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le 17 août 2015
C'est ce que j'appelle du service efficace. SI tout le monde pouvait travailler comme ça.
Quant à l'album que je connaissais déjà, il est top.
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le 20 mars 2016
Très bel album,le groupe était très créatif à cette époque.
Les morceaux sont très varié et l'on ressent bien l'ambiance de cette époque.
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le 8 avril 2015
Produit conforme à la commande, en bon état, correctement emballé par le vendeur, et reçu dans les temps.
L'enregistrement est typique du son des années 60, et du son des Rolling Stones en particulier, càd assez mat, et un peu brouillon. Mais la magie opère...
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le 31 août 2012
Il y a de nombreux autres chef d'oeuvre dans la longue carrière des Rolling Stones que l'on peut préférer, au gout de chacun. Mais "Let it bleed" est sans aucun doute l'album le plus abouti des Stones sur cette fin des années 60 du rythmin'blues et de la pop, dont il conserve un son très spécifique. Bien que ce soit le seul qui rassemble Brian Jones et Mick Taylor (sur deux morceaux, chacun timidement ), c'est avant tout "l'album de Keith Richard", qui abbat ici un travail de composition avec un jeu de guitare exceptionnel, car Brian n'était plus en état de le seconder, et Mick Taylor venait juste d'arriver et n'avait pas encore trouvé sa place. En cette période incertaine, Keith s'impose en capitaine du vaisseau et tient bon la barre, aidé en cela par l'apport de quelques solides musiciens invités(Ry Cooder,Nicky Hopkins,Al Kooper,Jimmy Miller).
Son inspiration appuyée par un travail d'arrangements en studio très soigné, (voir le sublime "You can't always... avec le London Bach Choir), le talent de Jagger toujours aussi surprenant (Monkey man), en fait l'album le plus magnifique de cette période, avant que le groupe ne prenne le virage du rock au son saturé bien plus dur, des années 70.
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le 14 avril 2009
gimme shelter, love in vain, live with me, midnight rambler, you got the silver...rien qu'avec ces morceaux, l'abum était fabuleux. de l'énergie à revendre, des termes variés; les fous (midnight rambler); l'argent (you got the silver); la manière de vivre (live with me). la continuité du début de la stonemania...avec cet album, ils repartent à leurs racines et ce pour un bon bout de temps...jusqu'a "exile". aprés......le début de la fin avec des albums inégaux! donc mettez le son à fond et jouissez de la (bonne) musique sans artifice (la musique pas les musiciens!)
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le 11 avril 2013
il ne reste plus que 3 cd du marché à acquérir
celui là est au top du top peut être le meilleur
quand on est inconditionel on analyse pas on ne disèque pas le petit doigt en l'air
ON AIME ON AIME point barre.
les stones on ne discute pas on aime de toutes façons le moins bon sera toujours au dessus de n'importe qui.
un fan inconditionel
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TEMPLE DE LA RENOMMEEle 20 février 2007
Pas grand chose, la preuve par "Let it bleed". "Gimme Shelter", "Love in vain", "Live with me", "Midnight rambler", "You can't always get what you want" et le reste autant de titres qui claquent comme autant de démonstrations d'inspiration, de cohésion, de percussion. Richards a du passer un pacte avec le Diable pour avoir autant de génie créatif. Le roi du Riff mène une guerre victorieuse dès les premiers accords. Et en prime, un Jagger,pechu comme c'est pas possible de l'être, une section basse-batterie des "W brothers" solide comme du béton armé, soudée, supportant imperturbablement le Roi du Riff. Avec deux cocos comme ça, ils pouvaient aller au bout de la Planète Rock, Jagger et Richards.

Et puis, il y a l'arrivée de Mick Taylor et le 6 ème Stone-Ian Stewart-

Let it Bleed, un des très grands moments Blues Rock de l'histoire de la Planète Rock.
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le 1 décembre 2011
Bon, dans la grande farce du rock, nous avons là un archétype de choix. Soyons honnête un instant, le rock n'est rien d'autre qu'un gag, une farce, et ce Let it Bleed en est tout le sel.
Les Beatles faisaient dans le sucré (quoi que) à l'image du joli gâteau que nous propose la pochette de leurs concurrents, les Stoned dans l'acide... sans jeu de mots. Rivalité surtout dans les médias, mais force est de constater que les méchants stoned ont passé leur temps à donner le change aux gentils biteuls, un peu de sang contre un peu de miel. C'est vrai, et c'est pas vrai, Lennon était un vrai con bien méchant le matin, un humaniste le soir... Jagger, un vrai con sur scène et un monsieur plein de civilités so british auprès des vieilles dames (si, si, j'ai des preuves). C'est bien rock tout ça et donc, avec ce Let it Bleed on est dans le tempo.
C'est le tempo des petits bourgeois sauvages qui voulaient se faire passer pour des révolutionnaires (les Beatles c'était l'inverse... enfin, c'est pas si simple). Mais alors me direz vous, quid de cet opus millésimé béni divin (j'adore citer Brassens) car si le rock est une farce et les Stoned des petits cons bien sauvageons qu'en est-il de ce Let it Bleed (auquel les Beatles répondrons par un désabusé Let it be... à moins que ce ne soit l'inverse) mettant fin à 8 années de guerre des tubes ?
Les Stoned sortent vainqueurs, les Beatles ont déposé les armes ou s'apprêtent à le faire, les cailloux peuvent rouler sur le chemin, la voie est libre.
Pour ceux qui s'impatientent (et alors, le disque, il est bien ?), veuillez m'excuser, mais à quoi bon parler de ce gateau ? Un gateau, c'est bon en principe, et celui-là ne déroge pas à règle : il est même EXCELLENT ! le meilleur de tous les Stoned (ça va comme âne-alyse ?).
Cependant, inutile de s'enflammer, ça reste et restera dans l'Histoire de la musique et dans le meilleurs des cas une vaste farce... je parle du rock, dans le pire cas, regardez Johnny, il en a fait de la merdasse et on appelle ça du rock français... pf-pf ouaf-ouaf). Contrairement à Djauni, des mecs comme Mick, Keith, Brian, John et Paul (un problème ?) ont su utiliser leurs incompétences, les transformer, se les approprier pour en faire quelque chose d'artistiquement époustoufliant (nous parlons d'art populaire, bien évidement).
Keith par exemple : un incompétent de la guitare. Qu'a-t-il fait pour faire croire le contraire ? Il a accordé sa poele en open tuning (accord parfait ce qui évite d'avoir des doigtés trop compliqués) supprimé une corde (6 c'était trop pour sa petite cervelle) et plaqué des grands moulinets rageurs sur sa télécaster dans le seul et unique but d'inventer et de populariser le mot RIFF. Keith n'est pas un guitariste mais un riffeur (sniffeur à l'occase) de première classe et c'est ainsi qu'à force de travail (ouarf) qu'il est devenu le meilleur (après John Mac Enroe). Et Mick ? lui a perdu une corde à la naissance : pas de voix, et pourtant, écouter Love in vain, est une source de plaisir insensée. Imaginez la même chose chanté par Pavarotti ? ou pire, Johnny ?
Sinon les Stoned l'étaient tellemment, qu'ils étaient infoutus de jouer dans le tempo, d'où cette sensation de déséquilibre permanent ou le bassiste cherche à rattraper le batteur qui cherche lui même à suivre le guitariste qui (n'en a de toute façon rien à cirer) tente vainement d'escorter le chanteur en plein dans son trip de tortiller du bulbe, qu'il ne se rend compte de rien... ou presque. Pourtant, on ne sait toujours pas par quels miracles (des scientifiques en musicologie se sont penchés sur la question... beu c'est pour rire) ni par quelles grâces tout cela fonctionne de façon harmonieuse, particulièrement dans cette galette.
War children, it's just a shot away, it's just a shot away, yeah (c'est génial non ?)
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le 6 janvier 2011
La pochette nous le dit d'emblée : ce disque est un énorme et délicieux gâteau à partager. Let It Bleed, sorti en 1969 (le titre est une évidente allusion cynique au Let It Be des Beatles, qui ne sortira qu'en 1970), en fin 1969 d'ailleurs, est un des sommets des Stones. C'est le dernier album avec Brian Jones, qui joue sur quelques titres, brièvement (il est mort en 1969, a été remplacé par Mick Taylor, qui joue aussi sur certains titres). En 42 minutes, l'album offre 9 titres, dont 7 qui sont exceptionnels.
Pour faire plus simple, je vais tout de suite parler, brièvement, des deux titres qui, selon moi, sont d'un niveau inférieur aux autres : Live With Me est un rock endiablé, possédant une ligne de basse grandiose de Bill Wyman, mais je me suis toujours emmerdé en l'écoutant, ce morceau. Je ne sais pas pourquoi, mais le fait est là. Et Country Honk est un morceau country bénéficiant de l'aide du guitariste Ry Cooder, et est une version country du single rock Honky Tonk Women (pas sur album dans sa version rock). Je préfère Honky Tonk Women à Country Honk.
Mais le reste de l'album, franchement, est grandiose : Love In Vain est une reprise sépulcrale, triste, du classique de Robert Johnson, sur laquelle Jagger est au sommet ; Let It Bleed est un boogie à base de piano (Nicky Hopkins ou Ian Stewart, ça dépend des morceaux, et là, c'est Ian Stewart), un petit peu long (5 minutes), mais franchement réussi ; You Can't Always Get What You Want est un morceau épique de 7 minutes mettant en scène, entre autres, une chorale d'enfants pour le final. Un morceau dantesque, un des meilleurs des Cailloux, totalement grandiose.

You Got The Silver est la première chanson des Stones à être intégralement chantée par Keith Richards, et c'est une ballade country/folk/blues totalement magnifique. Si magnifique que Michelangelo Antonioni l'utilisera pour la bande-son de son film Zabriskie Point de 1970. Une belle montée en puissance. Monkey Man bénéficie d'une intro culte, sensationnelle (le son du piano de Nicky Hopkins est beau à chialer, la basse est gironde, le rythme est groovy, funky, et quand Jagger se met à chanter, ça devient grandiose), en dépit de paroles très connes (I'm a cold italian pizza, I just need a lemon squeezer).

Et il y à les deux classiques absolus, aussi : Gimmie Shelter, qui ouvre l'album (rien à jeter ici, de l'intro au solo de guitare de Keith, en passant par les vocaux de Mary Clayton (Rape, murder, it's just a shot away, it's just a shot away). Gimme, gimme shelter, or I'm gonna fade away...Et l'autre classique absolu, Midnight Rambler, plus de 6 minutes de blues endiablé à propos du rôdeur de minuit, un maniaque, un tueur, un psychopathe (I'll stick a knife down your throat, baby, and it hurts), un titre effrayant qui, en live, sera l'occasion de multiples solos (harmonica, guitare). Inoubliable et indescriptible.
Comme les Stones le disent sur la pochette intérieure (qui, en vinyle, proposait aussi un très beau poster du groupe), This record should be played LOUD (ce disque doit être écouté FORT). C'est effectivement une condition sine qua none pour pleinement apprécier la déflagration totalement saignante de ce Let It Bleed méchant, cynique, cruel et rock. Mick Jagger, généralement, n'aime pas parler des anciens albums, il n'aime pas revenir en arrière. Mais il dira souvent de ce disque qu'il est son préféré, et probablement leur meilleur album. Franchement, c'est, sinon leur meilleur, au moins un des trois meilleurs avec Exile On Main St et Sticky Fingers !
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le 2 janvier 2011
1969. Année de tous les dangers. Les Beatles n'en finissent pas de se séparer.

Let it be...

Jimmy Miller a sauvé les Stones du ridicule, après Satanic majesties trop ouvertement en réponse à la pop léchée des Scarabées. Les Stones ne sont pas un groupe pop. Ils s'en rendent enfin compte. Jumping Jack Flash est la première production Jimmy Miller. Il sera dans les cinq disques suivants : Beggar's banquet : très simple, dépouillé, blues et rock. Le chant du cygne d'Elmo Lewis au bootleneck sur No expectations. Let it bleed : quasi album solo de Keith qui creuse le sillon open tuning découvert l'année précédente. Sticky fingers enfonce le clou. Et enfin, Exile on main street qui déroute mais qui bonifie comme le vin après 38 ans. Et enfin Goat's head soup, où Keith rend les armes, comme Jimmy Miller.

Let it bleed. "Les Stones font tout comme les Batles mais deux mois après." Dixit John Lennon. Ben, euh! Si tu veux John. Sauf qu'ici, à part le titre ironique, rien ne rappelle le groupe de Liverpool.

Ce LP est le seul à avoir été joué intégralement en live. Country Honk étant remplacé par Honky Tonk Women. Mais, Keith a toujours prétendu que ce titre aurait dû rester un morceau folk blues acoustique autour du feu à la Hank Williams/Jimmie Rodgers. Pour Monkey man, il a fallu attendre la tournée 94 pour qu'ils la fassent. Avant, ils ne retrouvaient pas le feeling initial.

Gimmie shelter figure en bonne place dans les concerts. Intro anxieuse, Jagger éructant comme un âne en rut en réponse à la chanteuse noire Mary Clayton, tellurique. Richard(s) commet toutes les parties de guitare (en OPEN G et en solo minimaliste). Grandiose, jouissif. Love in vain est une reprise de Robert Johnson. On touche au sublime, Ry Cooder donnant dans la mandoline. Country Honk continue dans la veine acoustique, baptême du feu de Mick Taylor à la slide. Live with me sonne comme un morceau Stax survitaminé emmené par la basse de Keith. Avec un note en trop dans l'intro soit dit en passant... Bobby Keys entre avec son sax dans l'histoire. Il n'en est toujours pas sorti. On peut toujours l'entendre et le voir en concert avec ses vieux potes. Mick Taylor apparaît pour la deuxième fois sur un LP des Stones.
Let it bleed est un titre country rock assez rigolo. Du pur Jagger dans les paroles.

Midnight rambler est une jam. On laisse tourner les bandes et ça se passe tellement bien qu'on garde le tout. Ils remettront ça pour Can't you hear me knocking sur Sticky. You got the silver est le premier titre chanté exclusivement par Keith de toute leur carrière. Très beau blues à la guitare acoustique. Monkey man explose, après des arpèges de piano en écho du riff qui tue. Jagger est déchainé. On est sur les genoux. You can't always get what you want sent l'effort jaggerien. Lui seul peut faire vivre une histoire sur deux accords sans lasser. Finale façon Stax où on accélère la cadence. Certains prétendent que c'est Jimmy Miller qui tient ici les futs... Possible si on en croit les crédits sur la pochette. Pas grave, hein Charlie?

C'est sûr, des albums comme celui-là, on se dit qu'il n'y en aura plus beaucoup par la suite. Et on se trompe puisque viendront Sticky et Exile. Quatre albums studio entrecoupés d'un live mythique en 1970. Let it bleed est sans doute l'album le plus cohérent, le plus homogène, le plus direct. Un classique insurpassable. Celui où Keith Richard(s) entre dans la cour des grands guitaristes mais pas en tant que soliste mais en tant que compositeur, artificier du riff, rythmicien implacable et sans équivalent. Lui, le guitariste obsessionnel qui courait derrière Chuck Berry, son idole, il remet à leur place tous les solistes de la terre en consacrant le riff de guitare comme un art à part entière. Brian Jones quitte le groupe sur la pointe de pied (percussions sur Rambler, autoharp sur Silver).

Les années soixante sont finies. Le flower power est loin. Le mythe se construit à la force du poignet. Richard(s) prend les commandes avec une énergie et une abnégation qui forcent l'admiration. Comme tous les grands musiciens limités techniquement, il fonde son art sur ce qui devrait faire sa faiblesse... Soliste limité, instrumentiste peu véloce, il concentre son attention sur le songwriting, sur le son du groupe plutôt que sur des envolées lyriques très en vogue à l'époque (Clapton, Hendrix, Page, ...). Là où Miles Davis a compris qu'il ne serait jamais aussi rapide et technique que Dizzy Gillespie en se forgeant un son médium sans trémolo, droit, épuré. Là où Thelonious Monk construit ses œuvres cubiques avec des accords dissonants et une main gauche implacable - il ne sera jamais aussi rapide que Bud Powell... Keith Richards pratique aussi la stratégie de la rupture en privilégiant la force brute d'une figure rythmique obsédante, un son compact où chaque instrument est comme un légo imbriqué dans l'édifice sonore.
Pas une note inutile, économie de moyens au service des chansons distillées couche par couche, écriture au cordeau sans fioritures. Comme Monk, son art est ancré dans la tradition - le stride des années 20 pour le pianiste ; le blues des années 30 pour le guitariste. Mais il a assimilé le jeu de guitare de ses aînés pour mieux le propulser dans son monde à lui. Œuvre originale et contradictoire à la fois car ancrée dans le passé et dessinant l'avenir.
L'imitateur respectueux et timide des bluesmen et des rockers de 1962 se mue en créateur.

"Le musicien emprunte ; le génie pille" dixit Gainsbourg, fin connaisseur. Ry Cooder a montré les accords ouverts à Keith et l'accuse ensuite de plagiat?.. Oui Richard(s) a pompé sans vergogne les trucs et ficelles de Robert Johnson. Il a tenté de comprendre comment il faisait pour jouer la basse, la rythmique et la mélodie avec une seule guitare, en une seule prise (en 1937, pas d'overdubs).

Comme il le dit dans son autobiographie, tout artiste est relié. Personne ne crée sans recopier ce que les autres ont fait avant. Il dit même qu'il a des antennes qui captent des chansons. Il dit de lui-même que son principal défaut est la paresse. Lui qui compte sur le hasard en studio et sait tirer parti d'une figure simple pour tirer sur le fil et tisser une chanson comme un tisserand, "l'art ancien de la draperie" comme il appelle ça. Il a repris une ébauche de Wyman à l'orgue et en a écrit Jumping Jack Flash, le riff fait homme est comme un vampire qui suce ses semblables pour élaborer ses cocktails mortels. Malgré quelques dérapages dans les derniers concerts, il faut voir la musique couler dans ses veines, sa gestuelle comme un ballet instinctif quand il bastonne sa Telecaster à cinq cordes.

Le seul groupe où le batteur suit le guitariste et pas l'inverse. C'est que le guitariste besogneux, peu véloce et au départ complexé devant les flamboyants qui savent se mettre en avant emmerde tout son monde et fait son truc inimitable et inimité. C'est un têtu le Riffhard. Et Wyman entrait dans ce décalage infime entre batterie et guitare pour créer cette tension que Darryl Jones n'arrivera JAMAIS à reproduire. Ce danger qui transformait subitement le groupe le plus improbable de branleurs amateurs en machine de guerre. Ecoutez les bootlegs live de la tournée 89 pour se rendre compte du groove ahurissant que Wyman et Watts produisaient ensemble. Et le live avec les Expansive Wino's (1988) pour se rendre compte que le riff humain n'est rien sans cette section rythmique prodigieuse.

Let it bleed tient du Saint Graal, de la pierre philosophale. A écouter à fond d'une seule traite (l'édition originale enchainait les titres sans blanc entre).

"THIS RECORD MUST BE PLAYED LOUD" est-il écrit sur la pochette? Le son de la nouvelle version remasterisée est une tuerie!
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