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5.0 étoiles sur 5 Une "Truite" de gourmet, et un "Quintette" de Schumann d'une émouvante subtilité, 3 juin 2007
Par 
Mélomaniac (France) - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Schubert : Quintette avec piano "La Truite" & Schumann : Quintette avec piano opus 44 (CD)
Le "Quintette en la majeur" de Schubert, plus connu sous le nom de "la Truite", ne se hisse pas au même sommet d'inspiration que les ultimes chefs d'oeuvre (trois derniers Quatuors, Quintette à cordes en ut...) mais a conquis une popularité méritée grâce à son andantino, qui brode une agréable série de variations autour du thème du Lied "Die Forelle".

Captés le 15 août 1967 au Festival de Marlboro, Rudolf Serkin et quelques complices proposent ici une lecture concentrée, un brin sévère, révélant une sagesse et une intelligence inhabituellement entendues dans cette page divertissante.

L'insouciance bondissante du poisson de rivière manifeste ici plutôt la maturité sereine d'une carpe d'étang.

Cette version n'est pas la plus allègre qui soit, mais il faut reconnaître qu'une telle perfection formelle, constamment touchée par la grâce, teintée de mille reflets subtils, mérite son statut de référence stylistique.

Schumann ébaucha son "Quintette" opus 44 en seulement quelques jours de 1842, composé avec et pour Clara avec qui il avait particulièrement étudié les fugues de Bach cette année-là.

On retrouve l'influence de l'illustre Cantor de Leipzig dans les constructions contrapuntiques du finale, calqué sur le moule rythmique de la "marche turque" de Mozart !

Mais Schumann impose partout l'originalité de son empreinte romantique, notamment dans la sublime nostalgie de la procession funèbre du "in modo d'una Marcia".

Serkin s'allie ici avec le Quatuor de Budapest, dont il partage le geste sobre, animé par la concentration des idées.

Cette lecture quintessenciée atteint une émouvante plénitude sous la sonorité fervente et vibrante de leurs Stradivarius, qui place cette interprétation parmi les plus attachantes de la discographie.
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Le "Quintette en la majeur" de Schubert, plus connu sous le nom de "la Truite", ne se hisse pas au même sommet d'inspiration que les ultimes chefs d'oeuvre (trois derniers Quatuors, Quintette à cordes en ut...) mais a conquis une popularité méritée grâce à son andantino, qui brode une agréable série de variations autour du thème du Lied "Die Forelle".

Captés le 15 août 1967 au Festival de Marlboro, Rudolf Serkin et quelques complices proposent ici une lecture concentrée, un brin sévère, révélant une sagesse et une intelligence inhabituellement entendues dans cette page divertissante.

L'insouciance bondissante du poisson de rivière manifeste ici plutôt la maturité sereine d'une carpe d'étang.

Cette version n'est pas la plus allègre qui soit, mais il faut reconnaître qu'une telle perfection formelle, constamment touchée par la grâce, teintée de mille reflets subtils, mérite son statut de référence stylistique.

Schumann ébaucha son "Quintette" opus 44 en seulement quelques jours de 1842, composé avec et pour Clara avec qui il avait particulièrement étudié les fugues de Bach cette année-là.

On retrouve l'influence de l'illustre Cantor de Leipzig dans les constructions contrapuntiques du finale, calqué sur le moule rythmique de la "marche turque" de Mozart !

Mais Schumann impose partout l'originalité de son empreinte romantique, notamment dans la sublime nostalgie de la procession funèbre du "in modo d'una Marcia".

Serkin s'allie ici avec le Quatuor de Budapest, dont il partage le geste sobre, animé par la concentration des idées.

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