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On le sait : si Rudolf Serkin ne se montre pas un pianiste distrayant, c'est pour nous mieux concentrer sur l'essentiel.
Face à un cycle aussi prolifiquement décousu que les 33 « Diabelli », tout est à reconstruire, la volonté unificatrice s'ose gageure.

L'artiste autrichien s'y lance pourtant au défi, s'érigeant en surplomb pour interroger le sens partout où il affleure ; harassante épreuve de rhétorique, au risque de la capucinade, de l'astringente leçon.
Le Scherzando pourra ainsi paraître pincé, quelques fulgurances (les Vivace, la Fughetta) échappent à la compréhension. Mais quand maints interprètes égarent ces variations sur les voies de l'exubérance ou du clairsemis, Serkin nous ramène à un droit chemin : étroit, pentu, même parfois austère.
Quels autres doigts que les siens guident vers cette anachorétique retraite de l'esprit ? Ascètes imprévus de ces contrées, seules quelques cigales du Vermont stridulent au clair de lune dès l'Adagio : car c'est au vert de Marlboro que s'enregistrait cet ermitage beethovénien, en septembre 1957.

Les compléments de programme nous transportent dans les studios new yorkais, en 1966 et 1970.
A force de contraste (le Risoluto !), les onze Bagatelles op. 119 s'abstraient de toute contingence, de toute futilité, malgré la respiration presque vivante du clavier.
Même pureté, même péremptoire précision des lignes pour réveiller l'intelligence de la Fantaisie op. 77.
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le 23 janvier 2011
Difficile de critiquer Serkin, tant il a presque toujours livré l'absolue quintessence d'un répertoire - de Mozart à Brahms - et tant ses disques de référence sont légions. Mais là, pour une fois, je permettrai de contredire Mélomaniac. A mon sens, il parle de Serkin de manière générale - et avec un enthousiasme communicatif, pour ceux qui ne connaîtraient pas ce grand maître du piano romantique. Certes, Serkin se montre ici au diapason de ses sublimes interprétations des sonates: on retrouve le même climat, la même simplicité, la même poésie un peu "rustique" qui convient si bien à Beethoven. Alors, pourquoi rechigner? Eh bien, parce qu'une certaine "école" Diabelli, initiée par Richter, Brendel puis Kovacevich-Bishop, nous a fait entrevoir un autre univers, porté à son pinacle par Pollini: des Diabelli furieusement, diablement modernes, qui ne doivent plus rien au romantisme, enjambent le XIXe siècle, et tendent la main à Bartok et à Schoenberg. C'est ainsi, aujourd'hui, que l'on souhaite entendre les Diabelli. Grâce soit rendue au toucher, à la rugosité et à la poésie abrupte de Serkin. Mais les Diabelli, comme l'Art de la Fugue, transgressent l'histoire musicale. Elles sont d'un autre monde. Il faut non seulement des doigts et une âme, mais aussi un penseur, pour les transcrire. Pollini nous en offre un témoignage écrasant.
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