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19 internautes sur 20 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Très profond, 5 septembre 2004
Par Un client
Ce commentaire fait référence à cette édition : Boulevard du crépuscule (Edition Collector) (DVD)
Ce film est un documentaire de premier ordre sur Hollywood... mais il y en a une foule d'autres qui rendent le même service. Ce qui fait sa rare valeur est donc encore à chercher ailleurs. Il s'agit à mon sens de la remarquable mise en valeur du narcissisme de Norma Desmond, qui doit être d'ailleurs la chose du monde la mieux partagée chez les acteurs ; et voilà pourquoi ce thème ne vieillit pas. Gloria Swanson rend d'une manière magistrale ce trait de caractère, et elle est d'autant plus touchante que la carrière du personnage qu'elle incarne a une grande ressemblance avec la sienne propre.
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8 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Hollywood, monde des illusions et du mensonge, 13 octobre 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Boulevard du crépuscule (Edition Collector) (DVD)
Un scénariste en manque d'idées se retrouve un jour, par hasard, dans une villa qui lui semble abandonnée. Elle est en fait habitée par une ancienne star du cinéma muet et son curieux majordome. Cette star rêve d'un grand retour au cinéma, après trente ans de silence. Elle a écrit un scénario, mauvais, où elle se donne le premier rôle (celui d'une jeune femme), et le scénariste saisit l'occasion de le corriger pour renflouer son compte en banque.

Sunset boulevard est un film dur et cruel, et encore, malheureusement, d'actualité. L'humain ne compte pas. Tout le monde profite de tout le monde avec cynisme. D'abord ce scénariste, qui demande une avance à son agent, et ce dernier qui lui répond :"Non non, on écrit mieux le ventre vide. Vous vous êtes habitué à un certain confort, ça détruit le talent". En somme, crève de faim si cela te permet de pondre de bons scénarii. Charmant...

Puis vient l'actrice muette, ridicule et grotesque, triste à mourir. Cette fois, c'est le scénariste qui profite d'elle... et elle, parce qu'elle est riche, qui se sert de lui. Le piège se referme. Voilà trente ans qu'elle se berce d'illusions, aidée par son majordome qui lui écrit des lettres de fans, et bientôt par Cecil B. DeMille, à qui elle propose son scénario. Sa villa est remplie de photos d'elle, elle regarde inlassablement ses vieux films.

La vérité n'est nulle part. On reste dans le monde du faux, on prend un certain plaisir à se balader dans les décors en plâtre... Bientôt, l'illusion d'un véritable retour possible se fait plus forte, et la névrose n'est pas loin. Plus que jamais cette star souhaite un retour éclatant à ce qui n'est pas la vie.
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4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Humain, trop humain., 20 août 2012
Par 
Roger Dominique Maes (Bruxelles) - Voir tous mes commentaires
(TOP 50 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Boulevard du crépuscule (Edition Collector) (DVD)
"Sunset Boulevard", Billy Wilder, 1950, NB, bonne copie restaurée datant de 1978, VF et VOST.

A quoi tient un film ?
Pour le rôle de Norma Desmond, star du muet qui a passé des années à écrire le scénario d'une "Salomé" qui, pense-t-elle, lui assurera un retour triomphal sur les écrans, Billy Wilder avait d'abord pensé à May West, mais elle voulait, selon son habitude, réécrire les dialogues, à Pola Negri, mais elle avait conservé un accent polonais à couper au couteau, enfin à Mary Pickford, mais celle-ci voulait la propriété des négatifs... C'est presque par hasard que quelqu'un lança le nom de Gloria Swanson.
Sans ce film, qui est son passeport pour l'éternité, Gloria Swanson ne serait plus qu'une image parmi d'autres, d'actrices aux yeux charbonneux, aux lèvres trop peintes, ou qu'un nom parmi ceux de Theda Bara, Pola Negri, Pearl White, Clara Bow ou Tallulah Bankhead.

Pour le rôle du scénariste, en mal d'inspiration, qui se laisse petit à petit corrompre mais aussi séduire -il n'est pas qu'intéressé-, c'est Montgomery Clift qui devait le tenir, jusqu'à ce qu'il refuse, quinze jours avant le début du tournage, vraisemblablement par peur d'être confiné dans des rôles de gigolo : il venait de terminer "L'Héritière", et le tournage d'"Une Place au soleil" était déjà programmé... En choisissant William Holden, dont la carrière était un peu au creux de la vague, Wilder qui l'estimait beaucoup, le remit en selle. On rêve évidemment à ce que Montgomery Clift aurait fait de Joe Gillis, mais je crois qu'on n'y a pas perdu, car Holden, avec cette belle allure d'american boy, brave type tout en franchise et solidité apparentes, crée la surprise lorsqu'il cède à la corruption, une vague révolte brillant encore quelques fois dans ses yeux bleus...

Enfin, le début du film, avec cette arrivée fracassante de voitures de police et d'ambulances, dans un climat de film noir; un corps flottant dans la piscine et, par un artifice de miroirs, comme filmé du fond de l'eau... Eh bien, cette scène n'était pas celle qui avait été écrite et tournée : tout commençait à la morgue où deux employés discutaient au-dessus du cadavre d'Holden dont on ne voyait que les pieds nus, une étiquette pendant au bout d'un gros orteil... Lors de la projection en "preview", le public s'esclaffa, alors que sur le papier, la scène n'avait rien de drôle et ne devait pas faire rire. Wilder, qui n'avait pas l'habitude de modifier une ligne de ses scenarios, écrivit et tourna rapidement la scène que nous connaissons.
Voilà quelques unes des informations que nous donne l'excellent bonus du film, ainsi que le récit de la colère que prit Louis B. Mayer à la sortie de la première projection, traitant Wilder de tous les noms, et Wilder lui répondant de même.
"Il ne faut pas toucher aux idoles, disait Flaubert, la dorure vous en reste aux mains"... Et c'est ce que Wilder venait de faire. Mayer, maître de l'usine à rêves, avait tout de suite perçu le danger. Aujourd'hui, nous savons tout ce que cachent gloire, spotlights et paillettes, mais en 1950, on n'avait que peu soulevé le voile : chroniqueurs et journalistes jouaient le jeu tant que les acteurs acceptaient le leur, dans et hors des studios. Et Louis B. Mayer entendait bien que cela dure. Mais avait-il bien vu tout le film ? Et ceux qui, aujourd'hui, l'admire pour la prétendue rudesse de son regard sur Hollywood, l'ont-ils bien vu eux aussi ? Car si Wilder dénonce le mensonge, il le célèbre également. Son ironie est souvent à double face.
Tout, au théâtre, au cinéma, est faux, et plus vrai que le réel parce qu'on y croit, parce qu'en entrant dans une salle de spectacle ou de projection, on a décidé d'y croire. Olson et Holden se promenant dans un décor figurant une rue de New York avouent la préférer à une rue réelle... La duperie du théâtre ou du cinéma, c'est ce "mensonge qui dit la vérité", si cher à Cocteau, et qui n'est pas qu'un paradoxe.
Si les deux personnages principaux du film, Norma et Joe, meurent, l'un au propre, l'autre au figuré, c'est d'être sortis du mensonge pour rentrer dans le réel. Lui en la quittant pour reprendre sa vie de crève-la-faim, elle en apprenant que les lettres de ses fans sont écrites par son valet de chambre, que si le téléphone sonne c'est pour louer sa vieille Isotta Fraschini, et non parce que Cecil B. De Mille veut mettre en scène sa "Salomé"... Il leur fallait rester fidèle au faux plus beau que le vrai : embellir c'est aimer, aimer c'est embellir.
Voilà ce qui rend ce film si émouvant et fort, moins dur, moins noir, moins désespérant qu'on ne le dit. Si ces humains sont coupables : Max d'entretenir la névrose de Norma, Norma de corrompre Joe, et Joe de se laisser corrompre, s'ils sont coupables c'est de faiblesse, cette faiblesse qui est souvent la seule manière dont l'instinct de survie peut s'exprimer chez l'être humain civilisé.

Un film porté par des acteurs exceptionnels, et plus particulièrement, souligons-le, par William Holden, dont le rôle ambigu demande beaucoup de finesse, de retenue, d'expressions en demi-teintes alors que Swanson, Von Stroheim peuvent se laisser aller à la "performance". Il y a pourtant deux scènes qui prouvent que Swanson aurait pu être une grande actrice du parlant : la première, avec sa diatribe contre le cinéma devenu trop petit pour elle, et plus tard son apostrophe au gardien de l'entrée des studios Paramount : "Apprends les bonnes manières à ton collègue. Sans moi il n'aurait pas de travail, car sans moi, il n'y aurait pas eu de Studio Paramount." Elle dit cela avec une franchise et une assurance superbes !

Un film, encore, dont les pièces s'emboitent avec une précision telle qu'on ne s'aperçoit pas des multiples ressorts et articulations dont il est doté. Il a l'air de couler de source, et prouve encore une fois que ce n'est pas l'originalité ou la complexité d'un scénario qui fait l'intérêt d'un film, mais sa "narration". Le conteur fait tout l'intérêt de l'histoire qu'il raconte, et Wilder était un incomparable conteur.
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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 regard sardonique sur les paillettes holywoodiennes, 3 avril 2010
Par 
Jean for Joel "J.V Omri" (Suisse) - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Sunset Boulevard [Import anglais] (DVD)
un regard acide non dépourvu d'humour sur le star système hollywoodien, sur la folie hystérique et autodestructrice que l'oubli du public et des feux de la rampe peuvent engendrer ; la grande star du muet est interprétée avec brio, grandiloquence et émotion par une actrice effectivement oubliée depuis plus de vingt ans Gloria Swanson -sans oublier une pointe de ridicule-, le scénariste désargenté qui se laisse prendre dans les rais de cette gloire passée et qui devient son gigolo -tout en profitant de son extravagante villa et de tous les avantages qu'offrent une femme cougar sur le retour- et n'oublions pas l'extraordinaire Erich von Stroheim en majordome stylé, raide et adorateur sans limites de l'actrice mythique et éternelle. Le film commence au moment où l'on retrouve le corps d'un jeune homme -le scénariste- dans la piscine de la villa baroquisante de la star oubliée, et que la police, les journalistes investissent la propriété ... et le mort commence à raconter la vraie histoire qui l'a conduit à être tué dans ce luxueux plan d'eau. Un grand film toujours actuel -il a été tourné en 1950- scénarisé, mis-en-scène par un Billy Wilder au sommet de son art. Un plaisir à savourer.
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5.0 étoiles sur 5 Le plus beau Wilder, 9 novembre 2006
Ce commentaire fait référence à cette édition : Boulevard du Crepuscule (DVD)
Dans la villa de Norma Desmond, gloire oubliée du cinéma muet, le temps est suspendu. Norma vit dans un univers qu'elle veut clos, où tout se répète à l'infini, un univers de gestes ritualisés (les parties de cartes avec les « figures de cire », la projection de films muets -Queen Kelly- cent fois vus), une totalité retrécie, une réalité atrophiée mais qu'elle contrôle entièrement, où rien ne peut ni ne doit lui échapper. L'absence de poignées à toutes les portes de la demeure, au-delà de l'explication pratique donnée par Von Stroheim, symbolise ce désir de contrôle de l'ensemble de l'espace qu'elle s'est assigné. L'extérieur est aboli. En reprenant une catégorisation deleuzienne, le hors champ, c'est le reste du monde.

Mais, il n'existe pas de monde parfaitement clos. L'irruption de William Holden, scénariste fauché harcelé par les huissiers, en est la preuve. Deux univers entrent en collision, deux ensembles se découvrent une intersection, par hasard : Un pneu crevé, le désir d'échapper à ses poursuivants, la dissimulation de sa voiture dans le garage d'une propriété qu'il croit abandonnée et le jeune scénariste pénètre dans le royaume suranné d'une Salomé au parfum de naphtaline.

La faille se manifeste. Norma travaille depuis des années à un script affligeant, qu'elle soumet à son jeune visiteur. Sans être vraiment malhonnête (à la fin, il refusera de garder les cadeaux qu'il a reçus), Holden en profite pour se faire engager et payer par Norma pour l'aider à corriger son scénario. Il éprouve une sorte de compassion malsaine pour cette vieille actrice pathétique, névrosée et suicidaire ; par un mélange d'intérêt et de pitié (la pitié dangereuse de Zweig), il devient son amant ; mais plus que son amant, il devient sa créature, sa marionnette ; il se laisse avaler par cet univers immobile et figé, où le temps ne passe pas. La nuit, il s'évade pour retrouver le monde des vivants. D'ailleurs, dans tout le film, on ne ressent le passage du temps que lorsque William Holden sort de la propriété de Norma. Ce bonheur factice s'écroule lorsque de Mille refuse le script de Norma et lorsque Holden décide de la quitter. Elle abat son amant qu'on retrouve flottant dans la piscine (« Ce pauvre jeune homme qui avait toujours rêvé d'avoir une piscine »).

La narration est parfaite, les dialogues brillants, l'ironie à fleur de peau, les acteurs au sommet (Gloria Swanson en Charlot est un grand moment, Von Stroheim tel qu'en lui-même, Holden dans son premier vraiment grand rôle), le noir et blanc magnifiquement suggestif et contrasté. Le plus beau et le plus noir des films de Wilder, avec Fedora.
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Magnifique!, 15 novembre 2012
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Je connaissais déjà le film, que je trouve superbe, mais les bonus donnent des informations supplémentaires très originales, fournies et intéressantes.
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 A movie for lover of movies, 8 octobre 2006
Par 
Ce commentaire fait référence à cette édition : Boulevard du crépuscule (Edition Collector) (DVD)
"Life which can be so minuscule had taken pity on Norma Desmond. The dream she had clung to so desperately had enfolded her."

Movie script writer Joe Gillis found him self in the sunset of his career. While escaping auto preprocessors, by accident or fait he turns into a driveway on Sunset Boulevard and begins a new chapter with a mysterious actress who is in the sunset of her career.

This play in three acts is packed with stars of the time. Many of the Stars and the writer reflect their real lives in the story. I am not going to bring up a list because they are fun to discover as they show up on the screen.

Even though the movie can hold its own and is worth re-watching, be sure to get a DVD with the audio commentary. The commentary helps you see what you are watching; it also covers the original beginning of the movie.

I have been tented before viewing this movie by watching then Carol Burnet version.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 SUPERBE, 16 janvier 2011
Par 
Ce commentaire fait référence à cette édition : Sunset Boulevard [Import anglais] (DVD)
Ce film est très beau, la restauration est de qualité et le scénario reste d'actualité.
A conseiller à tous, toutes générations confondues, qui souhaitent en connaître plus sur l'âme humaine.
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9 internautes sur 12 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Le plus beau Wilder, 19 juillet 2006
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Dans la villa de Norma Desmond, gloire oubliée du cinéma muet, le temps est suspendu. Norma vit dans un univers qu'elle veut clos, où tout se répète à l'infini, un univers de gestes ritualisés (les parties de cartes avec les « figures de cire », la projection de films muets -Queen Kelly- cent fois vus), une totalité retrécie, une réalité atrophiée mais qu'elle contrôle entièrement, où rien ne peut ni ne doit lui échapper. L'absence de poignées à toutes les portes de la demeure, au-delà de l'explication pratique donnée par Von Stroheim, symbolise ce désir de contrôle de l'ensemble de l'espace qu'elle s'est assigné. L'extérieur est aboli. En reprenant une catégorisation deleuzienne, le hors champ, c'est le reste du monde.

Mais, il n'existe pas de monde parfaitement clos. L'irruption de William Holden, scénariste fauché harcelé par les huissiers, en est la preuve. Deux univers entrent en collision, deux ensembles se découvrent une intersection, par hasard : Un pneu crevé, le désir d'échapper à ses poursuivants, la dissimulation de sa voiture dans le garage d'une propriété qu'il croit abandonnée et le jeune scénariste pénètre dans le royaume suranné d'une Salomé au parfum de naphtaline.

La faille se manifeste. Norma travaille depuis des années à un script affligeant, qu'elle soumet à son jeune visiteur. Sans être vraiment malhonnête (à la fin, il refusera de garder les cadeaux qu'il a reçus), Holden en profite pour se faire engager et payer par Norma pour l'aider à corriger son scénario. Il éprouve une sorte de compassion malsaine pour cette vieille actrice pathétique, névrosée et suicidaire ; par un mélange d'intérêt et de pitié (la pitié dangereuse de Zweig), il devient son amant ; mais plus que son amant, il devient sa créature, sa marionnette ; il se laisse avaler par cet univers immobile et figé, où le temps ne passe pas. La nuit, il s'évade pour retrouver le monde des vivants. D'ailleurs, dans tout le film, on ne ressent le passage du temps que lorsque William Holden sort de la propriété de Norma. Ce bonheur factice s'écroule lorsque de Mille refuse le script de Norma et lorsque Holden décide de la quitter. Elle abat son amant qu'on retrouve flottant dans la piscine (« Ce pauvre jeune homme qui avait toujours rêvé d'avoir une piscine »).

La narration est parfaite, les dialogues brillants, l'ironie à fleur de peau, les acteurs au sommet (Gloria Swanson en Charlot est un grand moment, Von Stroheim tel qu'en lui-même, Holden dans son premier vraiment grand rôle), le noir et blanc magnifiquement suggestif et contrasté. Le plus beau et le plus noir des films de Wilder, avec Fedora.
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9 internautes sur 12 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Inoubliable boulevard, 5 novembre 2005
Par 
Louis Gastebois (STRASBOURG, BAS-RHIN France) - Voir tous mes commentaires
(VRAI NOM)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Boulevard du crépuscule (Edition Collector) (DVD)
Que dire qui n'ait déjà été dit ? Que c'est peut-être un des meilleurs films de tous les temps ? Que la rencontre alchimique de Gloria Swanson, Von Stroheim et Holden, sous l'égide de Wilder, a fait naître une pierre philosophale du cinéma ? John Boorman a dit un jour : "le cinéma, c'est transformer l'argent en lumière et la lumière en argent." Ca n'a sans doute jamais été aussi vrai que pour ce film.
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