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37 internautes sur 40 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 superbe
Attention album décrié. La sortie de cet album marque le lancement officiel de l'année maudite des Rolling Stones : 1967. Nombre de fans n'ont pas supporté le tournant pris par le groupe avec cet album qui succède à l'excellent Aftermath, disque âpre et énervé au son garage.
Pourquoi haïr cet album? Parcequ'ici...
Publié le 23 mai 2005 par PlanetGong

versus
3 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Qualité sonore décevante
Même commentaire que pour "Out of our heads":
On croit acheter un SACD alors qu'en réalité il ne s'agit que d'un CD audio classique estampillé d'un curieux "DSD REMASTERED". En effet, cette technologie dont il est fait référence désigne la méthode d'enregistrement utilisée pour un SACD. Je ne comprends pas...
Publié le 7 septembre 2009 par Resteghini


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37 internautes sur 40 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 superbe, 23 mai 2005
Ce commentaire fait référence à cette édition : Between The Buttons - Edition remasterisée (CD)
Attention album décrié. La sortie de cet album marque le lancement officiel de l'année maudite des Rolling Stones : 1967. Nombre de fans n'ont pas supporté le tournant pris par le groupe avec cet album qui succède à l'excellent Aftermath, disque âpre et énervé au son garage.
Pourquoi haïr cet album? Parcequ'ici les Stones tournent pop et perdent leur image de rebelles. De face obscure des Beatles ils deviennent suiveurs des Beatles. Une phrase restée célèbre affirme que si on préfère Between The Buttons aux autres albums des Stones, on est un fan des Beatles qui s'ignore. On pourrait ajouter fan des Kinks aussi car Jagger & cie pratiquent ici une chronique sociale assez semblable à celle du Ray Davies de "Dead End Street" et poussent même leur anglicité jusqu'à chanter avec un fort accent cockney ("Cool, Calm, Collected", "Something Happened To Me Yesterday") et illustrer d'une nursery rhyme de leur invention le dos de pochette. So British...
On ne saurait néanmoins qualifier ce disque d'album de copiste ou de mauvais pastiche tant il fourmille d'idées ingénieuses et de mélodie exceptionnelles . Aucun album des Stones ne contient autant de bonnes chansons. Si "Yesterday's Papers" fait le lien avec le précédent album, sa ligne de basse saturée est adoucie par un clavecin et des "too doo" qui montrent la nouvelle direction pop des Londoniens. S'ensuit le très bon "My Obsession" avant le morceau polémique : "Back Street Girl", ballade acoustique portée par un accordéon qui irrite encore les fans de la première heure. Il n'en demeure que cette chanson est magnifique et met en valeur d'autres morceaux plus typiques Stones comme "Connection", "Miss Amanda Jones", "All Sold Out" ou "Please Go Home" car elle montre l'étendue de leur palette. Autre morceau controversé, ce "Cool, Calm, Collected" - à ranger à côté de "When I'm 64" ou "Mister Pleasant" au rang des excentricités british - porté par un piano bastringue et un solo de kazoo... qu'on aime ou qu'on déteste. En tous cas, les Stones n'ont jamais sonné aussi frais que sur ce morceau très représentatif de l'époque et du revival victorien qui poussa les anglais à se vêtir chez "Granny Takes A Trio" et d'autres magazins de Carnaby Street. Le grand morceau de cet album demeure néanmoins "Complicated" où Keith joue de la fuzz sur une descente de clavier du regretté Ian Stewart et des "aaaaaah" très Beatles, certes, mais qui restent en tête longtemps après la première écoute.
L'ensemble est très cohérent et forme un véritable album où les Stones ont su capter l'esprit du Swinging London de 1967 ce qui, en plus de la valeur intrasèque de l'album, lui confère un côté documentaire très évocateur. A ceux qui trouvent que les Stones auraient ramolli avec cet album, tendez un peu l'oreille et écoutez un peu les paroles. Jagger a-t-il été plus mysogine que lors de ce "Don't want you out in my world/Just you be my backstreet girl" d'autant plus méprisant qu'il est chanté posément?
"Between The Buttons" est un chef d'oeuvre, un des meilleurs disques des Rolling Stones. Ceux qui ne le pensent pas peuvent toujours s'endormir au son de "Black & Blue" ou "Emotional Rescue", disques infâmes du milieu des années 70 aussi inécoutables aujourd'hui qu'à l'époque de leur sortie...
PS : la version US de cet album contient les deux faces d'un single sorti hors album en Angleterre cette année là, l'insurpassable "Let's Spend The Night Together"/"Ruby Tuesday". 1967, année maudite? Ca se discute...
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8 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 A part..., 16 septembre 2007
Ce commentaire fait référence à cette édition : Between The Buttons (version UK) - Edition remasterisée (CD)
Dieu que les Stones peuvent faire couler d'encre! Un disque qui "ressemble" à du Beatles , et la terre s'arrête de tourner! J'ai acheté ce disque en 67/68, et je l'ai toujours adoré! C'est un petit bijou varié, moqueur, pop et rock à la fois. Tu te passes ça, et tu embrayes sur "Got live if you want it", et tu passeras une bonne journée, même seul...
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Stones' transition, 6 juillet 2012
Par 
Stefan (Paris, France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 50 COMMENTATEURS)   
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Between The Buttons (version UK) - Edition remasterisée (CD)
Controversé à sa sortie par une critique y voyant une sorte de renoncement, de compromis parce qu'il tendait vers un psychédélisme alors très en vue ou une écriture pop supra-efficace rappelant les Beatles ou les Kinks, Between the Buttons reste une manne pour ceux que les tubes des Rolling Stones fatiguent à force de trop les avoir entendus.

Pour la petite histoire, et comme c'était la coutume pour nos Pierres-Qui-Roulent dans ces swinging sixties, Between the Buttons existe en deux éditions : l'américaine, comprenant les deux singles Let's Spend the Night Together et Ruby Tuesday et l'anglaise, la vraie version, sans les deux précités mais avec Back Street Girl et Please Go Home que l'audience étasunienne ne retrouvera que sur la compilation Flowers (incluant en fait une série de chansons omises par les éditions US des précédents albums du groupe).

Enregistré entre les Etats-Unis et l'Angleterre, et entre Août et Octobre 1966, comme d'habitude sous le patronage de leur producteur/manager attitré, Andrew Loog Oldham, Between the Buttons voit s'effacer l'énergie primale, le ton de « sales gosses bluesants » qui caractérisait alors les Rolling Stones pour quelque chose de plus travaillé, plus mesuré. Concrètement, pas aussi essentiel qu'un Aftermath ou Out Of Our Heads (les deux qui le précèdent), Between the Buttons n'est pas non plus le ratage que certains décrivent. Déjà parce qu'un Brian Jones - de moins en moins guitariste - y instille moult instruments inattendus dans un album de la formation (accordéon, vibraphone, theremin, etc.) pour un effet plutôt convaincant. Ensuite, parce que les compositions, si elles ne deviendront jamais des piliers des set-lists du groupe (la faute à des Stones trop opportunistes et routiniers ?), sont toutes réussies. Certes, Jagger, Richards & Co poussent parfois un peu loin le bouchon, c'est notamment le cas sur le vaudevillesque Cool Calm and Collected ou le jazzy Something Happened to Me Yesterday qui restent cependant deux chansons tout à fait écoutables même si, s'éloignant sans doute trop des préoccupations habituelles du quintet, convainquent moins.

Sans doute pas essentiel, sauf à vouloir mieux comprendre l'évolution des Rolling Stones, Between the Buttons est un album plus qu'honorable où une formation désormais installée et célébrée s'essaye à autre chose et le réussit souvent. Ce n'est déjà pas si mal.

Personnel:
The Rolling Stones
- Mick Jagger: chant, choeurs, harmonica ("Cool, Calm, Collected"), percussions
- Keith Richards: guitare, choeurs, bass guitar, piano, orgue et contrebasse, chant ("Connection," "My Obsession" et "Something Happened To Me Yesterday")
- Brian Jones: orgue, vibraphone, glockenspiel, accordéon, harmonica ("Who's Been Sleeping Here?"), flute, percussions, kazoo, theremin, saxophone, dulcimer, harpsichord, guitare, piano, choeurs
- Charlie Watts: batterie, percussione
- Bill Wyman: basse, percussione, contrebasse, choeurs
Musiciens additionnels:
- Jack Nitzsche: piano, harpsichord, percussions
- Ian Stewart: piano, orgue
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Comme le bon vin, ça vieillit bien, 9 janvier 2010
Par 
JEAN-CLAUDE "les années rock 60/70" (france) - Voir tous mes commentaires
(TESTEURS)    (TOP 500 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Between The Buttons (Album vinyle)
On ne peut pas dire que Between the Buttons des Rolling Stones ait vraiment marqué les esprits, à sa sortie en 1967, relégué au second plan par les monstrueux Blonde On Blonde de Bob Dylan et Pet Sounds des Beach Boys. Les Stones sont alors un sujet de controverse. Et pourtant, ce cinquième album des Stones a atteint la troisième place au Royaume-Uni et la deuxième aux States. Sous-estimé alors ? Certainement, car depuis, la critique et certains des fans ont revu leur copie et ont appris à apprécier à sa juste valeur ce disque qui, comme le bon vin, a bien vieilli. Etait-ce le côté éclectique de Between The Buttons qui a surpris son monde ? Etait-ce le fait que le groupe subissait des influences musicales et s'éloignait de ses racines Rythm & Blues (Bo Diddley, Chuck Berry) ? Ou qu'il voulait élargir son champ musical en explorant entre autres l'univers psychédélique, en utilisant des instruments exotiques et en saupoudrant l'album de sons intéressants mais surprenants (tintements de verre, xylophone, flûte) ? Etait-ce une trahison de leur part que de renier leur image « Bad Boy » au profit d'un côté plus gentillet façon Beatles ? Leur reprochait-on de vouloir jouer dans la cour des Small faces, des Fab Four ou des Kinks qui marchaient fort à l'époque ? L'album, qui bénéficie de la présence de deux pianistes hors pair (Jack Nitzsche et Nicky Hopkins) est un concentré de morceaux intrigants et très beaux mais méconnus comme All Sold Out, She Smiled Sweetly, Connection, My Obsession, comme Who's Been Sleeping Here, Complicated et Something Happened To Me Yesterday (trois titres qui résument la complexité de la relation cachée de Mick Jagger avec Marianne Faithfull), comme Backstreet Girl, Yesterday's Paper. Il en découle un ouvrage atypique unique dans le catalogue des Stones. Placé entre Big Hits High Tide And Green Grass (novembre 1966) et Flowers (septembre 1967), Between The Buttons sonne très "pop anglaise". Les Stones, plus matures, y soignent leurs paroles, y ouvrent leur esprit et les arrangements y sont plus créatifs. A noter que le sexuel Let's Spend The Night Together (qui fit scandale sur les plateaux TV du Ed Sullivan Show) et le mélancolique Ruby Tuesday figurent sur la version américaine tandis que Backstreet Girl et Please Go Home en ont été bannis. Dernier album managé par Andrew Oldham, ce dernier, avant de partir, se fend d'un provocateur « Laisseriez-vous votre fille épouser un Rolling Stone ? ». Un Jagger qui se prend pour Dylan, les Stones qui sonnent comme les Kinks... Between The Buttons est surprenant et plein de chansons percutantes à (re)découvrir. C'est quand même 355 pour le Rolling Stones Magazine.
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12 internautes sur 15 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 un chef d'oeuvre sous-estimé, 13 mars 2003
Par 
evounette "evounette" - Voir tous mes commentaires
(COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Between The Buttons - Edition remasterisée (CD)
Quittant le monde blues-rock de leurs débuts, les rolling stones se mettent en 1967 au goût du jour et sortent cette petite merveille pop. Le disque est dans la parfaite lignée du précédent "Aftermath", qui montrait déjà une virée pour les Stones et qui était un savoureux mélange de blues rock et de pop pré-psychédélique.
Ici, en plus des deux incontournables "Let's spend the night together" et "ruby tuesday", on retrouve des petites perles comme "cool, calm, collected", avec accompagnement au piano bastringue et solo de kazou; ou "something happened to me yesterday" à l'arrangement très inspiré des Kinks.
Les Stones ont su prouver qu'ils étaient capable de s'aligner aux extravagances des Beatles. Bravo !!!
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5.0 étoiles sur 5 Précision sur la chronique amazon, 15 février 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Between The Buttons (version UK) - Edition remasterisée (CD)
Mr Christian Larrède dans sa chronique mentionne les tics vocaux qui rendront dans le futur les interpretations de Jagger insuportable... Et se couvre ainsi de ridicule! Soit il n'est pas vraiment fan et n'ose l'avouer tout en défendant les premiers hauts faits des Stones, autrement il n'aurait rien à faire comme rock-critique, soit il n'assume pas d''êtresuper fan des Stones et verse dans le politiquement correct. Ridicule!
Pour ce qui est de l'album, c'est un disque plus pop que rock, le son d'avant que les Stones deviennent vraiment les Stones, c'est bourré de charme, un son à la fois retro mais intemporel, et surtout un talent de compositioon et d'interpretation déja bien là malgré l'absence de ces tics qui vont rendre Jagger et Richards légendaires et uniques et ce jusqu'aux dernière concerts des Rolling Stones en 2013, bourré de tics (!) mais surtout de style et de personnalité!
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5.0 étoiles sur 5 ON LEUR DOIT (presque) TOUT !, 28 juillet 2013
Par 
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Between The Buttons (version UK) - Edition remasterisée (CD)
Pour un soixantehuitard, qu'il est bon de se replonger dans le TOP de ce que fut les débuts de la POP (rock) !
STONES - BEATLES ......... LE binôme PARFAIT ......... Nos jeunes pourront ETERNELLEMENT leur rendre hommage !
Ils le méritent, ce sont des Maîtres ABSOLUS ! INDISCUTABLEMENT !
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2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 sous-estimé, 2 juillet 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Between The Buttons (version UK) - Edition remasterisée (CD)
J'ai une petite comparaison pour parler de Between the buttons et de Their satanic majesties request. ces deux albums, c'est comme une nuit: après une belle soirée (aftermath), on va se coucher et on commence à s'endormir, on est alors à moitié dans les bras de morphée mais on perçoit encore les sons externe, on ne distingue pas vraiment le rêve du réel (Between the buttons). Puis on s'endort. puis on rêve, et dans ce rêve, les choses qui nous entourent sont irréelles, illogiques, et dans ce rêve, on retrouve des gens qu'on connaît (les stones), mais ils sont un peu différent, ils sont fringués bizarre, ils ne se comporte pas comme dans la réalité (their satanic majesties request). Puis ce rêve se termine, et jamais plus on ne replongera dedans, pour le meilleur comme pour le pire.
j'espère que vous avez compris (aftermath- soirée, Between the buttons- semi someil, their satanic - rêve).
C'est donc un album totalement à part dans la discographie des stones, mais un album très agréable! Il faut parfois arrêter de comparer chaque album des stones à let it bleed ou à beggars banquet (qui sont épiques, leurs meilleurs certainement) et considérer l'album seul. et si on pouvait aussi éviter de tomber dans la caricature du rock critic en disant que their satanic est atroce (vous avez tout à fait le droit de le détester, mais ne le détester pas parce que "ça se fait " de le détester!)...
Un album bien pop, bien sympathique!
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3 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Religionnaire - Destination Rock, 2 février 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Between The Buttons - Edition remasterisée (CD)
Les Rolling Stones poursuivent sur Between the Buttons la démarche d'émancipation vis-à-vis du format blues entamée sur Aftermath. Cet effort d'affranchissement des racines R&B qui prendra fin en 1968 sur Beggar's Banquet révèle ces Stones en véritables suiveurs, reniflant principalement les performances aventureuses des Beatles sur Revolver et de Bob Dylan sur Blonde on Blonde. La thématique ne change pourtant guère, le sexe et la drogue demeurant les principales préoccupations du collectif si l'on en croit les nouveaux slogans proclamés par Mick Jagger. En revanche, sur le plan musical, le duo Jagger/Richards, bien aidé par les fantaisies de Brian Jones, donne le jour à des mélodies et des arrangements moins prévisibles. Jamais au grand jamais les deux énergumènes ne pourront prétendre atteindre la sophistication et l'efficacité du duo Lennon/McCartney mais cette application à les singer ne cesse de les rendre attachants aux oreilles du Religionnaire. Cette tendance, plus ou moins imposée, à soigner le travail aboutit à des échantillons toujours rudimentaires mais pour la plupart séduisants, dont certains révèlent même une faille romantique au sein d'une misogynie d'ores et déjà légendaire.

Quel que soit le niveau de lecture de ces chansons, les mélodies certes basiques mais touchantes des "She Smiled Sweetly" (qui rappellera éventuellement "Just Like a Woman"), "Backstreet Girl" (absente sur la version américaine) et "Ruby Tuesday" (absente sur la version anglaise) émeuvent aisément le Religionnaire, ce malgré l'odieuse fausseté du chant de Jagger sur le refrain de la dernière. Les performances les plus baroques, à savoir "Yesterday Papers" et "Cool, Calm & Collected" ne sont pas du niveau du prédécesseur "Lady Jane" mais convaincront sans peine le mélomane de bonne foi. Enfin les échantillons dylaniens, qu'ils soient fanfaronnants sur "Something Happened to Me Yesterday" ou plus délicats sur "Who's Been Sleeping Here?" se révèlent franchement séduisants à condition d'assumer leur manque d'authenticité musicale. Les Stones parviennent tout de même à insérer une ou deux performances plus bourrues, notamment le sympathique "Connection", sur lesquelles ils semblent prendre un bon bol d'air en revenant à leurs élans plus instinctifs.

Volontiers occulté par Aftermath qui demeure pourtant une sorte de pionnier transitionnel, cet album se révèle bien plus riche, plus varié, plus aventureux et surtout plus consistant. Alors que son prédécesseur reste constitué pour ses deux tiers de performances banales et interchangeables basées sur un format R&B, Between the Buttons s'impose aisément comme l'opus du groupe le plus solide et singulier avant 1968. La version américaine est fréquemment préférée en raison de la présence du fameux 45tours "Let Spend the Night Together"/"Ruby Tuesday" mais la mouture anglaise, qui diffère par son cadre bleu clair sur la pochette, n'est pas en reste avec le splendide "Backstreet Girl". Bien que le meilleur moyen d'aborder l'œuvre précoce des Stones demeure la compilation, les mélomanes sourcilleux se satisferont probablement de cet album, de ses tubes, de ses échantillons plus obscurs et s'amuseront pour certains de la réactance féministe face aux : "Who wants yesterday's papers, who wants yesterday's girl", "you know I'm smiling baby, you need some guiding baby", "Don't want you out in my world, just you be my backstreet girl".
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3 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Qualité sonore décevante, 7 septembre 2009
Par 
Resteghini (Bretagne) - Voir tous mes commentaires
(VRAI NOM)   
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Between The Buttons - Edition remasterisée (CD)
Même commentaire que pour "Out of our heads":
On croit acheter un SACD alors qu'en réalité il ne s'agit que d'un CD audio classique estampillé d'un curieux "DSD REMASTERED". En effet, cette technologie dont il est fait référence désigne la méthode d'enregistrement utilisée pour un SACD. Je ne comprends pas vraiment comment on peut l'utiliser avec un CD audio mais toujours est-il que le résultat n'est pas à la hauteur de mes espérances: un son limite caverneux, peu aéré, froid, standard... En comparaison, la version SACD d'"Aftermath" est une merveille de qualité sonore.
Il serait bon qu'Amazon revoit la désignation de certains produits afin de ne pas induire en erreur des acheteurs comme moi.
Heureusement, il reste la qualité musicale de cet album, réellement savoureuse.
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