo, est le troisième opus de Stanley Kubrick, sorti en 1956. Il est tiré d'un roman de Lionel White, CLEAN BREAK, et fut la première grosse production hollywoodienne pour Stanley Kubrick.

Le film fit aussi connaitre Stanley Kubrick dans les milieux du cinéma et Kirk Douglas, vedette de son film suivant, LES SENTIERS DE LA GLOIRE, ou Marlon Brando remarquèrent son potentiel à cette occasion. D'ailleurs, il s'affirme déjà sur le plateau. La première scène du film est un long travelling pour lequel Kubrick choisit un objectif de 25mm et une position très précise. Ballard décide de faire autrement, positionnant la caméra plus loin avec un objectif de 50mm et expliquant au jeune réalisateur que c'est comme cela qu'il faut faire. Kubrick dit posément à Ballard : « vous faites comme je l'ai décidé ou vous quittez mon plateau sur le champ ». Les deux hommes collaborent ensuite sur ce film sans la moindre contradiction.

Stanley Kubrick est né à New York, dans le quartier du Bronx. Esthète, très exigeant sur la qualité d'une aeuvre cinématographique, Stanley Kubrick a légué au cinéma une aeuvre variée et d'une grande intensité, avec des films comme LOLITA, 2OO1 : L'ODYSSÉE DE L'ESPACE, BARRY LINDON ou ORANGE MÉCANIQUE. Avec seulement treize longs métrages en 46 ans de carrière, il s'est imposé comme l'un des cinéastes marquants du XXe siècle.

Johnny Clay, fraîchement sorti de prison, organise un casse pour s'emparer de la caisse d'un champ de course. On sent rapidement que le casse va mal tourner. L'un des complices, dès le début, en dévoile trop à son épouse, qui à son tour dévoile l'affaire à son amant.
Même si Kubrick s'intéresse à la mécanique du vol qui se prépare, en utilisant une voix off et des points de vue multiples, il prend soin de ses personnages, terriblement humains. Pas beaucoup de gangsters ici, plutôt des employés du champ de course, des hommes ordinaires ; un mari qui veut pouvoir payer les soins de sa femme malade, un autre qui veut la rendre heureuse avec de l'argent. Il y a donc à la fois une mécanique "professionnelle", sans faille, et la mécanique humaine en parallèle, qui elle regorge de gouffres.

Les amateurs de polars auront reconnu JACKIE BROWN de Tarantino, dans la manière dont Kubrick joue avec son montage, pour montrer sous différentes points de vue l'action qui s'est déroulée.
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Thriller sombre et angoissant, ce Stanley Kubrick-là est tout bon. Début cinématographique du père de "2001", le DVD est à posséder si vous êtes fans.
Encore loin des étoiles ou des hôtels qui rendent fous à lier, le grand Stan concocte un film noir du plus bel effet. Tout comme le bon vin, celui-ci se bonifie avec le temps. Sterling Hayden est Johnny Clay de A à Z: intense et crédible, il fait vivre ce petit malfrat comme personne n'aurait pu à sa place. Touchant au plus intime et au plus profond de la carapace de ce dernier, l'acteur s'est fait un vilain plaisir de jouer cet individu en nuances et en complexité faussement gratuites.
Je vous recommande ce film devenu culte, et qui mérite une séance supplémentaire... ou 2... ou plus...
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le 27 avril 2015
Je m'attendais à voir un Kubrick mineur, je me suis trompé. Doté d'un scénario efficace et bien construit, Kubrick nous livre un excellent film de gangster. Sa mise en scène est déjà excellente, il sait très bien utiliser le noir et blanc ce qui donnera une belle photographie. A l'image de la scène des champs de course, il nous montre déjà tout son talent. Le suspense tient de bout en bout et la tension monte au fil des minutes jusqu'au dénouement final. L'atmosphère est prenante et les interprétations sont impeccables. Kubrick nous livre un film noir, captivant et extrêmement bien réalisé. Superbe.
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L'un des plus grand classique de film d'action à mes yeux. Un film interprété avec brio, et servi par un scénario vraiment excellent. Juste parfait !
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le 12 juin 2002
Kubrick réalise ici un film noir adapté du roman de Lionel White "Clean Break". L'histoire raconte la préparation minutieuse d'un hold-up sur un champ de course.
On plonge avec délice dans cet univers de gangsters en suivant cette histoire à travers plusieurs flash back. On admire cette préparation si minutieuse, parfaite et on s'attache à ces personnages si humains (contrairement aux cambrioleurs du récent Ocean Eleven de Soderberg où rien ne leur résiste).
le final dérisoire et absurde impose la puissance du style à une vision d'un monde désenchantée.
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le 11 mars 2003
Ceci est unes premiers films du génie Kubrick en association avec le producteur B. Harris. On a beaucoup parlé de ce film, du génie du Kubrick, je m'étendrai donc seulemnt sur la maîtrise exceptionnel de la lumière ! Ce film jouit d'un noir et blanc ahurissant de beauté, une lumière ambiente superbement maîtrisée toujours bien placée. Bref Kubrick tout simplement !
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le 7 juillet 2011
Sterling Hayden dans son meilleur rôle, un casse la nuit un excellent film noir un vrai. Kubrick à fait ce film à 28 ans. C'est pour moi un des meilleurs Kubrick !
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