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8 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 le piano sous la neige
C'est le cinquième album de Supertramp, sorti en 1977. Le groupe venait de quitter son Angleterre natale pour s'installer aux Etats-Unis, à Los Angeles, et ce disque sera enregistré entre L.A. et le Colorado (aux studios Caribou), comme en témoigne la belle et célèbre pochette avec le piano sous la neige, "réalisée...
Publié le 25 décembre 2010 par prince saphir

versus
12 internautes sur 15 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 massacre à la remasterisation
Encore une remasterisation victime de la "loudness war" : trop fort, trop de compression de dynamique. Cela donne un son sans relief, fatiguant et criard. Préférez les versions CD des années 80, plus respectueuses du son d'origine.
Publié le 8 mai 2007 par B. Yves


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8 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 le piano sous la neige, 25 décembre 2010
Par 
prince saphir - Voir tous mes commentaires
(TOP 1000 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Even In The Quietest Moments (CD)
C'est le cinquième album de Supertramp, sorti en 1977. Le groupe venait de quitter son Angleterre natale pour s'installer aux Etats-Unis, à Los Angeles, et ce disque sera enregistré entre L.A. et le Colorado (aux studios Caribou), comme en témoigne la belle et célèbre pochette avec le piano sous la neige, "réalisée sans trucage". Après le succès commercial et artistique de "Crime Of The Century" et la relative baisse de régime du pessimiste "Crisis... What Crisis ?", le groupe sort avec "Even..." l'un de ses meilleurs albums. On retrouve cet assemblage typique de titres pop et légers (quoique peu nombreux, juste deux ici : "Give A Little Bit" et "Babaji"), de ballades mélancoliques ("Downstream", "Lover Boy") et de plages aux constructions plus "progressives" (les meilleures de l'album selon moi) : "Even In The Quietest Moments", à l'instrumentation très dense (guitare, orgue, clarinette, synthétiseur, etc), "From Now On", son saxophone et ses choeurs, et enfin la suite de dix minutes "Fool's Overture" sur la guerre, la folie humaine, la fin d'un monde...
"Even In The Quietest Moments" est un album très romantique, nostalgique, inspiré (même si un peu moins consistant que les deux précédents à mon avis, surtout "Crime..."), avec un piano classique particulièrement présent, dans lequel Roger Hogdson et Rick Davies (aux voix très complémentaires) se partagent le chant principal (comme sur tous les albums jusqu'à leur séparation) et le dernier avant le virage plus commercial qu'amorcera le suivant, le célébrissime et excellent "Breakfast In America", incroyable collection de tubes et véritable "best of" à lui tout seul, qui remportera le succès planétaire que l'on sait et qui fera de Supertramp une méga-star planétaire, au moins jusqu'à "...famous last words...".
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16 internautes sur 17 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 SOMPTUEUX, 27 juillet 2008
Par 
70's addict (Etampes) - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Even In The Quietest Moments (CD)
Peut-être l'album le plus abouti du groupe, en tout cas tellement supérieur à son successeur Breakfast in America qui a pourtant connu à l'époque un énorme succès (nous sommes alors en pleine vague disco, aïe, aïe, aïe !). Roger Hodgson nous livre de superbes chansons pop aux thèmes un brin mystiques (Babaji, Even in the quietest moments) , Rick Davis tire comme d'habitude le groupe vers des sonorités un peu plus jazz (From now on, Downstream), le son est toujours aussi léché (on a reproché au groupe son manque de spontanéité) et on ne peut pas mourir sans avoir écouté l'incroyable Fool's overture. A posséder absolument et à préférer aux éternelles compils qui nous font passer à côté de tant de chansons extraordinaires !
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5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Inéluctable !, 31 août 2008
Ce commentaire fait référence à cette édition : Even In The Quietest Moments (CD)
D' abord, saviez-vous qui était l' ingénieur du son de l' album
"sgt pepper's lonely hearts club band" des Beatles ?
qui, encore, "ingénié" dans "la chambre impérial" de Elvis Costello en 83 ?
c' est Geoff Emerick biensûr ! présent derechef, sur cet album de Supertramp.
Ici, c'est surtout l' énorme talent de compositeur de Roger Hodgson qui prévaut avec des chansons inoubliables comme : "give a little bit", "Babaji", ou encore l' envoûtant et fascinant "fool's overture" ; les compositions de Rick Davies se font plus ...discrètes, mais indispensables (from now on), et confèrent à cet Opus (souvent sous-estimé) une beauté éternelle.

A garder dan un endroit propre, sec et frais !
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4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 CHRONIQUE DE JEAN MARC BAILLEUX MAGAZINE ROCK&FOLK, 5 décembre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Even In The Quietest Moments (CD)
CHRONIQUE DE JEAN MARC BAILLEUX MAGAZINE ROCK&FOLK DECEMBRE 1979 N° 155 Page 89/92
5° Album 1977 33T Réf : A&M AML 64634
Les gens du "métier" ont encore à l'esprit un mémorable concert au Bataclan trois ans après celui d'HEC. Et pour cause ! ils y étaient seuls, entre eux pour ainsi dire, à la présence près d'une demi-douzaine de fans bien informés et de quelques badauds dragués en dernière minute sur le trottoir du boulevard Voltaire. Ils étaient seuls, mais à la claque qu'ils prirent et à celle qu'ils firent au groupe on pouvait aisément lui prédire un florissant avenir. Le perfectionnisme de Supertramp, déjà légendaire depuis l'avènement-événement de "Crime Of The Century" , prenait une dimension nouvelle ; ce n'était pas le son du disque, c'était meilleur que le disque ; un éblouissement de son et de lumière, une mise en scène millimétrée jouée avec un tel professionnalisme qu'on eût pu le prendre pour de la spontanéité. C'était gagné.
De fait, quelques mois plus tard "Even In The Quietest Moments" jouit dès de sa sortie du formidable support des radios. Pourtant, "Give A Little Bit" n'était qu'un titre relativement mineur qui offrait aux médias moins d'attrait et d'originalité que les chefs d'oeuvre de "Crime Of The Century" ou "Crisis ? What Crisis ?" (en particulier "Sister Moonshine", dont il reprenait, affadies, bien des caractéristiques). Il n'empêche que Supertramp se trouva enfin et instantanément propulsé au sommet des hit-parades français.
Avec le temps qui passe, le succès qui s'affirme, exponentiel, l'univers s'éclaire : aux pochettes obscures et énigmatiques succède une imagerie plus légère.
Après "Crisis ? What Crisis ?" Supertramp s'est installé aux USA, et depuis le début de sa période américaine il semble vouloir conjurer cette crise dont il faisait feinte de nier l'existence avec cet humour plus ou moins ironique ou amer qui traverse toute sa production. On retrouve le sens du contraste ; après les grilles de prison voguant dans les nuées, le bain de soleil sous les cheminées d'usine, voici le piano sous les neiges du Colorado (où fut enregistré le disque, au Caribou Ranch Studio).
"Even In The Quietest Moments" est le plus subtil des albums de Supertramp. Il prêche une douce convivialité, la nécessité de se sentir bien dans sa peau et dans son milieu, de laisser s'épanouir les sentiments vitaux ("Give A Little Big", l'amour ("Love Boy"), l'amitié, la fraternité. C'est l'époque où Hodgson fraye avec un gourou ("Babaji"), et cela a sur lui la même influence lénifiante et un peu débilitante que sur Santana ou Mc Laughlin ; influence à laquelle Richard Davies, tout en traitant des sujets analogues, semble heureusement échapper.
Alors que Roger Hodgson se laisse aller à un mysticisme gentillet ("Even I, The Quietest Moments" - le morceau - dont on retrouvera une part des interrogations et de l'inspiration dans le "Lord Is It Mine" du disque suivant). Davies garde les pieds sur terre et s'affaire à sa chronique intime des mouvements de l'âme. Si Hodgson procède par plans fixes et donne à sas chansons de plus en plus de généralité et d'abstraction, Davies est l'homme des travellings ("From Now On") et des flashes-back ("Downstream").
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5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Parfait, 10 septembre 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Even In The Quietest Moments (CD)
La meileur album de Supertramp, parfait équilibre des compositions où le talent des compositeurs (Davies et Hodgson), se mêle et entre en résonnance, jamais d'ennui, de vrais musiciens interprètes, les tripes sur la table ("Downstream", "Even in the quietest moments" et tout le reste...), toutes les chansons essentielles à la cohésion de l'ensemble.
Nécessaire à tout musicien !
RP
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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Splendide, 26 juin 2012
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Even In The Quietest Moments (CD)
Peut-être le plus cohérent des 4 meilleures albums du groupe.
Jamais lassant, chaque titre enrichissant le précédent, c'est un joyau de perfection instrumentale et vocale.
Bien sûr, toujours en filigrane, ce désenchantement, ce pessimisme sous-jacent, cette relative tristesse qui parfois mène à l'angoisse, parfois ramène à l'apaisement. Comme dans les autres albums, un peu d'ambiance sonore judicieusement placée, tirée de l'Histoire cette fois-ci : un discours de Chuchill au début de la seconde guerre mondiale, dont d'aucuns pensent que ces phrases magnifiques de volonté guidant la Grande-Bretagne dans son combat pour sa liberté furent prononcées dans un état de semi-ébriété (Fool's Overture).
Une pochette comme toujours esthétiquement recherchée, la même photo au recto et au verso du mythique piano sous une neige épargnée par le soleil éclatant.
La même ? Pas tout à fait, car au verso, le boitier semble brisé. Ne le renvoyez-pas. C'est "pour de faux". Mais la quiétude brisée, c'est souvent pour de vrai.
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19 internautes sur 21 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 LES SUPERS CLOCHARDS DECROCHENT LES ETOILES, 17 août 2006
Par 
D. Philippe (LE MANS) - Voir tous mes commentaires
(VRAI NOM)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Even In The Quietest Moments (CD)
Aucun doute là dessus, voici l' oeuvre ultime du groupe, celle qui ne laisse aucune place pour la "concurrence".L' album est d'une cohérence parfaite.Les chansons sont TOUTES SUBLIMES.Le piano, qui est mon instrument préféré est ici omniprésent et figure même sur la pochette, magnifique est aussi!!!
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un Clochard aux Habits d'Etoiles, 30 avril 2014
Par 
STEFAN (Paris, France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 50 COMMENTATEURS)    (COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR)   
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Even In The Quietest Moments (CD)
Détenant l'honneur discutable d'être un des plus "pop oriented" des groupes rock progressifs et assimilés des années 70 - en compagnie de Barclay James Harvest, de l'Electric Light Orchestra de Jeff Lynne et de quelques autres à l'actuelle réputation moins glorieuse (qui se souvient du teutonique Eloy pour autre chose qu'une pochette aperçue dans un bac "soldes" poussiéreux d'un disquaire d'occasion) -, Supertramp n'a jamais eu vraiment bonne presse, malgré des albums aussi magistralement réussis que Crime Of The Century (1974, le plus universellement reconnu), Breakfast in America (1979, sommet commercial doté d'une enfilade de tubes irrésistibles à en faire pâlir d'envie plus d'un) ou, puisque c'est celui qui présentement nous intéresse, Even in the Quietest Moments.

Qui sort pile-poil au mauvais moment dans leur Angleterre natale. Pensez, 1977, les Clash, les Pistols, les Damned... et Supertramp. Cherchez l'intrus. Mais c'est aussi une année où Yes place son Going for the One en tête des charts britanniques pour deux semaines, comme Queen, et où Abba peut être considéré comme le triomphateur avec une pluie de tubes et un album (Arrival) qui se vent comme des petits pains chauds à une foule affamée. Ceci dit pour relativiser le choc punk qui balança tout à en croire une certaine presse. Je pouffe.
Dans le canon de leur aeuvre, c'est l'album de la relance après un Crisis? What Crisis? n'ayant pas reconduit l'exploit de Crime of the Century. Cette fois, Hogson, Davies & Cie ont retenu la leçon, fait briller leurs instruments et confectionné un délice d'album progressif accessible, mélodique ne manquant pourtant pas d'ambition. Ou d'un sens mélodique imparable, caractéristique devenue la trademark du groupe, comme démontré dès le tubesque Give a Little Bit d'ouverture, "bête" chanson pop à la mélodie s'imprimant immédiatement dans le cortex de l'auditeur, qu'il le veuille ou pas d'ailleurs. Infectieux. Et pourtant loin d'être le sommet d'un album où l'on retrouve des titres comme le magistral Fool's Ouverture et ses 11 minutes pour preuve que le rock progressif peut être mélodique et abordable à tous sans perdre une once de son ambition et construire de précieuses mini-symphonies sans étalage d'une aptitude instrumentale virtuose, parce que si ces musiciens sont indéniablement doués ils sont surtout au service de la composition, de la mélodie, ça fait la différence. Et pas seulement sur Fool's Ouverture mais sur l'ensemble de l'opus qui bénéficie des talents de plume et de gorge complémentaires de Davies et Hogson, le jazzy soul popster et l'elfe prog/folk pour caricaturer (à peine), mais évidemment aussi de la capacité de l'ensemble du groupe, John Helliwell et son saxophone si important à l'identité sonore de Supertramp et la section rythmique discrète et efficace composée de la paire Bob Siebenberg et Dougie Thompson. à habiter, enluminer chaque instant de faconde mélodique de leur experte retenue, de leur simple grâce. Tout ceci fait d'Even in the Quietest Moments un aeuvre... Tenez, ce n'est pas compliqué, au bout du compte, évoquer les highlights de l'album revient à en énumérer la tracklist... Carrément !
Concernant la présente édition (remaster 2002), sur laquelle de nombreuses critiques ont été formulées comme quoi ce serait trop "loud" pour se conformer au goût supposé du public actuel, on dira que s'il y a en effet un peu de ça (mais pas dans la proportion excessive qui rendrait l'album écoutable de saturation), il y a aussi, surtout !, une clarté, une largeur sonore nouvellement trouvée permettant de jouir de chaque instant imprimé sur la petite galette argentée. Satisfaisant.

En sachant remiser quelque tentative de prétention que ce soit, en se focalisant avant tout sur leurs compositions Supertramp est parvenu à se tracer un chemin qui, 30 ans après leur petite mort (le départ de Roger Hogson après lequel plus rien ne sera vraiment pareil), continue d'habiter les ondes nostalgisantes de moult station radio, et à vendre du best of en veux-tu en voilà. Et si cette persistance médiatique et commerciale ne leur alloua pas beaucoup d'amis dans la presse musicale, dans une certaine intelligentsia du bon goût musical du moment, elle leur apportât une gloire et un retentissement populaire toujours pas démenti qui, qui plus est, à l'écoute aléatoire d'un de leurs plus fameux opus (cet Even in the Quietest Moment, par exemple), sont largement mérités.

Rick Davies - keyboards, vocals
John Helliwell - saxophones, vocals, clarinet, melodica on "From Now On"
Roger Hodgson - guitars, keyboards, vocals
Bob Siebenberg - percussion, drums
Dougie Thomson - bass
&
Gary Mielke - Oberheim programming
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Roman d'apprentissage, 14 août 2013
Par 
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Even In The Quietest Moments (CD)
Vous pensez que le cinéma des années 70, la mode (les modes) des années 70, la musique des années 70, la pensée des années 70, ont beaucoup vieilli – et que leurs avant-gardes se sont démodées très vite (moins vite cependant que celles, tellement clinquantes, de la décennie suivante) ? Je suis d'accord : autant dire que j'ai racheté cet album par acquit de conscience plus que par réel désir.

Et là, quelle claque ! Même mes gamins de 15 ans sont venus me demander ce que c'était, et de le repasser (ça n'arrive jamais).
Il faut dire que les mélodies, le climat, le mélange de mélancolie et de vitalité, y sont largement aussi imparables et « tubesques » que dans le (trop) fameux album suivant : et pourtant j'adore Breakfast in America, et le snobisme qui consiste à le tenir pour suspect sous prétexte de son succès planétaire m'énerve - mais je vous jure qu'après avoir entendu celui-ci, vous trouverez l'autre surestimé, car plus formaté.

Ce génie mélodique, en effet, s'habille ici d'une parure harmonique luxuriante, d'une inventivité de tous les instants, avec des bifurcations vertigineuses et des rétablissements inattendus, des aventures sonores et surtout formelles qu'on serait bien en peine de retrouver chez qui que ce soit aujourd'hui : il y a plus de matériau musical (mélodique et harmonique) dans chacune de ces 7 chansons que dans la plupart des albums entiers publiés à l'heure actuelle... impossible de dire laquelle on préfère, d'ailleurs : chaque humeur de la journée a la sienne, même si l'ensemble, parfaitement cohérent, constitue une sorte de cheminement ou d'aventure psychologique continue, à travers la variété de ses épisodes, points de vue et paysages successifs.

Un album, donc ? Oui, mais en un sens plus spécifique, celui d'album-souvenir d'images sonores feuilleté page à page. Ou mieux encore : un "roman d'apprentissage" en musique, une aventure de la conscience - l'itinéraire d'un progressif désenchantement (c'est le cas de le dire : de la musique à la parole, puis au silence), à partir d'un optimisme initial exubérant ("Give a little bit"). Ce dernier en effet, vite trahi par le cynisme de certains ("Lover boy", plein d'ironie), se mue alors en espérance d'un salut mystique, hors du monde ("Even in the quietest moments") ; mais l'expérience douloureuse de la fuite irrémédiable du bonheur ("Downstream" - la perle mordorée du recueil : regard rétrospectif sur une plénitude passée, album-photo de quelques jours heureux), et le "silence de Dieu" ("Babadji"), conduisent à ne plus chercher refuge ou évasion que dans l'imaginaire de la pure "fantasy" ("From now on"). Or même cela va devoir céder à son tour devant le bruit et la fureur du monde, chaos qui abolit la musique ("Fool's overture", époustouflante symphonie qui clôt et résume l'album), jusqu'à ce que 3 coups de baguette de chef d'orchestre tâchent de mettre fin à la cacophonie... aussitôt sabrés par un silence abrupt, cinglant et définitif, là où la musique aurait dû (re)commencer.

Or tout cela, si douloureux et pessimiste, a pourtant l'élégance "britannique" de rester plein d'allant et d'énergie, d'entrain même (la section rythmique !), le souci constant du mouvement en même temps que la résolution de ne jamais cesser de chanter : car il est poli d'être gai, surtout dans la plus profonde mélancolie. Lumière d'automne, sans doute, mais lumière vive et vivace, vivante et vitale.

Et l'on se rend compte alors à quel point on était libre, à quel point on osait et à quel point on pensait, dans ces foutues années 70 que j'étais bien trop jeune alors, et bien trop vieux ensuite, pour apprécier : mais après tout n'ont-elles pas été précisément cela - un temps béni dont on sait au moment même où on le vit qu'il est déjà en train de se terminer, comme la fin de l'enfance, celle d'une soirée réussie, celle des quais d'embarquement où l'on se retourne une dernière fois, impatient et malheureux à la fois ? Un temps, donc, que l'on n'arrive jamais à vivre pleinement ni innocemment ? Supertramp aura su à la perfection traduire ce mélange d'élan et de regret, cette pulsation irrésistible qui n'efface pas mais exacerbe plutôt la conscience du temps qui passe et de l'abîme, en même temps qu'elle s'en nourrit : euphorie douce-amère, griserie éperdue, gaieté masquant mal les sanglots... Les années 70 en somme, qui ne furent peut-être rien d'autre, à tout instant, que la conscience aiguë et poignante de leur propre évanescence - la fin désolante des utopies, et le désir, sans grande illusion, de les retrouver.
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Quel groupe de génie, 10 octobre 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Even In The Quietest Moments (CD)
Ce disque confirme encore que Supertramp est le plus grand groupe de tous les temps. Leurs mélodies, chansons, paroles et voix sont superbes et grandioses. Il n' y a pas une chanson à jeter (contrairement aux autres grands groupes).
Il y a une vraie magie et émotion à l'écoute de leurs titres. C'est une musique d'un autre temps et d'une autre dimension.
Leur musique touche profondément notre âme et nous donne des frissons d'émotion
Leur musique incomparable est unique et somptueuse. Fool's ouverture qui figure sur cet album est assurément l'une des plus belles chansons de tous les temps et l'une des plus belles du groupe (quoi qu'il soit difficile de choisir parmi toutes leurs sublimes chansons : child of vision, don't leave me know).
Et que dire du troublant Babaji et de l'entraînement de lover boy : c'est tout simplement au delà du sublime.
Et tout va avec : regardez leurs pochettes d'albums: elles sont magnifiques, mystérieuses et voire même visionnaire (la pochette troublante de breakfast in America, sortie en 1979, année de la guerre en afghanistan et prémice à la formation d'al quaida annonce le 11/09 : voir à ce effet les analyses sur internet).
Vraiment, ce groupe est le meilleur qui n'ait jamais existé et qui n'exigera jamais.
Ce groupe nous offre vraiment une musique extraordinaire et un univers magique et grandiose
Rick Davies et Roger Hodgson sont de vrais génie de la musique.
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