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4,5 sur 5 étoiles
Breakfast In America
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le 7 décembre 2011
CHRONIQUE DE JEAN MARC BAILLEUX MAGAZINE ROCK&FOLK DECEMBRE 1979 N° 155 Page 92/93
6° Album 1979 33T Réf : A&M AML 64747
Etonnamment, Supertramp ne doit rien ou presque au rock dans ce que furent ses modes d'expression en vogue ces dix ou quinze dernières années : le blues n'y fait que de rares incursions ("Ain't Nobody But Me", "Remember"...), le "symphonisme" n'y vient qu'en filigrane ("Crime Ot The Century"" - le titre), on n'y retrouve aucun des tics du jazz-rock. L'ignorance totale, sinon le mépris de la mode ; aucune concession à l'esthétique disco - la musique de Supertramp a toujours été naturellement dansante - ou à la gadgeterie électronique "per se". Le style et le feeling sont discrètement jazzy.
Supertramp, c'est un peu l'épure réduite aux lignes de la force d'un croisement monstrueux du premier Caravan avec Procol Harum, considérés l'un et l'autre comme des groupes marginaux du rock. De Caravan la légèreté et la prégnance mélodique des meilleurs titres de Pye Hastings, le goût des signatures rythmiques inusitées et des tempo nerveux et rebondissant, du jeu passionnément inventif et pourtant si simple de Richard Sinclair, la joliesse et l'efficacité des harmonies vocales, l'usage parcimonieux mais lumineux des anches et de la flûte ...De Procol Harum l'omniprésence, même discrète, et l'hégémonie du piano acoustique, un humour pince-sans-rire un tantinet aristocratique, l'attachement évident, sous des manifestations pourtant très différentes à un certain traditionalisme ; la pompe procolienne trouvant un équivalent dans le souci de perfection structurelle des compositions et des arrangements de Supertramp.
Si Roger Hodgson est le pendant de Pye Hastings, si John Anthony Helliwell est celui de Jimmy Hastings, Richard Davies pourrait bien être un fils spirituel de Gary Brooker mâtiné de Sinclair. De celui-là il a jusqu'à la similitude physique, le côté frac et haut-de-forme du pilier de champ de courses avec un soupçon d'éthylisme fin de race, l'esprit ; de celui-ci la lettre, une certaine similitude de style instrumental, d'éducation musicale imprégnée de jazz et de souvenirs classiques, de style à la fois décharné et lyrique. Il y a chez Rick Davies le même paradoxe que chez Gary Brooker ; l'ascèse y côtoie l'appétit de jouissance ; un jeu sec et nerveux tente de maîtriser un élan, de contraindre une folie. C'est peut être là une des raisons principales pour lesquelles les plus grandes réussites du groupe portent toutes la marque d'un travail minutieux, voire maniaque, plaqué sur la matière brute de l'inspiration.
C'est pourquoi tous les plus grands succès du groupe (« School », « Dreamer », « The Logical Song »,
« Sister Moonshine »....) sont sans exception ce que Davies appelle des « efforts de construction et de structure ». C'est également pour cette raison que tous les morceaux plus improvisés, plus débridés, comportent, à l'exception peut être de « Aries », une partie très structurée qui semble chaperonner leur liberté.
« Breakfast In America » est à ce jour la réalisation la plus complète et la plus sophistiquée des productions de Supertramp . Depuis « Even In The Quietest Moments », le groupe veille seul à sa direction artistique, de la création au studio. Les musiciens mettent l'accent sur l'aspect résolument plus collectif qu'auparavant de leur travail, sur l'importance indiscutable de l'apport de chacun. Et de fait, cela ne peut être sans incidence sur le son général. Alors que le son de « Even In The Quietest Moments » diffusait dans toutes les directions, le groupe explorant de nouvelles sonorités, poussant en avant des instruments qui jusqu'alors se contentaient d'un rôle discret d'accompagnement (la guitare acoustique de « Give A Little Bit » ou les synthétiseurs de « Fool's Ouverture »), la matière de « Breakfast In America » est plus ramassée, plus dense, plus sédimentée. « Breakfast In America » accentue encore l'enrichissement (quantitatif), la prolifération des arrangements qui faisait l'essentiel de l'évolution, de « Supertramp » à « Crime Of The Century » puis « Crisis ? What Crisis ? » . C'est en quelque sorte l'anti « Supertramp », aussi touffu que celui-ci pouvait être dépouillé. Les thèmes principaux du premier album baignaient dans une transparence limpide, ceux de « Breakfast In America » semblent nimbés d'un voile opaque.
Paradoxalement, alors que les mélodies de Roger Hodgson sont si légères, les paroles de ses chansons sont celles qui semblent vouloir dire quelque chose de sensé. Pas de volonté de « message » (on n'en est plus là dans le « song writing » moderne depuis des lustres), mais une peinture délicate et sensible, à la fois attendrie et un brin cynique des petites choses de la vie, façon détournée d'aborder les grands problèmes ontologiques et philologiques (!). Hodgson est une espèce de moraliste moderne empreint d'un soupçon de mysticisme. Richard Davies, lui, c'est plus près de la tradition plus ou moins beatlesienne et en tous cas typiquement britannique du nonsense et des nursery rhymes : lorsque ses chansons ne sont pas purement et simplement des love songs (« Oh Darling », « Downstream »), elles s'attachent à des sujets plus intimes, moins propices à généralisation que ceux de Roger Hodgson « Just Another Nervous Wreck », « Casual Conversations » ou le « From Now On » de « Even In The Quietest Moments ») ou content de petites histoires, des anecdotes plus ou moins métaphoriques à la « Eleanor Rigby » .
Les chansons de Supertramp, et ce n'est certainement pas étranger à leur succès en période de crise (morale, sociale, économique, individuelle), sont le plus souvent résolument positives, et elles l'ont toujours été en remontant du « find yourself a new ambition » (trouvez-vous un nouveau projet) de « Child Of Vision » ou « There's no use in quiting/When the world is waiting for you » (il n'y a pas de raison de s'arrêter quand le monde attend après toi) jusqu'au « Try Again » (essaie encore » du premier album en passant par « If Everyone Was Listening » (« Crime Of The Century ») et « Babaji » (Even In The Quietest Moments »).
La critique débouche toujours sur l'espoir ou l'exhortation. On est avec eux aux antipodes du « no future » de la new wave. Le futur sera ce qu'on le fera, il suffit d'y croire, de se donner un but et de faire tous les efforts pour l'atteindre. N'Est-ce pas précisément ainsi que Supertramp à réussi.
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Les talents de Roger Hodgson et Richard Davies sont étonnamment complémentaires : à celui là
Le génie mélodique dans la création pure, à celui-ci le sens de la construction et le l'excitation rythmique (Jean Marc Bailleux)
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MAGAZINE BEST DECEMBRE 1979 N°137 Page 48 (Sacha Reins)
En 1979 enfin sort « Breakfast In America » qui fait le malheur que vous savez.
Pour la petite histoire, sachez que le groupe fidèle à sa ligne de conduite, refuse d'aller aux cocktails et autres réceptions organisés en son honneur mais que, pour le représenter dans ces opérations promotionnelles, il envoie à sa place Libby la serveuse qui est photographiée sur la pochette de l'album. Celle-ci, vieille actrice au chômage reconvertie dans la photo publicitaire, elle est devenue une star au Japon. Elle demande maintenant 750 Dollars par jour plus l'avion première classe et l'hôtel cinq étoiles.
- On voulait la faire venir à Paris mais , et elle a maintenant un manager qui s'occupe d'elle, ses prix ont encore augmentés, pleure un représentant de A&M. Elle est trop chère pour nous, elle est trop célèbre.
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le 13 avril 2014
L’album le plus accessible de Supertramp, ou le moins progressiste si l’on veut. Mais il reste les pompes des claviers, le saxophone inattendu, les mélodies tenaces, les harmonies vocales astucieuses, les arrangements somptueux, les textes sensés, et un style inimitable maintenu à travers tout le répertoire. C’est déjà beaucoup! En plus, il se dégage de cette musique un optimisme qui s’estompera quand le différent entre Hodgson et Davies, encore indécelable à l’époque, rendra leur collaboration impossible. Quoiqu’il en soit, les tubes sortiront de cette rondelle comme d’un ancien 33 tours des Beatles et quelques uns le critiqueront pour ce côté pop jugé trop envahissant. Les autres profiteront à satiété de ce Déjeuner en Amérique qui, avec The Wall, contribua à l’extinction du disco en devenant l’un des albums les plus vendus au monde. Quant à la pochette avec son World Trade Center en porcelaine, elle est le symbole d'une époque heureuse aujourd'hui dynamitée.
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le 2 septembre 2012
Ce disque est indispensable à toute discothèque. Le meilleur album de Supertramp. Des chansons comme on n'en fait plus. Refrain, couplet, pont, "hook", une leçon de songwriting pop du début à la fin. Je pense que je ne pourrai jamais me lasser de ce disque.
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le 29 novembre 2012
APRES LE FABULEUX CRIME OF THE CENTURY LE BRISTISH BAND AU TOP ENFONCE DEFINITIVEMENT LE CLOU MONDIALEMENT AVEC CE JOYAU ETINCELANT DU PREMIER AU DERNIER MORCEAU. IMMANQUABLE ALBUM A ECOUTER OU A REECOUTER !
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le 11 octobre 2014
Une seule etoile a été mise plus bas dans un commentaire
C est aussi bien qu shm cd, dis son auteur. C est dejà tres bien !
Si je le suis, il mettrait donc une etoile au shm cd. Là, il n est plus trop coherent...
tout est pretexte a geindre dans notre pays, c est bien dommage pour ce format qui techniquement vaut le coup.
Ce genre de commentaire factuellement juste sur la comparaison mais concluant de maniere fantasque n aide inutilement et gratuitement pas au developpement du bluray audio.
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Et Supertramp devint énorme… Ainsi pourrait-on résumer l’impact (et les retombées) de cet album mastodonte. Avec ses 20 millions de copies écoulées, il entre dans la très sélecte catégorie des disques de tous les records et est devenu le grand classique du groupe. Le STAYIN' ALIVE de Supertramp, version pop british.
Volontairement plus carré, il abandonne les envolées instrumentales qui rattachaient le groupe au rock dit progressif, pour se concentrer sur les deux épines dorsales des chansons : la mélodie et le rythme. A l’image du désormais classique THE LOGICAL SONG, énorme hit à nouveau emmené par le Wurlitzer épidermique de Roger Hodgson, qui atteint ici la quintessence de l’art pop, en mariant mélodie, fond et efficacité rythmique dans un entrain qui emporte tout sur son passage. Pareil pour la chanson-titre, magnifique vignette pop aux arrangements rétro que ne renieraient pas les Beatles, ou TAKE THE LONG WAY HOME, qui voit Rick Davies se surpasser dans l’art délicat d’emballer la chansonnette pop et d’en faire une mini-symphonie. A l’image de ses propres compositions, plus complexes (JUST ANOTHER NERVOUS WRECK, GONE HOLLYWOOD), mais qui ne s’éloignent jamais de l’efficacité imposée (GOODBYE STRANGER, OH DARLING). En misant sur son seul savoir-faire, Supertramp a trouvé le Graal avec BREAKFAST IN AMERICA et s’est assis pour toujours à la table des géants.
Tops : THE LOGICAL SONG, BREAKFAST IN AMERICA, GOODBYE STRANGER, TAKE THE LONG WAY HOME, GONE HOLLYWOOD
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le 10 octobre 2012
Ce disque confirme encore que Supertramp est le plus grand groupe de tous les temps. Leurs mélodies, chansons, paroles et voix sont superbes et grandioses. Il n' y a pas une chanson à jeter (contrairement aux autres grands groupes).
Il y a une vraie magie et émotion à l'écoute de leurs titres. C'est une musique d'un autre temps et d'une autre dimension.
Leur musique touche profondément notre âme et nous donne des frissons d'émotion
Leur musique incomparable est unique. Child of vision qui figure sur cet album est assurément l'une des plus belles chansons de tous les temps et l'une des plus belles du groupe (quoi qu'il soit difficile de choisir parmi toutes leurs sublimes chansons : don't leave me now......)
Et tout va avec : regardez leurs pochettes d'albums: elles sont magnifiques, mystérieuses et voire même visionnaire (la pochette troublante de breakfast in America, sortie en 1979, année de la guerre en afghanistan et prémice à la formation d'al quaida annonce le 11/09 : voir à ce effet les analyses sur internet - et d'ailleurs breakfast in America est une critique du mode de vie américain et se termine en apothéose avec child of vision tout aussi visionnaire).
Vraiment, ce groupe est le meilleur qui n'ait jamais existé et qui n'exigera jamais.
Rick Davies et Roger Hodgson sont de vrais génie de la musique.
Ecoutez Supertramp et vous ne vous en remettrez pas d'une tel génie.
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le 19 août 2011
C'est classique et c'est resté tellement original dans l'instrumentalisation des chansons, leur format, la voix.

C'est devenu très rare une telle qualité de musiciens réunis. Ils ont eu leur propre créneau, ont inventé quelque chose qui leur était propre.

C'est pas mon genre, mais un best of pour le coup suffit. C'est çà aussi le prix de l'originalité, c'est que je n'écouterai pas çà tous les jours.
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le 21 avril 2015
Superbe album qui hante les oreilles de l'auditeur depuis 1979, pour celui qui le connaît depuis sa sortie. Sans doute le 1er album de rock et le 1er vrai album de vraie bonne musique que j'ai acheté (à 12 ans) et aussitôt une passion jamais abandonnée pour cette musique. Indépendamment de l'importance séminale de cette œuvre pour moi, force est de reconnaître que le groupe a réussi à garder la flamboyance de ses albums progressifs précédents et à accentuer intelligemment la touche pop pour faire de ces 10 morceaux quasiment 10 tubes. C'est aussi la dernière fois où le tandem Hodgson/.Davies fonctionne parfaitement et que leurs différences font deux compléments évidents. Le son des claviers et la rythmique, associés aux voix caractéristiques des deux chanteurs, est immédiatement reconnaissable, c'est bien "le son Supertramp" qu'ils ont su inventer depuis "Crime of the Century" 5 ans plus tôt. Quasiment aucune faiblesse, à part le morceau éponyme, heureusement le plus court.
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ENCORE UN ALBUM QUI MARQUERA L'HISTOIRE DE LA POP ET DU ROCK
SUPERTRAMP NOUS FAIT UN PETIT CHEF D' OEUVRE TRUFFE DE HITS
A L'EPOQUE MON PROF D'ANGLAIS NOUS FERRA TRADUIRE LES CHANSONS
EN FRANCAIS MOI QUI NE SUIS PAS TROP DOUE DANS CETTE MATIERE
ME PERMETTRA DE COMMENCER A AIMER L'ANGLAIS
INDISPENSABLE
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