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le 20 novembre 2006
Un jeune homme extrêmement beau mais de basse condition sociale, George Eastman (Montgomery Clift) souhaite gravir les échelons de "l'American Dream" en sa faisant embaucher dans l'entreprise de son richissime oncle. Il y noue une romance avec une jeune ouvrière (Shelley Winters) qui tombe enceinte de lui. Entre temps, George est tombé fou amoureux d'une jeune héritière (Elizabeth Taylor) qui elle aussi est fort éprise de ce jeune homme ténébreux et tourmenté. Cependant, la maîtresse délaissée ne peut supporter davantage cette trahison et menace George de révéler à tous sa situation honteuse...

Ce film, tiré du roman du noveliste Theodore Dreiser, est tout d'abord un véritable régal d'un point de vue purement esthétique: l'alliance sur grand écran des visages magnifiques de Taylor et de Clift ne peut que laisser rêveur...

L'intrigue est riche de thèmes audacieux et novateurs pour l'époque (le caractère illusoire de l'American Dream, l'opportunisme, l'avortement, l'Amérique prolétaire opposée à l'Amérique du luxe...) et bénéficie d'une interprétation exceptionnelle. On comprend dès lors pourquoi ce film demeure encore aujourd'hui l'un des plus beaux chef-d'oeuvres du cinéma américain.
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le 15 avril 2016
Il y a de ces films qui nous frappent par leur justesse, par la vérité des personnages et des situations, et donnent ainsi à réfléchir tant sur la quête du bonheur que sur les choix pour y parvenir.
Le cinéaste George Stevens qui souhaitait réaliser une nouvelle version du roman de Théodore Dreiser "Une tragédie américaine", osa une mise en scène relativement moderne pour l'époque, faisant alterner des plans généraux avec des vues rapprochées qui, sur les écrans géants des cinémas américains de l'époque devaient provoquer une impression étonnante... Notamment celui, inoubliable, où l'on voit en gros plan le visage d'Elisabeth Taylor partiellement masqué par l'épaule de Montgomery Clift...
Le tournage commencera en 1949 (Elisabeth Taylor n'a que dix-sept ans) et sortira en 1951 en raison du temps pris par Stevens pour monter le film. En apparence, il s'agit d'un luxueux et classique produit hollywoodien : Décors magnifiques, musique envoutante et photo glamour. Au cœur de ce splendide écrin règne Elisabeth Taylor. L'américaine jeune, riche et jolie, telle que la décrivent et la souhaitent films et magazines. Cependant, elle n'est qu'une image, prisonnière de l'artifice de sa classe sociale. Mais vouloir attraper cette image est une quête qui se mue en véritable et inévitable cauchemar... C'est ce que découvrira un jeune homme séduisant mais pauvre, accusé, dans un pays qui ne tolère que l'argent, d'avoir voulu conquérir le rêve offert mais défendu.
Le personnage le plus curieux et le plus intéressant à analyser est paradoxalement celui d'Alice, une de ces malheureuses, si bien interprétée par Shelley Winters. Alice est censément privée de la parole, au sens où son enfance misérable près d'une "mare aux canards", son métier d'ouvrière à la chaine et son existence solitaire ne l'ont pas équipée pour maîtriser le langage. Elle ne sait pas "jouer sur les mots" et, tombe en amour pour George, bon candidat à tenir lieu de Narcisse, puisque c'est Montgomery Clift qui lui prête ses traits aquilins. Le lui rend-il ? Évidemment pas. Il veut simplement l'inscrire à son tableau de chasse pour se consoler d'être invisible aux yeux de l'inaccessible Angela, l'anti-Alice personnifiée. S'en rend-elle compte Alice ? Peut-être, mais quand le langage fait défaut, il est difficile de formuler pareilles choses, même dans le secret de la conscience.
Que c'est triste un couple dans lequel un seul des deux y croit... A l'exemple de cette caméra qui se détourne et va regarder à la fenêtre, la rue dans la nuit, sous la pluie. Posée sur le rebord intérieur de la baie, une radio d'où sort ce mambo dérisoire ponctuant avec indifférence la catastrophe qui va se jouer dans un coin de la chambre. Près de la radio, un teckel bibelot, inutile accessoire de décoration placé là uniquement pour rappeler ce qui s'est passé le premier soir, quand ils se sont tenus par la main pour la première fois et qu'un gros malotru qui promenait son chien les a séparés en continuant de marcher tout droit au milieu du trottoir. Le symbole était là, mais Alice n'a pas su l'interpréter. Elle n'a pas su voir qu'elle avait pour George l'importance du chien pour son maître, l'intérêt du substitut. Retour à la chambre où l'on devine George la renversant sur le lit... l'irréparable va être commis et Alice aura ruiné sa vie.
Comment ne pas faire le parallèle entre leur scène ultime de la virée en barque avec celle, quasi-similaire du chef-d'œuvre de Murnau "L'Aurore", tournée vingt quatre ans plus tôt... seule, l'issue diffère. Aussi, de la prise de vue jusqu'à l'expression des personnages, certains pourraient y voir un parfait plagia... D'autres (et j'en fais partie), y trouveront l'occasion d'un magnifique hommage à l'une des séquences les plus mythiques de toute l'histoire du cinéma.
- "Je ne sais pas nager" avouait Alice, ce fameux premier soir... Une phrase à prendre au propre comme au figuré.
- " Tu plaisantes !"
- "Non, pas du tout. Je ne sais pas, on ne m'a jamais appris"...
Tout comme George qui n'a pas appris les codes du milieu qu'il convoite secrètement...
Prenons la scène où, invité pour la première fois de sa vie à une party dans "l'Upper Class", l'ex-groom George, dans un costume mal taillé et trop grand pour lui (symbole encore), n'a pas les moyens intellectuels de s'intégrer à la conversation des groupes entre lesquels il déambule dans le vain espoir de se faire accepter. Mais lorsqu'il passe à proximité de quelques convives qui éclatent de rire, le voilà brièvement hilare à son tour. Lequel d'entre nous n'a pas déjà fait l'expérience de la blague incompréhensible à laquelle nous rions quand même parce-que la chute provoque l'hilarité générale ? En tant qu'espèce grégaire et tribale, nous avons en effet, évolué en rendant la contagion émotionnelle consubstantielle à notre survie. Ce soulignement de notre côté animal est particulièrement bien venu dans cette séquence de "Une place au soleil", car quelques instants après, George va pour de bon intégrer la Haute Société... Par le biais de son seul capital physique, il va plaire à une riche héritière !
Elisabeth Taylor est particulièrement remarquable lorsqu'elle va voir pour la dernière fois George en prison en étant presque déjà veuve... Elle garde la force de le quitter en lui disant ironiquement qu'ils n'ont jamais cessé de se dire au revoir... Outre son impact émotionnel, cette scène fera aussi parler les mains, celles d'Angela... Les mains s'accommodent volontiers d'un objet transitionnel, comme on appelle ces doudous que les petits enfants chargent d'un pouvoir de connexion à l'environnement. Elisabeth Taylor en fait un usage magistral en triturant un petit mouchoir blanc tout en parlant avec George, son bien-aimé qui s'assiéra le lendemain sur la chaise électrique... Le mouchoir est celui qu'on agite pour dire au revoir sur un quai, celui qui sèche les yeux quand on pleure, celui qu'on noue parce qu'on a l'estomac noué... et puis celui qu'on serre parce qu'on a mal.
Alternativement, dans une succession de gestes toujours amorcés mais jamais accomplis, les amoureux espèrent déjà qu'ils se retrouveront au ciel pour terminer ce qu'ils ont à peine eu le temps d'ébaucher ici bas.
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Le 30 mars 1908, Chester Gillette fut exécuté, condamné pour l'assassinat de Grace Brown, son journal tenu en prison laissait entendre une conversion religieuse qui l'aurait amené à affronter la mort avec une résignation sereine.
Grace Brown avait rencontré Chester Gillette dans une usine de jupes possédée par son oncle. Chester Gillette était le fils de missionnaires de l'armée du salut, une famille dont il s'était éloigné, l'histoire le dépeint comme un arriviste indolent et désinvolte. Après une brève idylle, Grace Brown, enceinte, le supplia de l'épouser, en vain.
En juillet 1906, le couple faisait une excursion dans les montagnes d'Adirondack, Grace Brown espérant toujours une demande en mariage. Chester Gillette la convia à une promenade en bateau sur le lac Big Moose, les procureurs diront qu'il l'a frappée à la tête avec une raquette de tennis, provoquant sa chute et sa noyade dans le lac. Il n'y eut aucun témoin oculaire, Chester Gillette a été condamné sur la base de preuves indirectes et nonobstant ses dénégations selon lesquelles Grace Brown s'était noyée accidentellement, qu'il avait paniqué et s'était enfui.
C'est cette affaire criminelle, retentissante à l'époque, qui inspira le roman de Théodore Dreiser intitulé "Une tragédie américaine" dont George Stevens a tiré son film sorti en 1951 et couvert de récompenses en 1952 : "Une place au soleil".
Le soleil, c'est le rêve américain, un soleil noir quand le rêve vire au cauchemar.
George Eastman (Montgomery Clift) fait du stop sur une route poussiéreuse, on le voit de dos dans le premier plan.
Au bord de la route, sur un vaste panneau publicitaire, une femme arbore une tenue vestimentaire conquérante, avec ce slogan : "c'est une Eastman".
George Eastman se tourne vers ce panneau et le regarde en souriant, il est le neveu pauvre de Charles Eastman, industriel prospère : "il est un Eastman".
Offerts au spectateur, le visage et le regard de Montgomery Clift crèvent l'écran.
L'oncle Charles donne un emploi subalterne à George, en bas de l'échelle, dans une chaîne de manutention peuplée d'ouvrières que sa beauté ténébreuse fait chanceler, il est prévenu toutefois que le règlement intérieur de la firme lui interdit d'avoir une liaison avec une employée.
C'est là qu'il rencontre Alice Tripp (Shelley Winters), elle ne veut ni ne peut s'évader de sa chaîne mais elle ne quitte pas George des yeux et quand il lui sourit, il est déjà trop tard.
George n'a pas encore rencontré Angela Vickers (Elisabeth Taylor) parce qu'il l'a vue sans qu'elle le voie.
C'était la première visite de George chez son oncle, timide et gauche, osant à peine s'asseoir et refusant le cocktail qu'on lui offrait ; Angela Vickers, belle comme le jour et fille d'une famille huppée, fait irruption dans la maison Eastman, George, assis le dos à la porte d'entrée, se tourne vers cette apparition et il la contemple, elle l'ignore, tout est dit dans cette contemplation muette mais éloquente, scène picturale d'une beauté sublime, et il est déjà trop tard.
Le visage et le regard de Montgomery Clift crèvent l'écran.
George est promu par son oncle car il a fait ses preuves à la chaîne, il mérite mieux, et il est invité dans la maison Eastman à un grand raout mondain, un 15 avril, c'est le jour de son anniversaire.
Sa rencontre avec Angela a lieu dans la salle de billard où George s'est replié, il ne se sent pas à sa place dans ce salon doré et bruissant de frivolité décomplexée, George tourne le dos à Angela quand elle y fait irruption, curieuse de savoir qui est cet invité inconnu, puis il lui tourne le dos quand son oncle lui suggère avec une bienveillance paternaliste de téléphoner à sa mère pour lui donner des nouvelles.
Quand George regarde Angela et lui sourit, elle est subjuguée, elle masque son trouble sous un trait ironique, elle appelle George "blue boy" et l'entraîne vivement dans le salon qu'il avait fui.
George et Angela dansent, la beauté et la grâce du couple formé par Monty et Liz sont d'une perfection insurpassable, on assiste, bouleversé par tant de beauté et de grâce, à la naissance d'une passion intense, sensuelle et innocente à la fois, sur laquelle rôdent déjà les ombres et les grimaces de l'impasse tragique, une passion qui n'est pas à sa place.
Il est plus de minuit quand George retrouve Alice chez sa logeuse dans sa petite chambre d'ouvrière, avec un repas refroidi, un cadeau d'anniversaire caché sous la serviette de table et la révélation fatale : "we are in trouble", Alice est enceinte.
La radio parle des intempéries, des risques de noyades qu'elles engendrent, l'idée de la mort d'Alice traverse l'esprit de George, il la refoule avec effroi, il sait depuis leur première conversation qu'elle ne sait pas nager.
George est à nouveau promu par son oncle qui lui offre une place à la direction, après la chaîne et le service comptabilité.
Alice plaide alors pour le salut de l'ombre : "tu finiras par être content de ce que tu as"...
Mais George est aspiré par le soleil de la beauté et de l'amour d'Angela, par le mirage de l'ascension sociale dans un monde où seul son patronyme de parent pauvre lui alloue une place en forme de strapontin, il rêve du fauteuil mais pas sans Angela à ses côtés.
Les parents d'Angela considèrent l'amour de leur fille pour George avec circonspection, le père d'Angela s'isole avec lui pour l'interroger sur ses "backgrounds".
George raconte : l'omniprésence de la religion dans cette mission où sa mère rigoriste règne, visage emblématique de l'amour austère et réglementé par les devoirs de la foi, la pauvreté chronique et amoindrissante, ses petits emplois à trois sous pour vivoter.
Le père d'Angela est conquis : "la franchise est une vertu cardinale".
La tragédie s'est accomplie cependant.
Alice a sommé George de l'épouser, l'enfant qu'elle porte doit naître, la prohibition de l'avortement est telle que le mot ne peut pas être prononcé, même allusivement, dans le cabinet du médecin qu'elle est allée consulter en lui mentant sur sa situation.
Alice menace George de venir faire un esclandre dans la maison de vacances des Vickers où Angela l'a invité, il la retrouve là où elle l'a convoqué : une salle d'attente de bus glauque et sinistre, image inversée de la vedette pétaradante des enfants gâtés sur laquelle Angela a embarqué George dans un tourbillon d'insouciance.
George emmène Alice faire une promenade sur le lac, elle a emporté leur pique-nique, elle est soulagée sinon heureuse, George lui est revenu.
C'est sur la barque que la vérité éclate, George ne l'aime pas, elle se lève et gesticule, elle tombe.
L'enquête policière commence.
La pluie, la nuit, les lumières artificielles blafardes, les échanges radio, les policiers disent que le suspect a "une faible carrure", tandis que le procureur Marlowe (Raymond Burr) a une carrure de colosse.
George est arrêté et l'oncle Eastman dit : "s'il est innocent, je paierai 100.000 dollars pour sa défense, mais s'il est coupable, je ne donnerai pas un centime pour lui épargner la chaise électrique".
George explique que la mort d'Alice est accidentelle mais le verdict est sans mystère.
Comme dans l'affaire Gillette, l'accusé est peut-être juridiquement innocent mais il est moralement coupable : "le meurtre était en toi, George", lui dira le pasteur venu le visiter dans sa cellule, en compagnie de la mère missionnaire.
L'une des forces de ce film somptueusement mis en scène, mis en images et photographié, c'est l'absence de manichéisme présidant au récit et à la caractérisation des personnages, mus par leurs désirs et leurs aspirations mais oscillant dans un mouvement duel entre l'euphorie et le désespoir.
L'un des talents du réalisateur est de traduire cette dualité dans l'utilisation des décors.
La modeste chambre d'Alice, toujours filmée de nuit, est d'abord le nid d'une amourette interdite mais signe d'une première conquête sur le chemin de l'émancipation pour George, puis représente la prison sociale dont il veut briser les barreaux.
Le "lac aux huards" autour duquel la famille Vickers passe ses vacances est un lieu de divertissement oisif et joyeux, un lieu bucolique où George et Angela s'aiment, avant de devenir celui de l'accomplissement de la tragédie.
Les huards dont les cris écorchent le silence dans un ciel d'une pureté lapidaire y tiennent le rôle d'oiseaux de mauvais augure.
L'une des forces de ce film, enfin, c'est le jeu de Montgomery Clift qui substitue l'inéluctable du destin et du déterminisme au doute sur sa culpabilité, qui fait de George un antihéros, jouet du fatum.
Son incarnation saisissante de la première à la dernière image, de son premier regard sur ce panneau publicitaire "c'est une Eastman" jusqu'au dernier, dans le couloir de la mort, porté sur un autre condamné qui attend son tour, crâne rasé et visage transfiguré, son incarnation est géniale d'intelligence, de subtilité, de sensibilité et d'intériorité.
D'après une histoire vraie, ce film cruel, poétique et poignant est porté par un concours de talents et par l'interprétation supérieure de Montgomery Clift.
Sous ses traits et dans son regard, George s'appelle Eastman mais il n'est pas un Eastman.
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le 25 février 2004
Un chef d'oeuvre, un bijou, que dis-je? C'est une merveille. Montgomery Clift boulversant de sensibilité et Elisabeth Taylor plus belle que jamais (qui tient ici le rôle de sa vie) dans la plus tragique des histoires d'amour du cinéma (Quelle n'est pas notre déception quand on voit le mot FIN arriver sur l'écran) filmée magistralement par George Stevens (avec, notamment, la scène du baiser filmée en zoom de très loin : moment d'anthologie). Un film où les seconds rôles sont aussi marquants que les personnages principaux (Shelley Winters n'a pas hésité à délaisser son image de sex-symbole pour celle de femme délaissée qui s'accroche tant bien que mal à son amour). A voir et à revoir autant que possible.
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le 22 janvier 2011
Une place au soleil, drame noir de 1951, de George Stevens d'une durée de 2h02

Avec : Montgomery Clift, Elizabeth Taylor, Shelley Winters, Anne Revere, Keefe Brasselle, Raymond Burr...

L'histoire : George Eastman est le parent pauvre de la riche famille Eastman. Son oncle l'embauche dans son usine à un poste subalterne. Très seul dans cette ville il va, malgré les règles strictes de l`usine, avoir une liaison avec une ouvrière, Alice, qui tombe enceinte de lui. Dans l'intervalle, son oncle l'introduit dans la haute société et il tombe amoureux d'Angela Vickers, qui est une jeune fille riche. Elle tombe à son tour amoureuse. Pour George, le mariage avec Angela lui ouvrirait les portes de la réussite sociale mais, il y a Alice qui lui fait un chantage au mariage...

Je viens de revoir, pour la troisième fois, ce merveilleux film, émouvant au possible en raison, sans doute, d'une musique si belle qui l'accompagne. Chaque séquence qui implique Elizabeth Taylor et Montgomery Clift est une ode à l'amour que Stevens accompagne de sa discrète caméra pour nous faire vivre au plus près l'intensité des sentiments de ce couple. L'amour des deux êtres, beaux et jeunes, est si perceptible qu'il nous trouble car nous devenons voyeurs et témoins d'une passion, d'abord naissante, qui va les emporter et marquera à jamais la jeune fille. Mais dans cette belle histoire en rose, il y a aussi la partie noire, celle qui représente, dans les années décrites, la fille draguée, séduite, qui va devenir un handicap et l'élément moteur du drame qui se prépare.

Le scénario est inspiré du beau roman de Theodore Dreiser "Une tragédie américaine". George Stevens va mettre en oeuvre toutes les ficelles de son art pour décrire cette société nord américaine qui laisse croire que l'ascenseur social existe, mais qu'il faut en payer le prix. Un film provocateur qui s'attaque aux inégalités d'un monde où les riches peuvent tout, ou presque, se permettre et que le petit peuple n'a aucune possibilité d'échapper à son destin. Le cinéaste fait, dans son film, le "procès" d'une société en mal de vivre et dénonce, à sa manière car nous sommes dans la période des années 1950, l'hypocrisie des anti-avortements et met en cause la peine de mort.

Le film obtint, en 1951, six Oscars mérités (Réalisation, Adaptation, Photo, Costumes, Musique, Montage).
Elizabeth Taylor et Montgomery Clift vont se retrouver, en 1959, sur le magnifique film "Soudain, l'été dernier" de Joseph Mankiewicz.
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le 8 février 2012
Georges Stevens realise un film aux 6 oscars parfaitement justifiés, un jeune homme de condition modeste entre dans une grande entreprise, il devient amoureux de sa collegue et la met enceinte, mais il commence en meme temps une histoire d'amour avec une jeune femme de la haute societé dont il tombe eperdument amoureux, amour reciproquement partagé. Stevens realise un film magnifique et tragique à la fois, film sublimé par l'interpretation de son heros Montgomery Clift pour qui une place au soleil est une voie bien etroite à prendre, et Elizabeth Taylor dans un des meilleurs roles de sa carriere. Un film romantique et bouleversant, un grand chef d'oeuvre du cinema americain.
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le 22 mai 2007
Un oeuvre tragique, sublimée par la beauté des acteurs et la réalisation impécable de George Stevens. Elizabeth Taylor, splendide, donne la réplique à un Montgomery Clift tourmenté qui tient là un des rôles majeur de sa carrière. Shelley Winters est émouvante.

Un chef d'oeuvre du cinéma à voir et à revoir
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le 2 novembre 2015
très beau film, avec de l'ambition, de l'amour aussi; Elisabeth Taylor est juste magnifique et quelle grand actrice ! Montgomery Clift est excellent aussi. Woody Alen s'est inspiré de ce film pour Match Point (pas mal non plus) mais il a juste changé la fin..
A voir impérativement !!
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le 24 octobre 2013
Le beau Montgoméry Clift amoureux de la jeune Liz Taylor. Il est jeune , gentil poli,ntelligent mais pauvre et le caliméro va se dévoiler peu à peu comme son côté sombre
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le 30 septembre 2008
Cette oeuvre a magnifiquement vieilli. On sera juste indulgent pour les archaïsmes de réalisation (la façon dont le paysage défile derrière les voitures ou les bateaux "en marche" fait aujourd'hui sourire). Mais sur le plan psychologique, il est remarquable de profondeur. Les trois protagonistes du triangle amoureux sont tous poignants dans leur malheur, et -vus à l'aune de la compréhension actuelle - tous innocents. Le coupable véritablement désigné est la société américaine, avec sa folle valorisation de l'ambition, son puritanisme quant à la grossesse hors mariage, et son inhumaine déontologie professionnelle qui interdit à des collègues de travail de s'aimer.
Ces qualités sont exceptionnelles en un temps où le cinéma était habituellement si sommaire dans la description des sentiments, en dépit de ce que peuvent prétendre les inconditionnels dudit "grand cinéma" de l'époque. Comparons ainsi avec "Casablanca" , qui n'est l'aîné de "Une place au soleil" que de huit ans: le jeu de Bergman et de Bogart était infiniment plus plat, tout comme la teneur de leur "grand amour".
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