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Lee Way
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10 sur 10 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 26 novembre 2002
Cet album est unique dans la discographie énorme et riche de Lee Morgan.
Avec son employeur actuel Art Blakey (et les "Jazz Messengers"), Bobby Timmons au piano, Paul Chambers à la basse et Jackie McLean au saxo alto, le trompettiste abandonne les contraintes du temps et interprète quatre compositions uniques (la première et la dernière sont de Cal Massey et "Midtown Blues" est de McLean).
Ces maîtres du Hard Bop sont constamment inspirés par le jeu explosif de Blakey.
Dansle même genre, vous apprécierez "Leapin' and Lopin'" de Sonny Clark.
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14 sur 15 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
La rencontre de ces maîtres a donné un enregistrement sans précédent, une musique fabuleuse et une alchimie inegalée. Lee morgan est une des plus grands trompettistes de Jazz et Art Blakey l'indestructible n'est plus à présenter.
Chaque morceau est prodigieux : ne réfléchissez plus, achetez ce CD extraordinaire...
Si vous ne connaissez pas vraiment le jazz, vous pouvez facilement commencer par là. Si vous êtes déjà un amateur, vous serez comblé au-delà de vos espérances.
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3 sur 3 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
Ce disque constitue à mon sens une voix idéale pour rentrer de plein pied dans le hard-bop, style très prisé à la fin des années 50 jusqu'au milieu des années 60. Le hardbop est un genre musical propre au jazz, marqué par l'explosion des rythmes et l'incandescence de ses harmonies. Le rôle prédominant d'Art Blaley  était à ce titre significatif : par l'intensité sonore de ses frappes et de ses roulements, le batteur affirmait la puissance de son jeu. Pour ce disque paru sur le label Blue Note, le trompettiste Lee Morgan s'assure donc de ses services pour une section rythmique superlative: Bobby Timmons (au piano) et Paul Chambers (à la contrebasse). Enfin, c'est aussi pour nous l'occasion rêvée de retrouver le sulfureux Jackie McLean (au sax alto). Bref, on tient là une quinte royale. La session est d'avril 1960. Et un demi-siècle après son pressage, elle n'a pas pris une ride. C'est toujours aussi frais et roboratif. Cette musique-là fait un bien fou. Mieux, elle dépasse les modes et les courants. De la grande musique avant toute chose. Morgan, Timmons sont déjà dans le groupe d'Art Blakey (les Jazz Messengers), l'un des collectifs les plus passionnants de cette époque révolue. Quatre pièces incandescentes composent ce disque bourré d'énergie, avec des musiciens usant d'un phrasé carrément agressif, tout en travaillant sur l'éclat des tonalités.

Dès le premier thème, "These are Soulful Days", une composition du trop méconnu Cal Massey (1), les cuivres sont en parfaite harmonie. Sur un mid-tempo, évoquant une certaine nostalgie mais aussi quelques problèmes liés au quotidien des musiciens (usage de stupéfiants en tout genre, la recherche d'un boulot, la difficulté à boucler ses fins de mois...), l'on tient là un très bel ensemble, et puis, ce qui n'est pas rien, un très beau son. L'équilibre et la grande classe de tous les instrumentistes ne font ici aucun doute, même s'il ne s'agit là que d'une mise en bouche... Les choses deviennent plus intéressantes avec le thème suivant, "The Lion and The Wolff" (compo de Morgan). Démarrant sur des ostinatos dans les graves (passionnants), le piano de Bobby Timmons va s'avérer d'un soutien imparable. Les soufflants appuyés par la puissance rythmique de Chambers et Blakey s'en donnent à coeur-joie. La flamboyance des soli nous laisse sur le carreau...

Le troisième thème, "Midtown Blues" est une compo de l'altiste, au cours de laquelle Lee Morgan fait preuve d'humour et d'originalité. Sa liberté de ton est à ce point savoureuse. Timmons offre un solo plein de groove, manquant parfois d'originalité, mais ça tourne plutôt bien. Enfin, ce disque, au minutage parfait (un peu plus de quarante minutes), s'achève sur une autre compo de Massey : "Nakatini Suite", un thème inoubliable, et disons-le, de toute beauté. Sa structure harmonique et son caractère mélodique en font l'un des thèmes de jazz les plus précieux qui soit. Cette pièce écrite en 1948 en hommage à une journaliste du "Pittsburg Courier" a toute une histoire. La journaliste fut bien avant Nat Hentoff et Ira Gliter à repérer ce trompettiste génial. Techniquement, ça n'est pas vraiment une suite; c'est même le morceau le plus court de l'album (huit minutes), interprétée sur un mode mineur. La partie jouée par Blakey est d'une élégance et d'un raffinement somme toute féminin. Respect. Preuve que le batteur n'était pas un bourrin. Bref, Lee-Way s'incarne en un très grand disque disque de hardbop que l'on ne boudera pour rien au monde.
___________________________________________________________________________

(1) Dans Lee-Way, deux compositions sont signées du trompettiste Cal Massey donc : les première et dernière plages. On peut y voir une certaine reconnaissance empreinte de respect et de chaleur de la part de Lee Morgan. Calvin Massey (1928-1972) fut un artiste sous-employé, plus connu comme compositeur. Hélas il connut bien des déboires. On se souviendra de son unique album en leadeur, le sémillant Blues to Coltrane (enregistré en 1961 chez Candid records, le fameux label de Nat Hentoff)...
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1 sur 1 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 4 octobre 2013
Le Hard Bop, ce sont les harmonies du be-bop sans l'aspect sale et enérvé de Charlie Parker. Lee-way est probablement le meilleur CD que j'ai acquis dans ce style. C'est musicalement intelligent et très bien réalisé.
Cet album, plein de relief, est dédié à une écoute active. Amateur de "easy listening" s'abstenir.
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Disciple de Clifford Brown, et trompettiste au style très caractéristique du son Blue Note des années 60, il devient ultra célèbre grâce à son album The Sidewinder en 1963.
En 1972, à 34 ans, il est abattu sur scène par son ex-femme.
Entre deux, il aura sorti quand même 28 disques en leader. Les autres sont soient des collaborations soit des « live », soit des compilations pas forcément utiles (À noter la possibilité d’acquérir, à prix réduit, quatre CDs de base ou huit CDs, mais avec The Young Lions, collaboration avec Wayne Shorter, sur le label Mils vendu par Amazon).
Enregistré le 28 Avril 1960, Leeway est le huitième album en leader de Lee Morgan, avec Jackie McLean, Bobby Timmons, Paul Chambers et Art Blakey. Lee Morgan y trouve la bonne carburation et nous offre un hard bop enlevé et de grande qualité.
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8 sur 10 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 27 novembre 2002
Cet album est unique dans la discographie de Lee Morgan.
Accompagné de son employeur actuel Art Blakey, de Bobby Timmons au piano, Paul Chambers à la basse et Jackie McLean au saxo alto, le trompettiste s'affranchie des contraintes du temps et développe quatre compositions remarquables et originales (la première et la dernière sont de Cal Massey, et "Midtown Blues" de McLean).
Ces maîtres du Hard Bop sont constamment inspirés par le jeu explosif de Blakey.
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