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12 internautes sur 13 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Une belle réussite, 8 novembre 2008
Par 
Ce commentaire fait référence à cette édition : Bach : Six Suites pour violoncelle seul (CD)
Cet enregistrement suscite la curiosité : Bruno Cocset a enregistré les six suites avec six violoncelles différents, copies modernes d'anciens instruments de différents luthiers, tous italiens, et de différentes époques allant de 1600 à 1734. La sixième suite est interprétée sur un instrument à cinq cordes pour lequel elle a été écrite, et cela lui va très bien.

Changer de suite c'est donc aussi changer d'équilibre entre basse, médium et aigu, découvrir un grain, un équilibre entre harmoniques et des résonances différentes, puis, assez rapidement, se laisser apprivoiser par ce nouveau son et être emporté par la musique. Et là, un deuxième niveau de bonheur se révèle à nos oreilles, Bruno Cocset donne beaucoup de vie et de personnalité à chacune des suites, sait magnifiquement manier les contrastes entre les différents mouvements, les articulations sont nettes, les danses 'dansent' avec une certaine rondeur, sans heurt mais avec vigueur quand il le faut.

A la diversité des intruments et au jeu de Bruno Cocset s'ajoute l'acoustique de la chapelle de l'hôpital ND du bon secours magnifiquement rendue par l'enregistrement et utilisée par l'instrumentiste qui, à l'image d'un organiste, sait doser les respirations pour rebondir sur la mémoire des notes suspendues très haut dans les voûtes.

La précision de l'enregistrement fait aussi entendre le frappement des doigts sur la touche, ce qui ajoute un petit rythme de pas dansés bien en phase avec la musique. Par contre, le souffle de l'instrumentiste est quelquefois un peu trop présent, petit défaut sans doute nécessaire pour que tout le reste soit audible.

Les suites pour violoncelle seul de Bach suscitent (il suffit de regarder le catalogue) et méritent une diversité d'interprétations, j'ai dans ma discothèque les enregistrements de Casals, Fournier, Tortelier, Gastinel et Cocset, et c'est actuellement celle de Cocset qui revient le plus souvent sur ma platine. Sans doute la proximité, la diversité et la richesse des sons y sont pour beaucoup, mais l'interprétation est tout à fait remarquable et le plaisir perdurera au delà de la découverte.
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33 internautes sur 38 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Mieux que Bylsma et Wispelwey, 18 mars 2003
Par 
jacqueslefataliste (Albi, France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 100 COMMENTATEURS)    (COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR)   
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Bach : Six Suites pour violoncelle seul (CD)
Sur instruments anciens, je possède les versions d'Anner Bylsma (1992) et de Peter Wispelwey (1998). La version de Bruno Cocset me semble encore plus belle pour les raisons suivantes :
- d'abord parce que la prise de son, réalisée par Nicolas Bartholomée, est magnifique : le violoncelle est capté avec précision et chaleur, sans réverbération excessive. La respiration et les doigts de Bruno Cocset sont audibles et créent une écoute très intime.
- ensuite parce que, contrairement à Bylsma ou Wispelwey, Cocset utilise plusieurs violoncelles, ce qui permet de mieux différencier et caractériser chaque suite, tout en maintenant le lien cyclique entre chacune d'elles.
- enfin parce que le jeu de Cocset me semble le plus émouvant et vivant à la fois. Je trouve le jeu de Bylsma un peu froid, glacé, distant. Celui de Wispelwey est très intériorisé, très reflexif, mais un peu trop uniforme. Cocset parvient, lui, à mieux varier son jeu : il sait être véhément et vif, mais aussi d'un recueillement très sensible et émouvant.
L'enregistrement de Cocset est donc celui que je préfère, une vraie merveille, que je place, personnellement, devant Wispelwey puis Bylsma (pour autant qu'une telle hiérarchie ait un sens).
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8 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Belle interprétation, mais quelques défauts de conception..., 21 octobre 2011
Par 
EB (Bretagne) - Voir tous mes commentaires
(TOP 1000 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Bach : Six Suites pour violoncelle seul (CD)
Je ne vais guère parler de l'interprétation elle-même, qui est très séduisante, et propose une vision baroque bien plus convaincante que celle de Bylsma, notamment par une vitalité, une joie de la musique et une variété de jeu indéniables. Ici pas de systématisme, pas de tics, mais une richesse de nuances, un "naturel" évident... Cocset est manifestement un musicien inspiré, qui joue ces œuvres en ayant quelque chose à dire... Je pourrais toutefois exprimer quelques critiques sur certains partis pris interprétatifs, comme lorsqu'il réduit littéralement et inexplicablement en bouillie les merveilleuses mesures 45 à 60 du prélude de la troisième suite, dans un excès de nervosité injustifiable, et pourrais lui reprocher de chercher à faire entendre de l'inouï coûte que coûte, comme beaucoup d'interprètes baroques en quête de recréation et d'originalité sous prétexte de pseudo-vérité musicologique...

Ce commentaire a surtout pour but d'attirer l'attention du lecteur sur certains partis pris de l'enregistrement, que je trouve discutables, voire désagréables...
D'abord, décider de jouer chaque suite sur un instrument différent n'est pas justifié, si ce n'est pour la sixième, composée pour un violoncelle piccolo à 5 cordes. Pourquoi changer de violoncelle en passant d'une suite à l'autre ? Prétendre que chaque violoncelle correspond mieux à la suite pour laquelle il a été choisi n'est guère convaincant. Ça fait un peu démonstration pour découvrir les instruments anciens... Je sais que Cocset aime utiliser plusieurs instruments dans ses enregistrements (différentes violes, par exemple), mais, ici, ça ne se justifie pas, sinon pour faire quelque chose qui ne s'était encore jamais fait... En ce qui me concerne, je ne suis pas séduit par ces changements de timbres, parce que j'aime l'unité sonore donnée à l'ensemble des suites, et on imagine mal qu'un violoncelliste se déplace avec 6 instruments pour jouer ces pièces... Disons que c'est une coquetterie du musicien...
Ensuite, et surtout, la prise de son laisse à désirer, même si elle est sans doute le fruit de partis pris conscients, et non d'un travail mal maîtrisé (?). D'abord, une fois de plus, et obstinément chez les baroqueux, l'enregistrement est fait dans une église, et laisse une large place aux réverbérations du lieu, ce qui rend l'écoute pas neutre du tout, et force la perception de l'auditeur par une couleur marquée, comme si, une fois de plus, on ne pouvait pas entendre ces suites dans une approche profane, comme si, une fois de plus, l'auditeur devait forcément se croire au concert, à plusieurs rangs de l'instrument, et qu'il lui était interdit de s'approcher... Ça paraîtra secondaire à beaucoup, mais je trouve personnellement dommage, et surtout extrêmement systématique, répétitive et normalisée, cette façon de faire... Pour qui a le plaisir d'entendre régulièrement des instruments dans des pièces de moins de 50 m2, violoncelle, clavecin etc, ce parti pris n'est guère pertinent, et empêche un contact plus direct qu'on aimerait parfois avoir... Enfin, je trouve pénibles les claquements des doigts sur la touche, bruits parasites tout à fait superflus, nuisant franchement à la fluidité sonore, et qu'aucun autre enregistrement de ma connaissance ne fait entendre à ce point. De même, on entend, plus dans certaines suites que d'autres, la respiration du musicien, parfois discrète, parfois très présente, constituant une gêne pour l'écoute de la musique... Est-ce par souci d'authenticité ? Ça serait absurde, car un musicien tente le plus possible de rendre son corps discret, s'effaçant derrière le timbre de l'instrument. Ça n'a donc aucune justification artistique ou esthétique... Pourquoi pas les gargouillis de son estomac ou sa déglutition, tant qu'on y est ? Du reste, Cocset a fait d'autres enregistrements somptueux pour Alpha, qui ne présentent aucunement ces caractéristiques déplaisantes...

Bref, je trouve que la conception de cet enregistrement est très discutable, surtout avec les moyens techniques d'aujourd'hui, souvent très bien utilisés par Alpha, notamment pour Cocset, alors que l'interprétation des suites est, elle, captivante...
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Quelle leçon de rhétorique !, 18 septembre 2013
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Bach : Six Suites pour violoncelle seul (CD)
C'est enregistrement est une merveille,c'est vraiment pour moi la meilleure version !
Ce que je crains c'est qu'il disparaisse de la vente, car les éditions Alpha ont connues quelques mésaventures dont la reprise par un autre éditeur......cela serait catastrophique!
Donc si vous êtes tentés n'hésitez pas, je dirai même faites vite....ceci vos pour toutes les productions alpha assez anciennes, les enregistrements de G.Leonhardt ne sont plus disponibles qu'en coffret....cette situation est un peu la même pour certains livres ....sous prétexte de "crises" il y a de moins en moins de stock !
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4.0 étoiles sur 5 Une des grandes versions baroques, 11 mai 2012
Par 
Nicolas - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Bach : Six Suites pour violoncelle seul (CD)
Cette version des "suites" par Bruno Cocset avait fait grand bruit à l'époque de sa parution et plusieurs années plus tard, on peut encore comprendre pourquoi.

Ce qui me plait le plus dans cette approche de Cocset, comme chez Bylsma et Wispelwey, c'est qu'elle va loin dans l'interprétation de l'oeuvre et nous rappelle que ces oeuvres sont beaucoup plus que de la musique normale ou même que de suites de danse même si c'est aussi de la musique et de la danse.

Dans ces suites pour violoncelle, au fil des suites, BACH explose litéralement les limites expressives de l'instrument pour en faire, non pas un contrepoint symphonique mais plutôt l'expression d'une dualité entre la condition humaine fait de finitude et d'angoisse avec des aspirations spirituelles et des interrogations métaphysiques.

Ces suites ont aussi pour moi, et apparemment pour Cocset, une dimension théatrale et rhétorique. C'est pourquoi cette version s'incrit donc dans la lignée de la seconde version de Bylsma et se propose de creuser le sillon.

Et pourtant, on notera que les phrasés de Cocset, aussi inouis et jusqu-au boutistes soient-ils, sont en général plus legato, moins cassants, plus souples et réguliers que ceux du maitre hollandais qui nous livraient souvent des passages en "recitativo secco" aussi décapants que fascinants mais aussi cassants et poussant l'instrument hors des limites du "beau son".

Les trois dernières suites du second disque sont à mon avis les vraies réussites de cette version. Ces suites, plus théatrales que les premières, offrent plus d'espace à l'engagement, au lyrisme hors pair et à l'inventivité de ce violoncelliste.

L'étoile en moins se justifiera par une légère tendance à surjouer les 3 premières suites, qui sont plus raisonnables dans leur nature et qui pourrait bénéficier d'une plus grande retenue et d'une certaine épure. Les limites du parti pris au niveau de la prise de son, à la fois proche (on entend les bruits de touches) et très colorée mais pas très bien définie, sont aussi plus perceptibles sur ce premier disque.

Cela reste pour moi une des meilleures versions baroques de ces suites de BACH et je pense que si, comme je l'espère, Bruno Cocset réenregistrera ses suites, elles risquent bien de faire office de référence indiscutable. Affaire à suivre...
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2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Bruno Cocset et ses violoncelles... dans votre salon !, 14 mai 2013
Par 
claude toon "Juge ou avocat ??" (paris) - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Bach : Six Suites pour violoncelle seul (CD)
En ce début du XVIIIème siècle, le violoncelle n'est guère à l'honneur. Parent proche des violes de gambes possédant un nombre de cordes fort variable, son rôle se limite souvent à sa participation dans la basse continue ou continuo. Il faudra attendre encore plus d'un siècle pour que les romantiques exploitent les richesses de cet instrument qui a enfin acquis sa forme définitive à quatre cordes (double concerto de Brahms ou concerto de Dvořák...). Il n'est donc pas étonnant que le recueil des suites de Bach ne devienne que tardivement un ouvrage phare du répertoire pour violoncelle, et un incontournable du disque pour les grands solistes. Pablo Casals les enregistrera dès les années 30. Dans les années 60-70, le renouveau du baroque va entraîner pléthore de gravures, soit sur instruments modernes, soit sur instruments anciens comportant, si nécessaire, la fameuse 5ème corde de grave (parfois 6). Il est vrai que sur un tel instrument, les graves apparaissent moins gras, moins puissants. À partir de là, c'est suivant les goûts !

Six suites avec chacune un prélude et cinq danses. La difficulté technique augmente de suite en suite. La beauté, elle, est constante. Les durées varient de 15 à 30 minutes. On peut en écouter 1, 2, plusieurs, l'ensemble, avec une attention scrupuleuse ou bien en se laissant porter par la fantaisie. Le flot musical est enchanteur, brillant ou nocturne, jamais intello. Les pièces échappent à toute analyse métaphysique. Voyons ce qu'apporte la version de Bruno Cocset :

CD 1 - Plage 1 : Suite N° 1 : Prélude : C'est la pièce la plus célèbre du corpus. Certains se rappellent sans doute d'une Pub' Mercédès, il y a une dizaine d'années, où l'on voyait l'élégante berline longer un bord de mer au son langoureux du violoncelle. On ressent souvent une certaine noblesse dans cette introduction, mais attention au pathos guimauve ! Ici, rien de tout cela, au contraire. Bruno Cocset semble vouloir ajouter une sixième danse par un jeu d'une ductilité joyeuse. Le legato est réduit à l'essentiel, chaque note respire. Enchaînant subtilement forte et piano, le violoncelliste nous entraîne dans une danse en 3D. La prise de son, très proche, exacerbe la couleur de l'instrument, le bruissement de l'archet, la course folle des doigts sur le manche. Bruno Cocset nous isole dans un jeu à trois, artiste, violoncelle et auditeur assis face à lui comme pour un cours (concert) particulier. Il écarte toute lancinance, fait virevolter son archet et nous conduit à une coda aux accents espiègles ! Ça se présente au mieux ce disque...
CD 1 - Plage 10 : Suite N° 2 : Sarabande : La sarabande est une danse de cour, galante et souvent lente (la sarabande de Haendel dans Barry Lyndon de Kubrick). Bruno Cocset élève la mélodie au rang de songe, de méditation. La mélodie se déploie sans brusquerie, sans effet de virtuosité gratuite. Les notes graves qui ponctuent ce noble phrasé sont allégées. Quelle sérénité !
CD 1 - Plage 13 : Suite N° 3 : Prélude : c'est d'une étonnante vélocité pour un prélude. Bruno Cocset se veut ludique, voire humoristique dans les dernières mesures. On imagine une prise de becs entre un vieux ronchon et un jeune chien fou, impression donnée par la vivacité et la clarté du jeu sur deux cordes (grave vs aigu).
CD 2 – Plage 14 & 18 : Suite n 6 : Allemande et Gigue : La dernière suite est la plus longue et la plus virtuose. Bruno Cocset pour varier les plaisirs a utilisé des violoncelles différents choisis parmi les copies construites par Charles Riché. Pour cette dernière suite, il s'agit d'un violoncelle piccolo d'après un Amati de 1600. Le son est ainsi merveilleusement léger dans l'Allemande. Les graves sont graciles du fait de la petitesse de l'instrument. Là encore une danse lente, toute en douceur avec des trémolos malins par-ci par-là. L'équilibre des niveaux sonores est magnifique. La gigue finale est enlevée mais Bruno Cocset prolonge cet intimisme, ce phrasé léger dont il ne s'est jamais départi de toute cette magnifique interprétation…

Proposer un palmarès "absolu" des versions disponibles au catalogue est un non-sens. Il y en a pour tous les goûts, et bien au-delà du génie de Bach, c'est le tempérament d'un interprète que va révéler chaque interprétation, celui d'un instrument aussi… Quelques idées pour ceux qui raffolent du son baroque ou inversement, et en fonction des budgets aussi. Les quatre doubles albums suivants sont à prix doux. L'album de Bruno Cocset est d'un prix assez élevé, mais la commande en import avec quelques semaines de patience permet cette petite folie...

Les enregistrements historiques de Casals (EMI) sont toujours disponibles. C'est évidement sublime si on arrive à échapper au son d'un autre âge (celui du 78 tours). Les violoncellistes français sont à l'honneur avec les enregistrements de Paul Tortelier (EMI 2 enregistrements, 2 époques : analogique ou numérique), et de Pierre Fournier (Archiv) que je trouve un peu trop grandiose à mon goût. Enfin Anner Bylsma (Sony) sur le Stradivarius Servais est un concurrent sérieux de Bruno Cocset comme le violoncelliste canadien Jean-Guihen Queyras. Pour Bylsma, les tempos plus amples lorgnent vers la spiritualité.
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