Commentaires en ligne 


2 évaluations
5 étoiles:
 (2)
4 étoiles:    (0)
3 étoiles:    (0)
2 étoiles:    (0)
1 étoiles:    (0)
 
 
 
 
 
Moyenne des commentaires client
Partagez votre opinion avec les autres clients
Créer votre propre commentaire
 
 
Du plus utile au moins utile | Du plus récent au plus ancien

4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 attention chefs-d'oeuvre !, 9 octobre 2007
Par 
Nicolas Mesnier-Nature "NMN" "LE DISC... (Besançon, France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Arnold Bax : Symphonie n° 6 - Into the twilight (CD)
Avec cette avant-dernière symphonie, achevée en 1935, nous tenons certainement le chef-d'oeuvre de Bax : le I, avec ses rythmes de marche très cuivrés et percussifs, d'une écriture claire et puissante, le II tout aussi efficace surprend sur la fin avec un rythme de valse inattendu dans ce contexte, le III multiplie les ambiances avec son introduction lente (unique chez Bax), un scherzo et trio, un épilogue s'achevant dans le calme. Tout cela reste très abordable et confère un sentiment d'efficacité et de clarté du langage. Les 2 poèmes symphoniques sont aussi, comme tous les autres d'ailleurs, extrêmement beaux. Citons Bax à propos de « Into the Twilight » (1909) : « Je cherche à donner une impression musicale du calme menaçant des montagnes de l'ouest quand s'achève le crépuscule, et à exprimer l'impression éternelle et onirique qui règne sur l'Irlande à la tombée du jour. » C'est donc du purement descriptif, comme pour « Summer music » (1932) : « Ce morceau, description musicale du milieu d'une journée de juin immobile et caniculaire dans quelque région boisée du sud de l'Angleterre, est lyrique du début jusqu'à la fin. Les cordes y sont surtout chargées d'apporter un murmure d'accompagnement aux rêveries pastorales des divers instruments à vent, et on ne rencontre pas de grand apogée avant d'atteindre la conclusion. »
La version donnée par David Lloyd-Jones est très bonne, comme pour l'ensemble du cycle. Prise de son également à la hauteur. Livret en français.
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles 
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non


3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Une très grande symphonie, 10 janvier 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Arnold Bax : Symphonie n° 6 - Into the twilight (CD)
Composée en 1935, mais commencée à la fin de l'année 1934 sur la base de ce qui devait être au départ une très ambitieuse seconde sonate pour alto, la symphonie n°6 est généralement la symphonie la plus estimée d'Arnold Bax, et la préférée du compositeur lui-même.
Je tendrais également vers ce jugement, bien que sa symphonie n°2 ait aussi toutes les armes pour trôner à la cime de l'imposant cycle symphonique que Bax a savamment créé.

Certes, cette sixième symphonie ne possède pas un mouvement central « héroïco-dramatique » tel que celui de la première symphonie, ni une densité orchestrale qui fait en partie la dimension extraordinaire de la seconde, mais elle possède une unité, une grande unité, et c'est cette unité qui, je crois, la fait se démarquer particulièrement des autres, en s'imposant comme l'aboutissement du grand cycle symphonique; ce qui ne remet pas en cause, du reste, la magnifique conclusion que constitue sa septième et dernière symphonie.

Le premier mouvement de cette symphonie n°6, aux teintes presque carnavalesques, ne plaira certes pas à tous; mais son troisième, pur tour de force de structure musicale, ne laissera probablement aucune âme nuancée indifférente.
Ici l'on va de surprises en bouleversements, jamais la musique de Bax n'aura semblé aussi imaginative et imprévisible; peut-être en contrepartie d'un héritage musical un tout petit peu trop présent (dû à une légère orientation volontairement néoclassique), ainsi que d'une singularité quelque peu atténuée, et d'une marque irlandaise peu prononcée.
Mais il s'agît bien là d'une très grande symphonie.
Un dernier mouvement monumental tel que celui-ci est sans doute ce qui a manqué, par exemple, à la symphonie n°1 ou à la n°5, pour faire d'elles des chefs-d'oeuvre absolus, des premières aux dernières mesures.

Viennent ensuite deux poèmes symphoniques pour conclure cet album.

Le premier, « Into the Twilight », est, à mon sens, le moins remarquable des poèmes symphoniques de Bax (avec « A Legend », datant de 1944, et celui que je vais évoquer ci-après).

L'oeuvre reprend notamment un motif utilisé dans le premier poème symphonique du compositeur, « Cathaleen-ni-Hoolihan », datant de 1905 (lui-même une orchestration d'un trio pour violons et piano de 1904, et celui-ci étant un arrangement du second mouvement d'une des premières oeuvres de chambre de Bax, le Quatuor à cordes en Mi majeur, composé en 1902); ce motif sera également réutilisé dans la Symphonie n°3 (1929), mais aussi, de manière légèrement modifiée, dans « The Well of Tears » du cycle de mélodies pour mezzo-soprano et orchestre intitulé « The Bard of Dimbovitza » (1914 & rev. 1946).

C'est Bax, donc ça reste du haut niveau, mais nettement inférieur toutefois à « In the Faery Hills » par exemple, composé quelques mois plus tard (ces deux oeuvres, plus « Roscatha », forment le triptyque symphonique « Éire » ).

Quant à « Summer Music », j'ai toujours eu une tendresse particulière pour cette oeuvre; je dirais qu'elle confère une explication cristalline au « romantisme sans honte » duquel Bax se revendiquait.

Nous avons donc ici le romantisme condensé le plus subtilement orchestré; le tout avec un sentiment de paix, de distance aussi, et des accents au caractère presque érotique.

Un thème aussi charmant aurait peut-être mérité d'être utilisé pour une oeuvre de plus grande envergure.

Concernant ces enregistrements, la prise de son est bonne, ce qui n'est pas toujours le cas concernant les autres symphonies de Bax chez Naxos, en particulier la n°1 et la n°7.

La performance de David Lloyd-Jones conduisant l'Orchestre National Royal d'Écosse est de première qualité; je dirais même que parmi les chefs ayant enregistré pour CD les symphonies d'Arnold Bax, David Lloyd-Jones est celui qui, à mon sens, les maîtrise avec le plus de pertinence; il devance aisément l'assez moyenne performance de Norman del Mar, et se hisse au sommet de l'excellence aux cotés de Vernon Handley.

On préfèrera toutefois Bryden Thomson et l'Orchestre d'Ulster pour une interprétation de « Summer Music » plus texturée et délicate.
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles 
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non


Du plus utile au moins utile | Du plus récent au plus ancien

Ce produit

Rechercher uniquement parmi les commentaires portant sur ce produit