|
||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
1 Evaluation
|
Moyenne des commentaires client
Partagez votre opinion avec les autres clients
Créer votre propre commentaire
|
|
Du plus utile au moins utile | Du plus récent au plus ancien
|
|
4.0 étoiles sur 5
Idéaliste sans espoir.,
Par JEAN-CLAUDE "les années rock 60/70" (france) - Voir tous mes commentaires (TESTEURS) (TOP 500 COMMENTATEURS)
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Late Great Townes Van ... (CD)
Pour ce mec, qui a constamment et très tôt brûlé la chandelle par les deux bouts et à propos duquel il était légitime de craindre que le dernier album publié soit son dernier tout court, écrire et composer était un salvateur exutoire. Townes Van Zandt, douloureusement abîmé par l'existence, s'accrochait à son travail pour tenter de s'éloigner définitivement des drogues dures et des produits de substitution qui jalonnaient son quotidien. Mais ce gros travailleur en avait-il encore la force et la volonté au moment d'aborder son cinquième album studio ? Y croyait-il vraiment, lui, cet éternel mélancolique, ce solitaire souvent reclus, qui s'imposait des règles d'hygiène draconiennes pour faire aboutir sa musique et décrocher enfin le pompon et, à l'inverse, complètement démissionnaire quant à son comportement autodestructeur fréquent et répété ? Avait-il encore les moyens de se battre dans la foulée d'une production discographique, aujourd'hui décortiquée à la hausse, mais ne suscitant alors que fort peu l'intérêt du public ? La mort brutale et accidentelle de Leslie Jo Richards, sa girl friend californienne, ne fit rien pour arranger les choses. A sa mémoire, il écrira Snow Don't Fall qui figure sur l'album au titre ironique et maladroitement prémonitoire The Late Great Townes Van Zandt (1972). Le manque de reconnaissance dont il était l'objet, quoi qu'Emmylou Harris en pinçait énormément pour cet artiste, était pour lui l'incurable et vraie brûlure d'une vie professionnelle et artistique qui, compte tenu de son talent incomparable et de son engagement sans borne, ne lui apportait qu'un dérisoire retour sur investissement. A cette époque, rares sont les auteurs-compositeurs de sa trempe aux States. Chacun de ses mots a une valeur inestimable et s'enrobe d'une grande pureté, alimentés par un quotidien personnel vécu intensément. Sa poésie n'en est que plus réaliste et crédible. Ses confessions les plus intimes sont poignantes et à coup sûr, influencées par sa consommation abusive d'alcool et sa toxicomanie avancée. Dans ce contexte de dénuement, on ressortira plus particulièrement Pancho & Lefty, le plus connu de ses titres, le romantique If I Needed You, le blues acoustique German Mustard, l'optimiste Don't Let The Sunshine Fool, Ya, Honky Tonkin', et Silver Ships Of Andilar. Hormis Heavenly Houseboat Blues, légèrement en retrait et Sad Cinderella, le regretté troubadour texan ne déçoit pas et publie en complément du précédent High Low And In Between (1972), un deuxième grand LP consécutivement. C'est là, en effet, que se situe l'apogée de d'une carrière qui va devenir plus erratique pour les raisons citées. La mort, le premier janvier 1997, de cet idéaliste sans espoir, fut, plus qu'une surprise, un soulagement pour cet être en souffrance permanente: 4,5/5 (PLO54).
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles |
|
Du plus utile au moins utile | Du plus récent au plus ancien
|
|
The Late Great Townes Van ... de Townes Van Zandt (CD - 2003)
EUR 95,57
En stock | ||