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5.0 étoiles sur 5 THE BOSS IS BORN
Ainsi le voilà, ce fameux album, accouché dans la douleur au bout de 12 longs mois de studio, en 1974. Après GREETING FROM ASBURY PARK et THE WILD AND INNOCENT tous deux produits en 1973, deux bons albums, très écrits, littéraires même, et soul, Springsteen sort le grand jeu. Faut dire qu'il n'avait pas le choix, si cet album ne...
Publié le 4 août 2007 par Luc B.

versus
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2.0 étoiles sur 5 De creux et de bosses .
Le propre de la baudruche est d'être à la fois gonflée (bosse) et vide (creux).

A l'instar de son coreligionnaire de ce côté-ci de l'Atlantique, Johnny Hallyday, j'ai toujours eu un problème avec Bruce Springsteen, en me demandant pour quelles réelles qualités ces deux icônes du rock avaient pu être transformées...
Publié il y a 8 mois par Hervé J.


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5.0 étoiles sur 5 THE BOSS IS BORN, 4 août 2007
Par 
Luc B. - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Born To Run (CD)
Ainsi le voilà, ce fameux album, accouché dans la douleur au bout de 12 longs mois de studio, en 1974. Après GREETING FROM ASBURY PARK et THE WILD AND INNOCENT tous deux produits en 1973, deux bons albums, très écrits, littéraires même, et soul, Springsteen sort le grand jeu. Faut dire qu'il n'avait pas le choix, si cet album ne marchait pas, il était viré de Columbia ! Au départ, Columbia accepta de financer un 45 tours ("Born to run" donc) pour juger du potentiel commercial, avant d'avancer le fric pour un album entier. Finis les longues digressions jazzy, ici, on donne dans le brut ! A l'image de cette très belle photo noir et blanc, où le Boss pose en perfecto, les cheveux en bataille, sa vieille Telecaster en bandouillère, appuyé sur l'épaule de Clarence Clemons.

BORN TO RUN est un album extrêmement travaillé, le morceau titre ayant été enregistré des centaines de fois, Springsteen superposant les pistes de guitares à l'infini, pour crée son mur du son, tenté même de tout jeter à la poubelle et reprendre, tout simplifier. L'album démarre par le magnifique et tonitruant THUNDER ROAD, tout en désespérance :"It's a town of losers, I'm pulling out of here to win". Trois plages plus loin, le splendide et lyrique BACKSTREET, grand moment d'intensité sur 6'30, enregistré à quatre musiciens, mais quel son, quelle puissance ! BORN TO RUN déboule ensuite, plein gaz, toute sirène hurlante, sur la fuite en avant de deux amoureux, le bonheur à tout prix, l'urgence de vivre. SHE'S THE ONE, sauvage, avec les gammes immédiatement reconnaissables de Roy Bittan au piano. Une pause avec MEETING ACROSS THE RIVER, ballade désenchantée, belle à pleurer, enrobée d'une trompette mélancolique, avant de clore l'album avec un des chefs d'oeuvre absolus de Springsteen, JUNGLELAND, étiré sur presque 10 minutes, intro au piano avec violons, explosion électrique, rythme trépidant, rupture avec un long chorus de sax, puis retour au thème d'entrée, murmurée, duo voix-piano (Roy Bittan très en forme décidément, qui sera appelé quelques années plus tard par Mark Knopfler pour imprimer sa marque sur TUNNEL OF LOVE), avant les hurlements de bête à l'agonie... Quel morceau !

Bruce Springsteen a explosé en 1975 avec BORN TO RUN, avec ce rock'n'roll pétris de douleur, de rage, de romantisme, ces histoires de paumés. Il s'en suivra une tournée triomphale, où chaque morceau, déjà intense en studio, sera comme décuplé sur scène, lors de concerts marathons, et la première excursion du Boss en Europe. Un témoignage de cette époque est sorti, le LIVE AT HAMMERSMITH ODEON '75, version CD et DVD, un concert historique.

BORN TO RUN est un des albums de rock les plus importants, les plus maîtrisés, les plus passionnants depuis trente ans, et il faudra 4 longues années à Springsteen pour retourner en studio (il se coltine trois ans de procès avec le producteur/manager Mike Appel qui l'avait destitué de tous ces droits sur ses chansons) avec DARKNESS, autre album violent et ténébreux.

PS : un coffret anniversaire est sorti, avec l'album remasterisé (dispensable), un doc d'une heure et demi sur l'enregistrement (passionnant quand Springsteen parle, agaçant quand les "amis" donnent dans l'éloge pompeux), et le film du concert de 1975 (indispensable !).
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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Le Mythe "The Boss" commence..., 22 juillet 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Born To Run (CD)
Avant sa sortie en septembre 1975, Bruce engage, en août, une, série de concerts triomphaux au Bottom Line de New York. John Landeau, devenu ami et co-producteur, le convainc d'abandonner l'idée d'un album live au profit de texte engagé et relativement mélancolique. Un choix judicieux puisse que Bruce Springsteen obtiendra, enfin, la consécration à la fois des critiques et du public. Succès qui lui permettra de construire non seulement son image, son mythe mais surtout de pouvoir faire le pourfendeur de l'injustice par des textes dramatiques et réalistes. Bruce Springsteen va, impunément, s'inspirer de sa propre expérience et de ses années galères post-1971 - où Bruce Springsteen se retrouva alors à New York, ballotté entre divers petits boulots - pour composer et écrire des textes. Usant de brillantes métaphores pour s'exprimer, dévoilée son message à toute une jeunesse américaine (et plus encore...).

Textes élogieux et métaphoriques disposant sur un son bien plus rock mais où le Style de Bruce Springsteen, servit par un E Streen Band au complet, s'entend et se reconnait nul part ailleurs. Il étincelle sous l'effet des Cuivres, des partitions de claviers et la vibration de la gratte. Pas une seule fois, Bruce ne réalise une chanson en demi-teinte. Elles sont toutes de hautes teneurs et le choix de la position de la « track-list » est réellement bien pensée. L'alternance des thèmes - Désespérance (désillusions/rêve brisé) et Espérance (amitié/amour )- se trouve unanimement liée par les sentiments et émotions humaines.

Bruce Springsteen décrit la jungle urbaine, destructrice et mangeuse d'hommes et de ses rêves. Il commence et passe avec « Thunder Road » - chansons marquées à la fois par la désillusion et l'espérance d'une vie meilleur « It's a town full of losers and i'm pulling out of here to win » autrement dit « c'est une ville pleins de perdants et je m'en vais pour gagner » et nous trépasse par « Jungleland » sur une rythmique de folie totalement typique de Bruce Springsteen, cassant le rythme et le ton, alternant les instrumentaux, notamment au sax (grandiose) pendant presque 10 Minutes. A cela, dans la jungle qu'est la ville se situe l'homme, seul, qui se réunit pour survivre. L'homme s'entraide, crée des liens pour se soutenir, « tenth Avenue Freeze Out » (ma favorite) enjouée, brillante, colorée, étincelante, scintillante, « Backstreets » sobre au début pour ensuite s'envoler, « Meeting accros the River » ballade désenchantée la plus mélancolique, amer et cafardeux de l'album et sans oublier l'amour « She's The One ». « Born To Run » est la grande chanson de l'album qui illustre à merveille le pourquoi Bruce récoltera gloire et reconnaissance de la part des critiques. La première phrase la caractérise le mieux « In the day, we sweat it out on the streets of a runaway Amercain Dream = Le jour, on endure jusqu'à la fin dans les rues d'un rêve américain qui s'enfuit » d'où le fait qu'ils sont « Born To Run », née pour courir. Fuite en avant face à un destin qui ne veut se réaliser, voilà le rêve Américain qui laisse sur le carreau des centaines de personnes dans la pénombre des Tours magnifiques. Bruce Springsteen se fait l'écho des laissées pour compte, le mythe Bruce Springsteen est née.

Durée : 39minutes - 8Chansons

Notons que le petit livret dispose les textes des chansons. C'est toujours agréable de pouvoir s'imprégner des textes. Spécial dédicace à Luc.B, sans qui, je serais encore ignorant de Bruce Springsteen. Merci.
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2.0 étoiles sur 5 De creux et de bosses ., 25 avril 2014
Par 
Hervé J. (Savoie,France) - Voir tous mes commentaires
(COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR)    (TOP 10 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Born To Run (CD)
Le propre de la baudruche est d'être à la fois gonflée (bosse) et vide (creux).

A l'instar de son coreligionnaire de ce côté-ci de l'Atlantique, Johnny Hallyday, j'ai toujours eu un problème avec Bruce Springsteen, en me demandant pour quelles réelles qualités ces deux icônes du rock avaient pu être transformées en indéboulonnables statues du commandeur.

Pourtant des millions de fans (un peu moins pour Johnny) jouissent du talent de ces "rockers", je ne le conteste pas. J'espère seulement que leurs orgasmes ne sont pas simulés.

Une fois de plus (hélas) j'avais à l'époque acheté cet album sur les conseils avisés (avinés?) de l'immense Philippe Manoeuvre, et pour reprendre un grand classique des réclamations amazoniennes: "le produit ne correspond pas à la description".

Pour un album qui passe pour un jalon, voire un fleuron du rock universel, pourquoi n'y a t-il pas de guitare? (je ne parle pas des gratouillis énervés que le Boss nous dispense seul sur son Esquire, tant ils sont minimalistes, aucun bon guitariste disponible ou crainte de la concurrence?). Le mur du son soi-disant recréé pendant des mois en studio prendrait-il une cédille ?

Et pour quelles raisons le Boss s'évertue t-il à chanter avec une patate chaude dans la bouche? Hormis dans "Meeting Across The River" où il daigne nous faire entendre son vrai timbre de voix (assez émouvant, d'ailleurs), sur le reste de l'album son débit logorrhéique est à la limite du compréhensible et du supportable.

Au chapitre des vents, Clarens Clemons serait-il aussi le plus mauvais saxophoniste du monde? Y'a t-il un fan de Wayne Shorter ou de John Coltrane qui puisse supporter ces suintements cacochymes?

Born To Run est certainement un des albums les plus surproduit : pas un silence, pas un quart de soupir, pas un moment de repos, chaque millimètre de bande est rempli à la manière d'un groupe de rock progressif débutant découvrant un 24 pistes. On dirait que cet album souffre d'un complexe de virilité, comme un slibard d'ado en partance de boum, gonflé de chaussettes...

Les compositions sont juste honnêtes, sans plus. Les harmonies assez fluctuantes et imprécises, en adéquation avec le débit vocal. Ce disque mythique pour beaucoup (très bon travail de sape prosélyte du superfétatoire Antoine De Caunes) reste pour moi un mystère: si (contrairement au Boss) je ne mâche pas mes mots sur cet inaccessible chef-d'oeuvre, c'est finalement plus par dépit de ne pouvoir faire partie du grand troupeau que je crie mon désespoir.
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5 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un sommet du rock..., 29 août 2009
Par 
elvisisalive "Good Old Time" (FRANCE) - Voir tous mes commentaires
(TOP 1000 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Born To Run (CD)
Voici ce qu'il est fréquemment convenu de considérer comme la pièce maîtresse de l'oeuvre de Springsteen. Et force est de constater que Born To Run reste encore aujourd'hui un grand classique du rock, indémodable, régulièrement sité dans les 20 disques devant obligatoirement figurer dans une « discothèque idéale », bref, un album majeur du XXème siècle.

Bon nombre des 8 titres de Born To Run sont régulièrement inclus dans les set list de Springsteen. Petit rappel historique : en cette année 1974, Springsteen joue le tout pour le tout après l'échec commercial de ses 2 premiers albums (2 albums au demeurant de grande qualité). Entré en studio avec pour objectif d'enregistrer l'album parfait, Springsteen s'acharnera nuits et jours sur le seul titre Born To Run, épuisant au passage musiciens et techniciens. Le résultat est à la hauteur des espérances : un hymne fédérateur, devenu incontournable en concert.

Autre classique parmi les classiques, Thunder Road ouvre l'album avec sa célèbre intro piano/harmonica. Suivent Tenth Avenue Freeze-Out, très soul, Night, proche de Born To Run (le titre), le déchirant Backstreets et l'explosif She's The One. L'album s'achève avec Jungleland, monument de plus de 9 minutes comprenant entre autres temps forts, l'un des plus célèbres solo de sax de Clarence Clemens, pote de toujours et membre historique du E Street Band.

Même si Springsteen continuera par la suite à produire de très bons disques, dont quelques chefs d'aeuvre (notamment les 2 albums suivants, Darkness On The Edge Of Town et The River), Born To Run reste inégalable et insurpassable. Il est la quintessence de l'univers de Springsteen, couchant sur de puissantes compositions, des textes d'une extrême précision invitant l'auditeur à partager ses désirs de fuite et d'évasion. Chef d'oeuvre...
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5.0 étoiles sur 5 "J'ai vu l'avenir etc ...", 7 avril 2013
Par 
Lester Gangbangs - Voir tous mes commentaires
(TESTEURS)    (TOP 500 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Born To Run (CD)
John Landau, critique musical quelconque, aura quand même écrit la phrase qui a fait sa fortune. Et peut-être contribué un peu à celle de Bruce Springsteen, un brave p’tit gars du New Jersey qui avec sa bande de potes cachetonnait dans la seconde division du rock US.
Parce que franchement, trouver en 74 que Springsteen puisse être l’avenir de quelque chose, alors que Springsteen, c’est tout le contraire de l’avenir, un passéiste romantique qui cultive la nostalgie. De la soul, du rhythm’n’blues, du rock’n’roll des années 50, de Dylan, de Fogerty, … des choses plutôt simples, plutôt vieillotes, et plus américaines que ça tu peux pas …
Et comme tout flatteur vit aux dépens de celui qui l’écoute, Landau deviendra le manager, le producteur, et quelquefois un peu le gourou de celui qui est déjà le Boss (mais uniquement pour le moment de ses copains un peu limités qui l’accompagnent sur scène).
Toujours est-il qu’après deux disques que seuls les fans hardcore trouvent prodigieux, Springsteen va entrer avec « Born to run » dans le monde assez fermé des gens qui comptent vraiment, des gens qui ont accouché d’un disque qui défie le temps et se pose comme un jalon incontournable de son auteur et de son œuvre. Et pour qu’un 33T fasse carrière, il faut une locomotive, un 45T pour lancer la machine. Ce sera « Born to run » le morceau. Pour moi le meilleur titre jamais publié par Springsteen, enchevêtrement spectorien d’une nuée de couches instrumentales pour cette cavalcade sonore sans trop d’équivalents. Et pour ce faire, sont laissés au vestiaire les pas assez bons Max Weinberg (au profit du batteur de studio Ernest Carter) et Roy Bittan (c’est David Sancious qui assure les innombrables parties de claviers). Même si ça reste dans la galaxie E Street Band (qui existe mais n’est pas encore stabilisé), le choix a été fait par Springsteen et Mike Appel qui produisent. Ce titre doit être techniquement le plus complexe de Springsteen, d’une grandeur épique jamais pompière. Peu se sont hasardés à le reprendre, même si les discoïdes déjantés de Frankie Goes To Hollywood ont prouvé par leur excellente cover qu’il n’était pas intouchable. En tout cas « Born to run » deviendra rapidement un succès, entraînant l’album vers le haut des charts.
On ne retrouve pas sur le 33T (ni à ma connaissance sur les suivants) l’équivalent de ce foisonnement instrumental (par la force des choses, la moitié du budget studio alloué par la Columbia est passé sur ce titre). Par contre, d’autres morceaux légendaires de Springsteen sont bien là. « Thunder road », démarrée à l’harmonica puis avec le renfort du piano (l’essentiel des titres de l’album ont été composés au piano, ce qui en explique la richesse et la complexité) propose un superbe crescendo, développant encore une fois un thème récurent chez Springsteen, celui de la cavale (ou ballade) en bagnole. Autant son inspirateur « social » Woody Guthrie est le chantre des étendues poussiéreuses, autant Springsteen est le chanteur du bitume … Autre incontournable, « Backstreets », qui avec son balancement de Hammond renvoie à une des influences essentielles du Boss, le dénommé Bob Dylan. Là, on est dans l’esprit (plus que dans le propos), très proche de ce que faisait le barde de Duluth à son apogée, vers 65-67. Le quatrième titre miraculeux (sur huit, c’est quand même pas mal), c’est « Jungleland » et ses presque dix minutes qui clôturent le disque, qui peut passer pour une extrapolation « climatique » de « Born to run », avec cette profusion d’arrangements (les cordes notamment) et ses atmosphères changeantes, alternant passages épiques et dialogues piano-voix.
Les quatre titres restants même s’ils sont intéressants voire plus, souffrent de la comparaison, notamment « She’s the one », qui avec son son piano boogie-woogie en avant fait un peu simplet, et surtout qu’il est placé juste après « Born to run ». « Meeting across the river » me semble très inspiré par Van Morrison (une des rares influences non américaines, souvent cité par Springsteen), jusque dans son côté jazzy que l’on rencontre en filigrane dans toute l’œuvre du grognon irlandais. « Night » grande cavalcade cuivrée fait un peu « Born to run » au rabais, et « Tenth Avenue freeze-out », springsteenerie assez classique doit son statut de morceau-culte pour le fan-club par son évocation de la formation du E Street Band et sera l’occasion en concert pour feu Clarence Clemons (« the big man joined the band ») de casser les oreilles à tout le monde avec ses beuglements de sax …
Avec ce disque somme toute irréprochable (et aussi un des plus gros budgets de la Columbia consacré au lancement d’un 33T), Springsteen allait se retrouver propulsé pour des décennies sur le devant de la scène, des arenas et ses stades. Mais pour moi, il n’a jamais retrouvé ce niveau épique et en même temps insouciant, ce type qui joue son va-tout, et réussit à se surpasser le temps d’un disque …
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5.0 étoiles sur 5 CHRONIQUE DE FRANCOIS DUCRAY MAGAZINE ROCK&FOLK, 17 octobre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Born To Run (CD)
CHRONIQUE DE FRANCOIS DUCRAY MAGAZINE ROCK&FOLK NOVEMBRE 1975 N° 106 Page 99
3° Album 1975 33T Réf : CBS 80959
Ici, beaucoup de gens ne jouissent plus à se balader dans la nuit de Paris. L'angoisse les retient, et les rues n'offrent plus qu'une peur sans plaisir. Vieille ville qui pue, sa gloire dans son dos, bien morte. New York, elle, mérite ses sueurs et ses coups durs, Lou Reed l'a dit toute sa vie, Dylan aussi, qui rôde là-bas comme un gamin gourmand. Et cet été, New York a trouvé d'autres voix pour bramer sa splendeur de putréfaction et d'extase. On entendra bientôt les Ramones, Television et Patti Smith. Mais surtout, on a déjà l'énorme cri de Bruce Springsteen.
Another NYC freak. Juste un de ceux qui errent la nuit dans la cité pour le fameux plaisir, un creux vague et puissante encore pour longtemps. "Born to run" est un formidable gâteau de la même vieille pâte, et un cadeau inespéré. Pas seulement pour son Rock'n'Roll, mais surtout grâce au bonhomme qu'il révèle. Et tout là-bas, les yeux se sont ouverts comme des soucoupes, et les stylos flétris ont glissé des oreilles blasées de la presse.
"Thunder road" s'ouvre a l'harmonica, puis les premiers jets de voix vous saisissent tout le corps. Comme si Dylan avait un fils qui chante plus hard que lui , mais pas Dylan, il n'y aura jamais d'autre Dylan, le vieux Bob suffit bien et Springsteen est bien là, râlant mots, syllabes et phrases pour soudain se mettre à gueuler vers le ciel noir. Le groupe sonne impitoyablement gras, mais les parties d'orgue ou de piano alternent avec subtilité, et les magnifiques chorus du saxo noir savent jaillir comme si vraiment, à cet instant précis, on avait besoin de la splendeur hautaine d'un saxophone. Tous les morceaux sont du même sang, un sang de loup. Parfois tassés et directs, comme "Born to run" et " Night", parfois grandioses et terribles ("Backstreets" et "Junglehand"), ballades motorisées comme jamais Mott ne sut en rouler. Et Springsteen grommelle ses fantasmes ("Meeting across the river" ou ses passions "She's the one", extraordinaire chanson où tous les gestes sont des tortures) à la manière effrayante d'un funambule trop ivre et donc un peu trop romantique, mais tellement fort qu'il vous écrase tout à coup d'un riff monstrueux et vous avale de son sourire. L'album a dû être enregistré dans un garage. Oui, c'est bien le son qu'il faut à cette musique, un grand garage et le boucan du diable. Et trois micros sur scène, rien que pour lui, tant il court, et tant sa gueulante est superbe. Alors, tous ceux qui grimpent aux murs quand la nuit vient, soyez heureux, Bruce Springsteen est pour vous. Le reste n'est que poussière de m.....
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5.0 étoiles sur 5 Born To Run, 6 novembre 2013
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Excellent album du Boss, qui présageait déjà de l'avenir de cette superstar du rock.
Du son et des mélodies travaillées, et une voix unique.
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1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Une pierre dans l'histoire du rock, 21 avril 2008
Par 
Benjamin Labarthe-Piol (Paris, France) - Voir tous mes commentaires
(TESTEURS)    (TOP 1000 COMMENTATEURS)    (VRAI NOM)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Born To Run (CD)
Comment traduire en musique toutes ces mélodies qui hantaient l'esprit de Springsteen. C'est après un travail titanesque et d'entière dévotion à sa musique que le boss donne naissance à un album rock composé de pépites, d'une puissance et d'une intensité incroyable, emmenée par un sax en furie. La légende du boss était née, 'Thunder Road' le phare de son véhicule 'Born to Run'. Rarement un artiste aura été aussi fidèle à son art. A (re)découvrir absolument. Un "must-have" trop méconnu par chez nous.
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Aucun internaute (sur 1) n'a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 C'est du Rock!!!!!!!!, 15 novembre 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Born To Run (CD)
The album du Boss,écouté des centaines de fois,toujours impressionné par Jungleland et ses petites soeurs,un concentré d'émotion Rock.Avec "The wild,the innocent...." et "Darkness..."on a les trois albums majeurs de la carrière discographique de Springsteen. Courrez les acheter....si toutefois ce n'était déjà fait!-Et si l'occasion se présente, sur scène, Springsteen est tout simplement unique, généreux,phénoménal, époustouflant,formidable,incroyable,jubilatoire, sympathique, talentueux,émouvant,charismatique........
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4.0 étoiles sur 5 CLASSIQUE, 7 juillet 2011
Par 
Dominique Jouanne (Chalon sur Saone) - Voir tous mes commentaires
(VRAI NOM)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Born To Run (CD)
Si vous ne connaissez pas cet album alors là il y a du boulot à faire C'est l'album le plus connu du Boss.
C'st à avoir dans votre discothèque car cela s'écoute régulièrement.
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Born To Run de Bruce Springsteen (CD - 2003)
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