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LE DOULOS est le huitième film de Jean Pierre Melville, et son deuxième polar. Il y met définitivement en place sa mythologie du polar, inspirée du Film Noir américain qu'il vénère, en stylisant chaque personnage, à chaque action, chaque geste. Le départ de l'intrigue est la suivante :

A sa sortie de prison, le braqueur Maurice Vaugel (Serge Réggiani) abat le receleur Gilbert Varnove, lui subtilise les bijoux d'un casse, et entreprend dans la foulée un cambriolage, avec son complice Rémy. Ils sont dénoncés anonymement à la police...

LE DOULOS tourne autour du code d'honneur (thème cher à l'auteur) du mensonge, de la trahison. "Doulos" en jargon du milieu signifie "indic". Silien, joué par Belmondo, est-il ou non ce "Doulos", qui flirte tantôt avec le milieu, ou son ami l'inspecteur Salignari ? Melville laisse planer le doute, pour nous révéler les dessous de son intrigue qu'à la fin, par quelques flash-back.

La mise en scène est un modèle du genre, à commencer par ce long travelling arrière, pour le générique, où l'on suit Reggiani, que l'on sent déjà frappé par la fatalité. Cadrages rigoureux, ombres pesantes et lumières striées, plans séquences, comme cette scène de huit minutes sans coupure, dans le bureau du commissaire (Jean Dessailly) filmée en panoramique 360°, où quatre acteurs se partagent le cadre. Stupéfiant de maîtrise. A la manière de Robert Bresson, Melville attache de l'importance aux objets, lourds de sens. Ici, le "doulos", le chapeau (à l'opposé de la casquette des gangsters), que les personnages réajustent continuellement devant un miroir. Alain Delon dans LE SAMOURAÏ reprendra ces mêmes gestes. Lorsque Belmondo entre au dancing le Cotton Club, il donne son chapeau au vestiaire, et l'employé y appose un ticket marqué du chiffre 13. Fatalité, encore une fois... LE DOULOS est un film violent, on s'y tire dans le dos, on frappe les femmes. Film sensuel aussi pour l'époque, lorsque le personnage de la pulpeuse Fabienne, joue toute sa scène nue sur son lit, devant Belmondo qui se réajuste après une nuit d'amour.

Dans les années qui suivent, Melville radicalisera encore son style, jusqu'à l'épure. C'est sans doute ce qui a marqué des cinéastes étrangers, comme Jim Jarmush dont le GHOST DOG est une reprise non dissimulée du SAMOURAÏ, ou encore John Woo, qui reprendre presque intégralement la dernière scène du DOULOS dans un de ses premiers film.

Interprété par Belmondo, Réggiani, Dessailly, Piccoli (sublime comme toujours), René Lefèvre, Marcel Cuvelier, LE DOULOS est désormais un classique du genre, ambigu et passionnant.

A noter au générique, comme responsable de la publicité, le jeune Bertrand Tavernier !
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le 25 février 2003
Le "Doulos" qui signifie chapeau en argot, plus exactemment celui qui en porte un dans le langage du milieu , "l'indicateur de police", est un film d'hommes, d'amitié entre hommes, peu importe s'ils ne sont pas du même côté de la barrière, question d'estime, d'honneur.
Avec une atmosphère que seul le Maître J.P Melville savait créer, paysages urbains désolés, temps pluvieux, scènes noctures ....
Un superbe film donc, servi par des acteurs de qualité : Jean Paul Belmondo, Serge Reggiani, Michel Piccoli et dans le rôle du policier Jean Desailly.
Malheureusement dans une présentation toujours aussi mesquine, un horrible digipack en papier cartonné !!!
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le 30 juillet 2013
Le doulos est un film magnifiquement filmé, avec de grands acteurs. Le jeune Belmondo est extraordinaire de présence - tellement efficace quand il en fait peu ; Reggiani excellent, Piccoli parfait dans un rôle court mais important. Tout est juste, bien joué, assez lent mais toujours haletant. Un seul bémol : le scénario est trop compliqué à mon avis. En jouant autour de l'ambiguïté du "doulos" (chapeau mais aussi indicateur) Melville accumule les quiproquos et les rebondissements, jusqu'à embrouiller parfois inutilement le spectateur. Malgré cela, un film à voir absolument.
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le 28 avril 2015
Le ton est donné dès la scène d'ouverture. Spectateur, enfile ton imper, ton chapeau et prépare-toi à prendre ton temps. Ne t’arrête à ce qui paraît évident et jette de temps en temps un petit coup d’œil par dessus ton épaule, on ne sait jamais. Tu vas découvrir ce petit monde mal famé qu'est la banlieue, ses terrains crasseux qui bordent les voies ferroviaire assourdissantes et ses habitants, tous des voyous. Vous comprendrez cette dernière phrase comme vous voudrez.

Véritable projection interne du cinéaste (s'il existe un terme technique correspondant, je suis preneur), Belmondo alias Silien, au delà de la lenteur, met en scène avec minutie et méthode pour se jouer d'à peu près tout le monde. D'ailleurs tout le monde va en prendre dans la tronche : policiers, femmes, truands. Personne n'est épargné et Silien nous convainc même de n'avoir au fond aucun ami. De toute façon, un mouchard peut-t-il vraiment avoir des amis ?

Une scène centrale du Doulos m’a marqué. Lorsque le commissaire Clain, qui est une véritable machine à parole car il est bien le seul à désirer ouvertement savoir la vérité, et ses deux inspecteurs tentent de convaincre notre Doulos de continuer son travail d'indic. La façon dont ils gravitent autour de lui, comme des petits anges ou démons qui titillent sa conscience est remarquable.

Mais pour garantir le succès de son plan, il ne peut se fier à personne. Pas au « milieu », surtout avec ces histoires de truandeurs de truands, et surtout pas aux flics qui se disent amis de ses amis. Car la réussite d'un plan d'apparence bien préparé n'est pas assurée sans une concentration à toute épreuve, et c'est pourquoi les personnages sont presque tous peu causants, toujours dans leur non-dit pour cacher leur intention jusqu'au dernier moment.

Tant mieux, ça nous permet d'apprécier ce fond de jazz...
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le 25 décembre 2015
Le Doulos est un film noir particulièrement intelligent, au scénario palpitant et à la mise en scène très soignée (du Melville quoi). C'est franchement et sans aucun doute l'un des 2 ou 3 meilleurs de JPM que j'ai vu jusqu'à présent. Le Doulos ressemble beaucoup à mon Melville préféré: Le Samouraï. Ce sont 2 polars qui se transforment en tragédie grec, la seule seule différence étant Belmondo dans le 1er et Delon dans le 2nd dans le rôle titre. Belmondo apporte une touche plus chaleureuse à son personnage, Delon lui est plus froid/glacial et mélancolique. Je suis un gros fan de la filmo de Belmondo, mais faut avouer que Delon dans Le Samourai ... c'est la classe ultime Cool
Le Doulos est donc peut-être moins séduisant, immédiatement ... mais il se rattrape sur la qualité d'écriture. Si on aime JPM, on ne sera pas déçu par Le Doulos ... encore un chef-d¿?uvre intemporel!
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Melville place en exergue une citation de Céline, extraite de son "Voyage au bout de la nuit" : "Il faut choisir, mourir... ou mentir." Cette phrase (tronquée) nous donne la clé du film qui se veut une réflexion acerbe sur le mensonge.
En argot, le doulos, c'est le chapeau. Par extension, l’expression désigne celui qui le porte. En somme, dans le langage du milieu, c'est l'indic.
J.P. Belmondo est Silien, le Doulos du film. Un petit truand racé, élégant, qui finit peut-être (Melville laissant planer le doute) par trahir les siens, faute de n'avoir jamais su choisir son camp. "Le dur en chapeau mou" comme le proclame le slogan de l'affiche. Preuve de l'ambivalence de son personnage principal et des manipulations de son entourage.
Si l'auteur abandonne ici tout pittoresque et toute notion réaliste, s'il gomme définitivement l'accessoire pour mieux parvenir à l'essentiel, la construction n'en reste pas moins complexe, voire machiavélique. Dans une subtile série de flashs back, s'opère un renversement complet des jugements de valeur. Au cours de la première partie de l'histoire, on tente en vain de se faire une certaine idée des personnages... Qui est celui-ci et celui-là ? Qui dit la vérité ? Qui ment ? Silien obligé de mener diablerie sur machination, torture une femme qu'il nous dit (plus tard) être une "donneuse". Il s'exprime avec un accent de sincérité mais la morale que nous propose Melville est implacable : Le monde n'est qu'une immense duperie où chacun vole et triche. L'important n'étant plus de sauvegarder une quelconque morale, mais de bien exécuter sa tâche, et en définitive, de bien mourir. En ce sens, le personnage de Silien annonce Le samouraï... A l'instant de la mort, chaque personnage observe une étonnante dignité et Silien donne à sa fin la touche du grand seigneur en redressant son feutre devant la glace avant de s'effondrer.
En fait, la seule résonance profonde du doulos est l'amitié. Il se trouve que l'un de ses amis est policier et l'autre truand : Silien se refuse à choisir son camp et exécute en professionnel, ce qui doit être fait, sans vaines considérations psychologiques.
A partir du Doulos, Melville auteur commence à exister par un très patient travail d'écriture préalable. Comme Hitchcock, il fait partie de ces réalisateurs pour qui le tournage ne serait, somme toute qu'une formalité qu'il nomme : la FFI (Fastidieuse Formalité Indispensable).
Même s'il adapte très librement un roman de Pierre Lesou, Melville s'affirme comme l'auteur complet du scénario et des dialogues. Il fixe alors définitivement sa palette : La photographie, le cadrage, le découpage, les mouvements des premières séquences sont d'une exceptionnelle qualité... et si le réalisateur accomplit sans passion les scènes dialoguées, il réussit admirablement les séquences d'action à l'instar des grands cinéastes américains d'avant guerre.
Le doulos reste cependant un film pilote. L'un des sommets (avec "Le deuxième souffle" et "L'armée des ombres") de la thématique et du style Melville. Il fut un grand succès commercial qui permit à son auteur d'avoir enfin les coudées franches pour poser les premières bases de sa mythologie personnelle.
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le 3 mai 2016
Bonne histoire, bon Jean Paul Belmondo et Serge Reggianni. Je ne me lasse pas des grans films de Jean Pierre Melville comme celui-ci.
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le 15 mai 2011
Le scénario est un peu dur à suivre par moment mais il est très bien travaillé ce qui donne un super film.
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le 23 septembre 2010
Pas de doute ce film est bien dans la lignée des Films Noirs (comme par exemple Assurance sur la mort)
Pas vraiment drame, pas vraiment polar, pas vraiment policier, pas vraiment thriller, et avec un peu d'humour noir, Jean-Pierre Melville a su ménager le suspens jusqu'au bout car au tiers du film on croit avoir tout compris...
Mais en fait on n'a rien compris du tout si on a raté les dernières minutes de la fin du film... la fin du film qui a pourtant tout du drame (malgré la pointe d'humour noir).
Le montage a su imposer un rythme particulier tout au long du film (peut-être un peu trop lent par moments?) tout s'imbrique tout fonctionne, avec ce qu'il faut de rebondissements (puisqu'à la fin on comprend qu'on a rien compris...et on aime ou on aime pas).
Pour ma part malgré Belmondo, Reggiani, Piccoli...je retiens surtout de ce film une scène avec Monique Hennessy (bon d'accord y avait aussi Belmondo) et je me demande bien pourquoi...sans doute parce que la scène m'a étonné...dans le bon sens du terme...et elle était pour le moins inattendue cette scène.
Surprenante scène pour un film surprenant.

Méfiez-vous des apparences...

et euh...ne vous endormez pas sinon vous ne comprendrez rien du tout au film...
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le 18 octobre 2013
Histoire compliquée et lente qui incite souvent à l'ennui, un peu comme un "Flic", qui laisse sur sa faim, reste l'interprétation magistrale des acteurs!!!
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