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4.0 étoiles sur 5 Les mondes fantastiques de Tristan Murail, 29 avril 2012
Par 
M. Girardin (Paris) - Voir tous mes commentaires
(TOP 1000 COMMENTATEURS)    (VRAI NOM)   
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Tristan Murail : Gondwana - Désintégrations - Time and again (CD)
En fer de lance de la musique spectrale qui se respecte, Tristan Murail conduit l'auditeur, dans chacune de ses oeuvres, à travers un voyage au coeur du son.
Pour Gondwana, sa pièce la plus célèbre, Tristan Murail s'est inspiré de la légende hindoue d'un continent englouti, pendant oriental de notre Atlantide ou de la ville d'Ys. La musique spectrale est ici à son sommet : l'artiste parvient à transcender la recherche acoustique pour s'adresser à l'auditeur dans un poème symphonique aux couleurs chatoyantes, magnifiquement interprété par l'Orchestre National de France dirigé par Yves Prin. ( On ne remerciera d'ailleurs jamais assez cet immense chef pour le combat acharné qu'il a mené en faveur de la musique de notre temps.)

Les deux autres pièces du disque, sont, hélas, nettement inférieures : Désintégrations, pour bande et ensemble, explore le son en tant que tel. Intéressant concept, mais qui s'étend à n'en plus finir. Plus intéressant, Time and Again joue sur le souvenir de musique déjà entendues et un écoulement cyclique du temps. Si le compositeur continue de faire entendre sa voix propre, il ne parviendra pas à retrouver la voix émouvante de Gondwana.

Un très beau disque, en conclusion, qui montre le meilleur de la musique spectrale, mais aussi, hélas, ses limites.
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4 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Gondwana, l'invitation au voyage selon Tristan Murail, 22 avril 2011
Par 
Denis Urval (France) - Voir tous mes commentaires
(COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR)    (TOP 50 COMMENTATEURS)   
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Tristan Murail : Gondwana - Désintégrations - Time and again (CD)
Le compositeur Tristan Murail est né au Havre le 11 mars 1947. Après des études d'arabe et de sciences économiques il entre au Conservatoire National supérieur de musique de Paris où il suit l'enseignement d'Olivier Messiaen. Cofondateur du collectif l'Itinéraire en 1973, il participe à un stage d'informatique musicale en 1980 qui influence son développement ultérieur. Depuis 1997, il enseigne à la Columbia University à New York. Les sept paroles, une de ses dernières compositions en date, a été créé au Concertgebouw d'Amsterdam en 2010 (pour plus de détails, voir son site).

Plutôt qu'une liste de ses oeuvres, je préférerais rappeler le titre de quelques unes parmi les plus marquantes: Territoires de l'oubli, pour piano (1977), Treize couleurs du soleil couchant (1978), Gondwana, pour orchestre (1980), Serendib (1992) pour ensemble instrumental et électronique ; L'esprit des dunes (1994).

Du nom d'un « continent primordial », Gondwana procure l'expérience d'une sorte de forêt vierge sonore à la fois baignée de lumière et extrêmement dense. Le compositeur a parlé de « perpétuelle métamorphose » des « formes orchestrales ». Murail remplace la discontinuité de tant de pièces contemporaines par un flux ininterrompu à la surface duquel l'auditeur n'a plus qu'à se laisser dériver. Suivant les goûts et les perspectives, on peut être, soit sensible à la manière dont Murail poursuit sur la voie du paysage sonore qui était celle de Debussy ou du Ravel de Daphnis, soit retenir la part de nouveauté radicale de cette partition multicolore et enchantée, vrai joyau du répertoire contemporain.

Cette partition, c'est ici l'orchestre National qui nous la donne, dirigé par Yves Prin.

On prolongera l'expérience avec Désintégrations (1982-83) et Time and again (1986), mais il faut aussi écouter le couplage Serendib/ L'esprit des dunes dirigés par David Robertson sur un mémorable disqueSerendib, L'Esprit Des Dunes, D`esintegrations.
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