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le 19 janvier 2007
Franz Liszt rencontra la comtesse Marie d'Agoult en 1833 ; en 1835, cette dernière délaissa ses deux filles et son mari pour partir avec son "amant-compositeur" sillonner la Suisse et l'Italie. Quittant la France, les deux soupirants arrivèrent à Genève le 21 août 1835. Au hasard de ses lectures ou de ses balades, Franz Liszt abandonna à son piano les émotions et sensations qu'il ressentit ; en 1836, il publia "L'Album d'un voyageur", un cycle de dix-neuf pièces pour piano réparties en trois cahiers. Après une sélection rigoureuse, certaines d'entre elles édifièrent la "Première Année de Pèlerinage : Suisse". La première édition date de 1841, l'édition définitive date de 1855. Dans la préface de la première édition, Franz Liszt explique qu'il cherche "... un langage poétique plus apte peut-être que la poésie... à exprimer... tout ce qui échappe à l'analyse, tout ce qui s'attache à des profondeurs inaccessibles... et que ce cycle d'oeuvres pour piano s'adresse à quelques-uns plutôt qu'à la foule... ceux qui conçoivent pour l'art une destination autre que celle d'amuser les heures vaines, et lui demandent autre chose que la futile distraction d'un amusement passager". Tout est dit dans ce court extrait de la préface ; l'on y perçoit bien la pensée musicale qui habite le maître hongrois à cette époque. Ce cycle comporte neuf pièces pour piano, dont les plus célèbres (qui sont souvent jouées en "bis" de concert ou enregistrées pour "combler" un compact-disc) sont "La Chapelle de Guillaume Tell", "Au lac de Wallenstadt" & "La Vallée d'Obermann".

Après un retour en France de quelques mois, les deux soupirants repartirent pour l'Italie, où ils séjournèrent de 1837 à 1839. Ils firent plusieurs haltes dans le pays : Bellagio, Milan, Venise, Lugano, Modène, Florence, Bologne et Rome. Franz Liszt eut une véritable révélation pour l'art italien en général. La plupart des pièces destinées au second recueil "Deuxième Année de Pèlerinage : Italie" datent de cette époque ; elles représentent l'évolution de la pensée musicale du compositeur, car c'est l'art italien dans tous les sens du terme qu'elles suggèrent. Les pièces les plus célèbres aujourd'hui de ce spicilège sont "Les trois Sonnets de Pétrarque" et "Après une lecture du Dante - Fantasia quasi Sonata" (la pièce la plus longue des trois recueils confondus, avec une durée de près de dix-sept minutes). Le recueil, comportant sept pièces, fut édité en 1858 ; Franz Liszt vivait alors depuis six années à Weimar, lieu où la princesse Sayn-Wittgenstein l'avait rejoint (en 1844, Marie d'Agoult rompit sa grande passion avec son soupirant). Un an plus tard, Franz Liszt rajouta trois pièces à ce second recueil, sous le titre de "Venezia e Napoli".

En 1861, Franz Liszt fuya Weimar pour rejoindre à Rome la princesse qui l'y a précédée. En 1864, il eut l'occasion mais surtout l'autorisation de sa marier avec cette dernière, mail il refusa, préférant recevoir les ordres mineurs. L'abbé Liszt continua son périple à travers l'Europe ; en 1883, trois ans avant sa mort, il regroupa, pour en faire un troisième et dernier recueil ("Troisième Année de Pèlerinage"), quelques pièces éparses qu'il écrivit quelques années auparavant. Là encore, à l'heure actuelle, les pièces les plus connues sont "Aux Cyprès de la Villa d'Este" n°1 & n°2, "Les Jeux d'eau à la Villa d'Este" & "Sursum corda". Bien avant Claude Debussy et Maurice Ravel, Franz Liszt composa donc sur le thème des "Jeux d'eau" ; cette pièce contient par son côté opulent des accents "tristanesques".

Ces trois volumes de vingt-six pièces pour piano forment actuellement un des plus importants corpus jamais composé pour l'instrument "roi". L'impression serait le "maître-mot" pour qualifier la première année ; la littérature pour la seconde année ; la spiritualité pour la troisième année.

Lazar Berman grava cette somme pianistique en mai 1977. Il semble avoir été atteint par la grâce ! Effectivement, son jeu se montre exceptionnel : très grand sens du phrasé, de la couleur, des nuances, une poésie infinie découle de ses doigts. Il ne se prête jamais à une viruosité gratuite, mais son interprétation est si analytique que chaque note, chaque accord, chaque arpège sonnent avec une couleur différente et dépeignent magnifiquement chaque pièce, aux titres si évocateurs. Il insuffle dans les pièces à caractère héroïque ("Chapelle de Guillaume Tell", "Vallée d'Obermann" (Première Année), "Après une Lecture du Dante - Fantasia quasi Sonata" (Deuxième Année) ou "Marche Funèbre" & "Sursum corda" (Troisième Année)) une puissance tellement contrôlée (basses profondes mais pas à l'excés, doigté parfois "pesant" mais jamais surchargé, nuances très bien soulignées mais jamais banalisées et mécaniques...) que l'émotion gagne l'auditeur à chaque instant. Lazar Berman offre une version plus "impressionniste" que "littéraire", mais après tout, c'est certainement ainsi que Franz Liszt entendait ses pièces.

La prise de son d'Hans-Peter Schweigmann est un modèle du genre. L'espace sonore est toujours rempli mais jamais saturé, l'équilibre entre la partie grave et la partie aiguë du piano est magnifiquement réalisé.

Aldo Ciccolini grava également l'intégralité de ce cycle, dans les années 60. Sa vision, pour le coup est plus "littéraire" ; il adopte des tempi plus rapides que son cadet russe. Sa vision n'est pas dénuée de poésie, mais se situe deux ou trois crans en dessous du véritable "coup de maestria" de Lazar Berman.

A signaler également que le texte de présentation, dans sa version anglaise, est dû à Humphrey Searle, musicologue spécialiste de Franz Liszt, qui établit voici quelques années le catalogue des oeuvres du maître hongrois.
22 commentaires|49 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Je ne connaissais pas encore l'enregistrement des "années" par L.Berman.....les très belles versions de A.Brendel, d'Arrau ou tout dernièrement de N.Angelich me satisfaisaient davantage que celles de A.Ciccolini ou d'L.Biret......! je restais un peu sur ma faim car la musique de L.Liszt parfait équilibre entre virilité et féminité ne trouvait(pour moi) jamais entière justice chez ces divers interprètes.... soit trop viril (Brendel Arrau) soit trop féminin (Angelich ,Biret).
Avec L.Berman c'est le pur miracle! comment un même homme peut-il traduire sur un clavier une telle richesse de sentiments ,tant masculins que féminins? cela me parait bien être miraculeux!
Les nuances Fortissimi n'ont souvant pas de secret pour la majorité des pianistes (mais chez Berman elles ne sont jamais dures ou désagréables....)par contre pour trouver de vrais pianissimi audibles mais timbrés et chantés ...il faut chercher! Berman possède les deux .......avec bien sûr tout ce qui va au milieu....! PRODIGIEUX.
Comment un tel pianiste (un génie ,car être affamé et(ou) assoiffé est parfaitement conciliable avec le génie, quoique en pensent certains!) a -t-il pu rester dans l'ombre et d'ailleurs continuer à y rester (peu de disques ,peu d'images....pas d'interwiew! ) c'est un mystère qu'il faudrait m'expliquer.....
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le 30 mars 2011
Beaucoup le qualifiaient de bûcheron. Et c'est vrai que ses bras faisaient la taille de mes cuisses. Il avait aussi une façon d'enrouler sa gauche, comme un joueur de tennis au service, pour plaquer des accords de basses absolument terrifiants - surtout pour les accordeurs. Il avait joué dans les capitales les plus reculées des républiques soviétiques, avec une application inébranlable. Et puis on l'a sorti du permafrost, il a débarqué à Paris, au TCE (deux fois), enregistrant dans la foulée les concertos de Liszt avec Giulini et ces Années de Pèlerinage pour DGG. Enregistrements de référence, on l'a maintes fois répété. Référence improbable, pour un pianiste sorti du glacis brejnévien. Paterné par Gilels (mais surtout pas Richter), cet artiste "émérite" trimballait sa vaste carcasse sous les ors des théâtres comme un ours échappé d'un cirque sibérien. Au restaurant, il plantait sa fourchette à côté de sa bouche, et vidait son verre avec un bruit de siphon. Il parlait peu, trop occupé à se goinfrer comme un mort de faim, et à boire comme un chameau. Il en avait vu de dures. En tournée, il travaillait deux heures par jour, un gros réveil posé sur le piano, enchaînant Bach, Liszt, Mozart ou Schumann sans coupure ni la moindre partition (il en conservait au moins une centaine dans sa grosse cervelle coiffée de cheveux toujours luisants) et quand le réveil sonnait, il refermait le couvercle - nocturne ou toccata - poussait un gros soupir et d'un signe de tête me faisait comprendre que c'était l'heure de la sieste. Non, Berman n'était pas un génie, selon l'acceptation générale du terme. Mais c'était un grand, un immense interprète. Et un homme d'une bonté, d'une honnêteté confondantes.
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le 7 décembre 2003
Dans ces Années de pèlerinage, Berman est un coloriste superbe, un phraseur inspiré et non un simple virtuose aux doigts d'acier.
Les couleurs sublimement exposées et les élans conjuguent passion et virtuosité. Écoutez la vallée d'Obermann : quelle fluidité, quelle fulminance !
Cette oeuvre parfois ardue pour l'auditeur, toujours périlleuse pour le pianiste, est ici interprétée avec une poésie et une violence qui atteignent la perfection.
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le 26 octobre 2011
Berman est pour moi l'equivalent pianistique de Celibidache. Analyse superieure de la partition, phrase et tempi que certains qualifierons d'impressionistes, mais qui revelent toute la profondeur de cet Himalaya musical. Du cote de Bellagio, le regard porte vers les montagnes Suisses on se prend a rever a ce Liszt poetique et aventurier, que Berman transfigure en metaphysicien du clavier.
Inoubliable et parfait, toutes les autres interpretations en deviennent de simples "partitions inachevees pour piano mecanique"..
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le 26 novembre 2012
Les commentaires précédents l'ont déjà dit, je ne fais que répéter : non seulement les partitions de Liszt sont incroyablement riches (et plus encore), mais l'interprétation de Lazar Berman est tout simplement époustouflante ! Un tel décoiffage musical qui vous fait dire "Dieu existe !" quand on est athée depuis plusieurs générations... Bref, un pianiste hors du commun.
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Quelle éblouissante interprétation de Liszt ! Pianiste quand j'étais jeune (une dizaine d'années de pratique amateur), je considérai Liszt comme un summum de la technique que je ne pouvais atteindre. Trop de vélocité. Et puis, de Liszt, qu'entendais-je ? Des mécaniques au piano, du brillant, peu de mélodie en réalité, donc pas de sens. Pire encore, j'étais parvenu à me convaincre que Liszt ne savait rien créer de lui-même, s'inspirant de compositeurs (exemple Chopin qui avait ma préférence au piano) pour écrire ses partitions.

Quand l'inculture et les préjugés se mélangent, le résultat est pitoyable.

Je ne connaissais pas Lazar Berman.

Lazar Berman m'a révélé le génie de Liszt, la profondeur métaphysique de l'oeuvre, la beauté des envols de l'âme, la sublimation de l'humain. Lazar Berman, pianiste russe (1930 - 2005) exprime une telle profondeur dans ces "Années de pèlerinage" qu'il est dans la vérité.

Vérité de l'exécution de la "Marche funèbre" composée pour les obsèques de l'empereur Maximilien. Premiers accords lugubres. L'auditeur suit le cortège funèbre avec lenteur. A peine les voiles de crêpe noirs ondulent-ils, marquant le frayement du convoi dans l'air lourd, sinistre. La mort. Fin de tout espoir humain. Le désespoir fait place à la désespérance. Il s'agit d'un combat sourd entre l'humain et la Foi. Liszt s'inspire de la mort du Christ.

Saint Luc (23-44) : "C'était environ la sixième heure quand, le soleil s'éclipsant, l'obscurité se fit sur la terre entière, jusqu'à la neuvième heure. Le voile du Sanctuaire se déchira par le milieu, et, jetant un grand cri, Jésus dit : "Père, en tes mains je remets mon esprit". Ayant dit cela, il expira."

Le final de la "Marche funèbre" laisse percer les nuages sombres de la Mort. Le rayon de la Résurrection délicatement encourage l'homme à penser que la Mort n'est pas le néant. Quelle magnifique musique.

Lazar Berman, nous précise la biographie sur Wikipedia, était juif. Je suis persuadé qu'il était empreint de judaïsme car comment, outre son immense talent pianistique, aurait-il pu rendre la beauté métaphysique de cette marche ? Lazar Berman est un géant exprimant la vérité.

NB : "Jeux d'eau à la Villa d'Este" est un régal de lumière, reflets sur les éclats de goutte d'eau, promenade enchanteresse, délicate : l'amour est fin, la beauté se laisse découvrir et non apprivoiser par la brutalité.
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le 7 novembre 2014
Une découverte que je dois à Haruki Murakami. Emotion d'un parcours d'espérance dans la belle Europe, scansion de l' existence remarquable d'un maître qui diffuse sa sagesse par la musique.
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le 20 août 2015
La meilleure interprétation de cette oeuvre de List. On atteint là le sublime dans tout le répertoire du piano. jouer forte ce n'est pas taper sur le piano et jouer piano ce n'est pas rester inaudible et sans nuances.
Magnifique travail.
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le 29 septembre 2015
.Que ceux qui ne connaissent pas encore ce cycle n'hésitent pas à se laisser tenter par cette superbe interprétation d'un des plus grands pianistes _musiciens, et surtout au prix où il est vendu
Très bonne gravure
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