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4.0 étoiles sur 5 La Messe en si d'une oreille neuve, 28 mai 2012
Par 
Philomèle (France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 50 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Bach : Messe en si. Kuijken. (CD)
On sait que la Messe en si mineur est un "patchwork" réunissant quatre oeuvres de différentes périodes, avec des effectifs différents (5 voix pour le "Kyrie-Gloria" et pour le "Credo", 6 voix pour le "Sanctus", et 8 voix pour la fin de la messe), et elles-mêmes composées en partie de morceaux « parodiés » sur des oeuvres précédentes. Cette hétérogénéité en fait un corpus moins parfait que les Passions, et le Sanctus par exemple est déséquilibré au profit des voix féminines. Depuis une douzaine d'années, Sigiswald Kuijken dirige désormais la musique chorale de Bach avec un seul chanteur par partie, non par principe dogmatique, mais après mûre réflexion et quarante ans d'exécution traditionnelle, constatant que la polyphonie y gagne beaucoup de transparence, à la condition indispensable de disposer d'excellents solistes. Dans le cas dans la Messe en si mineur, cette clarté qui permet d'entendre plus distinctement toutes les voix est particulièrement sensible par exemple dans le "Credo" ou le "Crucifixus", et même fait redécouvrir certains morceaux, ainsi le "Confiteor", comme on ne les a jamais entendus.

Kuijken a réuni, pour ses enregistrements des cantates et des Passions de Bach, le même noyau fidèle de jeunes chanteurs, parmi lesquels les soprani Gerlinde Sämann et Elisabeth Hermans, l'alto Petra Noskaïova, le ténor Christoph Genz, et la basse Jan Van der Crabben, toutes voix claires et parfaitement homogènes de couleur, ce qui leur permet d'obtenir un fondu égal à celui d'un choeur plus nombreux. Mais la beauté de leurs timbres leur permet aussi l'alliage, si nécessaire chez Bach, de l'intériorité et de la suavité. La direction de Kuijken n’hésite pas à s’éloigner du « tempo giusto » : parfois étonnamment rapide ("Gratias", et surtout "Et in terra pax"), il ralentit ailleurs jusqu’à l’accablement ("Qui tollis"). En revanche, dans les phrasés souvent très lisses qu’il demande à ses solistes, la fluidité semble souvent l'emporter sur l’expressivité. L’effectif de l’orchestre est lui aussi très réduit, mais comprend, outre Kuijken lui-même au violon, des instrumentistes chevronnés comme Beaugiraud au hautbois ou Hantaï à la flûte. Enfin, la prise de son est très bonne, à peine un peu froide. Au total, une belle réalisation, dont la réussite est toutefois un peu moins impressionnante que dans les cantates.
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Messe H-Moll Bwv 232
Messe H-Moll Bwv 232 de J.S. Bach (CD - 2001)
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